La jeunesse dans les yeux : J’écris donc je suis

L’écriture, c’est la fenêtre par laquelle, prisonnière de mon quotidien, je m’évade. De chaleureuses retrouvailles avec moi-même, ma plume et mon papier. Quand j’écris, j’oublie tout, et j’ai vraiment cette impression que plus rien n’a d’importance, sauf cette plume que je fais danser, cette page que je noircis et ces mots qui se bousculent dans ma tête. Un grisant pouvoir de créer ou de pouvoir détruire, un grand périple que l’on entreprend et dont les seules frontières sont celles de l’imagination. Christian Bobin l’a si bien dit : «Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir.»

L’amie Écriture et moi, on est trop souvent brouillé, on évite parfois de se croiser, mais elle occupe tout de même mes pensées. Il suffit d’un tête-à-tête entre elle et moi pour redonner à notre histoire un souffle nouveau.

Ma relation avec les mots est intime. J’aime voir leur rondeur au bout de mon crayon, sentir ma langue se courber, soumise, sous le rythme de leurs syllabes. Les mots, il faut savoir les apprivoiser. Il faut les dorloter et les entretenir. Mais, n’ayez crainte, tout l’amour que vous leur porterez, ils vous le rendront au centuple.

Mon écriture à moi, elle est d’abord ébauchée. C’est un brouillon hachuré, des idées à peine esquissées auxquelles j’ajoute des mots, des phra-ses au fil de mes relectures. Écrire, pour moi, ce n’est pas de l’instantané. Cela me prend plusieurs heures avant de poser le point final. J’aime cette sensation, celle d’avoir débuté avec une idée grossière et de l’avoir tant travaillée, tant taillée, qu’elle en sorte de mon esprit, enfin polie à l’image que j’en avais.

L’écriture me fascine. Et c’est ainsi que vous vous retrouvez aujourd’hui à lire cet article rédigé par une jeune fille tombée à jamais amoureuse des mots.

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

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