Le Moniteur Acadien est à vendre

Claire Lanteigne

Après avoir assuré la publication du Moniteur Acadien pendant 21 ans, le propriétaire et éditeur de l’hebdomadaire, Gilles Haché, désire passer le flambeau à quelqu’un.e d’autre.

«Je veux prendre ma retraite, de dire Gilles Haché, mais j’aimerais m’assurer que le Moniteur Acadien poursuive sa route. J’ai fait l’acquisition de l’hebdomadaire le 28 janvier 1997 et c’est avec grande fierté que je l’ai vu paraître chaque semaine, malgré les défis rencontrés. C’est un atout très important pour les communautés que nous desservons.»

«Nos abonnés tiennent à leur hebdo, poursuit-il.  Il faut être au bureau quand la livraison est retardée à cause de la mauvaise température pour voir le nombre d’appels que nous recevons pour en connaître la raison. Et nous apprécions l’appui de nos lecteurs et lectrices.

«De plus, c’est un outil d’information important pour les organismes et les municipalités qui veulent faire connaître leurs activités.  Beau temps, mauvais temps, nous sommes souvent les seuls à couvrir les activités de nos conseils municipaux.  Nous n’attendons pas qu’il y ait des sujets controversés pour nous présenter aux réunions.»

«C’est aussi un outil important pour les compagnies, les organismes et les muni- cipalités qui achètent de la publicité pour la promotion de leurs activités.  Et le journal a toujours été heureux de compter sur cette source importante de revenus.

«Nous avons toujours fait une place de choix aux écoles et aux organismes de nos communautés.  Il est important pour nous de faire connaître ce qui se passe et de mettre en évidence les belles actions.  Il faut dire que nous avons toujours priorisé les nouvelles positives, et nous laissons à d’autres de s’occuper des négatives.

«Souvent pendant la saison estivale, nous avons entendu des touristes nous dire que c’est grâce au Moniteur Acadien qu’ils pouvaient savoir ce qui se passait dans la région et ainsi planifier leurs activités.  Et nous en sommes bien fiers, car c’est le rôle d’un hebdo d’être près de ses communautés.

«J’ai déjà commencé des  démarches pour vendre le journal, de poursuivre M. Haché, mais elles n’ont pas porté fruits.  Je me donne un an pour y arriver. Le Moniteur Acadien fait ses frais, mais ce serait encore plus profitable si un éventuel acheteur avait déjà un commerce et des structures en place. Ce serait l’idéal, car par exemple, les coûts de secrétariat et de comptabilité pourraient être partagés.»

Monsieur Haché se dit ouvert à toute offre raisonnable et les personnes intéressées peuvent le rejoindre en communiquant avec le journal. «Ce serait triste, conclut-il, si je ne trouvais pas personne pour poursuivre l’aventure. Ça priverait toute une région d’un média d’information unique.»

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