La chute de dons du Vestiaire St-Joseph est maintenant fermée

(CL) – Ça n’a pas pris grand temps après l’ouverture du Vestiaire Saint-Joseph pour que les dons affluent à la chute.  Mais elle est maintenant fermée car on a besoin de l’espace nécessaire pour que le personnel et les bénévoles puissent garder la distance physique à l’intérieur de l’entrepôt.

C’est évident qu’il manque d’espace pour accepter plus de dons. (Gracieuseté)

   On vous remercie pour vos dons et comme toujours on est très encouragé par le fait que cette région soutient la banque alimentaire à tous égards.

   «Votre immense soutien a créé un bon problème, de dire Mark LeBlanc, directeur général de l’organisme, mais il est important de s’assu-      rer que notre personnel, nos bénévoles et notre communauté restent en sécurité.» Il n’y a tout simplement pas assez de place pour tous les dons d’articles dans l’entrepôt.

   On vous demande également de ne pas laisser d’articles au Vestiaire, car on devra en disposer. Cela leur coûtera de l’argent qu’ils pourraient dépenser autrement en nourriture pour les moins fortunés.

   Si vous souhaitez aider à financer le Vestiaire Saint-   Joseph, veuillez magasiner au magasin. Trouvez ce trésor spécial et aidez-les à faire de la place pour rouvrir la chute. 

   La banque alimentaire accepte uniquement les dons de nourriture et des dons monétaires peuvent être effectués sur leur site Web via PayPal.

Des nids d’hirondelles de rivage à protéger à la plage de l’Aboiteau

   Une colonie d’hirondelles de rivage, une espèce mena- cée, s’est établie à la plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé. Vision H2O demande aux gens de ne pas s’approcher afin de protéger cette espèce très vulnérable.

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

   «D’habitude, les hirondelles de rivage vont nicher assez haut», explique Julie Cormier, directrice générale de Vision H2O. «Il y en a actuellement qui font leurs nids assez haut sur la dune, mais il y en a d’autres qui les font vraiment très proches de l’entrée principale de la plage.» Une clôture a été installée afin que les gens respectent l’espace où les hirondelles sont en train de nicher. On souhaite que les gens gardent leur distance afin de ne pas les effrayer.

   Plusieurs personnes qui fréquentent la plage admirent les hirondelles qui font leur nid. «Ça fait longtemps que je n’ai pas vu ça», souligne Stella Belliveau. «Je me rappelle que dans ma jeunesse il y en avait beaucoup à la plage.» Plusieurs se disent heureux de les savoir en sécurité.

   L’hirondelle de rivage est un petit oiseau chanteur insectivore à dos brun avec une partie inférieure et une gorge blanche. Elle a une bande foncée caractéristique sur la poitrine. On la distingue des autres hirondelles en vol par ses battements d’ailes rapides et irréguliers, ainsi que par son cri, un gazouillis bourdonnant presque constant. L’espèce est très sociale toute l’année et bien visible dans ses aires de nidification. Elle niche dans des terriers qu’elle creuse dans les talus verticaux en cours d’érosion.

   «On la trouve sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique et de l’Australie», mentionne encore Julie.«Elle se reproduit dans toutes les provinces et dans tous les territoires canadiens, sauf peut-être au Nunavut. Elle hiverne principalement en Amérique du Sud.» 

   Cette espèce largement répandue a subi un long déclin, sa population canadienne ayant chuté de 98% au cours des 40 dernières années. Les raisons de cette chute ne sont pas bien comprises, mais les effets cumulatifs de plusieurs menaces seraient probablement en cause, notamment la perte d’habitat de reproduction et d’alimentation, la destruction des nids occasionnée par l’excavation d’agrégats, les collisions avec des véhicules, l’utilisation généralisée de pesticides, qui réduit l’abondance des proies, ainsi que les effets des changements climatiques, qui peuvent  limiter la survie ou le potentiel de reproduction.

   «Il y a quatre différents types d’hirondelles, indique Julie. Nous travaillons actuellement sur une série de petites vidéos éducatives et j’espère qu’elles seront dis-ponibles bientôt avant que les hirondelles partent.»

   Des sessions d’information de groupes devaient avoir lieu au printemps, mais compte tenu de la pandémie, elles ont été offertes de façon virtuelle sur Facebook et YouTube. On trouve également de l’information sur la page Web de l’organisme.  Julie espère que les sessions éducatives pourront reprendre à l’automne.

