Plusieurs entreprises de Dieppe se démarquent lors du banquet virtuel d’Expansion Dieppe

   Expansion Dieppe a innové en présentant son 18e banquet d’Expansion Dieppe virtuellement, jeudi dernier. Cet événement hors de l’ordinaire mettant en valeur la remise des Prix d’Expansion Dieppe; l’animation de Luc LeBlanc en collaboration avec Solange LeBlanc; une prestation musicale d’Émilie Landry, ainsi qu’une prestation humoristique (S.I.M) animé par André Roy incluant la participation de Luc LeBlanc, Christian Essiambre, Samuel Chiasson et Jean-Sébastien «Bass» Levesque.

EXIT REALTY – Prix de l’Entreprise de service par excellence – Parise Cormier, propriétaire.

   Plus de 130 personnes se sont inscrites, mais bien plus ont participé dans le confort de leur foyer ou à leur entreprise. Afin de se mettre dans l’ambiance festive du banquet, les participants ont été invités à commander un repas de leur restaurant favori de Dieppe et leur boisson préférée produite à Dieppe. Lors de la diffusion en temps réel, l’émotion, des finalistes entourés de leur famille et amis, était palpable.

CAVOK – Entreprise émergente  – Serge Nadeau et Serge Basque, propriétaires.

   Expansion Dieppe a remis quatre prix soient le Prix de l’Entreprise par excellence, le Prix de l’Entreprise de services par excellence et le prix de l’Entreprise en émergence, tous à des entreprises dont le succès est remarquable. Expansion Dieppe a également profité de l’occasion pour remettre le Prix Mon Choix qui est le choix du public et qui suscite de plus en plus d’engouement. Le vote a d’ailleurs été extrêmement serré, et ce jusqu’à la dernière minute.

   Malley Industries s’est mérité le Prix de l’Entreprise par excellence. L’entreprise familiale Malley Industries a célébré son 40e anniversaire en 2019. Pouvoir offrir de l’emploi à une population croissante de Néo-Brunswickois et de nouveaux arrivants dans la région est une source de satisfaction pour la famille Malley, qui croit fermement en la valeur ajoutée des entreprises locales à l’économie. Produire des ambulances de classe mondiale, des véhicules accessibles aux fauteuils roulants et des produits thermoformés composites distribués partout en Amérique du Nord et à l’étranger leur soutire énormément de fierté.

   Le Prix de l’Entreprise de services par excellence a été décerné à EXIT Realty Associates. EXIT Realty Associates est une franchise de courtage immobilier ré- sidentielle qui est vite devenue synonyme de fiabilité et de réputation non seulement à Dieppe, mais dans toute la région du Sud-Est du N.B. EXIT Realty comprend et reconnait qu’ils sont non seulement impliqués dans la vente de biens immobiliers, mais qu’ils sont devenus des consultants fiables et convoités par leurs clients. EXIT Realty est vite devenue un leader dans leur industrie avec 25% de part du marché. Stratégiquement localisé à Dieppe, ils offrent, à leurs consultants membres, un lieu de travail moderne et à la fine pointe de la technologie.

   L’entreprise CAVOK Brewing Co., qui avait remporté le Prix Mon Choix l’année dernière, a remporté le Prix de l’Entreprise en émergence. CAVOK Brewing co. est une microbrasserie arti- sanale innovatrice. Elle offre différentes bières d’une qua-lité exquise et présente une image de marque soignée. L’expérience offerte à leur «Taproom» permet aux clients                                                          de déguster des produits locaux dans une atmosphère divertissante à aire ouverte avec une vue exceptionnelle sur la salle de brassage. Le design industriel, moderne et chaleureux de la brasserie en fait un endroit unique au Nouveau-Brunswick.

   Choisi par le public, le gagnant du Prix Mon Choix, est Bennic. Alors que ce n’était que la poursuite d’un rêve, Bennic ouvrit ses portes en 2011 dans un modeste bâtiment pour déménager à son emplacement actuel en 2013. Encore aujourd’hui, Bennic est fier de servir des milliers de glaces aux enfants et aux adultes de tous âges en échange d’un sourire. En tant qu’entreprise familiale, Bennic se donne comme mission d’offrir une gamme diverse de produits de haute qualité et un service à la clientèle hors pair et bien sûr, d’être le choix préféré des familles et amis lorsqu’il s’agit d’apaiser des envies sucrées.

