Editorial

Alcide F. LeBlanc

Raymond Frenette, une personnalité politique digne d’être imitée

            Toutes les personnes ayant eu la chance de connaitre Raymond Frenette sont unanimes à dire qu’il représente le modèle et l’excellence de l’engagement social. Sa vie a été celle de servir. D’abord, comme conseiller municipal, ensuite comme membre de la législature provinciale, comme ministre de nombreux ministères, et même, pour une certaine période, comme premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Homme courageux, compétent et loyal; orateur distingué et éloquent, personnalité attachante et sincère, Raymond Frenette a grandement marqué l’histoire de notre province. S’il commettait une erreur politique, il la reconnaissait et la regrettait.

Les nombreux éloges dans les médias comme ceux prononcés lors des funérailles en l’église à Shédiac, nous ont offert une image vraie de sa personne.  On vient de perdre un grand homme.

En consultant la liste des trente-trois premiers ministres de notre province, on note qu’il n’y a eu que 32 personnes à occuper ce poste. Le premier Acadien, né à Richibouctou, est Pierre-Jean Vigneau. Il dirigea la province entre 1923 et 1925. Plus tard, ce monsieur Vigneau prendra le nom de Peter Veniot!

Le 2e premier ministre acadien, originaire de Saint-Antoine, fut Louis J. Robichaud. Élu cette fois par la population et non seulement par son parti, Louis J. Robichaud a régné pendant une glorieuse décennie (1960-1970). Lui n’a pas changé son nom et a transformé notre province en profondeur et à tout jamais.

Quant à monsieur Frenette, né à Beresford, il est le 3e des nôtres à être premier ministre. Il le fut en 1997 et 1998.

En plus de ces trois Acadiens à être premiers ministres, rappelons d’autres personnalités : Camille Thériault, originaire de Baie-Sainte-Anne; Bernard Lord, né à Roberval, province de Québec; Brian Gallant, né à Shédiac. En d’autres mots, sur les 33 premiers ministres, seulement six des nôtres ont occupé cette prestigieuse fonction alors que du côté anglophone, on en compte 26 étant donné que George Luther King a été à la fois le 2e et le 4e premier ministre!

Revenons à Monsieur Frenette. L’Université de Moncton a reconnu en lui un homme de grande valeur. En 1994, elle lui décernait un doctorat honorifique, alors que depuis 1998 le Pavillon médical de l’Université de Moncton porte aussi fièrement son nom.

Espérons que Beresford érigera un monument de reconnaissance en faveur de cet homme. Puisqu’on y est, comme cela a été réalisé à Saint-Antoine pour honorer Louis J. Robichaud, pourquoi les autres municipalités de la province n’en feraient pas autant avec les personnalités politiques ayant occupé cette fonction? Ainsi, Cocagne pourrait honorer Allison Dysart, le 22e premier ministre du Nouveau-Brunsick tandis que Richibouctou pourrait poser le même geste avec Pierre-Jean Vigneau ou Peter Veniot, le 18e!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Le Marché de Bouctouche ou Le Ventre de Kent! 

            Comme on le sait, chaque année, la France célèbre fièrement sa fête nationale le 14 juillet. Est-ce par coïncidence si la pittoresque Ville de Bouctouche a ouvert son nouveau marché le 14 juillet?

Fondée en 1785, soit 333 ans passés, cette ville est reconnue comme l’un des plus beaux coins de l’Acadie. Sa fière population compte près de 2500 habitants et a eu le courage de rebâtir un nouveau marché remplaçant celui détruit par les flammes en 2015. Grâce à cela, cette ville est encore plus belle.

Pour réaliser ce marché, qui a l’air d’un véritable musée, il a fallu d’abord panser les plaies comme c’est toujours le cas quand un précieux édifice disparait de la communauté. Aux sceptiques, renseignez-vous auprès des gens de Sainte-Anne-de-Kent ou du Bas-Caraquet après leurs églises brulées!

Après le deuil complété, à Bouctouche, un groupe de courageux citoyens et de courageuses citoyennes s’est pris en main et a décidé de rebâtir, plus beau, plus grand. Un résultat splendide, multifonctionnel, intégré.

Ce projet s’élève à plusieurs millions de dollars. L’assurance a dû en fournir une certaine somme. La Ville de Bouctouche, une autre. Sans doute, de Fredericton et d’Ottawa, plusieurs deniers publics se sont ajoutés. Faut-il le dire ou garder silence? L’une des plus nanties et des plus généreuses familles du Nouveau-Brunswick, dont l’origine est de Bouctouche, a dû combler le manque.

