Editorial

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Février – le mois de l’histoire des Noirs!

Au cours du mois de l’histoire des Noirs, les Canadiens célèbrent les nombreuses réalisations de Canadiens noirs qui, tout au long de l’Histoire, ont grandement contribué à faire du Canada la nation multiculturelle, sensible et prospère dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Des personnes (hommes et femmes) d’origine africaine ont contribué à développer le patrimoine et l’identité du Canada depuis l’arrivée de Mathieu De Costa, navigateur et interprète, arrivé au Canada au début des années 1660.

Le rôle des Noirs au Canada n’a pas toujours été perçu comme un élément important de l’Histoire du Canada. On mentionne peu que certains loyalistes qui se sont installés dans les Maritimes après la Révolution américaine (1775-1783) étaient Noirs, ou encore, des nombreux sacrifices que les soldats canadiens noirs ont faits en temps de guerre, et ce, depuis l’époque de la guerre de 1812. Peu de Canadiens savent que des Africains sont devenus des «esclaves» sur le territoire qui se nomme aujourd’hui le Canada – ou comment ceux qui ont lutté contre l’esclavage ont aidé à jeter les bases d’une société canadienne diversifiée et inclusive.

Le mois de l’histoire des Noirs est l’occasion d’en apprendre davantage sur ces récits canadiens et les nombreuses autres contributions importantes des Canadiens noirs envers la colonisation, envers la croissance et au développement du Canada, ainsi que la diversité des communautés noires et leur importance pour l’Histoire du pays qu’est le Canada.

En décembre 1995, la Chambre des communes a reconnu officiellement le mois de février comme étant le mois de l’histoire des Noirs au Canada, et ce, à la suite d’une motion initiée par l’honorable Jean Augustine, première Canadienne noire élue au Parlement.

Certains efforts ont été faits à l’endroit de Radio-Canada national pour embaucher des Noirs, surtout dans le domaine journalistique.

Plus près de nous, certaines banques de la région ont embauché des Noirs, pas seulement d’origine africaine mais aussi d’origine haïtienne.

En raison du manque de la main-d’œuvre blanche, bon nombre de Noirs sont embauchés dans nos usines de transformation du poisson dans le Sud-est. Plusieurs étudiants et étudiantes internationaux d’origine africaine fréquentent les campus de l’Université de Moncton. Quelques prêtres dans l’archidiocèse de Moncton sont d’origine africaine et/ou haï- tienne.

Le mois de février est le mois tout désigné pour s’interroger à savoir si nous avons encore des préjugés envers les Noirs et si nous avons l’intérêt de reconnaître davantage l’Histoire de leurs ancêtres!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Que signifient virus sociaux?

Tout récemment, à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université Saint-Thomas, à Fredericton, on a pu voir, avec regret et honte, des affiches osant prôner que la race blanche est supérieure à toutes les autres. Heureusement, les autorités universitaires ont rapidement agi en les faisant disparaitre. Par la suite, elles ont procédé à une enquête sérieuse. Souhaitons que les coupables soient bientôt découverts et traduits en justice.

Naturellement, le racisme fait partie intégrante de la grande famille des virus sociaux et en est le pire élément. D’abord et avant tout, le racisme est une fausse conception de la nature humaine. Les personnes, qui en sont malheureusement affectées et infectées, pensent et soutiennent qu’il existe des races supérieures, intermédiaires et inférieures. Le raciste blanc affirmera, sans l’appui d’aucune base scientifique, que parmi les quatre races, la race blanche est supérieure à la rouge, soit les Autochtones; à la race jaune, les Asiatiques ou à la race noire. Le racisme est condamnable, répugnant, pernicieux et criminel.

