La Villa Providence dénonce l’approche du gouvernement dans la construction d’un nouveau foyer de soins pour personnes âgées à Shédiac

   Le conseil d’administration de la Villa Providence a envoyé une lettre au premier ministre Brian Gallant et à la ministre des Aînés et des Soins de longue durée, Lisa Harris, pour réclamer un changement dans l’approche à l’octroi du contrat pour la  construction d’un nouveau foyer de soins à Shédiac. En effet, le conseil considère que compte tenu du travail accompli par la Villa Providence depuis près de 50 ans, l’organisme sans but lucratif devrait avoir un premier droit de refus pour la construction.

«Nous avons un contrat et une licence actuellement pour opérer la Villa Providence, un foyer de niveau 3 et 4 où l’on retrouve 190 lits. Le gouvernement a annoncé la construction d’une nouvelle infrastructure de 190 lits. La Villa Providence est un organisme sans but lucratif qui appartient à la communauté de Shédiac depuis ses débuts. Nous avons un excellent rapport avec les gens d’ici, avec nos résidents et nos patients», lance Yvon Belliveau, président du conseil d’administration. «La façon logique et juste d’aller dans la relation qui nous lie au gouvernement depuis des années serait de nous accorder un premier droit de refus sur le contrat de construction.»

Déjà au cœur de la communauté

   Pour le directeur général de la Villa Providence, la tendance actuelle démontre que les foyers communautaires pour personnes âgées dans la province sont désavantagés dans le processus d’appel d’offres utilisé par le gouvernement provincial. «Ce que nous avons vu jusqu’à maintenant dans les demandes gouvernementales porte à croire qu’aucune organisation sans but lucratif comme la nôtre ne sera en mesure de répondre aux exigences. Pour la Villa Providence, il y a un risque que nous perdions notre licence d’opération. Cela voudrait dire que nous cesserons d’exister», explique Ronald LeBlanc.

La Villa Providence n’est pas la seule à demander cette approche de premier droit de refus. L’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick formule la même demande pour assurer que les soins aux personnes âgées de la province soient ancrés dans les communautés.

«Nous sommes d’avis qu’une organisation locale comme la nôtre est la plus en mesure d’offrir des services en lien avec les habitudes et les préférences des gens d’ici. Nous avons une longue histoire de réussite en matière de soins aux personnes âgées. Nous avons l’expertise nécessaire et l’attachement communautaire qui fait de notre organisation, un fournisseur de choix. Il faut que le gouvernement prenne en considération l’importance de la communauté dans la qualité de vie des aînés», conclut Yvon Belliveau.

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