EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’importance du Gala des Éloizes…

         Aujourd’hui, je pourrais vous parler de nos braves pêcheurs qui sont en pleine mer – à travers les vents et les marées – en train de rapporter leurs prises à bon port, mais j’ai choisi de vous parler de l’importance du Gala des Éloizes qui s’est déroulé récemment à Edmundston.

Ce fut un succès, et ce, grâce à la participation des nombreux artistes qui œuvrent dans les divers milieux du domaine des arts et de la culture (poésie; théâtre; cinéma; musique; arts visuels, etc.). Cet événement, organisé par l’Association des artistes acadiens professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)), permet à de nombreux artistes connus (et moins connus) de partager leurs talents devant une foule de gens qui deviennent, éventuellement, sensibilisés aux nombreux talents de nos artistes.

Sans la présence des nombreux bénévoles et des subventions accordées par nos divers gouvernements (fédéral, provincial et municipal) et du secteur privé – et oui, il ne faut pas avoir peur de le dire – cet événement aurait de la peine à se réaliser, et ce, à tous les points de vue.

De nombreux dignitaires étaient présents à ce Gala animé par Mathieu Girard. Voilà la preuve qu’ils sont intéressés à venir encourager nos artistes malgré les nombreuses inondations qui couvraient différentes routes vers Edmundston et que les détours le long de la route s’imposaient.

Ce Gala était aussi l’occasion pour nos nombreux artistes de se saluer entre eux et elles, de se confier, et ce, dans une ambiance de solidarité culturelle.

Et que dire du travail acharné de la part des membres de l’AAAPNB qui ont préparé avec soin, intérêt et professionnalisme cette grande soirée Gala sous la prési- dence de Philippe Beaulieu et de la directrice générale, Carmen Gibbs. Je ne peux passer sous silence la présence et la contribution des différents médias avant, durant et après l’événement.

Les gens de la région d’Edmundston ont démontré qu’ils sont capables d’accueillir gentiment les personnes qui les visitent et ce, d’une façon spontanée, généreuse et amicale.

Durant tout l’été – et même au début de l’automne – nous aurons l’occasion d’apprécier davantage les talents de nos nombreux artistes soit à divers festivals et peut-être même lors de rassemblements politiques durant la prochaine campagne électorale au Nouveau-Brunswick. C’est à nous de s’assurer que nous serons là pour encourager nos nombreux artistes dans leur discipline réciproque…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

L’extra-mural sera définitivement un enjeu électoral

            En effet, le 1er mai dernier, dans la Cathédrale de Moncton, lors d’une conférence de presse, on annonçait une nouvelle entité réclamant le retour de l’extra-mural au secteur public, d’où l’acronyme REMSP.

Ce groupe a déjà l’appui d’une dizaine d’organismes et ce nombre pourrait sensiblement augmenter à la suite de rencontres prévues avec les dirigeants politiques d’ici septembre prochain.

Par les médias, avant et après la mise en œuvre de la privation de l’extra-mural, sur une base régulière, plusieurs groupes et maintes personnes se sont exprimés et s’expriment toujours contre ce projet car ils soutiennent que le gouvernement Gallant n’a jamais eu l’autorité morale ni l’autorité politique d’agir ainsi.

Avant la mise en œuvre de la privatisation, tant du côté francophone que du côté anglophone durant les tournées de consultations, les gens indiquaient clairement qu’ils n’appréciaient nullement la direction gouvernementale. Depuis lors, le feu n’est toujours pas éteint.

Les opposants soutiennent qu’il s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement sournois et graduel du système de santé. Lorsque la régie de la santé contrôlait l’extra-mural, ce service  obtenait une note de 97 pour cent de satisfaction. Il serait intéressant de voir l’état actuel.

À titre de comparaison, le système scolaire francophone est géré par les francophones depuis plusieurs années. Il en est de même pour celui de la santé. Or, en enlevant des secteurs de la régie et en les passant sous l’entreprise privée, nous perdons le contrôle de notre propre destinée. Il est à se demander quand adviendra la prochaine amputation.

Le groupe est bien déterminé et très combattif. D’ici l’élection, les chefs politiques et l’ensemble des candidats et des candidates seront talonnés. Leurs positions serviront à déterminer le choix de l’électorat. On peut donc s’attendre à un été très chaud au Nouveau-Brunswick!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

La population se doit de féliciter les policiers

         La semaine dernière, nos policiers avec la collaboration de ceux de la province du Québec, ont arrêté neuf personnes ayant des liens étroits avec le crime organisé, soit huit hommes et une femme.