   Plus de 1300 votes ont été exprimés en ligne pendant la période du vote qui s’est terminée le 24 juin à minuit.

   «Nous sommes heureux d’offrir ces quatre prix à chacune des entreprises qui excellent dans leur domaine d’activité. Nos plus sincères félicitations à toutes et à tous!», a souligné Louis Godbout, directeur général à Expansion Dieppe. «Plus que jamais les entreprises doivent se serrer les coudes afin de passer à travers ce temps sans précédent. La soirée a permis d’oublier pour un instant tout ce qui se passe et permis de célébrer le succès et la résilience des entreprises d’ici. Nous tenions à renforcir l’importance de l’achat local et le soutien mutuel de la communauté d’affaires, ce que nous avons réussi avec brio, car plus de 2000$ ont été reçus en dons», a-t-il ajouté.

Une nouvelle expérience touristique verra le jour en 2021 à Shediac Bridge

   Isabelle Iriarte et Sébastien Doolaeghe recevront 146 000$ pour élaborer une expérience touristique de style «glamping» à Shediac Bridge.  C’est ce qu’il a été possible d’apprendre lorsque le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investissait plus de 16 millions de dollars pour renforcer le secteur touristique du Canada atlantique et aider l’industrie à aller de l’avant. L’APÉCA investit donc plus de 1,1 million de dollars dans la région de Beauséjour, et qualifie le projet du couple «d’innovateur» et «différent».

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

Bulle double.

   Le couple Iriarte-Doolaeghe possède une ferme à Shediac Bridge et veut faire vivre aux gens une expérience de «glamping», soit du camping avec un peu plus de luxe et de confort. Le couple possède une ferme située sur 15 acres de terre, un endroit idéal pour y installer quatre «bulles» de deux chambres pour les familles, quatre autres avec une «bulle» pour les couples, dont une sera accessible pour les personnes à besoins spéciaux.  Il y aura aussi un coin de relaxation avec un bain à remous et un sauna.

   «Nous voulons garder ça petit, explique Isabelle Iriarte, et donner toute l’attention aux gens qui seront plongés dans l’expérience de la ferme dans son ensemble et immergés par la nature qu’ils pourront admirer à volonté.»

Bâtiment principal.

   Isabelle est agente de marketing et de communication au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, tandis que Sébastien est entièrement dédié à la ferme, au jardin et au projet touristique. Il fait tout le travail relié à la ferme, abat les animaux, fait les coupes ainsi que les saucissons, saucisses, boudin, etc. «C’est lui le roi là et c’est beaucoup de travail, car c’est une période vraiment occupée», ajoute Isabelle.

   Sébastien s’occupe de la  construction du bâtiment principal qui aura une grande cuisine et un espace pour vendre les produits de la ferme. Ils feront la vente et la promotion de produits locaux et d’entreprises locales et offriront des ateliers reliés à l’agriculture, à la fabrication de fromage, etc. Le champ d’activités sera élargi au fur et à mesure selon les intérêts des gens.

Bulle simple.

   «Nous avons lancé ce projet pour qu’éventuellement je puisse aussi m’y consacrer à temps plein avec mon mari et être avec les enfants», souligne Isabelle. Ceux-ci : Laura, 12 ans, Juliette, 8 ans et Thomas, 5 ans, aiment la vie à la ferme et font partie du projet et de l’aventure.

   Isabelle s’occupera du marketing du projet, de la gestion des réservations et des clients. Ils ont hâte d’accueillir les gens. Le site sera ouvert à l’année. «On va embaucher des étudiants en agriculture et aussi recruter du personnel additionnel, car on souhaite que les gens soient traités aux petits soins. Les petits déjeu- ners seront offerts avec les nuitées.»

   Le site ouvrira en 2021, mais les réservations pourront être effectuées dès le 1er septembre 2020. «C’est incroyable le nombre de personnes intéressées qui ont communiqué avec nous», dit-elle.

   Le couple français a acheté la propriété en mars 2016. «Nous avions regardé ailleurs dans la région, explique Isabelle, mais le prix plus abordable nous a fait pencher en faveur de ce magnifique terrain à Shediac Bridge. Nous ne savions pas où nous allions tomber, mais ici, nous avons découvert une communauté incroyable. Nous sommes tellement chanceux d’avoir de bons amis et les choses n’auraient pas été pareilles sans ça. On adore ça ici et pour rien au monde on changerait de place.»

