Un retour aux sources pour Txentchela

Paysage de Maputo, derrière Txen.

par Claire Lanteigne

SHÉDIAC – Txentchela Cloé Manheia Brun est née à Maputo au Mozambique.  Elle est arrivée au Canada à l’âge de deux ans et cet été, elle est allée visiter le pays natal de sa maman Vanda, pour une deuxième fois. Et elle a trouvé le voyage super long.

«Le plus important pour moi, dit-elle, c’est de voir toute ma famille, dont ma grand-mère Argentina et mon grand-père Augusto, mes oncles, mes tantes et mes cousins et mes cou-sines. Il y en a beaucoup. Je me trouve chanceuse aussi de pouvoir parler portugais,

car c’est la langue du pays.  Je la parle chez nous avec mes parents, alors je peux communiquer avec ma famille quand j’y vais.»

Elle aime bien les bons repas préparés par sa grand-mère et son mets préféré est le xima avec une sauce d’arachides et du riz. «Là-bas, dit-elle, les yeux pétillants, les frites sont dix fois plus grosses qu’ici.»

«C’était l’hiver au Mozambique quand nous sommes allés en juin-juillet, il faisait 29 et ils avaient froid, tandis que nous avions très chaud», ajoute-t-elle.

Mais Txen a vite réalisé que la vie à Maputo est différente de celle qu’elle vit ici. «Pas de jeux électro-niques, mais des jeux tous simples et on joue beaucoup dehors», dit-elle. «Dans les petites rues, c’est de la terre et ce sont des petites maisons avec pas beaucoup de meubles. Et on conduit de l’autre côté de la rue.»

Txen est allée visiter le coin des artistes, un projet que son père Christian a mis sur pied lorsqu’il travaillait au Mozambique.  «On fait des œuvres d’arts avec des armes et des objets recyclés.»

Elle a pu apercevoir l’Afrique du Sud lorsque leur avion s’y est posé et là, il y a beaucoup plus de choses riches et des grosses maisons.

Au retour, on a également fait escale à Paris et elle a pu admirer la Tour Eiffel. Elle a constaté qu’il y avait beaucoup de métro à Paris. Elle a bien aimé tous ses oiseaux qui viennent manger dans ta main.

Même si elle était contente de revenir chez elle à Shédiac, elle aimerait bien pouvoir demeurer aux deux endroits en même temps. «Pour moi, c’est important d’être avec la famille et j’ai beaucoup de cousines et de cousins à Maputo, j’aime beaucoup ça.»

C’est certainement une belle expérience de vacances pour Txentchela qui en aura long à raconter à ses amies à son retour à l’école.

Obrigada Txentchela!

Peigne… était une fois en grande première

Peigne

DIEPPE – Toute l’équipe est fébrile à la veille de la grande première de la pièce pour enfant Peigne… était une fois, samedi prochain, à 11h, au Restaurant l’Ordre du Bon Temps du Pays de la Sagouine de Bouctouche.

La pièce met en vedette les comédiens André Roy et Josée Émilie LeBlanc. Le texte et la mise en scène de Robert Gauvin invite les jeunes spectateurs à entrer dans le monde imaginaire de Peigne alors qu’il revisite à sa façon les contes et fables adorés de tous.

Le public connaît déjà bien ce personnage candide et attachant d’Antonine Maillet qu’interprète André Roy depuis maintenant 11 ans au Pays de la Sagouine. Cette fois, Peigne sera plongé dans un univers loufoque où il fera la rencontre de personnages colorés tirés de contes populaires.

L’auteur et metteur en scène a voulu également mettre de l’avant certains thèmes touchant les jeunes comme le taxage ainsi que l’importance du dialogue dans le règlement de conflit.

«Je souhaite apporter les spectateurs à la réflexion, tout en stimulant le dialogue. J’espère que cette pièce permette à tous de s’évader tout en retenant certaines belles leçons en cours de route», déclare Robert Gauvin, qui n’en est pas à ses premières armes en écriture de pièces de théâtre pour enfant.

Peigne… était une fois est une collaboration entre Le Pays de la Sagouine et les Productions l’Entrepôt. Pour le Pays de la Sagouine, il s’agit d’une première expé-rience de spectacle en coproduction.

«Nous sommes très heureux de nous associer aux Productions l’Entrepôt afin de présenter cette pièce, en espérant que ce soit le début d’une belle et longue aventure», commente le directeur artistique du Pays de la Sagouine, Luc LeBlanc.

La pièce n’est offerte qu’une seule fois cet été. Cependant, tout le groupe espère pouvoir faire le tour des écoles avec ce spectacle que l’on promet être «hautement dynamique».

Festival d’été à Cormier-Village

CORMIER-VILLAGE – Le Festival d’été de Cormier-Village aura lieu ce dimanche 21 aout.  Voici les activités organisées à cette occasion :

– Vente de garage communautaire et une vente de produits locaux, de 10h à 15h30.

– Aménagement facile d’un jardin organique sur un espace limité, de 11h à 11h30 et de 15h à 15h30.

