Société historique de Grande-Digue  On réfléchit sur l’avenir de la société et du musée

Nous reconnaissons les membres du conseil d’administration de la Société historique de Grande-Digue. Première rangée, de gauche à droite : Lorette Boudreau, administratrice; Mai LeBlanc, secrétaire; Claudette LeBlanc, Carmella Bourgeois et Lucille Thibault, administratices. Deuxième rangée: Edmond Bastarache, administrateur; Adélard Poirier, vice-président; Pierre Bourque, administrateur; Arthur Gauvin, président; Edmond Bourgeois, administrateur et Robert Baudouin, trésorier. Absent: Edgar Léger et Clément Noël, administrateurs. (Photo : Gracieuseté)

Claire Lanteigne

«Nous sommes en pleine réflexion sur l’avenir de la Société historique et du Musée des pionniers, de dire Arthur Gauvin, président de la Société historique de Grande-Digue. Nous avons eu la chance d’avoir avec nous le professeur à la retraite, Donald Arsenault, qui nous a accompagnés comme animateur pour quatre sessions spéciales de réflexion.»

C’est le message livré par le président lors de la dernière assemblée générale annuelle de l’organisme.  «Vous pouvez vous imaginer qu’avec quarante ans d’existence, la Société historique de Grande-Digue a beaucoup évolué depuis sa création en 1978. On sent vraiment le besoin de revoir les documents d’origine, le mandat et surtout la vision.

«Nous avons l’impression qu’on peut offrir quelque chose de surplus et cette réflexion nous aide dans ce sens, on veut voir si on peut se démarquer des autres.

«Nous avons créé de très bons liens avec d’autres musées de la zone des musées francophones du Sud-est.  C’est une occasion d’échanger et de participer chaque année à un forum qui nous permet d’enrichir nos connaissances.

«Le Musée des pionniers a aussi beaucoup évolué et il faut planifier son avenir. Nous avons commencé à ramasser les objets du village pour ne pas qu’ils se perdent, puis les édifices se sont ajoutés et il faut définir ce qu’on veut faire avec le site, de poursuivre M. Gauvin. Nous avons récemment ajouté la petite et vieille maison des Fougère, qui avait été il y bien longtemps sur l’île de Shédiac.

«Nous allons continuer à travailler à cette tâche en 2018-2019, a-t-il ajouté. L’an prochain on aura sans doute des nouveaux documents à présenter à l’AGA, entre autres, une constitution ajustée à notre réalité d’aujourd’hui.»

La Société historique a offert trois causeries au cours de la dernière année : une avec François LeBlanc, du Centre d’études acadiennes, intitulée La Patente,  qui était le sujet de sa thèse en histoire; une autre avec le dentiste Denis Bourgeois intitulée : Une visite agréable chez le dentiste, avec une petite injection d’histoire locale, et la troisième qui fut donnée dans le cadre de la Semaine du patrimoine par Victorin Mallet, auteur et professeur à la retraite, ayant comme   titre : Les métis de la Baie des Chaleurs.

Avec l’appui de la Société historique, Adélard Poirier et Gilles Thibault se sont rendus à New Bedford aux É.-U., pour rencontrer Léa Charpentier, fille du défunt Sylvain Hébert, originairement du Cap de Cocagne et de la défunte Marie Bourgeois, autrefois du Village des Bourgeois. Adélard et Gilles sont revenus de ce voyage avec environ 400 anciennes photos en main, rassemblé d’autres objets, coupures de journaux, images saintes, etc.  Ces photos (v 1890-1930) et d’autres objets ont été remis au Centre d’études acadiennes. La collection intitulée «Fonds acadiens de New Bedford, Mass.» (1577) peut toujours être consultée au Centre d’études, malheureusement, seulement un petit nombre des photos ont pu être identifiées. Lors d’une causerie Adélard Poirier et Gilles Thibault ont parlé de leur voyage et un peu plus sur les photos qu’ils ont pu rapatrier. Ils ont aussi parlé un peu sur l’histoire des Acadiens de Grande-Digue qui ont immigré à New Bedford vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Très active

  La Société historique de Grande-Digue est très active et son conseil d’administration se réunit au moins une fois par mois en plus de réunions de petits comités.

La Société historique a un projet en marche avec Sentiers Pluriels pour ajouter des panneaux historiques.

Trois étudiant.e.s ont été embauchés cet été pour le bureau touristique et le Musée et un nouveau programme qui débutait dimanche a permis l’embauche de deux aînés pour prolonger la saison touristique.

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