Celle-ci, âgée de 35 ans, est une enseignante dans une école de Bathurst, tandis que dans le cas des huit hommes, on ne nous révèle aucunement leurs professions ou leurs métiers. Cependant, on connait les noms, les villages où ils habitaient, de même que leurs âges qui varient entre 40 et 65 ans. Heureusement, ce ne sont pas des adolescents ou de la jeunesse qui font partie de cette honte sociale.

De quoi seront-ils accusés? Cela, on le sait. Possession et trafic de drogue et surtout de la cocaïne. À tour de rôle, ils devront comparaitre en cour pour répondre à leurs méfaits criminels.

Qui serait donc à l’origine de toute cette aventure? La police estime que ces neuf personnes auraient des liens avec les bandes de motards néo-brunswickois et québécois qui profitent de la criminalité pour l’appât du gain. Ils s’enrichissent auprès des consommateurs qui deviennent des victimes. En plus de cela, ces bandes de motards ont des contacts avec l’association des Hells Angels.

La découverte de près d’un million de dollars en argent et de plus de cinq kilogrammes de cocaïne est une bonne affaire qui devrait décourager des personnes à les imiter. Le crime ne paie pas!

En comparaison avec les lois de l’Allemagne, nos lois canadiennes sont très libérales. La Constitution canadienne autorise le droit d’association à quiconque, ce qui permet aux membres des Hells Angels de se constituer sans risque d’être arrêtés ou accusés à moins qu’ils commentent des crimes. En Allemagne, les gens voulant devenir membres du groupe nazi sont automatiquement arrêtés, accusés et condamnés. Au Canada, il en est tout autrement avec la mafia ou les Hells Angels, alors qu’on sait qu’ils vivent aux dépens d’activités criminelles. On a tous hâte de voir le déroulement et la conclusion de cette histoire criminelle.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

L’importance de la presse écrite…

            Dans les pays démocratiques, le rôle de la presse écrite a toujours été très important. Sa fonction principale est d’informer, mais aussi d’observer et de critiquer (s’il y a lieu) certaines stratégies envisagées par les divers paliers du gouvernement (fédéral, local et municipal) ainsi que dans le secteur privé.

On résume ainsi l’importance et la liberté de la presse écrite en ces quelques mots : «Il ne peut y avoir de démocratie sans une presse libre», mais qui dit «libre» ne veut pas dire que les journaux doivent rapporter toutes nouvelles néfastes si elles n’ont pas été vérifiées à l’avance. Les rumeurs non fondées n’ont pas leur place dans la presse écrite responsable.

La liberté de penser, d’écrire, de publier et la liberté de la presse sont des éléments fondamentaux mais attention! S’il s’agit d’une annonce faite par les gouvernements, par exemple, soit par voie de communiqués de presse ou par des conférences de presse, les journalistes ont la responsabilité d’en apprendre davantage sur les annonces divulguées. De plus, s’il s’agit d’une annonce faite par certains ministères, les agents de communications de ces ministères, «devraient» être en mesure de répondre aux questions des journalistes qui cherchent plus de précision quant aux annonces faites.

Les stations de télévision sont souvent mises au courant des actualités grâce à la presse écrite, c’est-à-dire, les journaux ou les fils de presse.

La presse écrite est un moyen nécessaire pour non seulement renseigner le public mais également pour lui permettre de dénoncer certains projets considérés dangereux, par exemple, pour l’environnement. «Un peuple bien renseigné est un peuple dans la bonne voie et vivant!»

Bien sûr, il y a la censure qui entre en jeu dans la presse écrite. Dans les pays démocratiques, elle est un moyen de supprimer certains articles de journaux… qui pourraient être diffamatoires ou viser à accuser faussement certains comportements humains.

Nous vivons dans un environnement technologique incroyable! Pour certaines personnes, elles sont souvent accrochées à leur téléphone intelligent (ou aux réseaux sociaux) d’où elles obtiennent les renseignements recherchés. Pour les personnes plus âgées, la presse écrite demeure un moyen très important auquel elles peuvent référer «au besoin».

Nous apprenions, récemment, la fin des hebdos Le Madawaska et l’Étoile du Nord-Ouest. Certes, une triste nouvelle bien que l’Acadie Nouvelle a la responsabilité de couvrir cette région quotidiennement.

