Pour le conseiller Raymond Cormier  Shédiac doit prioriser son développement commercial

Claire Lanteigne

Le conseiller Raymond Cormier est inquiet de l’avenir de la Ville de Shédiac si on n’adresse pas son développement commercial. «Ça fait pitié, a-t-il dit, lors de la réunion régulière du conseil, lundi soir.  Nous avons plusieurs terrains disponibles, mais rien ne se fait au niveau du marketing.  On n’entend parler de rien et on ne voit aucune enseigne que ces terrains sont là et attendent des développeurs. Si rien ne se passe dans cinq ans nous aurons de 18 à 19% de dettes qu’il faudra payer cher.

«Il faut aller voir les gens, cogner aux portes et il faudrait qu’on regroupe des gens d’affaires afin de discuter ensemble et voir ce qu’on peut faire, poursuit-il.  Shédiac a tellement de choses à offrir et des compagnies pourraient venir s’installer ici, mais rien ne se passe.»

À l’heure actuelle, Shédiac compte 75% de résidentiel et 25% de commercial.  Ça devrait être 60% résidentiel et 40% commercial. «C’est le développement commercial qui fait la différence, de poursuivre M. Cormier, et pas en 2022 ou 2024, mais maintenant. Il faut que la ville commence à regarder le dossier du développement commercial sérieusement. La moyenne d’âge de la ville est de 51 ans et les gens des alentours choisissent de venir prendre leur retraite ici. Je regarde de plus en plus de résidentiel qui se construit et offrir les services nécessaires pour ce secteur coûte cher.

«Nous avons beaucoup de terrains de choix qu’on pourrait louer à long terme à des compagnies.  Ça créerait de l’emploi et rapporterait des taxes à la ville. Certaines villes des environs manquent de terrain et qui va investir et s’installer à Shédiac si on ne sait même pas ce que nous avons à offrir.  Nous n’avons jamais réussi à être une destination touristique de quatre saisons, alors il faut regarder ce qui s’en vient.  Des terrains sont gaspillés et j’ai peur pour Shédiac. Le Nouveau-Brunswick paie un million$ par jour sur sa dette, en proportion pour une population de 7000 personnes, combien nous coûterait une dette de 18 à 19%?

«Un nouveau magasin Kent est en construction et d’autres ferment ou sont à demi-fermés. Nous sommes entourés de gens experts dans la ville, il faut s’en servir pour brasser les idées et voir quelles compagnies pourraient venir s’installer ici et faire prospérer la ville.  Ça ne sert à rien de se péter les bretelles et dire que tout va bien, si on ne se préoccupe pas dès maintenant du développement commercial. Il faut commencer à se déniaiser car on ne va nulle part.»

Le conseiller Cormier a une longue expérience au conseil municipal puisqu’il y est depuis 1995 et il a aussi dirigé trois écoles.

Mur de la renommée

   R.C. Tait, La Fondation John Lyons et l’équipe Bantam 1990-1991 de l’école Louis-J.-Robichaud seront intronisés au Mur de la renommée le 14 novembre prochain.

La ville a renouvelé son entente de gestion du Marché Shédiac avec la Récolte de Chez-nous pour une période de cinq ans.

L’administration a été mandatée de faire une analyse des différentes options au sujet d’un hôtel de ville.  Le bail actuel prendra fin en décembre 2021.

L’administration prépare une demande de 50 000$ à l’APÉCA pour sa stratégie touristique.

On a mandaté l’administration de vérifier les détails de la nouvelle taxe sur l’hébergement annoncée par le gouvernement vendredi dernier.  On veut savoir comment cette initiative sera gérée et ce qui va rester à la ville avant de prendre une décision sur le sujet.

 

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