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Quel avenir pour la Francophonie ? Image 1
Actualités
19 Octobre 2022

Quel avenir pour la Francophonie ?

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Le Moniteur Acadien s’est entretenu avec Jean-Louis Roy quelques heures avant sa conférence inaugurale du Cercle acadien de la langue française. Selon lui, la langue de Molière ne pourra subsister que grâce au continent africain, où il est crucial que le Canada s’implique davantage.


_______________________
Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien



Jean-Louis Roy est une figure notable de la communauté francophone. De 1989 à 1998, il fut le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), alors connue sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique. Ses liens avec l’Acadie sont anciens. Adolescent, il a étudié à Pointe-de-l’Église. Jeune homme, il a vécu de près les « révolutions tranquilles » des années 60 et l’élection de Louis-J. Robichaud.

« Plus tard, j’ai retrouvé un lien avec l’Acadie par la France. Lorsque François Mitterrand a créé en 1984 le Haut Conseil de la Francophonie, nous étions deux Canadiens à y siéger : Antonine Maillet et moi. »

Lorsque Jean-Louis Roy est arrivé aux commandes de la Francophonie internationale à la fin des années 80, le Nouveau-Brunswick en était déjà membre. Des membres du gouvernement de Frank McKenna, dont la vice-première ministre Aldéa Landry ont, dit-il, donné à la province une dimension au niveau international que personne n’avait pu prévoir. À tel point que les Québécois trouvaient alors que le N.-B. occupait toute la place !

« Le Nouveau-Brunswick fascinait la sphère francophone pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’avant tout le monde, il avait un ministère du Numérique ! Aujourd’hui, nous sommes tous dedans, mais à l’époque c’était très avant-gardiste », se souvient-il.

Dans le même ordre d’idées, les coopératives de pêches et les solutions apportées au problème de conservation des prises offraient un modèle à des pays confrontés à des défis similaires, comme la Guinée ou le Bénin. Enfin, les collèges communautaires démontraient à des États au budget limité que des communautés modestes pouvaient réussir avec des moyens modestes.

M. Roy est convaincu que c’est en Afrique que la langue française a un avenir. Pas plus que le Canada, la France et ses voisines en partie francophones, la Belgique et la Suisse, n’ont une natalité suffisante pour assurer la croissance démographique des locuteurs du français. Avec 300 millions d’enfants qui se retrouveront sur les bancs de l’école dans les trois prochaines décennies, il ne fait aucun doute que la croissance est Afrique et nulle part ailleurs.

« On fait quoi avec les Africains ? se demande Jean-Louis Roy ? Sommes-nous prêts à frapper un grand coup, comme par exemple créer une grande banque de développement francophone qui financerait le système éducatif en français en Afrique ? »

Il constate à regret qu’alors que tout le monde, en particulier la Chine, arrive en Afrique, le Canada semble s’en désengager et se met bien du monde à dos avec sa politique des visas et ses nombreux retards administratifs. Toutefois, il croit que ce n’est pas irrémédiable et que le pays a encore des amis qui, sur le continent africain, pensent que le Canada peut faire mieux.

C’est à Djerba, en Tunisie, que se tiendra le 18e Sommet de la Francophonie, les 19 et 20 novembre prochains. Axé sur la jeunesse, il sera placé sous le thème de « la connectivité dans la la diversité : le numérique, vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone ». Au moment d’écrire ces lignes, la participation du Canada n’est pas encore acquise, ce dont M. Roy se désole. C’est la situation politique à Tunis qui motive les hésitations d’Ottawa. L’ancien secrétaire général de la Francophonie est d’avis qu’il faut participer à ce sommet, même dans des conditions difficiles.

« Cela va faire cinq ans que les patrons de la Francophonie ne se sont pas vus, déplore-t-il. C’est très long, d’autant que les changements du monde sont tels qu’il est très important que la Francophonie se reparle sur le fond des choses. Il faut une nouvelle analyse stratégique, et définir un plan pour les vingt prochaines années. »

Jean Louis Roy 1600 x 1200
(Jean-Louis Roy a donné la première conférence du Cercle acadien de langue française. Crédit : Damien Dauphin)



« Un moment extraordinairement intéressant au Canada »

La question linguistique au Canada est sur bien des lèvres et fait l’objet de nombreux conciliabules. Une nouvelle loi votée au Québec, un nouveau cadre législatif pour la Loi fédérale sur les langues officielles, la révision de la loi provinciale sur la table de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick : le cocktail est remarquable.

Cerise sur le gâteau, Jean-Louis Roy ajoute que des décisions de la Cour suprême, « absolument déterminantes », s’en viennent grâce à la Colombie-Britannique. Il s’agira de statuer sur l’habilitation des juges, qui entendent une partie francophone, à rendre leur sentence à partir de la traduction d’un interprète, ou s’ils sont obligés de comprendre la langue par eux-mêmes.

S’agissant de la LLO, M. Roy remarque avec plaisir que le projet de loi contient des obligations plus contraignantes pour le gouvernement canadien. Le commissaire aux langues officielles aurait le pouvoir d’imposer des sanctions, y compris financières, qu’il n’a pas pour le moment. Quant au Conseil du Trésor, il devrait hériter de certaines responsabilités qui, jusqu’ici, appartenaient à Patrimoine Canadien, le tout assorti d’une obligation de rendre des comptes. À l’instar de la SANB, il estime que la loi devrait être asymétrique au profit des francophones.

« Ce qui reste à obtenir du fédéral, c’est un traitement privilégié pour les minorités francophones versus la minorité anglophone du Québec. La philosophie actuelle, depuis 1982, c’est l’égalité de statut des minorités. Or, la minorité francophone hors Québec est plus fragile que la minorité anglophone au Québec », conclut-il. 
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