S’Lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute

Hen-Henri à P’tit Boute

Victorine à « Big Bill » à « Jeff » Caspareau était en train de creuser dans son jardin à fleurs, avec l’intention d’voulouaire planter tcheques rosiers blancs… Qu’à l’a sursauté, quand qu’à l’a « feelé » t’une étrange présence l’ombrager pis « sneaké up » en erriére de y’elle, résonant itout avec t’un mugissement enroué. À l’a pas y’eu l’temps coumme y faut de s’virer l’cou d’bôrd – – l’attaque d’une longue langue de salive épaisse pis gluante en plein visage, l’a « freaké out » bin raide. La v’là, face à face avec t’un orignal mâle de taille imposante pis égaré! Ha-Ha-Ha! Y’était sartainement pas là, pour voulouaire « fertilizé » la terre!?!

Cé avec son long museau, qu’y’a bosculé la pauvre esclâve de Victorine « out » d’sa « way »; pis qu’avec sés grousses babines de « blub-blub-blub-blubber » qu’y’a crampougné pis soulevé par la touffe dés bourgeons d’une plante encôre dans son potte, pour se sauver avec… Qu’était très étrange, « indeed »?!? Surtout bazir, effarément d’la parerille sorte, à pleins galops, vers la direction dés broussailles; l’autre bôrd du chemin, chez la « property » du Vieux Fernand à Polythe (ouaye-ouaye, lui qu’élève dés borbis). C’était tu qu’le pauvre animal sauvage avait tarriblement faim ou qu’y’avait l’intention de voulouaire s’en sarvir pour s’en âller « serenadé » (OOOH-LA-LA) t’une « cute » femelle (« Wink-Wink ») de sa propre espèce?

Asteur que Victorine a développé t’une frayeur dés orignaux… Elle n’é pas z’à blâmer, si qu’elle ne se sent pu « safe » de voulouaire s’aouaindre le nez dehôrs t’ute seule. Quand qu’ma femme, ma chère tcheur de poule de « Betty », a entendu parler de l’effroyable mésaventure à sa grande « chum » d’enfance… Sans me consulter, elle m’a « volunteeré » ou cé tu « volun-toldé » d’âller finir la « job » à désherber pis z’à planter lés rosiers, dans le jardin à la fille t’au dâmné « Big Bill »à « Jeff » Caspareau.

« Yes sirree », mêshoummes! Pis si « qu’in case » que j’ai besoin de fumier d’borbis, pour mélanger dans la terre… Ein, j’n’aurai pas loin à travorser… Ya! Yinc l’autre bôrd du chemin, chez le Vieux Fernard à Polythe; y’en a amasse pour m’en « scoopé » t’une gobbine de « huff load » dans le « back cab » de mon « truck » ou de ma vieille baratte rouillée à quatre roues. J’vais pas m’intchèter… Mais qui s’ra z’une autre histouaire, « that is », si qu’le même orignal en question (ha-ha-ha) décide de s’en v’nir me barrer ou me bloquer l’sentier ou m’attaquer avec son immense panache?!?

Hounnêtement, ct’histouaire icitte est bin plusse intéressante à vous conter que ct’olle-là du « grumpy » ours nouaire affamé, qu’était d’bin élongé de d’sus l’fait d’la « picnic table », dans la « backyard » du presbytère. Supposément qu’avait tcheins le tchûré, le Pére Abel, « d’hostage », à y « flippé » tcheques « hamburger patties » d’extras de d’sus la « grill » chaude du « propane barbecue ». L’intimidant d’le « feedé », pour y’arrêter lés maudites trippes du ventre d’y crier… Cé vraiment la nouvelle sarvante du tchûré, la belle Rosetta, qu’a été la vraie héroïne dans cte scénario icitte… « Hmmm-Hmmm »! Qu’y s’a bravé à « tacklé » pis z’à faire hârer l’énorme créature puante dés bois à coups d’balais… Pis parce que Rosetta a refusé de me « granté » t’une entrevue – – à mon opinion, j’n’avais pas assez d’preuves suffisantes, pour composer t’une chronique intéressante à vous partager dans la gazette de cte s’maine.

« Gotta go »! Y faut que j’m’en alle mettre més deux « green thumbs » à l’œuvre, chez l’épeurée d’Victorine.

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

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