– Diner gratuit, de 11h30 à 13h.

– Promenade guidée dans les sentiers de l’écoparc, de 13h à 14h.

– Ouverture officielle de l’école historique de Cormier-Village (1880), de 14h à 14h45.

– Discussion table ronde sur les énergies alternatives et le développement durable, de 15h30 à 16h30.

– Souper spaghetti (7$ l’assiette), de 16h30 à 18h.

– Activités organisées pour les enfants.

Des dons pour la banque alimentaire locale seront acceptés.  Pour réserver une table ou pour plus d’information : 532-3014.

Le soutien pour la rentrée scolaire à l’intention des familles à faible revenu augmente

FREDERICTON (CNB) – Le gouvernement provincial augmentera le soutien pour la rentrée scolaire à l’intention des familles à faible revenu pour l’année scolaire 2011-2012 de 50 $ par enfant à 100 $ par enfant. Environ 13 500 familles recevront des fonds en vertu du Programme de supplément scolaire.

«Je suis heureuse que l’engagement de notre gouvernement visant à augmenter le financement permettra à des familles d’acheter des fournitures scolaires à plus de 20 000 enfants», a déclaré la ministre du Développement social, Sue Stultz. «Le plan de réduction de la pauvreté de la province – Ensemble pour vaincre la pauvreté : Le plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick – indique clairement que les enfants doivent disposer des ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins de base. Je suis fière que notre gouvernement aide à répondre à ces besoins en augmentant le financement du supplément scolaire.»

Ce programme vise à aider les enfants et les familles dont le revenu annuel brut est inférieur à 20 000 dollars et qui ont un enfant scolarisé né entre le 1er janvier 1994 et le 31 décembre 2006.

Le ministère du Développement social utilise les données de la prestation

fiscale pour enfants du Nouveau-Brunswick pour émettre des chèques dans le cadre de ce programme. Les familles qui n’ont pas reçu un chèque ou qui pensent être admissibles au programme peuvent appeler au numéro 1-855-922-6822 (numéro sans frais) pour recevoir un formulaire de demande. La date limite pour les demandes est fixée au 31 décembre.

 

Dame nature et les touristes…

«De la pluie, de la pluie et encore de la pluie».  Nous entendons ce commentaire partout où nous sommes en cet été pluvieux.  À qui la faute?  À Dame nature bien sûr! Elle a ses sauts d’humeur… elle est imprévisible… même les meilleurs météorologues, y inclus notre beau William à la télé de Radio-Canada Acadie, se font avoir parfois par Dame nature!  Elle change d’idée et d’humeur «sur le vif» et dérange les prédictions météorologiques à sa guise.

Cette abondance de pluie dérange tout le monde, les agriculteurs, les activités en plein air sans oublier les touristes qui se font de plus en plus rares au Nouveau-Brunswick durant cet été 2011.

De plus, les plages sont moins parcourues, les hébergements touristiques moins occupés, ce qui entraîne une baisse dans les retombées économiques en général. On a beau assurer une publicité bien conçue au printemps pour attirer les touristes, Dame nature a toujours le der-nier mot durant l’été.

Heureux sont ceux et celles qui ont la force, l’optimisme et le courage de se dire que l’été 2012 sera meilleur pour les touristes et qu’ils continuent à se trouver des activités à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur tel que faire plus de lecture, écrire, écouter de la belle musique, visiter les musées, se rendre au cinéma, jouer aux cartes et au scrabble, faire des sorties dans les restaurants, préparer des repas entre ami(e)s et en famille ainsi que de se déplacer pour assister à des concerts et des performances artistiques et culturelles (théâtre, danse, musique) présentés à l’intérieur et à l’abri de la pluie.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin d’été 2011 et beaucoup de soleil pour mûrir les bleuets et assécher toutes ses gouttes de pluie récente!

Jeannita Thériault

D’la Tchuisine du Village dés Roseaux

Delphine B.B. Bosse Countré Star Extraordinaire

d’après Delphine B.B. Bosse

J’sus counnue d’faire dés mozus de bounnes beignets (crêpes aux patates)! Pis parce que j’n’étais pas dans la «mood» pour faire dés poutines râpées pour célébrer la Fête Acadjenne, cé exactement cossé qu’j’m’ai préparé :

Beignets d’la «Camp» dés Bûcherons

 

– 2 cuppées d’patates, râpées…

– 1/2 cuppée d’lait…

– 1 oeuf battu…

– 2 tchuillèrées à table de farine…

– 1 tchuillèrée à thé d’sel…

– poivre au goût…

– 1 tchuillèrée à table d’ognon, finement haché…

 

Mélanger patates et lait; laisser reposer pour 5 minutes.  Dans z’un bol à part, mélanger l’oeuf, la farine, le sel, le poivre pis l’ognon. Ajouter aux patates; pis battre le tout coumme y faut.  Chauffer une poêle légèrement huilée. Pour chaque beignet, verser 1/4 cuppée du mélange dans la poêle. Lorsque qu’le dessous d’la beignet est doré, la retourner pis tchuire l’autre côté.  Beurrer l’fait de chaque beignet pis «sprinklé» avec du bon sucre blanc. Sarvir itout avec dés bounnes fayots «bakées».