   Julie est actuellement la seule employée de Vision H2O; elle est appuyée de deux étudiants assistants de terrain pour l’été. Plus tard à l’automne, elle aura l’aide d’un technicien. Titulaire d’un diplôme en environnement et en biologie, elle travaille avec le groupe depuis 2011. «J’aime beaucoup mon travail, dit Julie.  «L’éducation et la sensibilisation environnementale auprès des jeunes dans la communauté me tiennent beaucoup à cœur.»  Elle ajoute que les jeunes veulent apprendre et qu’on doit leur faire apprécier de vivre avec la nature.

   Vision H2O est le groupe du Bassin versant du Village de Cap-Pelé et de la Communauté Rurale Beaubassin-est depuis 2003.  Il a le même mandat que le Bassin versant de la baie de Shé- diac et d’ÉcoVision 2025.  Il compte divers projets environnementaux dans le but de maintenir un écosystème sain afin de conserver une eau de qualité en quantité suffisante pour la sauvegarde de la vie aquatique et les besoins des collectivités humaines. La surveillance de la qualité de l’eau des rivières, l’inventaire d’habitats et d’espèces aquatiques, le développement d’un parc écologique au Centre communautaire de Cormier-Village (Éco-Parc), l’éducation environnementale ainsi que la restauration de dunes côtières à l’aide de la technique de sapin de Noël sont parmi les projets les plus récemment entrepris par le groupe.

   Vision H2O est un organisme de bienfaisance enregistré et ses projets sont subventionnés par divers programmes comme le Fonds en fiducie pour l’Environnement du Nouveau-Brunswick et le Fonds de fiducie de la Faune du Nouveau-Brunswick.

   Il est dirigé par un conseil d’administration composé de : Mike Chadwick, président; Carole LeBlanc, vice-présidente, conseillère municipale à Cap-Pelé; Floyd Lavallée, citoyen de Cap-Pelé; Phil Robichaud, représentant de la Commission de services régionaux du Sud-Est; Michel Gaudet et Josée Vautour, conseiller/ère de la Communauté rurale Beaubassin-est et Louise Richard-Hartley, citoyenne de Grand-Barachois.

Plusieurs entreprises de Dieppe se démarquent lors du banquet virtuel d’Expansion Dieppe

   Expansion Dieppe a innové en présentant son 18e banquet d’Expansion Dieppe virtuellement, jeudi dernier. Cet événement hors de l’ordinaire mettant en valeur la remise des Prix d’Expansion Dieppe; l’animation de Luc LeBlanc en collaboration avec Solange LeBlanc; une prestation musicale d’Émilie Landry, ainsi qu’une prestation humoristique (S.I.M) animé par André Roy incluant la participation de Luc LeBlanc, Christian Essiambre, Samuel Chiasson et Jean-Sébastien «Bass» Levesque.

EXIT REALTY – Prix de l’Entreprise de service par excellence – Parise Cormier, propriétaire.

   Plus de 130 personnes se sont inscrites, mais bien plus ont participé dans le confort de leur foyer ou à leur entreprise. Afin de se mettre dans l’ambiance festive du banquet, les participants ont été invités à commander un repas de leur restaurant favori de Dieppe et leur boisson préférée produite à Dieppe. Lors de la diffusion en temps réel, l’émotion, des finalistes entourés de leur famille et amis, était palpable.

CAVOK – Entreprise émergente  – Serge Nadeau et Serge Basque, propriétaires.

   Expansion Dieppe a remis quatre prix soient le Prix de l’Entreprise par excellence, le Prix de l’Entreprise de services par excellence et le prix de l’Entreprise en émergence, tous à des entreprises dont le succès est remarquable. Expansion Dieppe a également profité de l’occasion pour remettre le Prix Mon Choix qui est le choix du public et qui suscite de plus en plus d’engouement. Le vote a d’ailleurs été extrêmement serré, et ce jusqu’à la dernière minute.

   Malley Industries s’est mérité le Prix de l’Entreprise par excellence. L’entreprise familiale Malley Industries a célébré son 40e anniversaire en 2019. Pouvoir offrir de l’emploi à une population croissante de Néo-Brunswickois et de nouveaux arrivants dans la région est une source de satisfaction pour la famille Malley, qui croit fermement en la valeur ajoutée des entreprises locales à l’économie. Produire des ambulances de classe mondiale, des véhicules accessibles aux fauteuils roulants et des produits thermoformés composites distribués partout en Amérique du Nord et à l’étranger leur soutire énormément de fierté.