   «Les gens de Grande-Digue sont tellement gentils. Nous avons été frappés mon mari et moi, car nous avons eu le choc de la gentillesse. On ne connaît pas ça en France», ajoute-t-elle. Lors de voya-ges précédents, ils étaient déjà restés dans des gîtes du passant parce qu’ils pouvaient parler aux gens. On les trouvait très ouverts, ils voulaient partager leurs expériences et leur di-saient qu’on avait besoin de gens comme eux.

   Elle raconte que lors de leur mariage à Grande-Digue, il y a deux ans, Pépère Boîte à lunch (Ron Cormier), l’oncle d’un de leurs meilleurs amis, les a conduits à l’église dans une belle voiture ancienne. Après la cérémonie, il les attendait avec une autre belle voiture ancienne. Elle trouve cette gentillesse tout simplement incroyable.

   Isabelle raconte encore qu’en quittant la France, ils n’avaient aucunement l’idée d’avoir une ferme. «Mais après l’achat du terrain, nous avons acheté des animaux, puis on a fait un jardin pour viser l’autosuffisance alimentaire et avoir de la nourriture qu’on produit. Nous voulons développer l’écotourisme et l’agrotourisme et véhiculer les vraies valeurs de la vie.» 

   Ils vendent aussi des œufs frais. Avec tout ce qui se passe mondialement ils sont fiers de leur décision. «Il faut encourager le local, car la pandémie nous a fait réaliser qu’on était trop dépendant de l’étranger, des cultures à l’extérieur de la province.»

   Le couple a voyagé avant de s’installer ici et n’arrivait pas à trouver de l’hébergement qui leur faisait vivre une expérience authentique. «Les gens veulent faire des activités, partager avec les conjoints et la famille et ici on est proche de la mer, aussi bien l’été que l’hiver, et c’est ainsi qu’est né notre projet d’expérience touristique.»

Maquette du projet touristique dans les grands espaces à Shediac Bridge. (Gracieuseté)  

   Dans ce cadre bucolique, les enfants ont pu profiter de la pandémie pour apprendre des choses différentes, avec la présence des animaux. Isabelle a le sentiment d’avoir semé quelque chose et d’avoir créé de beaux souvenirs. «La vie est très différente ici, dit-elle. On se demande comment on a pu vivre la vie effrénée que nous avions avant en France.»

Les Newbies sont morts : vive André, Christian et Luc


   La populaire émission Les Newbies, une création acadienne tournée dans la région et qui a été diffusée pendant deux saisons sur la chaîne Unis TV, ne sera pas de retour l’an prochain. Il semble cependant que les trois amis du Pays de la Sagouine, André Roy, Christian Essiambre et Luc LeBlanc pourraient se trouver à nouveau sur le petit écran dans un avenir assez rapproché.

Normand A. Léger

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

   Les Newbies aura été une courte série mais elle est un cas de figure :  une série humoristique mettant en vedette des Acadiens, écrite par des Acadiens et produite par des Acadiens. Lors de la première saison, 10 épisodes des Newbies ont été diffusés; 13 émissions ont été produites la deuxième année pour un total de 23. Unis TV a cependant avisé récemment le trio que la série ne serait pas de retour pour une troisième saison.

   «La décision nous a surpris, admet  André Roy. Elle nous a fait mal, mais on comprend leur décision. On est quand même content d’avoir pu réaliser et produire une série de qualité, la deuxième saison étant bien meilleure que la première. Le projet a duré cinq ans, de l’idée  originale de Christian Essiambre, puis à l’écriture, la production et ensuite la diffusion à la télévision.

   Le projet a également été modifié en cours de route, souligne-t-il. «Au départ, on voulait montrer les coulisses des productions théâtrales, notre passion du temps. Après  plusieurs discussions, on a décidé de l’orienter vers l’humour, un sujet plus intéressant pour le public.»

Luc LeBlanc, Christian Essiambre et André Roy, des Newbies. (Gracieuseté)

   Les trois comédiens sont des complices de longue date. «On était trois étudiants à l’université (de Moncton) qui avaient formé un trio d’humour, les Mainsd’nez, entre 1997 et 2001», raconte André Roy. «C’était différent en trio parce que les humoristes se dirigeaient vers le standup seul sur l’estrade. On faisait des clins d’œil à Montréal à ce moment parce qu’en humour, si tu n’es pas connu à Montréal, personne ne te connaît.»

