Le soutien pour la rentrée scolaire à l’intention des familles à faible revenu augmente

FREDERICTON (CNB) – Le gouvernement provincial augmentera le soutien pour la rentrée scolaire à l’intention des familles à faible revenu pour l’année scolaire 2011-2012 de 50 $ par enfant à 100 $ par enfant. Environ 13 500 familles recevront des fonds en vertu du Programme de supplément scolaire.

«Je suis heureuse que l’engagement de notre gouvernement visant à augmenter le financement permettra à des familles d’acheter des fournitures scolaires à plus de 20 000 enfants», a déclaré la ministre du Développement social, Sue Stultz. «Le plan de réduction de la pauvreté de la province – Ensemble pour vaincre la pauvreté : Le plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick – indique clairement que les enfants doivent disposer des ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins de base. Je suis fière que notre gouvernement aide à répondre à ces besoins en augmentant le financement du supplément scolaire.»

Ce programme vise à aider les enfants et les familles dont le revenu annuel brut est inférieur à 20 000 dollars et qui ont un enfant scolarisé né entre le 1er janvier 1994 et le 31 décembre 2006.

Le ministère du Développement social utilise les données de la prestation

fiscale pour enfants du Nouveau-Brunswick pour émettre des chèques dans le cadre de ce programme. Les familles qui n’ont pas reçu un chèque ou qui pensent être admissibles au programme peuvent appeler au numéro 1-855-922-6822 (numéro sans frais) pour recevoir un formulaire de demande. La date limite pour les demandes est fixée au 31 décembre.

 

Dame nature et les touristes…

«De la pluie, de la pluie et encore de la pluie».  Nous entendons ce commentaire partout où nous sommes en cet été pluvieux.  À qui la faute?  À Dame nature bien sûr! Elle a ses sauts d’humeur… elle est imprévisible… même les meilleurs météorologues, y inclus notre beau William à la télé de Radio-Canada Acadie, se font avoir parfois par Dame nature!  Elle change d’idée et d’humeur «sur le vif» et dérange les prédictions météorologiques à sa guise.

Cette abondance de pluie dérange tout le monde, les agriculteurs, les activités en plein air sans oublier les touristes qui se font de plus en plus rares au Nouveau-Brunswick durant cet été 2011.

De plus, les plages sont moins parcourues, les hébergements touristiques moins occupés, ce qui entraîne une baisse dans les retombées économiques en général. On a beau assurer une publicité bien conçue au printemps pour attirer les touristes, Dame nature a toujours le der-nier mot durant l’été.

Heureux sont ceux et celles qui ont la force, l’optimisme et le courage de se dire que l’été 2012 sera meilleur pour les touristes et qu’ils continuent à se trouver des activités à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur tel que faire plus de lecture, écrire, écouter de la belle musique, visiter les musées, se rendre au cinéma, jouer aux cartes et au scrabble, faire des sorties dans les restaurants, préparer des repas entre ami(e)s et en famille ainsi que de se déplacer pour assister à des concerts et des performances artistiques et culturelles (théâtre, danse, musique) présentés à l’intérieur et à l’abri de la pluie.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin d’été 2011 et beaucoup de soleil pour mûrir les bleuets et assécher toutes ses gouttes de pluie récente!

Jeannita Thériault

D’la Tchuisine du Village dés Roseaux

Delphine B.B. Bosse Countré Star Extraordinaire

d’après Delphine B.B. Bosse

J’sus counnue d’faire dés mozus de bounnes beignets (crêpes aux patates)! Pis parce que j’n’étais pas dans la «mood» pour faire dés poutines râpées pour célébrer la Fête Acadjenne, cé exactement cossé qu’j’m’ai préparé :

Beignets d’la «Camp» dés Bûcherons

 

– 2 cuppées d’patates, râpées…

– 1/2 cuppée d’lait…

– 1 oeuf battu…

– 2 tchuillèrées à table de farine…

– 1 tchuillèrée à thé d’sel…

– poivre au goût…

– 1 tchuillèrée à table d’ognon, finement haché…

 

Mélanger patates et lait; laisser reposer pour 5 minutes.  Dans z’un bol à part, mélanger l’oeuf, la farine, le sel, le poivre pis l’ognon. Ajouter aux patates; pis battre le tout coumme y faut.  Chauffer une poêle légèrement huilée. Pour chaque beignet, verser 1/4 cuppée du mélange dans la poêle. Lorsque qu’le dessous d’la beignet est doré, la retourner pis tchuire l’autre côté.  Beurrer l’fait de chaque beignet pis «sprinklé» avec du bon sucre blanc. Sarvir itout avec dés bounnes fayots «bakées».