   Le Prix de l’Entreprise de services par excellence a été décerné à EXIT Realty Associates. EXIT Realty Associates est une franchise de courtage immobilier ré- sidentielle qui est vite devenue synonyme de fiabilité et de réputation non seulement à Dieppe, mais dans toute la région du Sud-Est du N.B. EXIT Realty comprend et reconnait qu’ils sont non seulement impliqués dans la vente de biens immobiliers, mais qu’ils sont devenus des consultants fiables et convoités par leurs clients. EXIT Realty est vite devenue un leader dans leur industrie avec 25% de part du marché. Stratégiquement localisé à Dieppe, ils offrent, à leurs consultants membres, un lieu de travail moderne et à la fine pointe de la technologie.

   L’entreprise CAVOK Brewing Co., qui avait remporté le Prix Mon Choix l’année dernière, a remporté le Prix de l’Entreprise en émergence. CAVOK Brewing co. est une microbrasserie arti- sanale innovatrice. Elle offre différentes bières d’une qua-lité exquise et présente une image de marque soignée. L’expérience offerte à leur «Taproom» permet aux clients                                                          de déguster des produits locaux dans une atmosphère divertissante à aire ouverte avec une vue exceptionnelle sur la salle de brassage. Le design industriel, moderne et chaleureux de la brasserie en fait un endroit unique au Nouveau-Brunswick.

   Choisi par le public, le gagnant du Prix Mon Choix, est Bennic. Alors que ce n’était que la poursuite d’un rêve, Bennic ouvrit ses portes en 2011 dans un modeste bâtiment pour déménager à son emplacement actuel en 2013. Encore aujourd’hui, Bennic est fier de servir des milliers de glaces aux enfants et aux adultes de tous âges en échange d’un sourire. En tant qu’entreprise familiale, Bennic se donne comme mission d’offrir une gamme diverse de produits de haute qualité et un service à la clientèle hors pair et bien sûr, d’être le choix préféré des familles et amis lorsqu’il s’agit d’apaiser des envies sucrées.

   Plus de 1300 votes ont été exprimés en ligne pendant la période du vote qui s’est terminée le 24 juin à minuit.

   «Nous sommes heureux d’offrir ces quatre prix à chacune des entreprises qui excellent dans leur domaine d’activité. Nos plus sincères félicitations à toutes et à tous!», a souligné Louis Godbout, directeur général à Expansion Dieppe. «Plus que jamais les entreprises doivent se serrer les coudes afin de passer à travers ce temps sans précédent. La soirée a permis d’oublier pour un instant tout ce qui se passe et permis de célébrer le succès et la résilience des entreprises d’ici. Nous tenions à renforcir l’importance de l’achat local et le soutien mutuel de la communauté d’affaires, ce que nous avons réussi avec brio, car plus de 2000$ ont été reçus en dons», a-t-il ajouté.

Une nouvelle expérience touristique verra le jour en 2021 à Shediac Bridge

   Isabelle Iriarte et Sébastien Doolaeghe recevront 146 000$ pour élaborer une expérience touristique de style «glamping» à Shediac Bridge.  C’est ce qu’il a été possible d’apprendre lorsque le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investissait plus de 16 millions de dollars pour renforcer le secteur touristique du Canada atlantique et aider l’industrie à aller de l’avant. L’APÉCA investit donc plus de 1,1 million de dollars dans la région de Beauséjour, et qualifie le projet du couple «d’innovateur» et «différent».

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

Bulle double.

   Le couple Iriarte-Doolaeghe possède une ferme à Shediac Bridge et veut faire vivre aux gens une expérience de «glamping», soit du camping avec un peu plus de luxe et de confort. Le couple possède une ferme située sur 15 acres de terre, un endroit idéal pour y installer quatre «bulles» de deux chambres pour les familles, quatre autres avec une «bulle» pour les couples, dont une sera accessible pour les personnes à besoins spéciaux.  Il y aura aussi un coin de relaxation avec un bain à remous et un sauna.

   «Nous voulons garder ça petit, explique Isabelle Iriarte, et donner toute l’attention aux gens qui seront plongés dans l’expérience de la ferme dans son ensemble et immergés par la nature qu’ils pourront admirer à volonté.»

Bâtiment principal.

   Isabelle est agente de marketing et de communication au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, tandis que Sébastien est entièrement dédié à la ferme, au jardin et au projet touristique. Il fait tout le travail relié à la ferme, abat les animaux, fait les coupes ainsi que les saucissons, saucisses, boudin, etc. «C’est lui le roi là et c’est beaucoup de travail, car c’est une période vraiment occupée», ajoute Isabelle.