   Les Newbies, c’est l’histoire d’André, Luc et Christian, trois amis Acadiens, qui rêvent de gagner leur vie grâce à l’humour. Mais leur quête n’est pas de tout repos! En plus de se buter au fait qu’ils ne sont pas connus, ils doivent composer avec Amélie, l’épouse d’André, qui leur donne un ultimatum : ils ont un an pour réussir. Ils tentent donc tant bien que mal de générer un «buzz» au Nouveau-Brunswick pour attirer l’attention des gens de l’industrie et être invités à performer sur une grande scène québécoise.

   C’était la première fois que des Acadiens détenaient les principaux rôles dans une production faite en Acadie pour une chaîne nationale avec des acteurs québécois dans les rôles secondaires. L’idée du titre – Les Newbies – est de Christian. Sa copine était en résidence en médecine à l’Université de Sherbrooke et la majorité des étudiants du Nouveau-Brunswick habitaient dans la même résidence; les gens les appelaient les Newbies.

   La réaction du public envers la télésérie a été très positive, selon André Roy. Il souligne que les trois comédiens étaient souvent approchés ou reconnus sur la place publique, à l’épicerie, etc., et que les commentaires étaient très bien reçus. «Le public était fier de cette production, ajoute-t-il. On nous voyait au petit écran et on avait une émission qui a su plaire et attirer les gens. Les gens de tout âge aiment rire et on me demande souvent quelle sera la suite. J’ai aussi fait des présentations dans les écoles de la province et les jeunes nous connaissaient. C’était une émission intergénérationnelle.»

   La décision de ne pas présenter de troisième saison a modifié le travail des trois humoristes et l’arrivée de la pandémie COVID-19 n’a pas aidé. Des tournées et des spectacles prévus pour cette année ont été annulés ou remis à l’an prochain. Unis TV avait des choix à faire avec ses budgets et de nouveaux projets ont été présentés et approuvés, ce qui a sonné le glas de l’émission. «Je suis quand même reconnaissant que nous ayons pu faire cette production, dit André Roy. On travaille maintenant sur d’autres projets. La série et les histoires des Newbies ont été inspirées de personnages et du vécu de la vie de tous les jours des humoristes. On veut quand même continuer à travailler ensemble, comme trio. On a des projets qui progressent bien, même si ce ne sont pas des séries. On veut continuer à se produire au petit écran et les trois ensembles.»

   Le moment mémorable pour André Roy a été la salle comble du Théâtre Capitol de Moncton lors du lancement de la série, il y a deux ans. Le lancement à Montréal devant plus de 250 personnes avait aussi été un moment marquant.

   André Roy et sa compagnie Les productions de l’Entrepôt ont vu un autre secteur culturel connaître une débandade, soit la présentation de spectacles devant public. Il est cependant en mode déve- loppement avec plein d’idées et de projets en tête. «Comme artiste, on se réinvente tou-    jours parce qu’on doit continuellement trouver du nouveau matériel, dit encore  André Roy. On cherche toujours à distribuer de nouveaux produits. Le temps nous a aussi obligés à nous diriger vers le Web pour être innovateurs comme artistes et présenter des événements. Au lieu de me rendre à une école faire une présentation, je l’ai fait par Internet, un nouveau mode pour moi. On veut continuer à gagner notre vie et faire de l’humour en français. Ce n’est pas facile sans contact avec le public comme auparavant, mais on avance. La prochaine tournée devant public sera probablement en 2021.» 

   L’absence de déplacements a quand même eu des avantages pour André Roy, père de trois enfants de 18, 8 et 6 ans. Il a eu la chance de les voir plus régulièrement, étant à la maison. Il a travaillé sur le projet de la maison historique Doiron, à Dieppe, qui doit ouvrir ses portes cet été. Sa maison de production vidéo a aussi diffusé sur le Web le banquet annuel de remise des prix d’Entreprises Dieppe, la semaine dernière.

   Des projets, il en a plein la tête. Reste maintenant à savoir le ou lesquels viendront divertir les francophones en Acadie et ailleurs.

Les premières fraises sont très populaires aux Petits Fruits de Pré-d’en-Haut

   Madeleine Céré et Jean-Louis Bourgeois, copropriétaires des Petits Fruits de Pré-d’en-Haut, étaient très heureux d’accueillir les amateurs de fraises au kiosque sur leur site, dimanche, à l’occasion de la première cueillette de la saison, effectuée le matin même.

