EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

C’est Pâques dans quelques jours…

Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus, que le nouveau testament situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire le troisième jour. La Pâques est aussi une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti d’Égypte en traversant la mer rouge à pied sec.

Le carême arrive à sa fin. Monseigneur Sheen, Archevêque de Boston, disait souvent : «You diet to save your body and you fast to save your soul!»

Bien que pour beaucoup d’entre nous la symbolique religieuse de Pâques et le jeûne durant le carême aient perdu un peu de leur importance, nous continuons de célébrer cette fête qui existe depuis des millénaires.

Dans l’antiquité, il y avait une tradition païenne qui consistait à célébrer la Pâques et le renouveau des beaux jours et l’arrivée du printemps…ce n’est pas le cas pour nous puisque le printemps tarde à venir et la neige semble vouloir retarder son arrivée!!

Autrefois, en Acadie, les gens préparaient de vrais festins pour le déjeuner de Pâques. Les petites filles étaient coiffées d’un beau petit chapeau en paille et chaussées de petits souliers en cuir verni pour assister à la messe de Pâques – c’était une coutume presque dans tous les foyers…une fois revenus à la maison, les enfants avaient droit à un morceau de jambon et des œufs à volonté. De nos jours, le jambon et les œufs sont disponibles durant l’année entière…

Il faut dire que Pâques est une fête riche de coutumes et de traditions quelles que soient les croyances des différents pays à travers le monde, mais l’impor- tant c’est de vivre de beaux moments avec les gens que l’on aime, de visiter nos malades et de faire en sorte que Pâques soit une fête célébrée par tous et toutes, c’est-à-dire, que vous célébriez l’arrivée du printemps ou la résurrection du Christ…

Je vous souhaite de vivre des moments inoubliables remplis de bonheur et de générosité – et même de manger des œufs chocolatés si le cœur vous en dit.

Joyeuses Pâques à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs sans oublier nos sans-abris qui, eux aussi, attendent le printemps!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La jeunesse doit s’engager davantage sur le plan politique

La jeunesse du Nouveau-Brunswick comme celle du Canada doit de plus en plus se responsabiliser au niveau politique car, sans elle, la démocratie n’a pas vraiment d’avenir. Dans six mois, soit le 24 septembre prochain, il y aura une élection générale dans notre province. Sur une base régulière, d’ici là, on pourra voir quelles seront les formations politiques qui seront en tête et à la queue. Devant ces sondages, soyons prudents. On ne peut pas toujours s’y fier. Rappelons la dernière élection américaine tenue en novembre 2016. Chaque sondage mettait victorieuse madame Clinton!

Comment expliquer ce revirement phénoménal? Et bien, dans les sondages, on nous présente surtout les pourcentages de votes qu’obtiendraient les divers partis si l’élection avait lieu maintenant.

De nos jours, notre jeunesse vit énormément d’inquiétude et de stress. Elle se demande : «Aurai-je un emploi stable et rémunérateur? Ai-je choisi la bonne profession? Comment vais-je faire pour rembourser ma dette étudiante?». Sans ambages, elle constitue le groupe qui néglige le plus ce devoir civique et démocratique. Devant le processus électoral, elle s’abstient en grand nombre et en paie lourdement le prix car les élus n’ont pas à tenir compte d’elle dans les programmes électoraux.

Que faut-il donc faire devant cette lamentable et décevante léthargie? D’abord, dans les familles, les parents devraient eux-mêmes voter et exercer auprès de leur progéniture un rôle plus énergique. Au niveau scolaire, les directions et le personnel pourraient davantage sensibiliser la jeunesse à la démocratie et au devoir civique sans quoi nous aurons toujours un gouvernement insensible à leurs réalités et à leurs besoins.

Présentement, aux États-Unis, la jeunesse est actuellement très mobilisée contre les armes meurtrières. Elle va convertir les politiciens indifférents et les lois vont changer.

