EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Quand la colère, la rage et la peur s’expriment, il faut faire attention

Depuis plusieurs semaines, tant du côté anglophone que du côté francophone et cela à travers la province, les opposants à la privatisation tiennent mordicus à maintenir les services de santé sous l’autorité publique plutôt que de les voir passer sous le contrôle d’une entreprise privée qui se définit comme organisme à but non lucratif. Depuis quand une entreprise commerciale, comme Medavie ou n’importe quelle autre du genre, ne recherche pas les profits avant tout autre objectif?

Croyez-le ou non, il est plutôt rare de voir les deux principaux groupes linguistiques de notre province si unis, si d’accord, dans une cause aussi essentielle que celle de la santé.

Lors des réunions tenues aux quatre coins du Nouveau-Brunswick, c’est le même message : non à la privatisation. On sent la colère, la rage, la peur dans les discours, dans les questions posées de même que dans les yeux des gens qui y assistent.

Voici la question qui tue! Où et quand le gouvernement Gallant a-t-il reçu le mandat de la population de se diriger vers cette tentative de privatisation? Est-ce que les citoyens et les citoyennes se rappellent des préoccupations soulevées lors de la campagne électorale en 2014? Personne n’a entendu prononcer le moindre mot sur ce sujet trois ans passés.

Le programme de santé au Canada est l’un de nos purs traits distinctifs contribuant le plus à faire des jaloux chez nos voisins du sud et ailleurs dans le monde. Il ne faut donc pas le blesser, mais bien le protéger avec des soins minutieux.

Si certains de nos députés demandent aux personnes qui parlent contre la privatisation de mettre un terme «à la campagne de peur», que le gouvernement lui-même en donne l’exemple en mettant rapidement fin à son projet nuisible à la paix sociale et qui contribue énormément et inutilement à susciter la peur, l’inquiétude et l’angoisse chez notre population.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Les accusations sexuelles sont à la mode de nos jours…

            Harcèlement, attouchements, viols, pédophilie voient le jour dans nos nombreux médias (radio, télé, journaux, Facebook, réseaux sociaux, etc.). Nous vivons dans une atmosphère de dénonciations, et ce, à tous les points de vue.

Les victimes de ces actes se rassemblent, se racontent et elles continuent à sortir de leur silence face à un passé qui les a fait beaucoup souffrir, non seulement physiquement mais également psychologiquement, et ce, pendant de nombreuses années.

Personne n’est épargnée en raison de ces allégations y compris le producteur québécois, Gilbert Rozon, fondateur du festival annuel Juste pour Rire et l’animateur télé Éric Salvail. Les animatrices Penelope McQuade, Julie Snyder et plusieurs autres ont eu le courage de dénoncer leurs agresseurs. Aux États-Unis, le grand comédien et producteur, Kevin Spacey, de la série House of Cards (télé); et Harvey Weinstein, producteur et réalisateur, ont été dénoncés par plusieurs actrices américaines qui sont sorties de leur mutisme. On parle même d’anciens pré- sidents des États-Unis, notamment George W. Bush, senior; Bill Clinton… et j’en passe.

Plus près de nous, c’est au tour de quelques membres du clergé catholique d’être accusés de pédophilie, mais attention! Il se pourrait qu’il y ait de fausses dénonciations avancées à l’endroit des prêtres par des pseudo-victimes qui voudraient profiter de la manne de l’Archidiocèse de Moncton et d’ailleurs…

Certes, certains membres du clergé n’ont pas encore eu la chance de se défendre et de dénoncer leurs accusateurs. D’autres victimes ont souffert très très longtemps avant d’avoir eu le courage de dénoncer leurs agresseurs. En ce moment, plusieurs vraies victimes ont obtenu gain de cause en recevant un dédommagement important de la part de l’Archidiocèse de Moncton – ce qui a comme résultat de piger dans les quelques économies de l’Archidiocèse – sans oublier les tarifs exigeants de la part des avocats embauchés pour vérifier les dénonciations et autoriser les dédommagements accordés aux victimes.