 

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

S’lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute Bedeau d'Église

À youssé bin sont  lés p’tits verrâts d’beluets sauvages, ct’ânnée? Ceusses-là dans lés champs à ma mére ont complètement disparu… Pas même un beluet blanc s’y trouve! Incluons lés arbustes bâs-d’terre de la même espèce, dans la p’tite forêt en errière du Couvent – – j’avons yinc pu découvrir y’un ou deux p’tits fruits de trop mûre, qu’au touché ça m’a explosé en jus bleu-violet qui tâche le boute dés doigts!

Y’a dés villageois qu’avons pour leur dire se sont p’t’être dés z’incultes de peste d’zézeaux qu’avons v’nu s’picocher l’plein bec pour s’enivrer lés z’esprits. Pis parce que l’Vieux Dôsithé s’a enfoncé creux la pattounne dans z’un tâs d’fumier «d’moose», l’histouaire répandue va asteur qu’cé l’mystérieux «d’Blue Moose» qu’a sourdu de nul pârt ou d’l’imaginâtion dés gens pour s’en v’nir ruminer ctés beaux fruits bleutés appétissants là! Ou coumme l’espièglerie «d’gossip» qu’a été «starté» Chez Alfredine «Hair Salon» par «who else» que Gertrude à «Fried Fish» en chaire pis en osse – – ouaye, se sont p’t’être même dés z’extra-terrestres (mêshoummes) qu’avons «landé» en cachette pour s’en v’nir voler pis râcler nos récoltes de beluets sauvages d’nos prés, dans l’temps que l’Village dés Roseaux ronflait assourdissant d’sommeil.

Moi pis mon chien fidèle de Cracker Jack s’avons décidé d’âller investiguer ct’étrange situâtion inexplicable icitte! Avec ma grousse loupe de détectif junior d’enfance pis avec le «sharp» flaire du museau à mon compagnon poiloux, j’sus confiant qu’j’sommes «bound» de «diggé up» tcheques sortes de «clues» pour fidgurer «out – – yup – – who done it»! Moi, j’me méfie «still» que l’tannant de «self-appointed» saint du village, Joe Lampion, y’é mêlé de tcheque maniére à t’ute cte «conspiracy» icitte, par rappôrt qu’y’était l’seul dans l’village aux festivités acadiennes qu’avait la surface entiére d’la peau d’sa langue pis lés perles de son dentier de taché bleuâtre. Môssieux Lampion conte que c’était sa soeur qu’habite à Scoudouc, la belle Chloé, qui y’avait enouayé coumme cadeau l’un de sés fameux pâtés aux beluets sauvages (la recette acadienne qui y’avait faite mérité supposément le ruban bleu à la Foire de Ste-Marie en 1997)! Ein?!? Pis à youssé que Chloé a prise sés beluets??? Quand qu’j’y’ai posé cte question là à Joe Lampion, le v’là qui s’a mis z’à bégailler plusse que moi – – aussi sévèrement agité qu’un «nerve neck»! Mais regrettablement, l’évidence pointe vers à tchepârt d’autre… «Darn»! Vous savez pas coumment j’arais aimé ça qu’s’arait été Joe Lampion!

J’une nouvelle «lead» dans la «case»! Qui pointe directement vers au fait d’la butte du Village dés Roseaux, à youssé qu’habite la Fameuse Countré Star Extraordinaire, ma cousine Delphine B.B. Bosse! La rumeur va qu’à l’avait été entendue s’braguer au magasin général qu’y’avait pas meilleur goût que du bon blé d’inde volé… «Then, why not» dés beluets z’itout, j’me suis questiounné? Pis coumme de faite, quand qu’j’y’ai d’mandé amicalement d’rouvrir son «deep freeze». Ein! «There it was», rempli z’à craquer de «containers» de beluets congelés! Qu’à la «immediately breaké down» pis admis son crime ingénieux : que c’était y’elle pis sa «co-conspirator» de cousine Dométhilde qu’y’avions réussi z’à comploter la «whole ting»! Ouaye, en s’masquons tou’ deusse coumme dés «raccoons»; pis en s’draguons contre terre, sus chacune d’leu’ ventre, en d’sous d’un beau ciel de mênuit illuminé par la clarté de la lune seulement. Cé son addiction z’aux beluets qui l’amené z’a «hitté rock bottom», ainsi!

«So»! Merci Djeu Seigneur que parsounne a l’intention de «pressé» dés charges contre y’elle! Mais tout d’même, en réparation de son crime, Delphine ara besin d’préparer z’une centaines de tartes aux beluets; qu’à l’ara besin d’vendre; pis bailler tout l’profit à t’une organisation charitable de son choix!

 

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église