Pourquoi au Nouveau-Brunswick et au Canada notre jeunesse ne commencerait pas un mouvement vers l’engagement politique?

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

La crise au CCNB…

            La situation qui existerait à l’intérieur du réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick est apparue «comme un éclair» dans nos divers médias francophones. Une lettre envoyée au président du conseil des gouverneurs du CCNB, Jacques Roy, et obtenue par l’Acadie Nouvelle, dénonce le leadership de Liane Roy, PDG du CCNB. Cette lettre, signée par six directeurs de collèges communautaires, parle de la conduite de la PDG et de «l’environnement de travail malsain». On parle aussi d’excès de colère de la part de la PDG. Il s’agit de quoi au juste?

Liane Roy a une bonne fiche d’expérience en matière d’éducation. Elle a été nommée PDG du CCNB en 2010. Son deuxième mandat de cinq ans en tant que PDG se termine en 2020.

Quant à son leadership, il ne faudrait pas arriver à penser qu’il peut y avoir plusieurs PDG au sein du CCNB… une seule personne doit occuper ce poste. De plus, détruire la réputation d’une personne «publiquement» n’est jamais un moyen efficace pour affronter une crise à l’intérieur d’un organisme quelconque. Il est toujours préférable de tenter de faire face à une crise en entretenant un dialogue franc et respectueux entre les parties concernées…et surtout de ne pas laver «son linge sale en public».

S’il y a lieu de contester le leadership de madame Roy, c’est à l’intérieur que ça devrait se faire et que les personnes concernées dans cette crise ne soient pas muselées pour faire connaitre leur mécontentement face à «l’environnement de travail malsain» mentionné dans la dite lettre.

Cette situation rappelle lorsque la SANB a choisi de faire la guerre dans divers médias à l’ex présidente, Jeanne d’Arc Gaudet. Son départ a été très néfaste au sein de la SANB. Cet organisme acadien a de la peine, encore aujourd’hui, à retrouver sa pleine crédibilité au sein du peuple acadien.

Le réseau du CCNB est reconnu pour son avant-gardisme et ces accomplissements au niveau des cours de formation qui y sont offerts. La preuve, les diplômés et diplômées des collèges communautaires francophones réussissent à se décrocher un emploi chez nous, et ailleurs, sans trop de difficultés.

Il est à souhaiter que cette crise qui semble exister au CCNB réussisse à trouver une solution positive et durable suite à un dialogue franc et sincère entre les parties concernées, et ce, dans le but d’assurer la continuité de la bonne réputation dont jouissent les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La dette de notre pays continue à grimper

            La semaine dernière, soit le 27 février, l’honorable ministre des Finances du Canada, Bill Monroe, présentait le budget fédéral pour     l’année financière 2018-2019. Le déficit prévu dépassera les 18 milliards ce qui signifie que nous ajoutons à la fin de chaque mois une dette de 1, 5 milliard de dollars alors que la dette nationale se chiffrera à la fin de l’exercice financier à plus de 651 milliards. Si l’on fait un simple calcul, chaque personne au pays a donc une dette de 17 600 dollars.

Lors de la dernière élection fédérale, on nous annonçait vouloir atteindre dans quelques années un budget équilibré. La tendance actuelle ne reflète pas du tout cet engagement. Les partis d’opposition japperont bientôt!

Malgré ce qui précède, ce budget de nature électoraliste, contient des mesures favorables. D’abord pour les femmes. À juste titre, on visera à ce qu’elles obtiennent l’équité salariale. Cette mesure est juste et bénéfique.

Pour imiter une initiative québécoise qui existe chez nos voisins, le gouvernement établira un congé parental de cinq semaines. Cette mesure encouragera donc les hommes à jouer un plus grand rôle familial et peut-être aura-t-elle un encouragement à augmenter la population au pays!

Parce que les États-Unis ont été victimes durant l’année 2016 d’une fraude électorale aux mains des Russes, notre pays débloquera plus d’un demi-milliard de dollars dans une stratégie de cyber sécurité.