C’est certain que cette situation n’encourage pas nos jeunes à avoir une Foi inébranlable envers l’église catholique, cependant, nos jeunes oeuvrent au sein de plusieurs causes sociales pour venir en aide aux moins nantis de notre société. Une dame d’un certain âge interviewée au Téléjournal Acadie récemment a bel et bien résumé toute cette affaire en déclarant : «Tout ce qui se passe n’est pas la faute de Dieu…mais plutôt la faute des humains…»

En cette période d’avant les Fêtes, ce serait un temps propice pour réfléchir à cette nature humaine «si fragile» et reconnaître que la vie est un combat continuel à tous les points de vue et que la perfection est difficile à atteindre. Cependant, la liberté d’expression existe et la dénonciation de la part des victimes est un moyen efficace pour empêcher que les gens «au pouvoir» ne fassent pas d’autres victimes inutiles.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Kevin Arseneau ne pourra pas être candidat libéral en 2018

            On vient d’apprendre que l’ancien président de la SANB, monsieur Kevin Arseneau, ne pourra pas porter les couleurs rouges lors de la prochaine campagne électorale prévue en 2018. Pour plusieurs, cela est compréhensible car ses idées personnelles et politiques ne cadrent pas avec celles de la philosophie libérale provinciale.

Pour d’autres et sans doute, ils sont très nombreux, cela constitue un affront à la démocratie. Quoiqu’il en soit, il ne faut pas penser que monsieur Arseneau et ses partisans vont se taire et mettre un terme aux ambitions politiques de ce jeune fermier de Rogersville.

Les personnes, qui ont un certain âge, se rappellent sans doute de Leonard Jones qui avait été écarté, au niveau national, de la course électorale en raison de ses idées anti-bilinguisme. Au cours de sa mairie entre 1963 à 1974, il n’était pas rare pour lui de dire que le bilinguisme n’était pas une valeur importante. Malgré le refus de l’accepter dans les rangs du Parti conservateur, il a offert sa candidature et devint député de Moncton entre 1974 et 1979!

Puisqu’en 2014, monsieur Arseneau s’est déjà intéressé à la politique pour le Parti vert et qu’il a changé d’idée avant la convention, pour le moment, il se peut que son option la plus favorable soit de se présenter comme candidat indépendant. Autrement, en voulant représenter un autre parti, lors de la campagne, on le raillera parce qu’il a préféré le Parti libéral.

Pour Kevin, ce refus occasionne une immense déception. Ces jours derniers, il déclarait qu’il n’était pas un candidat orthodoxe. De plus, il soutient qu’il manque au niveau de la politique une ouverture et un pluralisme des idées, voire une culture d’intimidation et de menace. Quant à lui, le député doit représenter et défendre les intérêts des citoyens qui l’ont élu. En théorie, il a raison, mais en politique, il faut toujours voir le portrait global et non seulement l’intérêt de sa propre circonscription. Rappelons que cette même exigence doit tout autant s’appliquer aux conseillers scolaires et aux élus municipaux.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Je me souviens…

            L’histoire militaire du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale a débuté par la déclaration de guerre effectuée contre l’Allemagne le 10 septembre 1939.

Les militaires canadiens ont joué un rôle important dans l’effort de guerre des alliés en étant déployés sur tous les fronts dont l’Italie, l’Europe du Nord et en Afrique du Nord. Le Canada a été très actif dans la défense des routes maritimes de l’Atlantique Nord et la Marine marchande canadienne a complété plus de 25 000 voyages transatlantiques. Les Canadiens ont également participé aux opérations dans le Pacifique. Ce sont en tout quelque 1,1 million de Canadiens qui ont servi dans l’une des trois forces armées ou avec les forces alliées au cours des six ans que dura la Seconde Guerre mondiale.

L’impact de cette guerre sur l’Histoire canadienne a été considérable. La crise de la conscription a eu un effet majeur sur l’unité nationale entre les Canadiens francophones et anglophones – même si elle n’a pas été aussi dommageable politiquement que celle de la Première Guerre mondiale, elle a renforcé la reconnaissance «nationale» auprès de la communauté «internationale».

Lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), environ 650 000 Canadiens ont servi et plus de 68 000 d’entre eux ont donné leur vie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), plus d’un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont servi dans les Forces armées du Canada et les forces alliées ou dans la marine marchande. Plus de 47 000 d’entre eux ont donné leur vie.

Dans la guerre de Corée (1950-1953), quelques 26 791 Canadiens ont servi dans le Contingent spécial de l’Armée canadienne et 516 d’entre eux ont donné leur vie.

Au tout début, ces jeunes soldats courageux s’engagèrent pour contribuer à libérer les pays occupés. Pour certains d’entre eux qui sont revenus, blessés et/ou apportant avec eux les stigmas d’une guerre meurtrière, ils ont fait face à un manque d’emplois et à un manque de reconnaissance de la part de leur entourage…

Est-ce que nos jeunes sont au courant des efforts de guerre déployés par leurs ainés? Est-ce qu’ils sont au courant que c’est grâce au courage de ces soldats que nous vivons dans un climat de paix aujourd’hui?