Il demeure que la presse écrite doit continuer à exister en tant qu’un moyen indéniable envers l’émancipation d’un peuple et ce, pour tous les âges.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les autorités politiques ont-elles la solution au trou noir?

            Il est certes malheureux de vivre dans des régions où le travail est saisonnier comme c’est le cas dans le domaine de construction du réseau routier ou dans celui des maisons. Il en est de même pour une bonne partie de la population vivant dans la Péninsule acadienne ou même le long de nos côtes. Les gens qui y habitent n’ont pas toujours d’emploi pour l’ensemble des douze mois. Certains, les plus chanceux, bénéficient du programme d’Assurance-emploi alors que d’autres rencontrent ce qu’on appelle le trou noir.

Au juste, que signifie ce fameux trou noir? Pour se mériter un revenu social, l’employé doit travailler au cours de l’année un certain nombre d’heures qui peut varier d’une région à une autre. S’il ne qualifie pas, il ne recevra donc pas les prestations d’assurance-emploi.

Au Nouveau-Brunswick comme ailleurs dans d’autres localités canadiennes, les chômeurs réclament donc des solutions mais celles que propose le gouvernement ne les satisfait pas complètement.

Au juste, quelle est la proposition gouvernementale? Elle invite donc les chômeurs négativement affectés par le chômage de poursuivre des études dans divers domaines tout en leur offrant un revenu comparable à celui qu’ils toucheraient s’ils avaient obtenu le nombre de semaines nécessaires au programme d’Assurance-emploi.

Actuellement, bien que minime, certains chômeurs en profitent et jouissent de l’expérience des études car ils apprennent des choses nouvelles, nourrissent leurs esprits, découvrent et développent de nouvelles habiletés et se créent un nouveau réseau d’amitié.

Ce qui est étrange, même si le chômage est assez élevé dans notre province, plusieurs entreprises néo-brunswickoises éprouvent d’énormes difficultés à dénicher des bras pouvant combler les postes en main d’œuvre. Pour corriger la situation, elles font appel à des étrangers venant d’aussi loin que des Philippines ou du Mexique!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Du nouveau à CBC/Radio-Canada

            Nous apprenons que la prochaine présidente-directrice-générale de CBC/Radio-Canada est Catherine Tait, 60 ans, et bilingue. Elle a œuvré dans le milieu de la télévision et du cinéma. «C’est un emploi de rêve», a lancé madame Tait suite à sa nomination. Elle remplace l’actuel président-directeur-général du diffuseur public, Hubert Lacroix, qui a été nommé par le gouvernement Harper en 2008. Elle entrera en fonction en juillet prochain.

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, vient d’annoncer également la nomination de cinq autres membres au conseil d’administration de CBC/Radio-Canada dont : Michael Goldbloom, ancien éditeur du Montreal Gazette et du Toronto Star, qui agira en tant que président du CA; Suzanne Guèvremont, Guillaume Aniorté, Tom Clark et Sandra Singh.

Cinq autres membres du CA de CBC/Radio-Canada ont été nommés auparavant. Il s’agit de Harley Finkelstein (Ontario), René Légère (Nouveau-Brunswick), Jennifer Moore Rattray (Manitoba), François Roy (Québec) et Marie Wilson (Territoires du Nord-Ouest). Rob Jeffrey représente la Nouvelle-Écosse.

Le CA de CBC/Radio-Canada est composé de 12 membres y compris un président et un président-directeur général nommés par le gouverneur en conseil pour un mandat de cinq ans maximum.

Nous devons saluer et apprécier la nomination de René Légère en tant que membre du CA de CBC/Radio-Canada. René a débuté sa carrière dans le domaine des Communications en tant que journaliste et animateur à Radio-Canada-Acadie. Par après, il a perfectionné son expertise dans la gestion et le développement des arts et de la culture. Depuis 2009, il dirige le Centre culturel Aberdeen à Moncton. Ardent promoteur de la langue française de l’Acadie, il a été Secrétaire-général de la SNA (Société nationale de l’Acadie) pour ensuite en assurer la présidence de 2012 à 2015. Il a représenté le peuple acadien lors de cinq différents Sommets de la Francophonie. Au cours des années 90, il a présidé l’Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick, de Radio-Beauséjour et de la Coalition pour une télévision de langue française en Acadie. Au début des années 2000, il a travaillé en tant que consultant, producteur et gestionnaire de projets culturels et sociopolitiques auprès de diverses organisations atlantiques et nationales. En collaboration avec le diffuseur public, il a coordonné et produit deux éditions du grand spectacle de la fête nationale de l’Acadie pour la télévision de Radio-Canada. René est diplômé des universités de Moncton et de Laval (à Québec) en sciences sociales et en journalisme.