 

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

S’lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute Bedeau d'Église

À youssé bin sont  lés p’tits verrâts d’beluets sauvages, ct’ânnée? Ceusses-là dans lés champs à ma mére ont complètement disparu… Pas même un beluet blanc s’y trouve! Incluons lés arbustes bâs-d’terre de la même espèce, dans la p’tite forêt en errière du Couvent – – j’avons yinc pu découvrir y’un ou deux p’tits fruits de trop mûre, qu’au touché ça m’a explosé en jus bleu-violet qui tâche le boute dés doigts!

Y’a dés villageois qu’avons pour leur dire se sont p’t’être dés z’incultes de peste d’zézeaux qu’avons v’nu s’picocher l’plein bec pour s’enivrer lés z’esprits. Pis parce que l’Vieux Dôsithé s’a enfoncé creux la pattounne dans z’un tâs d’fumier «d’moose», l’histouaire répandue va asteur qu’cé l’mystérieux «d’Blue Moose» qu’a sourdu de nul pârt ou d’l’imaginâtion dés gens pour s’en v’nir ruminer ctés beaux fruits bleutés appétissants là! Ou coumme l’espièglerie «d’gossip» qu’a été «starté» Chez Alfredine «Hair Salon» par «who else» que Gertrude à «Fried Fish» en chaire pis en osse – – ouaye, se sont p’t’être même dés z’extra-terrestres (mêshoummes) qu’avons «landé» en cachette pour s’en v’nir voler pis râcler nos récoltes de beluets sauvages d’nos prés, dans l’temps que l’Village dés Roseaux ronflait assourdissant d’sommeil.

Moi pis mon chien fidèle de Cracker Jack s’avons décidé d’âller investiguer ct’étrange situâtion inexplicable icitte! Avec ma grousse loupe de détectif junior d’enfance pis avec le «sharp» flaire du museau à mon compagnon poiloux, j’sus confiant qu’j’sommes «bound» de «diggé up» tcheques sortes de «clues» pour fidgurer «out – – yup – – who done it»! Moi, j’me méfie «still» que l’tannant de «self-appointed» saint du village, Joe Lampion, y’é mêlé de tcheque maniére à t’ute cte «conspiracy» icitte, par rappôrt qu’y’était l’seul dans l’village aux festivités acadiennes qu’avait la surface entiére d’la peau d’sa langue pis lés perles de son dentier de taché bleuâtre. Môssieux Lampion conte que c’était sa soeur qu’habite à Scoudouc, la belle Chloé, qui y’avait enouayé coumme cadeau l’un de sés fameux pâtés aux beluets sauvages (la recette acadienne qui y’avait faite mérité supposément le ruban bleu à la Foire de Ste-Marie en 1997)! Ein?!? Pis à youssé que Chloé a prise sés beluets??? Quand qu’j’y’ai posé cte question là à Joe Lampion, le v’là qui s’a mis z’à bégailler plusse que moi – – aussi sévèrement agité qu’un «nerve neck»! Mais regrettablement, l’évidence pointe vers à tchepârt d’autre… «Darn»! Vous savez pas coumment j’arais aimé ça qu’s’arait été Joe Lampion!

J’une nouvelle «lead» dans la «case»! Qui pointe directement vers au fait d’la butte du Village dés Roseaux, à youssé qu’habite la Fameuse Countré Star Extraordinaire, ma cousine Delphine B.B. Bosse! La rumeur va qu’à l’avait été entendue s’braguer au magasin général qu’y’avait pas meilleur goût que du bon blé d’inde volé… «Then, why not» dés beluets z’itout, j’me suis questiounné? Pis coumme de faite, quand qu’j’y’ai d’mandé amicalement d’rouvrir son «deep freeze». Ein! «There it was», rempli z’à craquer de «containers» de beluets congelés! Qu’à la «immediately breaké down» pis admis son crime ingénieux : que c’était y’elle pis sa «co-conspirator» de cousine Dométhilde qu’y’avions réussi z’à comploter la «whole ting»! Ouaye, en s’masquons tou’ deusse coumme dés «raccoons»; pis en s’draguons contre terre, sus chacune d’leu’ ventre, en d’sous d’un beau ciel de mênuit illuminé par la clarté de la lune seulement. Cé son addiction z’aux beluets qui l’amené z’a «hitté rock bottom», ainsi!