   Sébastien s’occupe de la  construction du bâtiment principal qui aura une grande cuisine et un espace pour vendre les produits de la ferme. Ils feront la vente et la promotion de produits locaux et d’entreprises locales et offriront des ateliers reliés à l’agriculture, à la fabrication de fromage, etc. Le champ d’activités sera élargi au fur et à mesure selon les intérêts des gens.

Bulle simple.

   «Nous avons lancé ce projet pour qu’éventuellement je puisse aussi m’y consacrer à temps plein avec mon mari et être avec les enfants», souligne Isabelle. Ceux-ci : Laura, 12 ans, Juliette, 8 ans et Thomas, 5 ans, aiment la vie à la ferme et font partie du projet et de l’aventure.

   Isabelle s’occupera du marketing du projet, de la gestion des réservations et des clients. Ils ont hâte d’accueillir les gens. Le site sera ouvert à l’année. «On va embaucher des étudiants en agriculture et aussi recruter du personnel additionnel, car on souhaite que les gens soient traités aux petits soins. Les petits déjeu- ners seront offerts avec les nuitées.»

   Le site ouvrira en 2021, mais les réservations pourront être effectuées dès le 1er septembre 2020. «C’est incroyable le nombre de personnes intéressées qui ont communiqué avec nous», dit-elle.

   Le couple français a acheté la propriété en mars 2016. «Nous avions regardé ailleurs dans la région, explique Isabelle, mais le prix plus abordable nous a fait pencher en faveur de ce magnifique terrain à Shediac Bridge. Nous ne savions pas où nous allions tomber, mais ici, nous avons découvert une communauté incroyable. Nous sommes tellement chanceux d’avoir de bons amis et les choses n’auraient pas été pareilles sans ça. On adore ça ici et pour rien au monde on changerait de place.»

   «Les gens de Grande-Digue sont tellement gentils. Nous avons été frappés mon mari et moi, car nous avons eu le choc de la gentillesse. On ne connaît pas ça en France», ajoute-t-elle. Lors de voya-ges précédents, ils étaient déjà restés dans des gîtes du passant parce qu’ils pouvaient parler aux gens. On les trouvait très ouverts, ils voulaient partager leurs expériences et leur di-saient qu’on avait besoin de gens comme eux.

   Elle raconte que lors de leur mariage à Grande-Digue, il y a deux ans, Pépère Boîte à lunch (Ron Cormier), l’oncle d’un de leurs meilleurs amis, les a conduits à l’église dans une belle voiture ancienne. Après la cérémonie, il les attendait avec une autre belle voiture ancienne. Elle trouve cette gentillesse tout simplement incroyable.

   Isabelle raconte encore qu’en quittant la France, ils n’avaient aucunement l’idée d’avoir une ferme. «Mais après l’achat du terrain, nous avons acheté des animaux, puis on a fait un jardin pour viser l’autosuffisance alimentaire et avoir de la nourriture qu’on produit. Nous voulons développer l’écotourisme et l’agrotourisme et véhiculer les vraies valeurs de la vie.» 

   Ils vendent aussi des œufs frais. Avec tout ce qui se passe mondialement ils sont fiers de leur décision. «Il faut encourager le local, car la pandémie nous a fait réaliser qu’on était trop dépendant de l’étranger, des cultures à l’extérieur de la province.»

   Le couple a voyagé avant de s’installer ici et n’arrivait pas à trouver de l’hébergement qui leur faisait vivre une expérience authentique. «Les gens veulent faire des activités, partager avec les conjoints et la famille et ici on est proche de la mer, aussi bien l’été que l’hiver, et c’est ainsi qu’est né notre projet d’expérience touristique.»

Maquette du projet touristique dans les grands espaces à Shediac Bridge. (Gracieuseté)  

   Dans ce cadre bucolique, les enfants ont pu profiter de la pandémie pour apprendre des choses différentes, avec la présence des animaux. Isabelle a le sentiment d’avoir semé quelque chose et d’avoir créé de beaux souvenirs. «La vie est très différente ici, dit-elle. On se demande comment on a pu vivre la vie effrénée que nous avions avant en France.»