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF – Atlantique

   «Nous ne pensions pas ouvrir aujourd’hui, souligne Madeleine. C’est une nouvelle variété dans un champ trop éloigné pour l’auto-   cueillette. Mais les employés les ont cueillis dès 5h30 ce matin et nous avons décidé d’ouvrir le kiosque, en respectant bien entendu les règlements provinciaux en temps de pandémie.»

Madeleine était fière de revoir sa clientèle et d’avoir de belles fraises à leur offrir au kiosque.

   Plusieurs personnes de- vaient avoir hâte de se procurer ces fraises locales puisqu’elles étaient nombreuses à se rendre sur le site. La plupart des clients s’informaient du début de l’autocueillette et promettaient de revenir. Et ils ne tarissaient pas d’éloges sur la beauté des fraises qu’ils achetaient.

   L’autocueillette devrait débuter la semaine prochaine, probablement le 5 juillet; la date officielle sera indiquée sur la page Facebook de l’entreprise. C’est d’ailleurs par l’entremise de ce réseau social que les gens avaient appris la nouvelle de l’ouverture dimanche matin. «Parfois, c’est positif un média social», reconnaît Madeleine.

Le copropriétaire Jean-Louis, à gauche, et Robert, un client heureux de son achat.

   L’autocueillette des framboises se fait habituellement à la mi-juillet, tandis que pour les bleuets ce sera en août.

   Depuis trois ans, le couple opère également le kiosque de fruits et légumes Scoudouc River Farm. Celui-ci ouvrira le 5 juillet, de 10h à 18h, chaque jour.

   Même s’il y a des hauts et des bas dans l’exploitation d’une telle entreprise agricole, le couple Céré-Bourgeois aime leur travail. «Nous sommes tou-                          jours dépendants de la nature, explique Madeleine. Des années il pleut beaucoup, d’autres moins; parfois ça gèle tôt, d’autres fois tard. Mais nous ne contrôlons pas ça et il faut s’ajuster en conséquence.»

   Les champs de bleuets sont irrigués, mais non les fraises. Et celles-ci manquent énormément d’eau avec le temps exceptionnellement sec des dernières semaines. C’est la même chose pour les légumes. Heureusement, rien n’est encore en danger, mais une pluie au cours des prochains jours serait grandement  appréciée.

   En plus de quelques employés réguliers, quinze travailleurs temporaires en provenance de la Jamaïque sont sur place. Sept autres sont encore en quarantaine. Il est encore incertain si d’autres viendront. L’entreprise à l’habitude d’en accueillir une quarantaine chaque année. Sur les dix étudiants embauchés, il en reste deux à temps plein et un à temps partiel.

Pierre-Luc Arsenault et Josée Mercure reconnus

(N.A.L.)

Pierre-Luc Arsenault et Josée Mercure sont les athlètes de l’année à l’école Mgr-Marcel-François-Richard, à Saint-Louis-de-Kent.

   Les deux athlètes ont été reconnus lors du Gala de reconnaissance de l’école tenu de manière virtuelle, la semaine dernière. La recrue féminine de l’année est Alexa Belliveau. Il n’y a aucune recrue masculine.

   Pierre-Luc Arsenault, 17 ans, est un ancien cham- pion provincial de golf, qui a aussi joué au soccer et au badminton avec les Corsaires de MMFR. Il a excellé au golf avec une meilleure ronde au tournoi provincial de 2019 avec 75 et une de 74 au régional. «Je suis excité et aussi surpris d’avoir été choisi, a dit Pierre-Luc Arsenault. C’est ma mère qui m’a demandé de regarder la vidéo du gala de l’école et j’ai vu que j’avais été nommé et choisi le gagnant. Il y avait aussi d’autres bons athlètes à l’école. Le titre clôture bien mes quatre années scolaires. Je continue à jouer au golf et même si plusieurs tournois ont été annulés, je crois que le championnat amateur masculin du NB se tiendra en juillet au Royal Oaks. Je m’entraine toujours en plus de travailler au terrain de golf.» Pierre-Luc Arsenault mesure 5pieds 10pouces, 150 livres. Il est inscrit en biologie à l’Université de Moncton en septembre. Il veut devenir biologiste et travailler dans la nature.