Dans les prochaines semaines, on créera au Canada un conseil consultatif afin de voir à la possibi- lité d’établir un régime d’assurance médicaments ce qui permettrait à l’ensemble du pays un accès à de meilleurs soins.

Pour les ouvriers saisonniers, il y a aussi une bonne nouvelle. Ils n’auront plus le cauchemar du trou noir. Pour la jeunesse, elle aura plus de possibilité d’emploi. Pour les fumeurs, ils devront payer plus cher leurs cigarettes. Pour les peuples autochtones, de nouvelles mesures sont prévues. Pour les faibles salariés, on augmentera la bonification de l’Allocation canadienne. Pour le Plan d’action en faveur des langues officielles, on ajoute 400 millions $ de plus. Parce que le NB vieillit plus vite qu’ailleurs, un projet spécial sera expérimenté dans notre province.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

L’achat d’armes à feu trop facile aux États-Unis…

            Nous avons tous été témoins, récemment, via les divers médias, de la terrible fusillade survenue dans une école de Parkland, au Sud-est de la Floride. Au moins 17 jeunes étudiants y ont trouvé la mort ainsi que quelques enseignants tandis que plusieurs autres ont été blessés et hospitalisés.

On rapporte que le jeune tireur était un ado à problèmes, amateur d’armes et qu’il a eu une enfance difficile et que, plus tard, il aurait eu des liens avec l’extrême droite. L’un de ses anciens copains à cette même école a déclaré, suite à la fusillade, que ce jeune tueur lui aurait confié qu’il aimait tirer «parce que ça lui procurait une sensation d’ivresse!» Il a été suivi dans un établissement de soins psychiatriques mais il avait interrompu son traitement depuis un an.

Le tueur, Niklas Cruz, 19 ans, avait été renvoyé de cette même école de Parkland pour des raisons disciplinaires. Le mercredi, 14 février, il est revenu dans l’établissement armé d’un fusil semi-automatique. Il connaissait bien l’intérieur de son ancienne école. Il a lui-même enclenché l’alarme à feu avant de passer à la tuerie préméditée. Des actes d’héroïsme de la part de professeurs ont été notés, et ce, dans le but de protéger bon nombre d’étudiants qui autrement auraient été abattus «sur le champ» sans défense.

La question demeure toujours la même. Pourquoi ce jeune tueur, et ancien élève, a pu pénétrer à l’intérieur de l’école sans avoir été aperçu par la direction? Les caméras de surveillance étaient-elles dysfonctionnelles?

Il est facile d’acheter une arme à feu aux États-Unis. Le deuxième amendement de la Constitution américaine reconnaît la possibilité pour le peuple américain de constituer une milice (bien organisée) pour contribuer à la sécurité d’un État «libre» et il garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes. Ce deuxième amendement fait partie des dix amendements écrits et votés le 15 décembre 1791, couramment appelés Déclaration des Droits alias Bill of Rights.

La NRA (National Rifle Association) est une association à but non lucratif américaine qui défend le droit de porter des armes aux États-Unis et suite à la fusillade, quelques membres de la NRA sont venus devant les médias pour tenter de justifier la possession d’armes à feu «pour se défendre». Un raisonnement qui en inquiète plusieurs aux États-Unis. Suite à cette fusillade, plusieurs étudiants mani- festent publiquement et vigoureusement afin d’empêcher la vente «libre» des armes à feu et sans recherches au préalable quant aux antécédents judiciaires et/ou problèmes de santé mentale… à suivre.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Comment améliorer notre langue française?

Depuis assez longtemps et surtout depuis ces dernières semaines, on dirait qu’il existe une nouvelle conscience en Acadie sur la qualité de notre langue. À tort ou à raison, certains prétendent qu’elle est en décadence.