Les Newbies sont morts : vive André, Christian et Luc


   La populaire émission Les Newbies, une création acadienne tournée dans la région et qui a été diffusée pendant deux saisons sur la chaîne Unis TV, ne sera pas de retour l’an prochain. Il semble cependant que les trois amis du Pays de la Sagouine, André Roy, Christian Essiambre et Luc LeBlanc pourraient se trouver à nouveau sur le petit écran dans un avenir assez rapproché.

Normand A. Léger

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

   Les Newbies aura été une courte série mais elle est un cas de figure :  une série humoristique mettant en vedette des Acadiens, écrite par des Acadiens et produite par des Acadiens. Lors de la première saison, 10 épisodes des Newbies ont été diffusés; 13 émissions ont été produites la deuxième année pour un total de 23. Unis TV a cependant avisé récemment le trio que la série ne serait pas de retour pour une troisième saison.

   «La décision nous a surpris, admet  André Roy. Elle nous a fait mal, mais on comprend leur décision. On est quand même content d’avoir pu réaliser et produire une série de qualité, la deuxième saison étant bien meilleure que la première. Le projet a duré cinq ans, de l’idée  originale de Christian Essiambre, puis à l’écriture, la production et ensuite la diffusion à la télévision.

   Le projet a également été modifié en cours de route, souligne-t-il. «Au départ, on voulait montrer les coulisses des productions théâtrales, notre passion du temps. Après  plusieurs discussions, on a décidé de l’orienter vers l’humour, un sujet plus intéressant pour le public.»

Luc LeBlanc, Christian Essiambre et André Roy, des Newbies. (Gracieuseté)

   Les trois comédiens sont des complices de longue date. «On était trois étudiants à l’université (de Moncton) qui avaient formé un trio d’humour, les Mainsd’nez, entre 1997 et 2001», raconte André Roy. «C’était différent en trio parce que les humoristes se dirigeaient vers le standup seul sur l’estrade. On faisait des clins d’œil à Montréal à ce moment parce qu’en humour, si tu n’es pas connu à Montréal, personne ne te connaît.»

   Les Newbies, c’est l’histoire d’André, Luc et Christian, trois amis Acadiens, qui rêvent de gagner leur vie grâce à l’humour. Mais leur quête n’est pas de tout repos! En plus de se buter au fait qu’ils ne sont pas connus, ils doivent composer avec Amélie, l’épouse d’André, qui leur donne un ultimatum : ils ont un an pour réussir. Ils tentent donc tant bien que mal de générer un «buzz» au Nouveau-Brunswick pour attirer l’attention des gens de l’industrie et être invités à performer sur une grande scène québécoise.

   C’était la première fois que des Acadiens détenaient les principaux rôles dans une production faite en Acadie pour une chaîne nationale avec des acteurs québécois dans les rôles secondaires. L’idée du titre – Les Newbies – est de Christian. Sa copine était en résidence en médecine à l’Université de Sherbrooke et la majorité des étudiants du Nouveau-Brunswick habitaient dans la même résidence; les gens les appelaient les Newbies.

   La réaction du public envers la télésérie a été très positive, selon André Roy. Il souligne que les trois comédiens étaient souvent approchés ou reconnus sur la place publique, à l’épicerie, etc., et que les commentaires étaient très bien reçus. «Le public était fier de cette production, ajoute-t-il. On nous voyait au petit écran et on avait une émission qui a su plaire et attirer les gens. Les gens de tout âge aiment rire et on me demande souvent quelle sera la suite. J’ai aussi fait des présentations dans les écoles de la province et les jeunes nous connaissaient. C’était une émission intergénérationnelle.»

   La décision de ne pas présenter de troisième saison a modifié le travail des trois humoristes et l’arrivée de la pandémie COVID-19 n’a pas aidé. Des tournées et des spectacles prévus pour cette année ont été annulés ou remis à l’an prochain. Unis TV avait des choix à faire avec ses budgets et de nouveaux projets ont été présentés et approuvés, ce qui a sonné le glas de l’émission. «Je suis quand même reconnaissant que nous ayons pu faire cette production, dit André Roy. On travaille maintenant sur d’autres projets. La série et les histoires des Newbies ont été inspirées de personnages et du vécu de la vie de tous les jours des humoristes. On veut quand même continuer à travailler ensemble, comme trio. On a des projets qui progressent bien, même si ce ne sont pas des séries. On veut continuer à se produire au petit écran et les trois ensembles.»

   Le moment mémorable pour André Roy a été la salle comble du Théâtre Capitol de Moncton lors du lancement de la série, il y a deux ans. Le lancement à Montréal devant plus de 250 personnes avait aussi été un moment marquant.

