Portrait d’une femme dévouée à l’énergie incroyable – Ginette Martin

Aperçu des créations de Ginette qui seront en vente le 26 mai. (Photo : Gracieuseté)

Hélène Le Pennec

Il y a des personnes qui vous transmettent leur énergie, leur passion de la vie, et Ginette Martin est certainement une de ces personnes. Passer quelques temps avec elle au téléphone, moi à Moncton, elle à Ottawa et être capable de sentir son investissement et son dynamisme, voilà un événement rare à plus de mille kilomètres.

Originaire du Nouveau-Brunswick et née à Acadieville en 1955, elle étudie à l’école Louis-J.- Robichaud, de Shédiac, puis à l’Université de Moncton en traduction. Son diplôme obtenu, c’est comme traductrice qu’elle débute sa carrière professionnelle pour le gouvernement fédéral.

«Soif de connaître le monde, je quitte mes fonctions de traductrice après trois ans pour me promener le sac au dos en Europe pendant plus d’un an. Puis c’est à l’ambassade du Canada à Lisbonne que j’écris l’examen pour le service extérieur canadien en 1981, concours que je réussis du premier coup pour commencer en juin 1982 à Ottawa», nous raconte Ginette.

Son âme voyageuse est activée et la voilà partie pour parcourir le monde pour 35 années de carrière. Elle débute son aventure en Tanzanie de 1983 à 1985 puis retourne à Ottawa où elle se voit finalement demandée de partir en urgence à la Havane en février 1988. À cet instant c’est une histoire personnelle qui vient s’entremêler dans son histoire professionnelle puisqu’elle rencontre son mari, originaire de Cuba. À la fin de sa mission à Cuba elle rentre à Ottawa où elle fonde sa famille et donne naissance à deux enfants Michèle Christine et Manuel Alexandre.

La carrière de Ginette devient donc une histoire de famille et tous partent en Indonésie puis au Guatemala. Le temps passe, ses enfants grandissent, son mari pris de son côté dans sa carrière professionnelle, c’est seule qu’elle partira comme Consule générale intérimaire à Mexico, puis à Monterrey au Mexique ainsi qu’à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo comme ambassadrice.

Au moins de janvier dernier, cette femme active qui s’est pleinement investie dans chacune de ses missions à l’étranger a pris sa retraite. Mais, ne vous attendez pas pour autant à ce que Ginette mette de côté ce qui l’anime. «Je reviens vivre au Nouveau-Brunswick et je fais construire une résidence à Grand-Barachois, où je vais continuer à chercher à m’impliquer dans la vie et l’accueil des immigrants notamment. Ma vie m’a permis de connaitre le monde et de voir à quel point on est chanceux de vivre au Canada», dit-elle.

Voici quelques mots que Ginette a partagés au moment de son départ à la retraite, à la fin de ce qu’elle a décrit comme son «excitante carrière».

«J’ai eu la chance inouïe de «voir le monde», ses forces et ses fragilités, ses merveilles naturelles et aménagées, et ses cultures fascinantes qui m’ont beaucoup appris sur l’humanité et moi-même. J’ai vu aussi des conflits, inéga- lités, tragédies et catastrophes immensément tristes, et me suis consolée de l’énergie consacrée à ces situations par des milliers de visionnaires et humanitaires, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire. J’ai appris au fil de ces expériences et des années que le respect, la tolérance, la compassion et l’égalité des chances pour tous et toutes sont parmi les clefs pour la construction d’un monde meilleur, et je dis «présente» pour continuer à faire ma part, d’une façon ou l’autre, dans ce sens.»

Une vie au service des autres, une femme dévouée, un modèle à suivre, c’est désormais auprès de sa famille que Ginette va retrouver ses racines et poursuivre son investissement dans la communauté.

Si vous souhaitez la rencontrer et en découvrir plus sur cette femme du monde, retrouvez là au Marché d’artisanat du Lions Club de Moncton. 55 avenue Mark, le 26 mai prochain, avec un de ses projets débuté pendant son séjour à Kinshasa, la création de sacs, nappes et autres objets en pagne.

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