Josée Mercure

   Josée Mercure, 18 ans, de Richibouctou-Village, est l’athlète féminine de l’année, elle qui a porté les maillots de cross-country, volleyball, soccer et d’athlétisme des Corsaires de son école. «J’ai apprécié mes quatre années avec les Corsaires, a dit l’athlète de 5pieds 7pouces et qui joue centre au volleyball. J’étais une athlète déterminée qui jouait fort. Mon meilleur souvenir a été le championnat de soccer et la bannière provinciale remportée en 11e année. On a bien joué et on avait un bon groupe de joueuses. J’ai surtout aimé les sports et j’ai bien réussi dans mes cours.» Mercure est inscrite en sciences infirmières à l’Université de Moncton, en septembre. Elle prévoit tenter sa chance avec les Aigles Bleues au soccer. 

   Max Mazerolle a été reconnu comme l’impliqué de l’année et il a reçu le prestigieux Prix Paul-Manuel pour ses efforts et sa participation dans les activités de la vie étudiante, son leadership, sa persévérance et son esprit sportif.

   «C’était le prix que je vi- sais, a dit Max Mazerolle lors d’une entrevue. J’ai été beaucoup actif à l’école, membre du conseil des élèves et de divers comités, et j’ai pratiqué le cross-country, le soccer, le golf, le badminton et l’athlétisme. Le prix est accordé pour l’implication, le leadership démontré, la réussite académique et la participation dans les activités scolaires. J’ai été actif lors de mes quatre années à l’école. Mon moment magique a été notre championnat provincial de soccer l’automne dernier. L’école n’avait pas remporté la bannière masculine depuis 20 ans et notre entraineur, Jeff Mazerolle, faisait partie de cette dernière équipe championne. C’était tout un exploit.»   

   Max Mazerolle, 17 ans, est inscrit en kinésiologie à l’Université de Moncton, en septembre. Il se joindra aux Aigles Bleus en athlétisme. Il mesure 5pieds 10pouces, 140 livres. Il avait aussi remporté trois titres provinciaux par équipe au golf avec son école et a raté un quatrième d’un coup l’automne dernier. 

   Les joueurs par excellence des équipes sportives sont Pierre-Luc Arsenault, au golf; Emily Doucet et Max Mazerolle, au cross-country et Manon Vautour et Jonathan Doucette, au soccer. Notons que la formation masculine de soccer a remporté la bannière provinciale de sa division, l’automne dernier.

   Isabelle Daigle est l’élève avec la meilleure moyenne académique de la 12e année.

Un nouveau logo et des surprises pour L’Grand bazar-à-choix 2021

   C’est en 2021 que «L’Grand bazar-à-choix» célèbrera son 10e anniversaire et les res- ponsables planifient quelque chose de spécial, dont un nouveau logo. Le groupe a reçu un octroi de 1000$ de la Communauté rurale Beaubassin-est à cet effet et fera appel aux artistes pour la création d’un logo.

Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

   «Nous avons été très déçues d’avoir à annuler notre 10e L’Grand bazar-à-choix qui était prévu  le 22 août prochain», souligne Marlene  Dugas, présidente fondatrice de l’événement annuel. «Mais nous n’y pouvions rien.»

   Le comité organisateur a des rencontres virtuelles régulières pour préparer l’événement et il a été convenu qu’il serait bien d’avoir finalement un logo afin de se donner une image pour les communications et les   médias sociaux. «Nous y pensions depuis longtemps, mais là nous avons pris le temps d’aller de l’avant et on en aura finalement un», dit-elle. Le comité aimerait  aussi préparer des éléments spéciaux pour ce 10e anniversaire, mais doit  prendre en considération qu’il n’y a plus beaucoup d’espace disponible dans les 40 kiosques.

   Il va sans dire que le comité organisateur ne peut oublier l’immense succès connu lors du 9e L’Grand bazar-à-choix qui se tenait pendant le Congrès mondial acadien l’an dernier. Plus de 800 personnes ont profité des belles activités au programme du bazar, qui se tenait le 18 août dans le cadre de la journée de la région hôtesse Beaubassin-est.

   Très intéressée par les arts et la culture acadienne, c’est Marlene Dugas qui est l’instigatrice de cet événement annuel, avec l’aide d’un petit comité dont elle est la pré-  sidente. «La première année, c’était seulement une exposition, ajoute-t-elle, mais les gens étaient déçus de ne pas pouvoir faire des achats».  Depuis la deuxième année, une quarantaine d’artistes et d’artisans peuvent maintenant vendre leurs produits. On y a ajouté un comptoir de cuisine acadienne avec fri-cot, poutines râpées, pâtisse- ries, etc. C’est très populaire.