   André Roy et sa compagnie Les productions de l’Entrepôt ont vu un autre secteur culturel connaître une débandade, soit la présentation de spectacles devant public. Il est cependant en mode déve- loppement avec plein d’idées et de projets en tête. «Comme artiste, on se réinvente tou-    jours parce qu’on doit continuellement trouver du nouveau matériel, dit encore  André Roy. On cherche toujours à distribuer de nouveaux produits. Le temps nous a aussi obligés à nous diriger vers le Web pour être innovateurs comme artistes et présenter des événements. Au lieu de me rendre à une école faire une présentation, je l’ai fait par Internet, un nouveau mode pour moi. On veut continuer à gagner notre vie et faire de l’humour en français. Ce n’est pas facile sans contact avec le public comme auparavant, mais on avance. La prochaine tournée devant public sera probablement en 2021.» 

   L’absence de déplacements a quand même eu des avantages pour André Roy, père de trois enfants de 18, 8 et 6 ans. Il a eu la chance de les voir plus régulièrement, étant à la maison. Il a travaillé sur le projet de la maison historique Doiron, à Dieppe, qui doit ouvrir ses portes cet été. Sa maison de production vidéo a aussi diffusé sur le Web le banquet annuel de remise des prix d’Entreprises Dieppe, la semaine dernière.

   Des projets, il en a plein la tête. Reste maintenant à savoir le ou lesquels viendront divertir les francophones en Acadie et ailleurs.

Les premières fraises sont très populaires aux Petits Fruits de Pré-d’en-Haut

   Madeleine Céré et Jean-Louis Bourgeois, copropriétaires des Petits Fruits de Pré-d’en-Haut, étaient très heureux d’accueillir les amateurs de fraises au kiosque sur leur site, dimanche, à l’occasion de la première cueillette de la saison, effectuée le matin même.

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF – Atlantique

   «Nous ne pensions pas ouvrir aujourd’hui, souligne Madeleine. C’est une nouvelle variété dans un champ trop éloigné pour l’auto-   cueillette. Mais les employés les ont cueillis dès 5h30 ce matin et nous avons décidé d’ouvrir le kiosque, en respectant bien entendu les règlements provinciaux en temps de pandémie.»

Madeleine était fière de revoir sa clientèle et d’avoir de belles fraises à leur offrir au kiosque.

   Plusieurs personnes de- vaient avoir hâte de se procurer ces fraises locales puisqu’elles étaient nombreuses à se rendre sur le site. La plupart des clients s’informaient du début de l’autocueillette et promettaient de revenir. Et ils ne tarissaient pas d’éloges sur la beauté des fraises qu’ils achetaient.

   L’autocueillette devrait débuter la semaine prochaine, probablement le 5 juillet; la date officielle sera indiquée sur la page Facebook de l’entreprise. C’est d’ailleurs par l’entremise de ce réseau social que les gens avaient appris la nouvelle de l’ouverture dimanche matin. «Parfois, c’est positif un média social», reconnaît Madeleine.

Le copropriétaire Jean-Louis, à gauche, et Robert, un client heureux de son achat.

   L’autocueillette des framboises se fait habituellement à la mi-juillet, tandis que pour les bleuets ce sera en août.

   Depuis trois ans, le couple opère également le kiosque de fruits et légumes Scoudouc River Farm. Celui-ci ouvrira le 5 juillet, de 10h à 18h, chaque jour.

   Même s’il y a des hauts et des bas dans l’exploitation d’une telle entreprise agricole, le couple Céré-Bourgeois aime leur travail. «Nous sommes tou-                          jours dépendants de la nature, explique Madeleine. Des années il pleut beaucoup, d’autres moins; parfois ça gèle tôt, d’autres fois tard. Mais nous ne contrôlons pas ça et il faut s’ajuster en conséquence.»

   Les champs de bleuets sont irrigués, mais non les fraises. Et celles-ci manquent énormément d’eau avec le temps exceptionnellement sec des dernières semaines. C’est la même chose pour les légumes. Heureusement, rien n’est encore en danger, mais une pluie au cours des prochains jours serait grandement  appréciée.

   En plus de quelques employés réguliers, quinze travailleurs temporaires en provenance de la Jamaïque sont sur place. Sept autres sont encore en quarantaine. Il est encore incertain si d’autres viendront. L’entreprise à l’habitude d’en accueillir une quarantaine chaque année. Sur les dix étudiants embauchés, il en reste deux à temps plein et un à temps partiel.