En visitant le marché de Bouctouche, on peut voir des gens heureux, sourires aux lèvres, sympathiques et accueillants. En plus de tout cela, de la bonne nourriture, du bon café, des produits agricoles variés et de qualité, de même que des objets de toutes sortes.

Si le célèbre romancier parisien du 19e siècle, Émile Zola, a pu écrire un roman sur le marché de sa ville natale, en l’appelant Le Ventre de Paris, peut-être Bouctouche pourrait appeler le sien Le Ventre de Kent!

Alcide F. LeBlanc

Un honneur fort mérité

 

Quelle belle reconnaissance pour l’Acadie lorsqu’en juin dernier, on annonça que l’une des deux nouvelles écoles élémentaires de Dieppe portera dorénavant le nom École Antonine-Maillet!

Madame Maillet a d’abord été une enseignante en plus d’avoir été professeure au niveau collégial et universitaire. Sa prolifique carrière d’écrivaine s’étend sur plus de six décennies. En 1979, elle décroche le Prix Goncourt, symbole de l’excellence littéraire dans la francophonie internationale. En plus de trois doctorats mérités par les études, elle en a obtenu des dizaines et des dizaines de doctorats honorifiques.

Lors d’une récente causerie prononcée par l’historien Maurice Basque, il démontra l’importance de mettre l’accent à nommer les écoles, comme les édifices publics, d’après des personnalités qui ont marqué notre histoire. L’aéroport du grand Moncton est reconnu à juste titre comme l’Aéroport international Roméo-LeBlanc. La ville de Moncton a décidé de reconnaitre également un des illustres maires francophones de la ville en nommant la rue qui mène à la seule école secondaire francophone de cette ville, la rue Léopold-F.-Belliveau.

Il est donc tout à fait vital qu’un établissement scolaire poursuive cette tendance. Ainsi, les grands et grandes de notre Acadie ne seront pas oubliés tels Marguerite Michaud, Louis J Robichaud et bien d’autres.    Par ce simple moyen, on fait connaitre et reconnaitre aux jeunes comme aux moins jeunes des héroïnes et des héros qui peuvent leur inspirer confiance et susciter chez eux un idéal de vie et de carrière.

Tout récemment, en Ontario, dans la ville industrielle d’Oshawa, le conseil scolaire a voulu honorer deux de nos plus illustres acadiennes. Une école portera désormais le nom de l’École Viola-Léger alors que la deuxième sera appelée École Antonine-Maillet. L’Acadie rayonnera maintenant dans la francophonie canadienne!

Or, la tendance des dernières années au Nouveau-Brunswick ne poursuivait pas cet objectif.  En 2018, on a su renverser un peu cet élan.  Rendons donc hommages à toutes les personnes qui ont suggéré son nom aux autorités scolaires et ministérielles. Décidément, c’est un choix incontestable, judicieux et honorablement mérité.

Alcide F. LeBlanc

Editorial

Alcide F. LeBlanc

Elle n’est pas la seule à être profondément troublée

            Kim MacPherson occupe depuis 2010 le prestigieux poste de vérificatrice générale de notre province. Dans son tout récent rapport révélé la semaine dernière, elle s’est dite profondément troublée devant la situation des finances du Nouveau-Brunswick. À ce chapitre, elle compte sans doute plusieurs adeptes qui devraient comme elle s’alarmer.

Au rythme que se déroulent nos activités financières, elle soutient que d’ici la fin du présent exercice financier 2018-2019, notre dette gouvernementale pourrait atteindre la jolie somme de 14,5 milliards de dollars. Cela signifie donc que la dette de notre province a doublé au cours des sept dernières années.

D’un autre côté, pour bien effectuer son travail, elle voudrait qu’on lui attribue 250 000 dollars de plus par année et cela pendant quatre ans. Selon elle, son personnel ne suffit pas à vérifier tous les ministères.

Au cours des dix dernières années, la dette provinciale a presque doublé car on exige de meilleurs soins de santé, donc plus de médecins; plus de personnel dans les écoles malgré la diminution des effectifs scolaires; on veut garder ses écoles ouvertes près de chez soi, de plus belles routes, de meilleurs ponts, diminuer le nombre de pauvres, etc., etc….

Ce que l’on oublie peut-être dans toutes ces réalités, quand une province atteint un trop lourd fardeau d’endettement, la cote de crédit diminue et l’on doit payer un plus taux d’intérêt sur les emprunts.