Un deuxième virus est celui de la discrimination se définissant comme un traitement injuste envers les personnes ayant un handicap quelconque, qui parle une autre langue que la sienne, le sexe, le statut social, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique, etc. Évidemment, il y a de nombreux autres virus sociaux comme la menace, l’intimidation, les préjugés, la haine, la violence, le mensonge, la misogynie. La menace consiste à causer chez la victime la peur pour qu’elle agisse selon la volonté du bourreau qui lui révèle la conséquence en cas de refus tandis que par l’intimidation le bourreau camoufle la conséquence ce qui crée automatiquement une plus grande peur et un plus grand pouvoir. Qu’en est-il de la misogynie? L’homme qui n’aime pas les femmes, qui les méprise, qui ne les respecte pas, est carrément misogyne.

L’objectif poursuivi par la personne utilisant les virus sociaux est clair. Elle le fait pour exercer un pouvoir dominateur sur l’autre. Quand elle s’oppose à l’accueil des Mexicains, des Arabes, des Musulmans, des Noirs, des Autochtones, elle met en pratique l’ensemble des virus sociaux! À l’instant, on pense à DT!

Ce qui se passe actuellement aux États-Unis, au Canada, au Nouveau-Brunswick, au Québec et ailleurs sur la planète, il y a de quoi s’inquiéter car les virus sociaux ont causé bien des malheurs comme la déportation du peuple acadien, l’esclavage des Noirs, l’holocauste de nos sœurs et de nos frères Juifs, le génocide en Rwanda, les guerres, la famine, etc. On ne peut donc pas se taire!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Voyons donc!

            On parle toujours de la situation dans nos foyers de soins, c’est-à-dire, la pénurie des aides-soignants…pour nos personnes vieillissantes qui ont besoin de soins spéciaux.

De nos jours, on construit des foyers de soins bien meublés – parfois d’une façon exagérée – et de plus en plus de personnes vieillissantes choisissent d’aller les habiter. De plus, ces foyers de soins doivent être rentables financièrement pour les propriétaires. Il faut aussi dire que c’est une grande responsabilité pour ces propriétaires que d’assurer une bonne gérance au niveau administratif et d’assurer que leur clientèle soit bien desservie et ce, à tous les points de vue.

Certains résidents et certaines résidentes ont besoin de moins de soins que d’autres en raison de leur autonomie. Par contre, d’autres résidents et résidentes ont besoin de plus de soins et c’est ici que c’est exigeant.

Nous arrivons ici à parler ici de certains foyers de soins qui ont des lits vacants en raison du manque d’aides-soignants. On parle beaucoup de l’embauche de jeunes pour combler cette pénurie. Soyons réalistes! Les jeunes ne sont pas tellement intéressés à offrir des soins à des personnes vieillissantes, qui parfois, avouons-le, ne sont pas toujours reconnaissantes des soins qu’elles reçoivent…mais il y a toujours des exceptions…

C’est aussi déplorable de constater que certaines personnes, une fois rendues au foyer de soins, ont peu de visites de leurs proches. C’est alors que revient la tâche au personnel soignant de combler ce manque de visites. Ces aides-soignants deviennent surmenés et, souvent, quittent leur emploi.

Certains efforts ont été mis sur pied afin d’encourager l’embauche du personnel soignant mais il faudrait en faire davantage…le plus important, à notre avis, serait de s’assurer que les personnes embauchées soient bien formées soit au Collège communautaire ou ailleurs et qu’elles soient sensibilisées davantage aux exigences de ce genre d’emploi. Très souvent, on embauche « librement » des personnes qui n’ont aucune formation dans le domaine des soins offerts aux malades.

La vraie solution à ce problème de pénurie de personnes soignantes serait peut-être d’embaucher nos immigrants qui nous arrivent et qui se cherchent un emploi «respectable». Bien sûr, un salaire plus avantageux serait une façon d’attirer plus de candidats dans ce domaine.

Il faut se rappeler que de soigner des personnes     vieillissantes (et bien les soigner) est un travail exigeant. Il faut choisir les bonnes personnes pour le faire – des personnes qui possèdent des habiletés dans le domaine des communications et un bon sens de l’humour. Certes oui!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Chaque 2e mardi des rencontres fort intéressantes et éducatives

            Depuis une dizaine d’années, le 2e mardi de chaque mois, entre 8h et 10 heures du matin, des centaines et des centaines de personnes ont pu profiter des rencontres au Restaurant Igloo. L’actualité, avec passion, y est discutée.