Sommes-nous prêts, jeunes ou moins jeunes, de prendre part aux diverses cérémonies le jour de l’Armistice, le 11 novembre prochain et de porter fièrement le coquelicot et de dire «merci» à nos valeureux anciens combattants, morts ou vivants?   Je me souviens!

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Nous n’avons pas les moyens de fumer au Canada ni au Nouveau-Brunswick

            Suite au tout récent rapport de l’organisme de recherche communément appelé Conference Board du Canada, la population canadienne et celle du Nouveau-Brunswick doivent sérieusement réfléchir sur la question du tabagisme, qui tue et coute énormément cher aux contribuables.

En l’an 2012, l’année même de l’étude – ce qui doit être encore pire en 2017 – le tabagisme au pays a coûté aux contribuables canadiens plus de 16 milliards de dollars. Pour notre petite province ayant une population qui n’atteint pas les 750 000 habitants, on estime que les coûts associés à cette habitude ont été d’au moins 245 millions$.

Lorsqu’on voit les déficits s’accumuler année après année, on devrait tous se dire que nous n’avons pas les moyens de maintenir cette couteuse habitude.

En plus des coûts, jetons un regard sur les décès. Toujours en 2012, 45 500 Canadiennes et Canadiens ont connu des décès prématurés. Cela signifie donc qu’à chaque jour, 125 personnes quittent trop tôt notre planète dont près de 60 pour cent sont du genre masculin. Rappelons un simple fait. La tuerie au Canada causée par la cigarette dépasse même la tuerie par les armes à feu chez nos voisins du sud. De fait, aux États-Unis, chaque année, les armes à feux éliminent 30 000 personnes tandis qu’au Canada, la cigarette en tue 45 000!

Que faut-il donc faire pour enrayer ce fléau couteux et mortel? La population canadienne, les autorités médicales et politiques, les parents, les jeunes et les moins jeunes, comme tous les autres acteurs sociaux, doivent prendre conscience des très graves conséquences causées par le tabagisme. Une fois la conscience bien éclairée, il sera plus facile d’agir rapidement et sagement.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Sears Canada : Bientôt chose du passé…

            Au fil des ans, nous avons vécu la fermeture de la compagnie T. Eaton Co, à Moncton, pour être remplacée par la compagnie de la Baie d’Hudson qui a subi le même sort quelques années plus tard.

La compagnie Eaton a été très populaire au Nouveau-Brunswick et surtout dans les régions rurales avec la livraison de ses catalogues, où les gens pouvaient commander directement ce dont ils avaient besoin. Ce fut une fermeture très triste pour ceux et celles qui n’avaient pas les moyens de venir «shopper» à Moncton directement. Pour les francophones qui pouvaient se rendre sur les lieux, ils se rendaient vite compte que la plupart des employés n’étaient pas bilingues.

La compagnie de la Baie d’Hudson a pris la relève de la compagnie Eaton et tout semblait bien fonctionner jusqu’à ce que l’on commence à parler de fermeture. Toujours pour la même raison : manque de fonds et de faisabilité sur tous les plans. Cette compagnie a fait quelques efforts pour bilinguiser son personnel, mais sans succès réel.

C’était au tour de Sears Canada, de Dieppe, de tenter d’attirer la clientèle de la Baie et pendant quelques, elle a gagné son pari! Les clients francophones étant toujours consentants à se faire servir «en anglais».

Depuis quelques temps, Sears Canada se rendait compte que son entreprise, et ce à travers le pays, n’était plus rentable financièrement. Plus près de nous, c’était visible que Sears avait de la difficulté à se rentabiliser et un climat d’incertitude était omniprésent.

Au début, Sears, à Dieppe et à Fredericton semblaient avoir échappé au couperet lors de la première vague de fermetures tandis que ceux de Saint-Jean et de Bathurst avaient fermé leurs portes. Hélas, d’autres fermetures étaient prévues dans la mire dont Sears-Canada à Dieppe.

À Dieppe, 111 personnes y travaillent dont 86 à temps partiel. De plus, plusieurs centaines d’emplois seront perdus dans les centres d’appel d’Edmundston et de Saint-Jean.

La liquidation des ventes de produits a débuté en fin de semaine dernière à Dieppe. Cette liquidation va durer de 10 à 14 semaines – juste à temps pour les cadeaux de Noël! Attention! Les aubaines annoncées seront peut-être trompeuses une fois rendues sur place?

Qui sait? Nous serons peut-être tous obligés de magasiner «en ligne» comme plusieurs le font déjà!