Boileau, l’un des grands poètes français du 17e siècle, écrivait une réflexion qui devrait tous nous aider à améliorer notre langue : «Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.»

Pour bien parler et pour bien écrire notre langue, nous devons être exposés à la lecture régulière qui est l’outil privilégié car elle nous donne l’occasion de réfléchir, de penser et d’enrichir le vocabulaire. Lorsqu’on peut penser, on a de meilleures possibilités de s’exprimer. Avec un vocabulaire mieux garni, on a plus de chance de dire le fond de notre pensée et de nos sentiments.

À l’école, la responsabilité d’améliorer le français chez les jeunes ne doit pas se limiter uniquement au personnel chargé de ce rôle. Ne revient-il pas aussi à l’ensemble du personnel d’avoir ce même souci?

Au foyer, les parents peuvent également faire leur part auprès de leur progéniture en leur offrant de bons livres, revues, journaux, hebdos écrits en français. Pourquoi ne pas regarder avec eux des émissions ou des nouvelles en langue française? En d’autres mots, l’amélioration de la langue est une responsabilité personnelle, familiale et scolaire.

Oublie-t-on peut-être un autre facteur important dans l’apprentissage de la langue française? C’est celui de la fierté de notre langue qui a une longue histoire de plusieurs siècles, une langue qui s’est solidement établie en sol d’Amérique en 1604; qui est parlée dans plus de cinquante pays du globe terrestre et par plus de deux cent cinquante millions de personnes; qui a permis à près d’une vingtaine d’écrivains français de remporter le Prix Nobel de la littérature, symbole de l’excellence littéraire internationale.

En aimant individuellement et collectivement notre langue, on fera davantage, chaque instant de notre vie, de grands et de nobles efforts pour bien la lire, la bien parler et la bien écrire tout en évitant de la polluer comme on le fait hélas actuellement avec notre planète.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Intensément la planète vivra les olympiques d’hiver 2018

            Les 23e olympiques d’hiver, dont l’origine remonte à 1924, se déroulent en Corée du Sud entre le 9 et le 25 février 2018. Même si le Nouveau-Brunswick, la seule province canadienne d’ailleurs, n’y envoie aucun athlète, le Canada enverra sa plus grande délégation historique avec 105 athlètes féminins et 122 athlètes masculins. Que Dieu soit loué! la parité entre hommes et femmes est presqu’atteinte!

Bien que le climat international soit actuellement très tendu et près d’un conflit militaire entre les États-Unis et la Corée du Nord, en deux occasions, ces Jeux ont dû être annulés lors des années 40.

Des 13 pays hôtes à avoir tenu les olympiques d’hiver, le Canada l’a été à deux reprises soit à Calgary, en 1988 et à Vancouver, en 2008. À ce chapitre, cinq autres pays occupent ce même honneur à savoir l’Autriche, l’Italie, le Japon, la Norvège et la Suisse ce qui contraste énormément avec les États-Unis et la France qui les ont organisés quatre et trois fois respectivement.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus ! Sur le plan historique, il y a eu, depuis 1924, plus d’une centaine de pays ayant participé à ces concours sportifs. Comme Canadiennes et Canadiens, nous pouvons être fiers des performances de nos athlètes car nous nous classons au cinquième rang de tous les pays. Jusqu’à ce jour, ils ont remporté 170 médailles dont 62 en or, 55 en argent, 53 en bronze.

Hélas! pour autant, tout n’est pas toujours rose ni propre avec les olympiques qu’ils soient en été ou en hiver. Les coûts financiers sont très onéreux et le dopage des athlètes leur donne une très mauvaise image comme on a pu le constater à Sotchi, en 2014. Pour rehausser leur image politique, les autorités russes organisaient un système sophistiqué de dopage pour que leurs athlètes remportent des médailles non méritées. On a découvert leur stratagème et elles en paient la honte. Espérons que l’enquête politique aux États-Unis aboutira à la même conclusion!

Alcide F. LeBlanc

Editorial

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Février – le mois de l’histoire des Noirs!