«So»! Merci Djeu Seigneur que parsounne a l’intention de «pressé» dés charges contre y’elle! Mais tout d’même, en réparation de son crime, Delphine ara besin d’préparer z’une centaines de tartes aux beluets; qu’à l’ara besin d’vendre; pis bailler tout l’profit à t’une organisation charitable de son choix!

 

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

Les veilleuses pour la maison

Veilleuse

SHÉDIAC – Plusieurs familles utilisent une lumière pendant la nuit pour des raisons de sécurité et parfois pour les enfants dans leurs chambres.

Ces veilleuses sont parfois très petites et on peut facilement oublier de les éteindre si elles ne sont pas munies d’un oeil magique. Un feu peu se déclencher si on néglige de suivre les instructions du manufacturier. Voici quelques conseils à suivre :

– Assurez-vous que votre veilleuse rencontre les normes de l’ACNOR (CSA).

– Tenir tout matériel combustible à une distance d’au moins un pied (12 ») de la veilleuse.

– Ne jamais installer une ampoule dont la puissance (en watts) dépasse ce qui est requis pour la veilleuse.

– Assurez-vous que la veilleuse est installée dans la prise de courant l’ampoule vers le haut. Si votre prise de courant ne vous le permet pas, n’installez pas la veilleuse. Elle pourrait devenir défectueuse et même prendre feu.

Toutes lumières ont besoin d’avoir que l’air qui circule autour. Ceci permet de refroidir l’ampoule et la garder en bon état. Étouffer la lumière empêche la chaleur de s’évacuer. En ce moment, la température augmente au point où le feu peut couver. N’oubliez pas, le feu commence par une seule petite étincelle. Pour plus de renseignements, contactez votre service d’incendie local.

 

Trouver chaussure à son pied

Justin Landry, de Grand-Barachois, est étudiant à l’école Père Edgar-T.-LeBlanc de Barachois.

par Normand A. Léger

MONCTON – Plusieurs jeunes profitent de la saison estivale pour participer à des sessions de formation de leur sport favori, que ce soit le hockey, le soccer, la nage synchronisée ou autres.

Pour le jeune Justin Landry, de Grand-Barachois, c’est le hockey sur glace qui le passionne et surtout la position de gardien de but. Il a participé la semaine dernière à Moncton aux sessions destinées à la progression des gardiens de but de l’école de hockey Charlie Bourgeois avec plus de 90 autres jeunes venus de partout dans le monde, certains de la Chine, des États-Unis et ailleurs.

«Je suis venu ici pour apprendre à mieux bouger devant le filet, a dit Landry, âgé de 9 ans.  J’ai également beaucoup de plaisir. Je veux apprendre à mieux jouer comme gardien en vue de la prochaine saison de hockey.»

Étudiant en quatrième année à l’école Père Edgar-T.-LeBlanc de Barachois, Landry joue dans la division atome. Il ne sait pas pourquoi il préfère jouer devant le filet autre «qu’il aime bien arrêter des rondelles».

«C’est également une position qui te permet de bien voir le jeu partout sur la glace, c’est comme un bon siège. J’aime beaucoup le hockey et me rendre à l’aréna l’hiver et jouer. J’aime la chimie du hockey», confie le jeune hockeyeur.

Landry aime bien Carey Price dans la Ligue nationale de hockey et Brandon Thibeau des Wildcats de Moncton et anciennement des Commandos de Dieppe. Il a eu la chance d’avoir Thibeau comme entraîneur durant la semaine et il a beaucoup apprécié ses conseils.

«Je joue au hockey depuis quatre ans et j’espère bien jouer avec une équipe provinciale atome cette saison», a-t-il conclu avec beaucoup de confiance.

 

Soixante participants au camp de volleyball de Shédiac

Soixante jeunes on participés au Camp de volleyball de Shédiac

SHÉDIAC – Le tout premier camp de volleyball à avoir lieu dans la ville de Shédiac s’est déroulé du 26 au 29 juillet dernier à l’école Mgr François Bourgeois.

Cet évènement a regroupé pas moins de soixante participantes et participants des quatre coins de la pro-vince. Une participante de Cambridge en Ontario y a également pris part de même que deux jeunes de l’Île-du-Prince-Édouard. Le camp fut un succès sur toute la ligne.

Avoir du plaisir, enseigner les rudiments de bases et les plus avancés, introduire le volleyball de plage et vivre une expérience sociale enrichissante étaient les thèmes majeurs du camp.

