Tour de l’espoir 2018   Une merveilleuse expérience pour Cheryl LeBlanc

Claire Lanteigne

«J’ai vécu de très belles expériences tout au long de ma vie, mais rien ne peut expliquer ce que j’ai vécu en faisant le Tour de l’espoir, de dire Cheryl LeBlanc, de Shédiac. C’est une merveilleuse expérience, une des plus belles de ma vie, de dire celle qui en était à son premier tour. Faut en faire partie pour  l’expliquer. J’ai gagné toutes sortes de prix et trophées au cours de ma vie, mais cette médaille est la plus belle, celle qui m’a le plus émerveillée.  Si on pouvait voir à travers moi, on verrait que mon cœur a doublé de grosseur.  Je suis tellement fière d’avoir fait partie de ce merveilleux groupe de cyclistes.»

«Je l’ai couru en l’honneur de ma sœur Darlene, une survivante du cancer, une femme très positive. Et si c’était parfois difficile pendant le tour, je pensais à elle et je continuais en son nom. Je me disais que j’avais la chance d’avoir la santé, ne pas avoir à subir les effets du cancer, et que monter une butte n’était pas si grave que ça. Il semble que je serai dorénavant connue comme «la parleuse» puisqu’on m’a dit que je parlais trop et c’est vrai que je parlais tout le temps, dit-elle en riant, en montant ou descendant des buttes, oui tout le temps. Les témoignages qu’on entendait lors de nos arrêts étaient très émotifs et pleurer prenait pas mal de mon énergie», ajoute-t-elle.

«Il faut réaliser que les gens font des sacrifices pour y participer, que ce soient les heures d’entraînement, le temps éloigné de nos familles, les jours de vacances qu’on y consacre, etc., mais ça vaut la peine. C’est avec deux collègues de travail, Maria Lirette et Jolyne Frenette, que j’ai décidé de relever le défi du Tour de l’espoir. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre durant les quatre jours, dit-elle, et nous avons pris des chambres d’hôtel. Les autres couchaient dans des écoles ou autres institutions.

«C’est incroyable le travail accompli par le comité organisateur et les bénévoles tout au long du parcours.  On avait pris soin de tous les moindres petits détails, je n’en reviens pas. Lors de la première journée qu’on a faite sous la pluie, par exemple, on était même là pour nous essuyer le visage. On a très bien pris soin de nous.

«Ce fut comme ça tout le temps même pendant les journées de chaleur intense.  Jacques B. LeBlanc est un leader incroyable de la Campagne de l’Arbre de l’espoir et comme les bénévoles, tout le monde était là pour la bonne raison.  Je n’ai jamais entendu personne se lamenter. Tout avait été prévu et les encadreurs à bicyclette étaient incroyables. On sent que les gens ont la cause à cœur et ils sont là pour ça. Je ne pourrais jamais les remercier assez pour tout ce qu’ils font. Je m’ennuie déjà de cette nouvelle famille, que je me suis créée au cours de ces quatre journées intenses et très émotionnelles du Tour de l’espoir. Je vais le refaire pour sûr, ajoute-t-elle, maintenant ils sont «stuck» avec moi.  Mais une chose certaine je ne veux plus manger de beurre d’arachides et de bananes pour le reste de l’année.»

Et Cheryl n’entend pas chômer au cours des prochains mois, ce qui ne surprendra personne. «Ce sera ma deuxième année comme vice-présidente de Westmorland au Cabinet provincial de l’Arbre de l’espoir et il faut continuer à organiser les activités de collecte de fonds pour cette grande cause. L’argent recueilli reste ici et les gens y croient beaucoup», dit-elle.

Puis il devrait y avoir une élection municipale complémentaire à l’automne, alors qu’elle sera candidate pour un poste de conseillère municipale à Shédiac.  Elle terminera l’année en beauté en unissant sa destinée à Michel Desroches, le 31 décembre. J’ai eu une très belle année sur toute la ligne, dit-elle, 2018 c’est mon année», de conclure cette femme engagée dans plusieurs grandes causes.

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