À moins d’erreur, l’idée de cette initiative provient d’Yvon Goguen, ancien conseiller municipal de la Ville de Moncton. Depuis lors, elle est vaillamment maintenue par un comité qui choisit les sujets et les personnes compétentes à les traiter.

La plus récente conférence, soit celle du 9 janvier 2018, La danse des fous, à propos de la crise nucléaire de la Corée du Nord, fut magnifiquement livrée par Jean-François Thibault, professeur des hautes études publiques à l’Université de Moncton. Cet homme connait à fond sa matière et nous est apparu très bien préparé.

On peut deviner qui sont les fous! L’un, Donald Trump, aura en juin prochain 72 ans. Depuis 2017, comme un dictateur, il mène ce pays de 330 millions d’habitants comme une entreprise privée et personnelle.

Le second, Kim Jong Un, un autre fou, 36 ans, depuis six ans dirige la Corée du Nord (25 millions). Avec ses essais nucléaires à répétition, il fait trembler la planète et ses habitants tout autant.

Ces deux écervelés s’insultent, se provoquent, se confrontent à tel point qu’une guerre nucléaire est toujours possible. Si elle avait lieu, notre existence terrestre ne serait plus la même. À tout prix, il faut l’éviter. Peut-être le Canada pourrait y jouer un rôle crédible.

En attendant, nous nous permettons de faire une suggestion à la télévision de Radio-Canada! Sur une base régulière, que l’on invite Jean-François Thibault à répondre aux questions sur l’actualité internationale, comme la télé le fait déjà si bien sur des questions d’ordre économique et politique.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Mes souhaits pour l’année 2018…

            Que la privatisation des soins de santé soit rassurante sous la direction de Medavie. Qu’un suivi soit fait périodiquement afin d’assurer que ces soins soient bénéfiques pour les gens qui les reçoivent et que ces services soient disponibles en français…

Que la vague de générosité qui a déferlé envers les sans-abris et les gens dans le besoin durant la période des fêtes continue, et ce, durant toute l’année 2018 et bien après…

Que la ministre fédérale du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, soit davantage sensibilisée à ce qu’une personne d’origine acadienne soit nommée au sein du Conseil d’administration du Conseil des arts du Canada. Dans le moment la seule membre qui représente la région de l’Atlantique est une unilingue anglophone de Terre-Neuve! Quatre membres au sein du CA du CAC (sur un total de neuf membres à travers le Canada) proviennent du Québec ainsi que le directeur général du CAC. Peut-être que la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas-Taylor ainsi que le ministre fédéral des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, pourraient convaincre leur collègue, madame Joly, de l’importance d’avoir une représentativité acadienne et francophone au sein du CA du CAC?

Que les jeunes (et les moins jeunes) passent moins de temps à pitonner sur leur téléphone intelligent et qu’ils consacrent plus de temps à écouter les gens qui ont le gout de s’entretenir avec eux «de vive voix».

Que la campagne électorale provinciale prévue à l’automne 2018 parle de nos artistes, et ce, dans les divers milieux des arts et de la culture. Il serait bon qu’à l’intérieur des plateformes électorales de tous les partis, que les candidats ne se gênent pas pour parler de l’importance de la survie financière de nos artistes par l’entremise de divers programmes provinciaux souhaitables. La présence de nos artistes dans diverses fonctions et/ou événements culturels génère d’importantes retombées économiques et touristiques pour la province… Ils sont de bons ambassadeurs/bonnes ambassadrices pour le Nouveau-Brunswick à travers le monde. Il serait très important de le rappeler lors de discours politiques.

Qu’il y ait une meilleure représentativité féminine au sein des candidatures de tous les partis lors des prochaines élections provinciales.