Les élections de septembre 2018 s’approchent à grands pas et les promesses électorales vont polluer nos cerveaux. Aucun candidat n’oserait dire qu’il va augmenter les taxes ou couper dans les services publics. En agissant ainsi, ce serait un suicide politique.

Comme citoyen, que faut-il donc faire? C’est d’exiger des candidats et des élus d’être moins généreux avec l’argent des contribuables sans quoi ce sera la banqueroute financière ou encore le fardeau de la dette devra être payé par les futures générations.

Alcide F. LeBlanc

Editorial

Alcide F. LeBlanc

L’urgence d’un code du savoir-vivre?

            Malgré les quelques commentaires négatifs exprimés ici et là par certaines personnes au sujet du nouveau code vestimentaire auquel les élèves de Matthieu-Martin ont à se conformer, il faut louer l’initiative de la direction, le personnel enseignant, le conseil des élèves de même que les autres jeunes ayant été consultés.

Dans toute cette courageuse initiative, on aurait dû sans doute employer un langage plus inclusif et sollicité l’avis des parents avant de rendre officielle la directive.

Dans son essence même, l’école est plus qu’une institution d’apprentissages académiques. Tout autant, elle doit être un centre éducatif où est privilégiée la formation des valeurs humaines comme l’honnêteté, la vérité, la démocratie, la générosité, l’écoute, sans oublier évidemment la socialisation comme le respect de soi, des autres et de l’environnement.

À l’instant, revenons au code vestimentaire. Ne serait-il pas tout à fait approprié d’énoncer comme simple principe que les élèves et le personnel se présentant dans le milieu scolaire doivent s’habiller avec décence, dignité et propreté comme s’ils se rendaient à une entrevue pour un emploi?

Pour susciter une réflexion plus poussée ou une alternative au code vestimentaire, pourquoi ne pas considérer la préparation et l’adoption d’un code du savoir-vivre? Par exemple, lorsque deux personnes se donnent la main lors d’une rencontre, n’est-il pas plus approprié qu’elles se regardent directement dans les yeux au lieu de regarder d’abord les mains ou les voisins?

En prenant son repas, pourquoi ne pas mastiquer les aliments avec la bouche fermée?  La même formule est de mise avec la gomme à mâcher!

Pourquoi ne pas enseigner la différence entre le tutoiement et le vouvoiement? Dans plusieurs pays, comme en France, les élèves vouvoient les enseignants et la discipline est plus respectueuse.

Est-il normal et poli de nos jours de porter une casquette lors d’un repas à la maison ou au restaurant?

Pourquoi ne pas jeter les déchets dans les poubelles au lieu de les déposer dans la salle de classe, dans la cour de l’école ou dans la rue?

Si l’espace le permettait, plusieurs autres exemples pourraient être évoqués d’où l’urgence d’un code du savoir-vivre.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’industrie de la pêche et ses défis…

            Oui, certes, l’industrie de la pêche représente plusieurs défis autant du côté des pêcheurs que du côté des employés d’usines de transformation et du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc.

Les pêcheurs ont une tâche difficile car leur métier les oblige à se lever très tôt, prendre la mer, parfois houleuse parfois calme, afin de ramener à bon port leurs prises qui ne sont pas toujours très encourageantes. De plus, les quotas d’une saison de pêche sont imposés par le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, ce qui ne fait pas toujours le bonheur des pêcheurs.  Cependant, le dit ministère a la responsabilité de voir à ce que les espèces (homard et autres) soient conservées afin d’assurer leur survie.

Ce n’est pas toujours facile pour les pêcheurs de comprendre l’importance du moratoire imposé à l’endroit de certaines espèces. Ils ont l’inquiétude de pouvoir gagner assez de timbres pour avoir droit aux prestations de l’assurance-emploi une fois la saison de pêche terminée. La même inquiétude existe également chez les employés d’usines de transformation.

Une certaine mentalité saisonnière s’est imposée au fil des ans chez les pêcheurs, c’est-à-dire, pêcher durant une saison désignée et gagner assez de semaines pour avoir droit aux prestations d’assurance-emploi, et ce, jusqu’à la prochaine saison de pêche.

Selon certaines rumeurs, et je dis bien selon certaines rumeurs non fondées, ont circulé à l’effet que quelques pêcheurs ont profité de la période du «trou noir» pour s’envoler vers la Floride durant quelques jours en attendant l’ouverture de la saison de pêche.  Si les pêcheurs avaient accès à certains programmes, avec salaires, mis sur pied hors-saison, ce serait peut-être un moyen pour permettre un soulagement financier en période de chômage…

Il est difficile de prévoir l’avenir dans l’industrie de la pêche.  On pourrait dire que la «mer a ses secrets» et que parfois un moratoire imposé est nécessaire afin de réduire la surpêche de certaines espèces.

