La Communauté rurale Beaubassin-est montre peu de respect envers les citoyens

Gilles Haché

Lors de la réunion extraordinaire du conseil de Beaubassin-est tenue le mercredi 4 octobre, deux items étaient à l’ordre du jour, le premier un huis clos sur l’acquisition ou la disposition projetée de biens-fonds et l’autre sur des changements à l’arrêté procédural du conseil de la Communauté rurale Beaubassin-est, qui désire modifier entre autres la journée de réunion, qui se tiendrait le mardi au lieu du lundi et surtout le changement ou il n’y aurait plus de période de questions de la part des citoyens.

«J’ai personnellement suggéré au conseiller André Bourque de modifier l’ordre du jour pour que le deuxième item, soient les modifications qui affectent directement les citoyens, puisse être discuté en premier et le huis clos aurait suivi par la suite, de dire Gilles Haché. Après le premier sujet à l’ordre du jour, puisque les citoyens devaient sortir dû au huis clos, les citoyens qui le désiraient auraient pu partir ou demeurer sur place.»

Bourque a accepté ma suggestion et a fait une proposition de modifier l’ordre du jour et elle a été appuyée. Lors du vote, qui se devait unanime, tous les conseillers et conseillères ont voté en faveur à l’exception de la conseillère de Boudreau-ouest, Sophie Landry. La modification à l’ordre du jour n’a donc pas été acceptée.

Voici le résultat, les citoyens présents, une vingtaine, ont dû attendre deux heures quinze minutes dans la petite salle de conférence pour que le huis clos puisse se terminer pour prendre connaissance des changements que le conseil voulait apporter aux procédures des réunions du conseil.

Les trois membres du con-seil de la région de Grand-Barachois ont posé de nombreuses questions au sujet des changements. «Pourquoi changer la journée des réunions sachant que le conseiller représentant Haute-Aboujagane n’était pas disponible les mardis et je peux ajouter que votre journal le Moniteur Acadien ne pourrait plus couvrir les réunions puisque le montage du journal se fait dans la nuit du lundi au mardi et que des nouvelles de sept jours passés n’étaient plus intéressantes.»

L’autre point majeur, c’est l’annulation de la période de questions que les citoyens pouvaient poser à la fin de la réunion.

Selon le greffier par intérim, Yves Léger, il semblerait que les questions posées étaient trop négatives et qu’il voulait que les réunions soient plus positives et plus ordonnées.

Pour le conseiller André Bourque, «c’est une attaque contre la démocratie que d’empêcher les citoyens de questionner leurs élus, c’est simplement contre-productif. Si je fais une erreur, j’aime que quelqu’un me le dise. Je trouve que c’est un pas en arrière pour la démocratie quand on dit aux gens qu’ils doivent se taire. C’est un message pour se débarrasser des gens dans nos réunions. Si nous avons des problèmes comme conseil ce n’est pas aux citoyens de payer le prix, c’est à nous autres de régler nos problèmes.»

La conseillère Sophie Landry indique qu’«on n’essaie pas d’enlever le droit de parole aux gens, on essaie de structurer ça pour que ce soit plus constructif et mieux géré. Si on sait à l’avance quelles sont les questions et les points dont les gens veulent discuter, on peut se préparer», faisant référence à la possibilité des citoyens de faire des présentations en envoyant par écrit les sujets dont ceux-ci veulent discuter.

Pour un citoyen présent, «comment le citoyen peut-il envoyer des questions à l’avance quand il ne connait pas ce que le conseil propose de modifier. Ils veulent simplement nous faire taire.»

Dans une déclaration faite au représentant de l’Acadie Nouvelle, le maire Ronnie Duguay souligne «je comprends le besoin de parler aux élus, mais certaines questions ne devraient pas être posées.»

Durant l’attente de deux heures quinze, en discutant avec les citoyens, ils ont indiqué «ne soyez pas surpris qu’il n’y ait plus de temps pour la période de questions», surprise, rendu à la période de questions, le maire a indiqué l’on aurait droit à seulement une question de la part de citoyens, car il était dix heures et qu’il mettait fin à la réunion.

Pour un maire qui s’était fait élire sous le signe de la transparence, il avait indiqué au journaliste du Moniteur Acadien le 21 janvier 2016, «nous avons des problèmes de transparence et ça doit arrêter. Ça ne peut plus durer.»

«Ce que l’on constate dans la gérance du maire Duguay, c’est que la transparence n’existe pas à la Communauté rurale Beaubassin-est et que le respect des citoyens n’est pas leur priorité», a souligné une autre personne présente.

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