Que l’Université de Moncton continue à progresser dans tous les domaines y inclus l’augmentation du nombre d’étudiants internationaux – qui est un peu en chute libre dans le moment. C’est encourageant d’apprendre que le nouveau recteur par intérim, Jacques Paul Couturier, va remplacer le recteur sortant, Raymond Théberge. Monsieur Couturier est vice-recteur du campus d’Edmundston de l’Université de Moncton depuis 2013. Ses débuts à l’Université de Moncton remontent à 1992, alors embauché en tant que professeur d’histoire. De plus il est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal et bachelier de l’Université de Moncton en histoire et baccalauréat en arts multidisciplinaire. Il connait bien le milieu universitaire, ses objectifs et ses exigences.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’année 2017 est déjà disparue

Avec trois ou quatre cents mots, il est relativement difficile de souligner les faits saillants de l’année. Limitons-nous à quatre. En politique provinciale, le gouvernement de Brian Gallant a perdu deux imminentes personnalités au Cabinet soit le ministre Victor Boudreau et le ministre Donald Arsenault. Au cours de leurs longues carrières, ces deux hommes ont connu de grands succès et étaient de véritables piliers pour le Parti libéral

Sur le plan de la santé et cela pendant plusieurs mois, un élément essentiel a retenu l’attention du public. Il s’agit du projet de la privation. Rare qu’un tel débat contribue à unifier les anglophones et les francophones du Nouveau-Brunswick. Loin d’être terminée, cette initiative impopulaire a fait en sorte que les gens consultés à travers la province ont largement appuyé les courageux défenseurs d’un régime public.

Une autre réalité a soulevé les passions. Il s’agit de l’Affaire Gérard Comeau, un résident de la Péninsule acadienne. Ce monsieur a été accusé d’avoir transgressé une loi provinciale du Nouveau-Brunswick, loi interdisant de se procurer une trop grande quantité d’alcool en dehors du Nouveau-Brunswick. En cour provincial, il a eu gain de cause. Et puis, l’affaire s’est rendue jusqu’en Cour Suprême du Canada. En 2018, on devrait connaitre l’issue. N’est-il pas étrange et même bizarre que les lois provinciales limitent ainsi le commerce entre provinces alors que les autorités fédérales cherchent depuis longtemps à négocier des ententes commerciales avec les États-Unis, l’Europe et l’Asie?

Enfin, un autre sujet a fait passablement jaser. Il s’agit de la nomination d’un commissaire aux langues officielles. Comme le processus initial était trop politiquement teinté, Ottawa a dû reprendre les démarches. Monsieur Raymond Théberge, recteur de l’Université de Moncton, a remporté le concours. Détenteur d’un doctorat, d’une maîtrise, d’un baccalauréat en plus d’une longue expérience de fonctionnaire et d’universitaire, monsieur Théberge mérite des félicitations les plus sincères.

Et aux lectrices et aux lecteurs de leur hebdo favori, une nouvelle année d’amour, de joie, de bonheur, de paix et de santé.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Dans cinq jours, c’est Noël!

            Et oui, nous traversons une période d’avant-Noël où les décorations à l’extérieur autant qu’à l’intérieur de nos maisons sont très visibles. Les centres commerciaux sont également éclairés à pleine capacité pour inviter les gens à venir les visiter, et surtout acheter souvent des choses inutiles, mais Noël s’en vient, alors il faut acheter…

Les publicités sont nombreuses partout et l’on suggère même un vélo comme cadeau sous le sapin de Noël, et ce en plein hiver!

Je ne veux pas ridiculiser la fête de Noël. Certes non! C’est une fête nécessaire qui doit être préparée avec l’espoir de partager son temps et ses avoirs auprès des gens moins nantis, les sans-abris, les personnes seules, les malades, et les personnes endeuillées qui ont de la peine à trouver de la joie durant cette période de célébrations.

