Pour Sara Miller de Grande-Digue, la vie est un cirque

Sara Miller en équilibre sur ses mains à Toronto.

   Le monde du cirque attire l’attention de tous et surtout des plus jeunes, en vo- yant ces athlètes réaliser des exploits qu’on attribue à des casse-cou ou des virevoltes qui semblent inimaginables. Que ce soit marcher sur des cordes dans les airs, réaliser toutes sortes d’acrobaties, se balancer sur ses mains tout en exécutant des exercices d’équilibre ou se balancer dans les airs, les gens du cirque savent nous surprendre avec leurs numéros.

Normand Léger

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

   Sara Miller, de Grande-Digue, au Nouveau-Brunswick, vit son rêve et sa passion du cirque depuis deux ans à Toronto où elle enseigne des éléments nécessaires à la pratique de ce métier tout en faisant partie d’un groupe qui aspire à présenter un spectacle électrisant d’ici la prochaine année. On ne parle pas du Cirque du Soleil, mais d’un groupe qui mélange les arts et les mouvements du corps dans une ambiance de cirque avec des acrobaties. Sara est à l’emploi de Deflying Fitness, à Toronto, une compagnie qui offre une variété de cours pour les gens de tout âge intéressés par le mouvement du corps et par l’art. En fait, c’est de l’activité physique inspirée par l’art du cirque. Elle est également membre du groupe sans but lucratif – Deflying Feets – qui regroupe cinq organisations  qui souhaitent  se produire un jour sur la scène internationale avec des actes de cirque basés sur le trapèze volant (duo sur des balançoires dans les airs), le main à main, la jonglerie et la planche sautoir.

Sara Miller au trapèze.
(Photos : Gracieuseté)

   Diplômée en kinésiologie de l’Université de Moncton en 2011, Sara a ensuite été enseignante dans un centre de conditionnement physique de Moncton pendant quatre ans et demi. Elle a étét membre de l’équipe d’athlétisme des Aigles Bleues du campus de Moncton durant cinq ans et s’est intéressée au saut à la perche, en plus des autres disciplines. Elle est devenue entraîneuse adjointe de cette équipe tout en continuant à travailler dans le domaine du conditionnement physique. En décembre 2015, elle décide de quitter ce centre pour voyager un peu et poursuivre ses intérêts. Elle aime beaucoup exécuter l’équilibre sur les mains ou l’appui renversé. Elle est devenue entraîneuse indépendante tout en continuant de perfectionner ses connaissances dans le mouvement du corps humain. Elle a aussi pratiqué et enseigné le yoga.

   «J’ai trouvé ma vocation et j’adore chaque minute que je passe avec ce groupe, dit la femme de 32 ans. Je vis vraiment ma passion et mon art. J’ai toujours été intéressée par l’art et l’expression corporelle. J’ai pratiqué beaucoup de danse en grandissant et j’aimais toujours d’être en mouvement. J’ai toujours voulu me balancer avec les mains sur terre et les pieds dans l’air.»

   Au printemps 2018, elle trouve un cours intéressant pour améliorer sa technique de l’équilibre sur les mains offert par la compagnie Deflying Fitness. Elle cherchait à obtenir une formation dans ce domaine qui était offerte par le copropriétaire. «Nous avons discuté du cirque, de mes intérêts pour le cerceau aérien, de mes mouvements inversés sur les mains et autres. Il m’a invitée à revenir à Toronto afin d’offrir des cours pendant deux semaines en mars 2018. J’ai tellement aimé cela que j’ai décidé de joindre la compagnie en septembre. J’offre maintenant des cours de flexibilité, de l’équilibre sur les mains et autres. Je me suis aussi associée à quatre autres personnes de Deflying Fitness afin de mettre sur pied un spectacle de cirque qui pourrait, un jour, faire des tournées mondiales. C’est une vie excitante et enrichissante.»

   Deflying Fitness offre une gamme variée de cours destinés aux débutants jusqu’aux plus avancés. On y enseigne les techniques de flexibilité, la musculation, les acrobaties et l’équilibre sur les mains, en gros tout le nécessaire pour devenir un artiste du cirque. Miller est une des trois enseignantes avec les deux copropriétaires. Elle aime bien les défis et cherche toujours à se dépasser dans ses mouvements et comme apprentie artiste de cirque.

   «J’ai vraiment trouvé ce que je cherchais dans ma vie en venant ici», souligne Sara Miller, qui a également été membre de l’équipe d’athlétisme du Nouveau-Brunswick aux Jeux du Canada. «C’est un peu plus difficile maintenant parce que notre centre est fermé en raison de la pandémie. J’offre actuellement plusieurs cours en ligne de chez-moi. C’est différent, mais on s’adapte.»

   La crise a cependant un avantage : élargir sa clientèle. «Je rejoins aussi maintenant plus de gens de partout au Canada, au lieu de seulement à Toronto. C’est intéressant pour moi.»

   Sara a toujours eu un intérêt pour le mouvement physique et artistique. Elle a suivi des sessions avec Yves Arsenault de Circus Stella, de Dieppe, afin d’en apprendre davantage sur l’art du cirque. Elle a essayé la gymnastique artistique, mais elle n’y a pas trouvé sa niche. Elle a suivi des sessions au Studio aérien avec des cerceaux. Elle explique le monde du cirque est toujours en évolution parce qu’il y a toujours un nouveau mouvement à découvrir. «Les possibilités sont innombrables, Il y a toujours une nouvelle étape à entrevoir. J’apprécie les nouveaux défis qui se présentent dans l’étape suivante.   On a présenté des spectacles à Edmonton et à Ottawa l’an dernier et on attend des subventions pour en offrir à nouveau cette année. On fait cela de façon bénévole pour le moment. On fait des acrobaties, le trapèze, la planche sautoir et la marche sur la corde lisse suspendue. Il y a beaucoup d’intérêt pour les duos, main à main ou trapèze. Je ne veux pas me spécialiser dans une épreuve, mais tout essayer.»

   En février et en mars, Sara et ses partenaires dans le projet ont passé quatre semaines au Mexique avec des entraîneurs spécialisés de renommée mondiale dans le domaine du cirque afin d’approfondir leurs expériences et habiletés. Elle a beaucoup apprécié les entraînements inversés sur mains. Elle souligne que l’alimentation et les entraînements font partie de son quotidien. Elle prend quelques pauses ici et là, mais sa passion, elle veut la vivre à 100 pour cent. Elle explique que ses premières expé- riences avec la jonglerie ont été inspirantes. La répétition du même mouvement est au rendez-vous. «Je fais le tout avec une attitude positive. Je travaille fort et avec fierté. Je manque le contact que j’avais avec les athlètes en athlétisme de l’Université de Moncton, mais je me vois devenir une accrochée du cirque qui voyagera dans le monde d’ici cinq ans pour amuser le public et vivre de ma passion.»

   Sara Miller revient en Acadie en temps en temps pour visiter la famille et ses amis. Cependant, elle voit son avenir dans le monde à amuser le public en quête d’un divertissement différent et rempli de surprises et d’acrobaties humaines semblant presque impossible à réaliser. 

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