Au cours du mois de l’histoire des Noirs, les Canadiens célèbrent les nombreuses réalisations de Canadiens noirs qui, tout au long de l’Histoire, ont grandement contribué à faire du Canada la nation multiculturelle, sensible et prospère dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Des personnes (hommes et femmes) d’origine africaine ont contribué à développer le patrimoine et l’identité du Canada depuis l’arrivée de Mathieu De Costa, navigateur et interprète, arrivé au Canada au début des années 1660.

Le rôle des Noirs au Canada n’a pas toujours été perçu comme un élément important de l’Histoire du Canada. On mentionne peu que certains loyalistes qui se sont installés dans les Maritimes après la Révolution américaine (1775-1783) étaient Noirs, ou encore, des nombreux sacrifices que les soldats canadiens noirs ont faits en temps de guerre, et ce, depuis l’époque de la guerre de 1812. Peu de Canadiens savent que des Africains sont devenus des «esclaves» sur le territoire qui se nomme aujourd’hui le Canada – ou comment ceux qui ont lutté contre l’esclavage ont aidé à jeter les bases d’une société canadienne diversifiée et inclusive.

Le mois de l’histoire des Noirs est l’occasion d’en apprendre davantage sur ces récits canadiens et les nombreuses autres contributions importantes des Canadiens noirs envers la colonisation, envers la croissance et au développement du Canada, ainsi que la diversité des communautés noires et leur importance pour l’Histoire du pays qu’est le Canada.

En décembre 1995, la Chambre des communes a reconnu officiellement le mois de février comme étant le mois de l’histoire des Noirs au Canada, et ce, à la suite d’une motion initiée par l’honorable Jean Augustine, première Canadienne noire élue au Parlement.

Certains efforts ont été faits à l’endroit de Radio-Canada national pour embaucher des Noirs, surtout dans le domaine journalistique.

Plus près de nous, certaines banques de la région ont embauché des Noirs, pas seulement d’origine africaine mais aussi d’origine haïtienne.

En raison du manque de la main-d’œuvre blanche, bon nombre de Noirs sont embauchés dans nos usines de transformation du poisson dans le Sud-est. Plusieurs étudiants et étudiantes internationaux d’origine africaine fréquentent les campus de l’Université de Moncton. Quelques prêtres dans l’archidiocèse de Moncton sont d’origine africaine et/ou haï- tienne.

Le mois de février est le mois tout désigné pour s’interroger à savoir si nous avons encore des préjugés envers les Noirs et si nous avons l’intérêt de reconnaître davantage l’Histoire de leurs ancêtres!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Que signifient virus sociaux?

Tout récemment, à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université Saint-Thomas, à Fredericton, on a pu voir, avec regret et honte, des affiches osant prôner que la race blanche est supérieure à toutes les autres. Heureusement, les autorités universitaires ont rapidement agi en les faisant disparaitre. Par la suite, elles ont procédé à une enquête sérieuse. Souhaitons que les coupables soient bientôt découverts et traduits en justice.

Naturellement, le racisme fait partie intégrante de la grande famille des virus sociaux et en est le pire élément. D’abord et avant tout, le racisme est une fausse conception de la nature humaine. Les personnes, qui en sont malheureusement affectées et infectées, pensent et soutiennent qu’il existe des races supérieures, intermédiaires et inférieures. Le raciste blanc affirmera, sans l’appui d’aucune base scientifique, que parmi les quatre races, la race blanche est supérieure à la rouge, soit les Autochtones; à la race jaune, les Asiatiques ou à la race noire. Le racisme est condamnable, répugnant, pernicieux et criminel.

