Maxence Cormier : Le long parcours d’un batteur accompli!

Maxence Cormier

Jeannita Thériault

Très jeune, Maxence Cormier, originaire de Cap- Pelé, rêvait de devenir un batteur et de jouer dans un groupe de musiciens. Ses parents, Normand Cormier et Fernande Dupuis, anciens propriétaires du resto Bel Air à Cap-Pelé, «ont toujours respecté mon choix de carrière et mes projets d’avenir dans le domaine de la musique», dit-il.

Il a grandi dans un univers musical puisqu’à la maison, ses parents écoutaient souvent de la musique.  De son côté, Maxence écoutait le groupe Genesis et Frank Zappa, «ce genre de musique rock venait me chercher à l’époque et il faut dire que très jeune, je savais que je voulais faire de la musique».

C’est à l’âge de 12 ans que Maxence apprend à jouer de la batterie en classe de musique à son école primaire, Donat-Robichaud.

À 14 ans, il rencontre Ronald Bourgeois (grand trompettiste) à son école secondaire Louis-J.-Robichaud de Shédiac. Il fait partie du groupe de l’ensemble de jazz et gagne le titre «Recrue de l’année».

À 17 ans, grâce à un nouveau programme scolaire qui s’appelle «Art Étude», il rencontre et prend des cours privés avec le percussionniste, Michel Deschênes.

Par après, il s’inscrit au Département de musique de l’Université de Moncton, en percussions, bien sûr.

En 2010, il déménage à Montréal avec son groupe «Jazz Polygamme». «Ce n’était pas facile, nous devions louer un jam room et ça devenait problématique au niveau des finances», confie Maxence.

L’année suivante, il revient à Moncton et travaille à l’ancien café Maëlstrom où il rencontre Mico Roy qui travaille aussi au même café et qui fait partie du groupe Les Hôtesses d’Hilaire. Il apprend de Mico que le groupe se cherche un batteur. Quelle chance pour Maxence! Il est le batteur attitré des Hôtesses d’Hilaire depuis 2011.

Souvent dans des groupes de musique, on ne voit pas très bien le batteur qui semble être ombragé par les autres musiciens. Pour Maxence, c’est différent. On peut le voir en action avec sa «pony tail» en perpétuel mouvement au rythme de ses deux baguettes, c’est-à-dire, de gauche à droite.

Il faut dire que plusieurs batteurs ainsi que d’autres musiciens rencontrent souvent le syndrome du tunnel carpien.  Maxence n’y a pas échappé, mais grâce aux connaissances et aux bons soins de sa tante, Anne-Marie, proprio du salon Equilibrium, il a combattu ce syndrome avec succès et des exercices appropriés.

Quand Maxence parle des dynamiques importantes au sein d’un groupe de musiciens il affirme «qu’il faut mettre son égo de côté et être solidaire avec les autres membres du groupe».  Voilà probablement la clé du succès de ce groupe de musiciens, «assurer un esprit de groupe».  Il confirme qu’à l’intérieur des Hôtesses d’Hilaire «chaque musicien a le droit de paroles et chaque musicien contribue au contenu de la programmation de chaque spectacle».

Les Hôtesses d’Hilaire ont le vent dans les voiles et voyagent beaucoup là où le vent les emmène, notamment au Yukon, en Australie, en France, en Suisse, en Belgique, en Louisiane et partout au Québec, au Nouveau-Brunswick et autres provinces de l’Atlantique. Les musiciens qui font partie de ce groupe sont : Serge Brideau, chanteur; Mico Roy, guitariste; Michel Vienneau, bassiste; Léandre Bourgeois, claviériste et, bien sûr, Maxence Cormier, batteur.

En mars 2017, le groupe a remporté le prix «Group Recording of the Year» lors des ECMA «seul groupe francophone à avoir gagné ce prix dans une catégorie qui n’est pas exclusivement francophone», explique Maxence.

En terminant l’entrevue, Maxence confie qu’il apprécie beaucoup la présence et l’encouragement  de sa conjointe, Sophie Bélanger, une artiste multidisciplinaire.

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