On est capable de bâtir un monde meilleur

Le grand rêve de vaincre la pauvreté : Deux grands apôtres voués à vaincre la pauvreté étaient les conférenciers invités à la rencontre de mai du groupe déjeuner-conférence. Fernand Arsenault et Armand Bannister ont partagé leurs rêves et leurs démarches pour convaincre les gouvernements de prendre des mesures pour assurer un revenu de base garanti pour aider à vaincre la pauvreté. De gauche à droite : Fernand Arsenault, Armand Bannister, Rolande Basque qui a présenté les deux conférenciers, Me Guy Martin qui les a remerciés et Gilles Chiasson, président du groupe. (Photo : Daniel Beaudry)

«On a pas fini notre travail pour bâtir un monde plus humain». C’est le message qu’a donné Fernand Arsenault, grand apôtre du défi de vaincre la pauvreté chez-nous et dans le monde. Conférencier invité à la rencontre du 2e mardi de mai du groupe Déjeuner-conférence tenu à Moncton, M. Arsenault et Armand Bannister, un collègue qui milite lui aussi pour la mise en place d’un programme de revenu de base garantie, se sont dits confiants que la solution pour vaincre la pauvreté existe. Ils se sont dits confiants que le  «grand rêve de vaincre la pauvreté, on va le réussir».

La pauvreté coûte cher   selon M. Arsenault. Il a mentionné que sur le plan des soins de santé, plusieurs médecins affirment que de leur clientèle, c’est souvent que leurs problèmes étaient causés par la malnutrition et la pauvreté. Selon des statistiques pour le Nouveau-Brunswick, 1/7 de la population ou 100 000 personnes vivent de la pauvreté parce qu’ils n’ont pas les moyens de se procurer les nécessités de base. Dans le monde, ajoute-t-il, 6 000 000 d’enfants meurent chaque année de malnutrition et de pauvreté. «On rêve tous de donner à nos enfants et petits-enfants un monde meilleur mais on ne peut pas le faire, on ne le fera pas, on ne réussira pas à le faire si on ne cherche pas à donner cette qualité de vie à tous les enfants du monde».

Faisant un bref historique de l’idée d’un programme de revenu de base garanti, Armand Bannister a indiqué que cette idée était considérée en France du temps de Napoléon; Au siècle dernier, l’idée a été considérée aussi aux États-Unis. Cette base d’un programme de revenu garanti est à l’essai dans trois ou quatre communauté en Ontario ajoutant que ce programme est déjà en vigueur en Italie, au Brésil et en Iran.

Le Livre blanc sur le développement social du premier ministre Louis J. Robichaud en 1970, proposait un revenu de base mais le N.-B. ne pouvant à lui seule le financer, il recommandait que ce soit un programme provincial-fédéral.

Et toujours selon M. Bannister, la forme la plus poussée serait un revenu de base universel, que tout le monde le recevrait; ce serait un revenu de base qualifié puisque les gens de 65 ans et plus reçoivent déjà un revenu de base fédéral avec les pensions et le supplément mais il y a les autres groupes d’âge qui ne bénéficient pas tous de tels programmes.

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