Les Coudeuses de par chenous   Des piqueuses passionnées au grand cœur!

Don de couvertures – Nous reconnaissons, dans l’ordre habituel : Diane Belliveau, Annette Léger, Kristal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour Inc. et Lise Cormier Dupuis.

Claire Lanteigne

Les Coudeuses de par chenous ont récemment fait un don de 44 couvertures piquées à Kristal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour. Elles seront utilisées dans le nouveau centre présentement en construction.

Trois ans passés, Annette Léger et Diane Belliveau, de Shédiac et Lise Cormier Dupuis, de Cap-Pelé décidaient de former un groupe de femmes intéressées à faire des couvertures piquées dans la région. «Nous étions membres de d’autres groupes à Moncton, de dire Lise, mais nous pensions qu’il y aurait assez de femmes pour mettre un groupe sur pied ici. Annette et Diane sont des sœurs et elles ont une dizaine de personnes seulement dans leur famille. Elles sont parfois six présentes et sont connues comme «la famille» et elles n’hésitent pas à nous adopter.»

Et elles se sont organisées. Elles se rencontrent chaque dernier samedi du mois au Centre de Saint-André-LeBlanc, de 8h à 16h, sauf pendant juillet et août. Une trentaine de personnes y participent mais pas nécessairement à tous les samedis. «Il en coûte 5$ par personne pour la journée et ça sert à payer la location de la salle, de dire Diane. Avec les petits profits réalisés on achète des outils, des planches et des fers à repasser qu’on peut laisser au centre.  Au début on amenait les nôtres, mais il faut encore amener nos machines à coudre.»

«Pour venir ici, il faut aimer avoir du fun, c’est un environnement agréable et coudre c’est comme une thérapie, disent-elles.  On apporte des collations et la journée passe trop vite.» Et il faut ajouter que plusieurs aiment bien jaser jusqu’à oublier de coudre.

Et les coudeuses aiment bien relever des défis entre elles et avec les autres groupes qu’elles invitent à l’occasion. Si une apporte un nouveau patron ou une nouvelle idée, on voit ce qu’on peut faire et on se donne des échéanciers pour réaliser tel ou tel projet unique. D’ici février 2020, elles doivent faire une création chinoise.

Les coudeuses font également leurs propres couvertures et on remarque que les intérêts sont différents, certaines préférant les thèmes, d’autres sont plus traditionnelles ou plus modernes.

Ça peut coûter environ 800$ pour faire une couverture piquée en utilisant du coton 100% à 15 ou 20 dollars le mètre. Il faut 10 mètres pour le dessus et huit pour le dessous, en plus de l’ouate, du fil et la location de la machine à piquer. Chacune fait environ une quinzaine de couvertures par année, de différentes grandeurs. Et ne vous inquiétez pas, elles connaissent très bien tous les magasins de tissus de la région.

Les trois passionnées de couvertures piquées sont également membres du Greater Moncton Quilt Guild, du Moncton Modern Quilt Guild et du Victoria Quilt Group.  Ces dernières font des couvertures qu’elles offrent aux personnes atteintes de cancer, partout dans la province.

Et que font-elles comme divertissement? Bien entendu, elles font des retraites de fins de semaines, pendant lesquelles, devinez quoi?  Elles font des couvertures piquées toute la fin de semaine et on les retrouvera en retraite cette fin de semaine dans un hôtel de Moncton, à l’invitation d’un groupe de Moncton.  C’est en octobre qu’elles tiendront leur retraite.

Projet de couvertures pour le centre

«L’an dernier, une madame nous a donné 30 sacs de tissus de toutes sortes, de dire Lise.  Après avoir fait un triage, on en a donné, mais on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose avec tout ce qui restait.  C’est là qu’est venu le projet de faire des couvertures pour le nouveau  Centre de ressources et de crises familiales présentement en construction.»

Entre temps d’autres personnes ont donné d’autre tissu et des personnes ont donné de leurs propres couvertures piquées. «Nous ne connaissons pas une piqueuse qui n’a pas un grand cœur, di-sent-elles. Nous devons aussi acheter la ouate, le fil et louer les machines à piquer. Nous en avons donné 44 à date, mais ce n’est pas fini.  Il y en a qui ne sont pas terminées et il reste encore du maté- riel pour en faire d’autres.» Et c’est dans la résidence de Lise que se trouve l’inventaire.

D’autres projets

Elles fabriqueront prochainement 115 housses de différentes grandeurs pour protéger les vêtements liturgiques de l’Église historique de Barachois. «Les responsables ont recueilli des draps auprès des gens de la communauté et nous avons accepté de faire ce projet, de dire Lise.  Nous aimons avoir des choses à faire.

«Nous avons aussi commencé avec des vieux uniformes dont la GRC veut se débarrasser et le tissu est plus épais. Nous avons pensé que nous pourrions faire des couvertures pour les immigrants qui viennent ici à Cap-Pelé.»

Vous aimeriez apprendre à faire des couvertures piquées? Pas de problème, ces femmes de cœur sont prêtes à vous montrer et vous invitent à vous joindre à elles le dernier samedi du mois. C’est dans la convivialité que vous passerez une belle journée à vous familiariser avec ce qui passionne les Coudeuses de par chenous.

 

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