Nous pouvons être confiants et rassurés que René Légère saura bien représenter et défendre (et ce dans les deux langues officielles) les intérêts du peuple acadien en matière de visibilité à l’intérieur de Radio-Canada-Acadie.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Aux amoureux et aux amoureuses de la culture

         Dans tous les coins de notre province, et surtout depuis ces dernières années, nous sommes énormément favorisés par une très riche ambiance culturelle. Pensons aux nombreux spectacles musicaux, aux pièces théâtrales, aux ballets, à nos merveilleuses chorales ou encore à d’autres activités du genre qui enrichissent grandement nos vies. Même nos musées y contribuent énormément. Tout cela favorise la découverte et l’épanouissement de nos artistes et leur permet, bien que modestement, de gagner leur vie.

A-t-on mentionné le mot Musée? Que l’on prenne le temps de visiter ceux de Saint-Jean, de Fredericton ou de Moncton. On peut y vivre l’extase.

Il y a encore plus. À Moncton, dans une salle de cinéma située sur la promenade Trinity, presqu’à chaque deux semaines, on nous présente directement du Métropolitain de New-York une série des meilleurs opéras de la planète. Tenez-vous bien! Ces opéras sont également projetés dans 7000 salles sur l’ensemble des continents et Moncton est l’une des rares villes canadiennes à en profiter!

Pourquoi l’opéra est-il aussi magnifique pour la culture? C’est relativement facile à l’expliquer. Comme on le sait tous, l’opéra est, ni plus ni moins, qu’une pièce de théâtre sur scène accompagnée d’un directeur ou d’une directrice, d’excellentes chanteuses, d’excellents chanteurs, de musiciennes et de musiciens. Ces artistes sont à l’apogée de leurs carrières. En d’autres mots, les gens qui assistent à ces opéras voient à l’œuvre la perfection artistique sous toutes ces formes.

Les personnes qui fréquentent les opéras à Moncton deviennent vite accrochées car ce sont souvent les mêmes visages qui remplissent les salles. Si vous ne croyez pas l’auteur de ces lignes, allez-y tout simplement une fois!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

C’est Pâques dans quelques jours…

Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus, que le nouveau testament situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire le troisième jour. La Pâques est aussi une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti d’Égypte en traversant la mer rouge à pied sec.

Le carême arrive à sa fin. Monseigneur Sheen, Archevêque de Boston, disait souvent : «You diet to save your body and you fast to save your soul!»

Bien que pour beaucoup d’entre nous la symbolique religieuse de Pâques et le jeûne durant le carême aient perdu un peu de leur importance, nous continuons de célébrer cette fête qui existe depuis des millénaires.

Dans l’antiquité, il y avait une tradition païenne qui consistait à célébrer la Pâques et le renouveau des beaux jours et l’arrivée du printemps…ce n’est pas le cas pour nous puisque le printemps tarde à venir et la neige semble vouloir retarder son arrivée!!

Autrefois, en Acadie, les gens préparaient de vrais festins pour le déjeuner de Pâques. Les petites filles étaient coiffées d’un beau petit chapeau en paille et chaussées de petits souliers en cuir verni pour assister à la messe de Pâques – c’était une coutume presque dans tous les foyers…une fois revenus à la maison, les enfants avaient droit à un morceau de jambon et des œufs à volonté. De nos jours, le jambon et les œufs sont disponibles durant l’année entière…

Il faut dire que Pâques est une fête riche de coutumes et de traditions quelles que soient les croyances des différents pays à travers le monde, mais l’impor- tant c’est de vivre de beaux moments avec les gens que l’on aime, de visiter nos malades et de faire en sorte que Pâques soit une fête célébrée par tous et toutes, c’est-à-dire, que vous célébriez l’arrivée du printemps ou la résurrection du Christ…

Je vous souhaite de vivre des moments inoubliables remplis de bonheur et de générosité – et même de manger des œufs chocolatés si le cœur vous en dit.