Ici, je viens à la défense de Pêches, des Océans et de la Garde côtière qui a la responsabilité politique, et je dis bien politique, d’assurer que l’industrie de la pêche soit protégée à tout prix! Bien sûr, il y aura toujours de l’opposition de la part de certains pêcheurs qui ne le voient pas ainsi car on attaque directement leur gagne-pain saisonnier.

C’est à souhaiter qu’un dialogue franc et réaliste continue à exister entre les pêcheurs et le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière, et ce, dans un climat de compréhension mutuelle quant à la survivance réaliste de l’industrie de la pêche.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Les libéraux du Nouveau-Brunswick se sentent-ils inquiets?

         Chez le Parti libéral, le dernier sondage devrait provoquer une profonde réflexion quant aux résultats possibles en septembre 2018.

En effet, depuis leur victoire obtenue en 2014, c’est la première fois que cette formation politique se fait dépasser par les conservateurs qui obtiennent 43 pour cent de la faveur, un gain de six ou de sept points en l’espace de cinq mois. Quant aux libéraux, leur popularité s’est fondue de 11 points. Le Parti vert se situe maintenant à 11 pourcent, un gain de deux points tandis que le NDP traine encore de la patte. Malgré un gain de deux points, il est à quatre points derrière les verts.

Ce qui est le plus désolant dans toute cette affaire politique, c’est le fait du grand pourcentage des indécis ou encore si oui ou non l’électorat votera au prochain scrutin. Actuellement, plus de 40 pour cent se trouvent dans cette catégorie.

Dans plusieurs pays où la dictature est maitresse de la destinée humaine, au risque de leurs vies, les gens luttent pour obtenir la démocratie. Ici, au pays, comme chez nos voisins, c’est l’indifférence totale pour ne pas dire tout simplement le mépris.

Mais comment expliquer cette dégringolade populaire chez le parti au pouvoir? Est-ce que le fait que le ministre Donald Arsenault ait dû quitter son poste alors qu’il en occupait un autre sans que l’électorat ait eu la chance d’avoir une élection partielle pour le remplacer? Présentement sous enquête pour harcèlement, est-ce l’affaire Chris Collins qui a été très mal gérée par le premier ministre? Ou est-ce encore l’annonce surprise du départ de la vie politique de Serge Rousselle?

Se peut-il que le facteur prépondérant qui a grandement diminué l’appui envers l’équipe de l’honorable Brian Gallant, c’est surtout la privation de l’extra-mural. Pour notre premier ministre, il est encore temps de faire volte-face et de remettre ce service là où il était auparavant. Du courage politique!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’importance du Gala des Éloizes…

         Aujourd’hui, je pourrais vous parler de nos braves pêcheurs qui sont en pleine mer – à travers les vents et les marées – en train de rapporter leurs prises à bon port, mais j’ai choisi de vous parler de l’importance du Gala des Éloizes qui s’est déroulé récemment à Edmundston.

Ce fut un succès, et ce, grâce à la participation des nombreux artistes qui œuvrent dans les divers milieux du domaine des arts et de la culture (poésie; théâtre; cinéma; musique; arts visuels, etc.). Cet événement, organisé par l’Association des artistes acadiens professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)), permet à de nombreux artistes connus (et moins connus) de partager leurs talents devant une foule de gens qui deviennent, éventuellement, sensibilisés aux nombreux talents de nos artistes.

Sans la présence des nombreux bénévoles et des subventions accordées par nos divers gouvernements (fédéral, provincial et municipal) et du secteur privé – et oui, il ne faut pas avoir peur de le dire – cet événement aurait de la peine à se réaliser, et ce, à tous les points de vue.

De nombreux dignitaires étaient présents à ce Gala animé par Mathieu Girard. Voilà la preuve qu’ils sont intéressés à venir encourager nos artistes malgré les nombreuses inondations qui couvraient différentes routes vers Edmundston et que les détours le long de la route s’imposaient.

Ce Gala était aussi l’occasion pour nos nombreux artistes de se saluer entre eux et elles, de se confier, et ce, dans une ambiance de solidarité culturelle.

Et que dire du travail acharné de la part des membres de l’AAAPNB qui ont préparé avec soin, intérêt et professionnalisme cette grande soirée Gala sous la prési- dence de Philippe Beaulieu et de la directrice générale, Carmen Gibbs. Je ne peux passer sous silence la présence et la contribution des différents médias avant, durant et après l’événement.