On entend souvent : «Es-tu prête pour Noël ou es-tu prêt pour Noël?» Cette phrase est presque sur toutes les lèvres en ce temps préparatoire pour Noël. Cette phrase veut souvent dire : «Avez-vous préparé votre bouffe? Avez-vous acheté tous vos cadeaux? Avez-vous été à la Régie?, etc.» Les plus petits n’ont pas ces préoccupations mais ils ont très hâte de voir des cadeaux pour eux le matin de Noël. Grâce à la générosité des organismes communautaires, on voit à ce que tous les enfants aient accès à des cadeaux et de la nourriture à Noël. Si seulement cette générosité pouvait durer durant l’année entière…?

Parlons maintenant de nos sans-abris… et nous en avons beaucoup. Ils ont recours aux refuges, surtout à Moncton dans le Sud-est de la province. Ils y sont hébergés et nourris durant la période des Fêtes…après, quelques-uns se retrouvent « à nouveau sur le pavé» et c’est l’hiver! D’autres sont hébergés par des amis pour une courte période de temps, chez des amis qui sont également dans le besoin.

Il serait souhaitable que ces personnes puissent avoir accès à un logement de longue durée et non juste pour la période des Fêtes. Ce n’est pas le temps de faire des études sur la situation des sans-abris. C’est le temps d’agir et de s’assurer que ces personnes puissent avoir accès à des programmes de formation pour leur permettre de faire partie de la société active et d’avoir leur propre logement!

Sur ce, mes meilleurs vœux pour un Noël de présence et de partage parmi les gens de tous les âges!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Trump admire les conflits et sait comment les alimenter

            Quand les téléspectateurs regardent le 45e président américain signer un quelconque décret à la Maison-Blanche, ils ont la chance de voir, sur son bureau, une image d’Andrew Jackson, le septième président des États-Unis. Pour lui, ce président du 19e siècle est son modèle, sa grande source d’inspiration, son idéal présidentiel.

Se rend-il vraiment compte que monsieur Jackson, ayant complété deux mandats consécutifs, soit de 1801 à 1809, a été l’un des pires présidents racistes de ce pays? En effet, durant son règne, 60 000 autochtones, à la pointe des fusils, ont dû quitter leurs villages sans bénéficier pendant leur exil d’une goute d’eau ou de nourriture.

Pour nous, Acadiens, qui avons vécu un semblable supplice, cela est bien douloureux à notre mémoire. Pour monsieur Trump, cela est tout à fait logique et normal. Quant à la question des Noirs, il avait les mêmes croyances. Ces gens sont d’une race inférieure et on peut les exploiter comme esclaves. Et ils le furent.

Ayant rappelé ces faits historiques aux fidèles lecteurs et lectrices du Moniteur Acadien, il est facile de comprendre de nos jours pourquoi monsieur Trump s’en prend aux étrangers, aux Mexicains, aux Arabes, aux Haïtiens qu’il veut chasser du pays ou encore empêcher de s’y établir. Après tout, il faut imiter son modèle!

Une nouvelle de dernière heure. Malgré l’opposition de la communauté internationale et même celle de notre Saint-Père, Donald Trump annonce qu’il veut transférer de Tel-Aviv l’ambassade américaine à Jérusalem. En plus de cela, il annonce que dorénavant la Ville de Jérusalem sera la capitale d’Israël. Une telle imprudente folie va renouveler les conflits interminables entre les Palestiniens et les Israélites et empêcher le retour d’un dialogue de paix entre les peuples en cause.

Ne trouve-t-il pas qu’il y a déjà suffisamment de conflits sur terre et même trop? Et bien, cela plait à Trump pourvu qu’on parle de lui, en bien ou en mal.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Théberge et après…

On apprend que Raymond Théberge, le recteur actuel de l’Université de Moncton est en lice pour devenir le prochain Commissaire aux langues officielles du Canada.

Le jeudi, 30 novembre dernier, le gouvernement de notre premier ministre, Justin Trudeau, confirmait son choix de proposer le nom de Raymond Théberge en tant que le nouveau Commissaire aux langues officielles du Canada. Cependant, sa candidature doit encore être confirmée par la Chambre des communes ainsi que le Sénat canadien.