Une pensée pour tous ces employés de Sears-Canada qui seront bientôt à la recherche d’un autre emploi.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’industrie des armes à feu profite financièrement lors des tueries

            Le 1er octobre 2017 passera tristement à l’histoire à l’équivalence des quatre attentas survenus le 11 septembre 2001. Cette fois, ce n`était pas à New York, mais à Las Vegas, la ville des casinos, des plaisirs et des merveilleux spectacles où près d’une soixantaine de citoyens canadiens et américains furent lâchement éliminés comme des bêtes sauvages et plus de 500 autres blessés.

Le tueur, Stephen Paddock, un ancien comptable, un homme plusieurs fois millionnaire, un visiteur régulier des casinos, lourdement armé depuis plusieurs années a soigneusement préparé ses crimes barbares sur des victimes innocentes.

Le débat des armes va revenir à l’avant plan pendant les prochaines semaines et même pendant de longs mois. Ce n’est pas monsieur Trump qui en prendra l’initiative lui qui croit passionnément au respect du deuxième amendement de la Constitution américaine ni encore l’Association nationale des armes à feu.

Qu’en est-il du second amendement? Depuis 1791, soit depuis 226 années, cet amendement constitutionnel autorise le droit d’acheter, de posséder et de porter une arme à feu. Chaque année, dans ce pays, plusieurs milliers de personnes meurent en raison de cette loi dont le but était justement conçu pour protéger la population.

À chaque tuerie massive aux États-Unis, d’ailleurs il y en a plus de 200 annuellement, la vente des armes augmente considérablement parce qu’on croit que des lois pourraient être adoptées empêchant les citoyens de les acheter ou de s’en servir. En d’autres mots, les tueries de masses accroissent les profits et les ventes.

En plus de cela, l’Association nationale des armes à feu finance généreusement les candidats républicains lors des élections américaines. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles dans les lois de ce pays!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Énergie-Est n’aura pas lieu… et pour cause

            Plusieurs sont déçus suite à la nouvelle que le projet de l’Oléoduc transcanadien ne verra pas le jour. Par contre, plusieurs se réjouissent de cette dernière décision de l’abandon de ce projet au coût de 15,7 milliards$. L’oléoduc de 4600 kilomètres devait transporter 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au terminal maritime de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Notre premier ministre, Brian Gallant, souhaitait la création de plusieurs emplois lors de la construction de cet oléoduc. De plus, il voyait d’un bon œil les retombées économiques qui auraient été générées dans la province par l’entremise de ce projet.

De leur côté, les environnementalistes se réjouissent de l’abandon de ce projet. Ils étaient très inquiets quant aux répercussions néfastes qui auraient pu avoir lieu dans l’environnement suite à la construction de ce pipeline à partir de l’Alberta jusqu’au Québec et, ensuite, jusqu’aux raffineries de la compagnie Irving à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Inutile de dire que la compagnie Irving est également très déçue de l’abandon de ce projet.

Le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, a déclaré pu- bliquement, à de nombreuses reprises, que ce projet d’oléoduc prévu était très inquiétant – pour ne pas dire menaçant – puisqu’il aurait traversé les terres agricoles du Nord-Ouest de la province pour enfin aboutir à Saint-Jean où le dit-huile aurait été raffiné dans les usines de raffinerie de la compagnie J.D. Irving.

L’ancien premier ministre Frank McKenna a continuellement louangé ce projet de l’oléoduc dans les divers médias ainsi que par le biais de conférences publiques, en le qualifiant de «créateur d’emplois» sans parler des risques environnementaux possibles une fois l’oléoduc construit.

Au Québec, dans les régions où la construction de l’oléoduc était prévue, les agriculteurs et environnementalistes se sont opposés vivement au projet afin de faire valoir leurs points de vue et leurs inquiétudes.

Heureusement que nous avons encore des environnementalistes dans notre province, ainsi que le Parti vert et quelques municipalités pour s’opposer à de tels projets «qui pourraient polluer la nappe phréatique en cas d’une brisure de tuyaux souterrains», etc.

De plus, on a moins de demandes d’huile raffinée et ce, en raison de gens qui investissent plutôt dans des moyens de chauffage plus écologiques tels que l’énergie solaire et autres formes de combustibles plus rassurantes. La terre a ses limites à se faire polluer. De plus, nous avons et nous aurons toujours soif «d’eau potable».

Nous devons être prêts à réagir contre la possibilité de projets extrêmement coûteux qui comportent certaines inquiétudes environnementales bien qu’il est vrai que ces projets peuvent être créateurs d’emplois… mais à quel risque?