Joyeuses Pâques à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs sans oublier nos sans-abris qui, eux aussi, attendent le printemps!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La jeunesse doit s’engager davantage sur le plan politique

La jeunesse du Nouveau-Brunswick comme celle du Canada doit de plus en plus se responsabiliser au niveau politique car, sans elle, la démocratie n’a pas vraiment d’avenir. Dans six mois, soit le 24 septembre prochain, il y aura une élection générale dans notre province. Sur une base régulière, d’ici là, on pourra voir quelles seront les formations politiques qui seront en tête et à la queue. Devant ces sondages, soyons prudents. On ne peut pas toujours s’y fier. Rappelons la dernière élection américaine tenue en novembre 2016. Chaque sondage mettait victorieuse madame Clinton!

Comment expliquer ce revirement phénoménal? Et bien, dans les sondages, on nous présente surtout les pourcentages de votes qu’obtiendraient les divers partis si l’élection avait lieu maintenant.

De nos jours, notre jeunesse vit énormément d’inquiétude et de stress. Elle se demande : «Aurai-je un emploi stable et rémunérateur? Ai-je choisi la bonne profession? Comment vais-je faire pour rembourser ma dette étudiante?». Sans ambages, elle constitue le groupe qui néglige le plus ce devoir civique et démocratique. Devant le processus électoral, elle s’abstient en grand nombre et en paie lourdement le prix car les élus n’ont pas à tenir compte d’elle dans les programmes électoraux.

Que faut-il donc faire devant cette lamentable et décevante léthargie? D’abord, dans les familles, les parents devraient eux-mêmes voter et exercer auprès de leur progéniture un rôle plus énergique. Au niveau scolaire, les directions et le personnel pourraient davantage sensibiliser la jeunesse à la démocratie et au devoir civique sans quoi nous aurons toujours un gouvernement insensible à leurs réalités et à leurs besoins.

Présentement, aux États-Unis, la jeunesse est actuellement très mobilisée contre les armes meurtrières. Elle va convertir les politiciens indifférents et les lois vont changer.

Pourquoi au Nouveau-Brunswick et au Canada notre jeunesse ne commencerait pas un mouvement vers l’engagement politique?

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

La crise au CCNB…

            La situation qui existerait à l’intérieur du réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick est apparue «comme un éclair» dans nos divers médias francophones. Une lettre envoyée au président du conseil des gouverneurs du CCNB, Jacques Roy, et obtenue par l’Acadie Nouvelle, dénonce le leadership de Liane Roy, PDG du CCNB. Cette lettre, signée par six directeurs de collèges communautaires, parle de la conduite de la PDG et de «l’environnement de travail malsain». On parle aussi d’excès de colère de la part de la PDG. Il s’agit de quoi au juste?

Liane Roy a une bonne fiche d’expérience en matière d’éducation. Elle a été nommée PDG du CCNB en 2010. Son deuxième mandat de cinq ans en tant que PDG se termine en 2020.

Quant à son leadership, il ne faudrait pas arriver à penser qu’il peut y avoir plusieurs PDG au sein du CCNB… une seule personne doit occuper ce poste. De plus, détruire la réputation d’une personne «publiquement» n’est jamais un moyen efficace pour affronter une crise à l’intérieur d’un organisme quelconque. Il est toujours préférable de tenter de faire face à une crise en entretenant un dialogue franc et respectueux entre les parties concernées…et surtout de ne pas laver «son linge sale en public».

S’il y a lieu de contester le leadership de madame Roy, c’est à l’intérieur que ça devrait se faire et que les personnes concernées dans cette crise ne soient pas muselées pour faire connaitre leur mécontentement face à «l’environnement de travail malsain» mentionné dans la dite lettre.

Cette situation rappelle lorsque la SANB a choisi de faire la guerre dans divers médias à l’ex présidente, Jeanne d’Arc Gaudet. Son départ a été très néfaste au sein de la SANB. Cet organisme acadien a de la peine, encore aujourd’hui, à retrouver sa pleine crédibilité au sein du peuple acadien.

Le réseau du CCNB est reconnu pour son avant-gardisme et ces accomplissements au niveau des cours de formation qui y sont offerts. La preuve, les diplômés et diplômées des collèges communautaires francophones réussissent à se décrocher un emploi chez nous, et ailleurs, sans trop de difficultés.

Il est à souhaiter que cette crise qui semble exister au CCNB réussisse à trouver une solution positive et durable suite à un dialogue franc et sincère entre les parties concernées, et ce, dans le but d’assurer la continuité de la bonne réputation dont jouissent les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.

Jeannita Thériault