Le français s’apprend, l’anglais s’attrape!

Alcide F. LeBlanc

Le taux d’assimilation se situe à onze pour cent chez les Acadiens et les Acadiennes du Nouveau-Brunswick. On comprend mieux alors la vive inquiétude pour la survie et à l’épanouissement de l’Acadie et de la  francophonie. Comme conséquence de ce fléau, nous perdons constamment un poids politique, linguistique et culturel.

Parce que notre province et notre pays sont officiellement bilingues, à tort ou à raison, certains parents francophones pensent qu’il est préférable d’envoyer leurs enfants dans une école anglophone. Pour eux, leur progéniture complètera mieux sa formation scolaire avec une plus grande compétence linguistique. Or, rien n’est plus loin de la vérité. Le système scolaire francophone produit, chaque année, un grand nombre de finissants maîtrisant à la fois les deux langues officielles et souvent une troisième et même une quatrième langue.

De plus, une telle pratique comporte de sérieux risques. Une fois leur formation scolaire complétée, ces jeunes diplômés se dirigeront tout probablement vers des institutions anglophones au détriment de la francophonie.

Tout récemment, les médias nous ont dévoilés qu’un haut représentant de la France habitant Moncton avait d’abord inscrit ses enfants dans une école élémentaire du district no 01. Pour des raisons que nous ignorons et qui relèvent de son libre choix, ce parent a décidé par la suite d’envoyer ses enfants dans le système anglais. Ayant appris ce fait, le président de la SANB a vivement critiqué cette décision en rappelant à ce monsieur qu’il avait manqué de solidarité envers l’Acadie et la francophonie.

À l’instar du président de notre organisme provincial voué à la défense et à la promotion de nos droits, nous regrettons vivement ce geste de ce monsieur comme celui de tous les autres boudant l’Acadie et la fragile francophonie.

Alcide F. LeBlanc

 

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