Certaines personnes dans le milieu acadien sont surprises d’apprendre cette nouvelle puisque monsieur Théberge avait accepté un deuxième mandat en tant que recteur de l’Université de Moncton. Avait-il déjà fait savoir au gouvernement fédéral qu’il était intéressé au poste de Commissaire aux langues officielles du Canada, ou est-ce-que cette nomination «est tout simplement tombée du ciel?», se demandent ces mêmes personnes…

De toute façon, au point de vue académique, il est certain que monsieur Théberge, originaire de Saint-Boniface, au Manitoba, a plusieurs degrés à ses acquis, même un doctorat!

Selon la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, «l’expérience et la compréhension des mécanismes gouvernementaux lui seront utiles en tant que chien de garde pour les communautés de langues officielles». Le terme «mécanismes gouvernementaux» en inquiète plusieurs puisqu’ils craignent que monsieur Théberge n’aurait pas le «mordant» nécessaire pour défendre adéquatement les minorités francophones, et ce, à la grandeur du pays en raison d’une fidélité envers le gouvernement fédéral actuel.

Lorsque Graham Fraser, Commissaire sortant aux langues officielles, a été nommé, «il était connu lors de sa nomination et ce n’est pas le cas de monsieur Théberge puisqu’au-delà du Nouveau-Brunswick et du Manitoba, il aura un travail de crédibilité pour mieux se faire connaître», a commenté la politicologue du Collège militaire royal du Canada, Stéphanie Chouinard.

Certaines rumeurs circulent à l’effet que l’Université de Moncton aurait recours à des «chercheurs de têtes» pour trouver la personne qui pourrait remplacer monsieur Théberge, au cas où sa nomination devienne officielle. Souhaitons que ces chercheurs trouvent la personne choisie provenant de la région acadienne. Nous avons plusieurs personnes en Acadie qui ont l’expérience, les degrés, les connaissances et les qualités nécessaires pour combler le poste de recteur ou de rectrice. Pourquoi allez chercher ailleurs? L’Université de Moncton est une université acadienne – au cas où certaines personnes en douteraient…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Quand la colère, la rage et la peur s’expriment, il faut faire attention

Depuis plusieurs semaines, tant du côté anglophone que du côté francophone et cela à travers la province, les opposants à la privatisation tiennent mordicus à maintenir les services de santé sous l’autorité publique plutôt que de les voir passer sous le contrôle d’une entreprise privée qui se définit comme organisme à but non lucratif. Depuis quand une entreprise commerciale, comme Medavie ou n’importe quelle autre du genre, ne recherche pas les profits avant tout autre objectif?

Croyez-le ou non, il est plutôt rare de voir les deux principaux groupes linguistiques de notre province si unis, si d’accord, dans une cause aussi essentielle que celle de la santé.

Lors des réunions tenues aux quatre coins du Nouveau-Brunswick, c’est le même message : non à la privatisation. On sent la colère, la rage, la peur dans les discours, dans les questions posées de même que dans les yeux des gens qui y assistent.

Voici la question qui tue! Où et quand le gouvernement Gallant a-t-il reçu le mandat de la population de se diriger vers cette tentative de privatisation? Est-ce que les citoyens et les citoyennes se rappellent des préoccupations soulevées lors de la campagne électorale en 2014? Personne n’a entendu prononcer le moindre mot sur ce sujet trois ans passés.

Le programme de santé au Canada est l’un de nos purs traits distinctifs contribuant le plus à faire des jaloux chez nos voisins du sud et ailleurs dans le monde. Il ne faut donc pas le blesser, mais bien le protéger avec des soins minutieux.

Si certains de nos députés demandent aux personnes qui parlent contre la privatisation de mettre un terme «à la campagne de peur», que le gouvernement lui-même en donne l’exemple en mettant rapidement fin à son projet nuisible à la paix sociale et qui contribue énormément et inutilement à susciter la peur, l’inquiétude et l’angoisse chez notre population.

Alcide F. LeBlanc