   «L’Grand Bazar-à-choix à Barachois c’est le reflet de la fierté de notre patrimoine, indique Marlene Dugas. C’est une vieille tradition devenue réalité grâce aux efforts d’un comité et de plusieurs partenariats avec des organismes de la région.» Les artistes et artisans locaux ont ainsi l’occasion de montrer, par- tager et vendre leur savoir-faire. Les Chevaliers de Colomb prêtent la salle Grand Barachois pour cette journée communautaire et aident à la mise en place de l’événement. Un grand chapiteau est également installé sur le site.

   Et bien entendu, la musique fait partie de la journée et les prestations variées sont appréciées de toutes et de tous. Il y a aussi des activités amusantes pour les enfants, telles une table de bricolage, du maquillage de visage, des compétitions organisées par les pompiers volontaires et des narrations par des auteurs parrainés par la maison d’édition Bouton d’or Acadie. «Nous voulons encourager les familles à venir ensemble et nous travaillons afin de rendre les activités encore plus intéressantes pour les jeunes d’aujourd’hui», ajoute Marlene.

Jean-Guy Landry est un pêcheur à la retraite qui fabrique des filets de pêche traditionnels.

   Les artistes et les artisans offrent des créations pour tous les goûts, à des prix pour tous les budgets. Le public apprécie la qualité des produits des exposants et des exposantes qui se disent aussi satisfaits de leurs ventes.

Kevin Augustine fait des rames de canot de façon traditionnelle.  (Photos : Gracieuseté)

   Le comité organisateur de l’événement pour 2021 est composé de Marlene Dugas, présidente, ainsi que de Patsy Ouellette, Josée Robitaille, Nancy Léger Murphy, Jacqueline Léger et John Thompson. 

Une moyenne de 99,6 pour Alexandre Gaudet de Dieppe

(N.A.L.) – Réussir une moyenne de 99,6 dans le programme de baccalauréat international (BI) n’est pas une mince tâche, mais une qu’Alexandre Gaudet, de Dieppe, a bien réussi à l’école Mathieu-Martin cette année, remportant du même coup la Médaille académique du Gouverneur général et la bourse Roméo-LeBlanc de l’Université de Moncton.

   L’élève a réussi ses quatre années dans ce programme plus avancé académiquement que le régulier. Il a pris part à des comités ou activités de l’école, dont celui des épices alors que des élèves ont fait pousser des épices dans l’école et aussi au programme d’avant Halloween de la maison historique Keillor, à Dorchester où ils ont participé au thème de la maison hantée. Il était membre du comité de robotique cette année, mais la compétition provinciale a été annulée en raison de la pandémie. Il était également membre de l’équipe midget des Aigles du hockey mineur Dieppe/Memramcook, une formation qui a remporté trois titres de suite. 

   «Je suis fier de mes accomplissements, a dit Alexandre Gaudet. C’est certains que nous recevons des crédits dans nos cours et ma mo-yenne parait bien élevée. Je dois dire que j’ai eu besoin d’étudier, parfois plus longtemps pour des projets, mais j’ai quand même pris le temps de faire autre chose.»

   L’étudiant de 18 ans est inscrit en génie mécanique à l’Université de Moncton, en septembre. Il indique avoir plus de liberté dans cette discipline comparé aux autres programmes de génie. 

   «J’ai beaucoup apprécié le programme du BI, a-t-il enchainé. On est un petit groupe d’élèves et on arrive à bien se connaître. Nos enseignants sont aussi plus spécialisés dans la matière et ils nous encouragent à nous dépasser. Ils nous donnaient aussi du temps libre pour travailler sur autre chose. Mon moment mémorable a été en 10e année lorsque nous avons organisé à Mathieu-Martin la conférence annuelle atlantique des programmes de BI. C’était super de rencontrer des étudiants d’ailleurs de ce programme. Tout était bien organisé.»

   Les études et la participation dans les activités exigent une discipline personnelle pour bien réussir, ce qu’Alexandre Gaudet a su maîtriser. Il indique que le programme du BI a été exigeant, mais qu’il a bien appris à gérer son temps. Il aime la polyvalence du génie mécanique et qu’il aura plus d’options de carrière par la suite.