«Cette philosophie répond très bien aux attentes et aux besoins des jeunes. C’est un camp estival. Les jeunes sont en vacances et le camp s’est déroulé dans une atmosphère joviale et remplie de renforcement positif. L’apprentissage est beaucoup plus facile avec une telle approche; et ce à tous niveaux confondus. Finalement, il est essentiel de respecter le rythme de croissance de ces groupes d’âge et de bien gérer l’effort physique et les périodes de récupération. Il faut être prudent; les ados ne sont pas des

adultes en miniature», a commenté Robert Grandmaison, directeur du camp.

«Avoir un entraineur de la trempe d’Éric LeBreton et de Michel LaPlante est un atout indispensable. Éric vient de participer à son dixième camp avec nous et je peux vous assurer que c’est un pédagogue hors pair. Quant à Michel LaPlante, on peut avoir un pédagogue et un leader comme Michel, les jeunes en ressortent gagnants. Gilles Mallais de Kedgwick, a aussi participé au camp comme entraineur adjoint. Gilles a accompli du boulot digne de mention», a conclu M. Grandmaison, seul entraineur francophone détenant un niveau 4 en

volleyball en Atlantique.

Un camp de volleyball est prévu à Shédiac du 24 au 27 juillet 2012.

De l’air frais à la ville de Dieppe : adoption d’une politique antitabac

DIEPPE – La ville de Dieppe a adopté une nouvelle politique concernant l’usage du tabac à l’extérieur de ses installations municipales lors de la réunion du conseil municipal du 8 aout.

Cette politique intitulée «Endroits sans fumée» met l’accent sur la protection de la santé de tous en adoptant des mesures antitabac à l’extérieur des installations municipales de la ville de Dieppe. Les résidents pourront donc respirer de l’air sans fumée autour des installations municipales comme les estrades, les salles de toilettes, les sentiers, les parcs, les terrains de jeux et les terrains sportifs.

«L’usage du tabac est nuisible tant pour les fumeurs que pour les gens qui respirent de la fumée secondaire, a indiqué le maire Jean LeBlanc. C’est donc pourquoi nous avons cru important d’adopter une telle politique pour minimiser les problèmes de santé associés à la fumée.»

Il y aura désormais des endroits aménagés pour les fumeurs lors de rassemblements, événements et activités organisées sur les terrains aménagés, entretenus ou appartenant à la municipalité et des enseignes seront apposées afin d’informer les résidents concernant la loi sur les endroits sans fumée.

La politique «Endroits sans fumée» entrera en vigueur à partir du 1er octobre 2011 et sera disponible sur le site internet de la municipalité au dieppe.ca.

D’la Tchuisine du Village dés Roseaux

D’après Delphine B.B. Bosse

Socitte, cé le pain que Gertrude à «Fried Fish» a sarvie à la «Baby Shower» d’la belle Sophia, qui s’trouve à être «by the way» la fille à Joe Toye-Toye pis à Maguitte Beluet du village.

Pain z’aux poummes pis z’à la cannelle

  • 2 pis 1/2 cuppées d’farine…
  • 1 tchuillèrée z’à thé «d’baking soda»…
  • 1/4 tchuillèrée z’à thé d’sel…
  • 1 tchuillèrée z’à thé d’cannelle…
  • 1 cuppée d’sucre blanc…
  • 1/2 cuppée d’beurre fondue..
  • 1 oeuf battu…
  • 1/2 cuppée d’lait…
  • 1 tchuillèrée z’à thé d’vanille…
  • 1 cuppée d’poummes pelées pis hachées…
  • 1/2 cuppée d’raisins secs…
  • 1/2 cuppée d’pacanes hachées…

Chauffer l’fourneau à 350° F. Dans z’un grous bol mélanger la farine, la «baking soda», l’sel, le sucre pis la cannelle. Ajouter le beurre fondue, l’oeuf battu, le lait pis la vanille. Brâsser le tout coumme y faut. «Foldé in» lés poummes, lés raisins pis lés pacanes. Vider la pâte dans z’un «loaf pan» légèrement beurré. Ajouter une bounne p’tite pougnée d’pacanes sus le «top» du pain.  «Again», tchuire à 350° F pour environ 45 minutes ou jusqu’à ce qu’le centre du pain soit tchuit coumme y faut. Laisser refroidir au moins un bon 10 minutes avant d’enlever le pain «out» du plât pis d’le mettre sus z’un «wire rack» afin de continuer d’refroidir complètement.

