Un nouveau départ pour Le Moniteur Acadien!

Bernard Richard est le nouveau propriétaire du Moniteur Acadien. La vente a été officialisée vendredi dernier alors que les anciens propriétaires Gilles et Edith Haché ont mis fin à 22 années à la tête de l’hebdomadaire indépendant du Sud-est. Nous reconnaissons Bernard Richard en compagnie de Gilles Haché, après la signature des documents officiels.

«Maintenant Peuple Acadien, réussirons-nous ou non? La décision est entre vos mains. Dans une entreprise comme celle-ci, la responsabilité est très grande, et la principale chose qui nous engagera à prendre cette responsabilité est l’intérêt que tous (et toutes) en général manifesteront à l’égard de notre entreprise en s’abonnant à ce journal.»

La citation reprend les mots d’Israël Landry en mars 1867 dans le Prospectus proposant la création du journal Le Moniteur Acadien. En 2019, le défi reste passablement le même. Les journaux d’un bout à l’autre du Canada ont de la misère à survivre. Pour le Moniteur, c’est le dévouement et l’acharnement de Gilles et Édith Haché qui a permis au journal de résister aux nombreuses tempêtes qu’il a affrontées. Avec une équipe très motivée, ils ont su nous livrer nos nouvelles locales à chaque semaine depuis 22 ans.

L’avenir aussi risque d’être difficile pour la presse écrite.

Il n’y a pas beaucoup d’intérêt à simplement prolonger la vie du Moniteur pour quelques mois. Non, notre espoir est de bâtir une fondation financière solide et ensuite construire un journal qui sera, plus que jamais, la fierté du Sud-est.

Ce journal doit être local pour que nous nous parlions entre nous. Il doit célébrer nos succès et partager notre bonheur de vivre dans cette belle région de l’Acadie.

Il doit aussi protéger la langue française parce qu’elle est l’héritage principal légué par nos ancêtres. Sans faire «l’éloge du chiac», il laissera quand même Delphine nous éduquer et nous divertir.

Enfin, il doit rester indépendant. Le seul hebdo de langue française du Nouveau-Brunswick qui nous appartient doit garder sa voix forte et libre.

Mais comme l’a dit Israël Landry il y a presque 152 ans, sa survie dépendra de votre volonté de le garder vivant. Vous pouvez le faire en donnant de votre temps, en abonnant d’autres membres de votre famille ou encore, si vous êtes un commerçant ou un organisme local, en achetant de la publicité. De notre côté, la «grande res- ponsabilité» que nous assumons c’est de tout faire pour que votre journal soit digne de l’appui que vous lui accorderez.

Bernard Richard

 

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