Les gens de la région d’Edmundston ont démontré qu’ils sont capables d’accueillir gentiment les personnes qui les visitent et ce, d’une façon spontanée, généreuse et amicale.

Durant tout l’été – et même au début de l’automne – nous aurons l’occasion d’apprécier davantage les talents de nos nombreux artistes soit à divers festivals et peut-être même lors de rassemblements politiques durant la prochaine campagne électorale au Nouveau-Brunswick. C’est à nous de s’assurer que nous serons là pour encourager nos nombreux artistes dans leur discipline réciproque…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

L’extra-mural sera définitivement un enjeu électoral

            En effet, le 1er mai dernier, dans la Cathédrale de Moncton, lors d’une conférence de presse, on annonçait une nouvelle entité réclamant le retour de l’extra-mural au secteur public, d’où l’acronyme REMSP.

Ce groupe a déjà l’appui d’une dizaine d’organismes et ce nombre pourrait sensiblement augmenter à la suite de rencontres prévues avec les dirigeants politiques d’ici septembre prochain.

Par les médias, avant et après la mise en œuvre de la privation de l’extra-mural, sur une base régulière, plusieurs groupes et maintes personnes se sont exprimés et s’expriment toujours contre ce projet car ils soutiennent que le gouvernement Gallant n’a jamais eu l’autorité morale ni l’autorité politique d’agir ainsi.

Avant la mise en œuvre de la privatisation, tant du côté francophone que du côté anglophone durant les tournées de consultations, les gens indiquaient clairement qu’ils n’appréciaient nullement la direction gouvernementale. Depuis lors, le feu n’est toujours pas éteint.

Les opposants soutiennent qu’il s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement sournois et graduel du système de santé. Lorsque la régie de la santé contrôlait l’extra-mural, ce service  obtenait une note de 97 pour cent de satisfaction. Il serait intéressant de voir l’état actuel.

À titre de comparaison, le système scolaire francophone est géré par les francophones depuis plusieurs années. Il en est de même pour celui de la santé. Or, en enlevant des secteurs de la régie et en les passant sous l’entreprise privée, nous perdons le contrôle de notre propre destinée. Il est à se demander quand adviendra la prochaine amputation.

Le groupe est bien déterminé et très combattif. D’ici l’élection, les chefs politiques et l’ensemble des candidats et des candidates seront talonnés. Leurs positions serviront à déterminer le choix de l’électorat. On peut donc s’attendre à un été très chaud au Nouveau-Brunswick!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

La population se doit de féliciter les policiers

         La semaine dernière, nos policiers avec la collaboration de ceux de la province du Québec, ont arrêté neuf personnes ayant des liens étroits avec le crime organisé, soit huit hommes et une femme.

Celle-ci, âgée de 35 ans, est une enseignante dans une école de Bathurst, tandis que dans le cas des huit hommes, on ne nous révèle aucunement leurs professions ou leurs métiers. Cependant, on connait les noms, les villages où ils habitaient, de même que leurs âges qui varient entre 40 et 65 ans. Heureusement, ce ne sont pas des adolescents ou de la jeunesse qui font partie de cette honte sociale.

De quoi seront-ils accusés? Cela, on le sait. Possession et trafic de drogue et surtout de la cocaïne. À tour de rôle, ils devront comparaitre en cour pour répondre à leurs méfaits criminels.

Qui serait donc à l’origine de toute cette aventure? La police estime que ces neuf personnes auraient des liens avec les bandes de motards néo-brunswickois et québécois qui profitent de la criminalité pour l’appât du gain. Ils s’enrichissent auprès des consommateurs qui deviennent des victimes. En plus de cela, ces bandes de motards ont des contacts avec l’association des Hells Angels.

La découverte de près d’un million de dollars en argent et de plus de cinq kilogrammes de cocaïne est une bonne affaire qui devrait décourager des personnes à les imiter. Le crime ne paie pas!

En comparaison avec les lois de l’Allemagne, nos lois canadiennes sont très libérales. La Constitution canadienne autorise le droit d’association à quiconque, ce qui permet aux membres des Hells Angels de se constituer sans risque d’être arrêtés ou accusés à moins qu’ils commentent des crimes. En Allemagne, les gens voulant devenir membres du groupe nazi sont automatiquement arrêtés, accusés et condamnés. Au Canada, il en est tout autrement avec la mafia ou les Hells Angels, alors qu’on sait qu’ils vivent aux dépens d’activités criminelles. On a tous hâte de voir le déroulement et la conclusion de cette histoire criminelle.

Alcide F. LeBlanc