Delphine B.B. Bosse
Countré Star Extraordinaire

S’Lon l’Bedeau

Le Pére Abel a besin d’prendre une bounne vacance, surtout que derniérement y’un p’tit brin plusse marabout que d’habitude. Si qui continue, cé d’quoi à y faire péter t’une veine dans la «brain» ou bin pire y bailler une tappe au tcheur! Hounnêtement, l’saint houmme en a trop à «handlé» sus son assiette, avec sés plusieurs «expect the unexpected duties» de prêtre. Ça qu’ça y prendrait cé l’aïde d’un bon p’tit vicaire vaillant à prendre une partie d’la relève dés tâches. Mais ça, ça «ain’t goin’ to happen»!

Moi, j’m’en rappel temps jeune, à l’âge de 7 ou 8 ans, notre p’tite paroisse avait t’un «boss» géant d’tchûré, avec t’une forte voix épeurante à faire ébranler lés châssis d’église,  par le nom de Pére Martin; pis itout t’un p’tit vicaire craintif que si qu’ma mémouère ne me fait pas défaut s’noummait Vicaire Bertrand. Le Pére Martin avait la «way» à nous tcheindre réveiller pendant sés longs prônes d’la Messe dés dimanches, à voulouaire faire sauver nos âmes dés flâmmes dansantes de l’Enfer. Pis avec la peur dans l’côrp de ne pas voulaire m’faire piquer à coup d’fourche de Lucifer dans lés foufounes: j’m’en âllais m’garocher aussi vite que possible, après l’service  – – l’un dés premiers, en ligne – – à voulouaire m’faire confesser t’ute suite d’ma longue liste de péchés. J’asseyais toujours d’âller m’faire confesser par le Vicaire Bertrand, parce qu’y’était counnu d’être plus gentil pis moins sévère à bailler dés pénitences.

Ma plus belle souvenance du p’tit vicaire, cé qu’y’aimait ti d’participer au baseball avec nous z’autres lés jeunes. Dans sa tête, y d’vait s’imaginer d’être coumme son héro professionnel de baseball amarichain, Yankees # 7, Mickey Mantle; surtout quand qu’y «hittait» t’une «home run» dans l’champ de baseball du Village dés Roseaux. Pis cé icitte qu’la «crowd would go wild»! De courir d’un «base» à l’autre ou d’éviter à «slidé» à plat contre sa beudaine à «second base», surtout en soutane, ne devait pas être facile pour lui.  J’aurais pu l’écouter dés z’heures pis dés z’heures de temps, à l’égard d’sa fameuse «hand shake» pis d’sa photo prise coumme jeune adolescent avec Joe DiMaggio – – ouaye, que l’un d’sés m’n’oncles italiens l’avait amené à t’un «autograph signining event», dans «l’downtown New York» (qu’arait eu lieu supposément pendant t’une vacance familiale de chaleur écrâsante du mois d’juillet). Faut souligner que cé l’Vicaire Bertrand qu’a encouragé lés paroissiens de mettre sur pied le Mouvement dés Croisés, qu’a évolué un peu plus târd en Mouvement de Scouts pis de Guides – – pis qu’existe toujours. Cé l’Vicaire itout qui m’a appris à sculpter mon premier «walking stick» à excursion de scout, avec mon p’tit couteau d’poche, que j’encôre dans ma possession pis collection privée de més plaques pis sculptures en bois.

«Again», si qu’le beugleux de Pére Abel pourrait seulement s’aouaire un «great» vicaire coumme le Vicaire Bertrand de ma jeunesse? Ein, ça s’rais-tu «ever nice»? Bin quand qu’t’é «stuck» avec un Bedeau d’Église coumme moi – – ouaye, qu’t’as besin d’endurer à la journée «on top» de t’utes le restant dés z’autres harias d’parouaisse qu’existent… Qu’explique «no wonder», «how come» que l’tchûré a si tant la rafale à bâs; qu’y’a besin d’un «break»! Ouaye! Une «fishing trip» tranquille y fairait p’t’être pas tôrt non plus, mais parce qu’y’a zire d’accrocher z’une «squiggly» lèche sus l’boute d’un hameçon – – ein, «forget about it»! Ou cé p’t’être du «peaceful comfortable time» qu’y’a besin pour que l’Bon Djeu y vienne à lui y soupirer tout doucement dans l’oreille : <<Abandonnes-toi entièrement à moi et je m’occuperai du Tout et même des petites choses! >> Qué ma «well wishing» pis sagesse de bedeau du jour, au tchûré! Ein! Cé parce qu’en plus, «j’care»! Qui paraît p’t’être pas «at times», bin «I do»!

Hen-Henri à P’tit Boute
Bedeau d’Église