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Un excellent congrès à Fredericton

Avec grande dignité et chaleur humaine, le comité organisateur de la capitale a accueilli plus de 250 membres de la grande famille des éducateurs francophones à la retraite lors de la réunion annuelle tenue à Fredericton en fin de semaine dernière. Un succès total!

Contrairement à certains groupes qui se rencontrent et se chamaillent, le tout s’est déroulé dans une ambiance de calme, de respect et de professionnalisme.   Comme il se doit!

En écoutant attentivement les nombreux hommages adressés à une soixantaine de jubilaires, on a pu constater l’énorme contribution sociale de toutes ces personnes et des autres de la profession enseignante à la retraite.

Grâce au dévouement inlassable de ces personnes, toute la société en profite pleinement. La qualité de vie se maintient et je dirais même qu’elle s’améliore sans quoi elle s’effriterait graduellement.

Lors des discours comme celui prononcé avec brio et conviction par madame Jocelyne Roy-Vienneau, lieutenante-gouverneure de notre province, l’assistance était tout à fait attentive et respectueuse. Il en fut de même lorsque l’honorable Brian Kenny, ministre de l’Éducation et de la petite enfance, s’adressait aux convives.

Si l’espace me le permettait, j’aimerais louer la directrice et les jeunes artistes acadiens de Fredericton qui nous ont hautement émerveillés après le délicieux repas. Ces jeunes ont du talent!

Lors de l’assemblée délibérante, le point fort fut l’épineuse question de la privatisation des services de santé. Solidaires avec tous les autres groupes, la Société des enseignantes et des enseignants retraités francophones du Nouveau-Brunswick s’oppose énergiquement à la tendance du gouvernement actuel.

Enfin, j’ai un vœu à exprimer aux jeunes retraités de la profession enseignante! Joignez-vous à votre Association qui travaille dans vos intérêts également. Du sang nouveau, des idées nouvelles, du jeune dynamisme feraient un bien immense!

Alcide F. LeBlanc

Privatisation des soins de santé…

Une décision prise par le gouvernement provincial de privatiser les soins de santé fait les manchettes ces derniers jours. Certes, une décision qui ne plait pas à tout le monde!

Cette décision est, selon le premier ministre Brian Gallant, «une façon plus efficace de livrer des soins de santé».

Le Réseau de santé Vitalité n’est pas d’accord puisque ce réseau est responsable d’offrir ces services qui visent à être pris en charge par le secteur privé. L’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (l’AFANB) appuie le Réseau de santé Vitalité qui veut maintenir sa gestion et sa prestation de ces programmes «à l’intérieur de sa structure». C’est d’ailleurs lors de l’AGA de l’AFANB, qui s’est déroulée récemment à Grand-Sault, que ses membres se sont vivement opposés au transfert de ces services au secteur privé.

L’organisme Égalité Santé en français, présidé par le docteur Hubert Dupuis, a déjà réagi, au début septembre, quant au transfert des services de soins en santé suite à l’annonce du gouvernement Gallant qu’il allait transférer la gérance de Télé-Soins et du Programme extra-mural à l’entreprise Médavie Nouveau-Brunswick. Selon Égalité Santé en français, l’organisme est déçu de la gérance de Médavie Nouveau-Brunswick au niveau d’Ambulance Nouveau-Brunswick en qualifiant ce service de «dispendieux, inefficace et en ne respectant pas les droits de la communauté linguistique francophone et Acadienne».

Du côté du premier ministre, il se dit convaincu que ce transfert de services pourrait aider les citoyens à demeurer dans leurs domiciles le plus longtemps possible. Quand on parle de privatisation de services des soins de santé, on peut dire d’expérience que la nourriture servie dans les hôpitaux manque de saveur… et que le secteur privé pourrait probablement en améliorer la qualité et le goût…

Notre premier ministre s’est imposé un mandat très exigeant. En plus d’être premier ministre, il est président du Conseil exécutif, ministre responsable du Fonds pour l’éducation et la nouvelle économie, ministre responsable de l’Innovation, ministre responsable du Conseil du premier ministre pour les personnes handicapées, ministre respon- sable de l’Égalité des femmes, ministre régional du Sud-est du Nouveau-Brunswick et ministre régional de Saint-John… ce dernier, peut-être, afin d’assurer une victoire libérale dans cette circonscription électorale lors des prochaines élections provinciales.

Il est à souhaiter qu’il permettra aux membres de son Cabinet de s’exprimer librement afin de l’aider à mener toutes ses responsabilités énormes avec efficacité, et ce, pour le bien-être de tous les citoyens du Nouveau-Brunswick.

Jeannita Thériault