Suspension des travaux de modernisation de LJR   Une décision inacceptable selon plusieurs intervenants

Claire Lanteigne

Les réactions à l’annonce de la suspension des travaux de modernisation de l’école Louis-J.-Robichaud (LJR) ne se sont pas fait attendre longtemps.  La première réplique est venue de Gilles Cormier, conseiller scolaire du sous-district 4, du Conseil scolaire francophone Sud, dans lequel se retrouve l’école.

«Abandonner ce projet d’amélioration de mi-vie de notre école à mi-chemin du projet défie toute logique sur le plan économique et sur le plan d’apprentissage pour nos élèves, dit-il. Alors, j’implore tous les membres de l’Assemblée législative de se prononcer en faveur de la continuité des travaux nécessaires à l’école secondaire LJR et de renverser cette décision ennuyeuse de retarder ces travaux, des travaux qui assureront la survie de cette institution d’enseignement de longue tradition et garantiront un milieu propice d’apprentissage à nos jeunes pour plusieurs années à venir. Je pense que le présent gouvernement doit faire les choses autrement, comme la population leur a demandé la soirée des dernières élections, et que chacun des partis politiques a reconnu dans son discours à l’Assemblée législative.

Ce projet de modernisation mi-vie de l’école LJR doit continuer, selon M. Cor- mier. «Cette décision  défie la logique humaine. Cette école qui date depuis les années 60, construite pour une population d’environ 1200 étudiants, a servi la population des écoles nourricières de Grande-Digue, Shédiac, Grand-Barachois et Cap-Pelé et se voit depuis plusieurs années en grand besoin de réparations majeures. Et voilà que trois ans passés, un projet d’amélioration majeure mi-vie se fait accorder à notre école secondaire, un projet qui se produira en phases au cours des quatre prochaines années.

«Durant ces deux dernières années; des réparations à la toiture et les portes extérieures; le remplacement des casiers; la modernisation des classes d’adaptations scolaires, des classes de cuisine professionnelle, ainsi que celles de coutures; ont tous été accomplis au grand bonheur des étudiants, le personnel et les parents. Tous ces travaux nécessaires pour rendre cette vieille école, mais quand même en bonne condition structurelle, un milieu propice à l’apprentissage pour nos futurs leaders», de conclure M. Cormier.

Réaction des municipalités

  L’annonce que les dernières phases de travaux du projet de modernisation mi-vie pour l’école polyvalente Louis-J-Robichaud de Shédiac seraient retardées pour une période indéfinie est aussi inacceptable pour les municipalités de Shédiac, Beaubassin-est et Cap-Pelé. Dans une déclaration signée par les maires Serge Léger, Ronnie Duguay et la maire suppléante Patricia Bourque-Chevarie, ils affirment comprendre la situation budgétaire du gouvernement de Blaine Higgs, mais croient que les travaux entamés auraient dû aller de l’avant.

«L’annulation des travaux non complétés ne constitue aucune bien pour nos communautés, de dire les élus municipaux. Les travaux devaient entre autres permettre de remplacer le toit vieillissant et d’améliorer l’enveloppe du bâtiment.

Le député Jacques LeBlanc a également dénoncé cette suspension des travaux lors d’un message à l’Assemblée législative, réitérant les raisons exprimées par les autres intervenants.

Le Conseil scolaire francophone Sud a aussi exprimé sa déception face au budget d’immobilisations qui prévoit que les travaux de modernisation à mi-vie à l’école Louis-J.-Robichaud seront retardés pour une période indéterminée. L’école a grandement besoin de rénovations pour mieux répondre aux besoins de sa clientèle étudiante. De plus, des bureaux pour le personnel du district devaient être aménagés dans cet édifice. Il manque d’espace dans les locaux situés à Dieppe qui ne répondent plus à la demande d’un district en croissance. Le Conseil s’est donc engagé à faire connaître sa position au gouvernement face à ces compressions budgétaires.

 

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