Un deuxième virus est celui de la discrimination se définissant comme un traitement injuste envers les personnes ayant un handicap quelconque, qui parle une autre langue que la sienne, le sexe, le statut social, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique, etc. Évidemment, il y a de nombreux autres virus sociaux comme la menace, l’intimidation, les préjugés, la haine, la violence, le mensonge, la misogynie. La menace consiste à causer chez la victime la peur pour qu’elle agisse selon la volonté du bourreau qui lui révèle la conséquence en cas de refus tandis que par l’intimidation le bourreau camoufle la conséquence ce qui crée automatiquement une plus grande peur et un plus grand pouvoir. Qu’en est-il de la misogynie? L’homme qui n’aime pas les femmes, qui les méprise, qui ne les respecte pas, est carrément misogyne.

L’objectif poursuivi par la personne utilisant les virus sociaux est clair. Elle le fait pour exercer un pouvoir dominateur sur l’autre. Quand elle s’oppose à l’accueil des Mexicains, des Arabes, des Musulmans, des Noirs, des Autochtones, elle met en pratique l’ensemble des virus sociaux! À l’instant, on pense à DT!

Ce qui se passe actuellement aux États-Unis, au Canada, au Nouveau-Brunswick, au Québec et ailleurs sur la planète, il y a de quoi s’inquiéter car les virus sociaux ont causé bien des malheurs comme la déportation du peuple acadien, l’esclavage des Noirs, l’holocauste de nos sœurs et de nos frères Juifs, le génocide en Rwanda, les guerres, la famine, etc. On ne peut donc pas se taire!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Voyons donc!

            On parle toujours de la situation dans nos foyers de soins, c’est-à-dire, la pénurie des aides-soignants…pour nos personnes vieillissantes qui ont besoin de soins spéciaux.

De nos jours, on construit des foyers de soins bien meublés – parfois d’une façon exagérée – et de plus en plus de personnes vieillissantes choisissent d’aller les habiter. De plus, ces foyers de soins doivent être rentables financièrement pour les propriétaires. Il faut aussi dire que c’est une grande responsabilité pour ces propriétaires que d’assurer une bonne gérance au niveau administratif et d’assurer que leur clientèle soit bien desservie et ce, à tous les points de vue.

Certains résidents et certaines résidentes ont besoin de moins de soins que d’autres en raison de leur autonomie. Par contre, d’autres résidents et résidentes ont besoin de plus de soins et c’est ici que c’est exigeant.

Nous arrivons ici à parler ici de certains foyers de soins qui ont des lits vacants en raison du manque d’aides-soignants. On parle beaucoup de l’embauche de jeunes pour combler cette pénurie. Soyons réalistes! Les jeunes ne sont pas tellement intéressés à offrir des soins à des personnes vieillissantes, qui parfois, avouons-le, ne sont pas toujours reconnaissantes des soins qu’elles reçoivent…mais il y a toujours des exceptions…

C’est aussi déplorable de constater que certaines personnes, une fois rendues au foyer de soins, ont peu de visites de leurs proches. C’est alors que revient la tâche au personnel soignant de combler ce manque de visites. Ces aides-soignants deviennent surmenés et, souvent, quittent leur emploi.

Certains efforts ont été mis sur pied afin d’encourager l’embauche du personnel soignant mais il faudrait en faire davantage…le plus important, à notre avis, serait de s’assurer que les personnes embauchées soient bien formées soit au Collège communautaire ou ailleurs et qu’elles soient sensibilisées davantage aux exigences de ce genre d’emploi. Très souvent, on embauche « librement » des personnes qui n’ont aucune formation dans le domaine des soins offerts aux malades.

La vraie solution à ce problème de pénurie de personnes soignantes serait peut-être d’embaucher nos immigrants qui nous arrivent et qui se cherchent un emploi «respectable». Bien sûr, un salaire plus avantageux serait une façon d’attirer plus de candidats dans ce domaine.

Il faut se rappeler que de soigner des personnes     vieillissantes (et bien les soigner) est un travail exigeant. Il faut choisir les bonnes personnes pour le faire – des personnes qui possèdent des habiletés dans le domaine des communications et un bon sens de l’humour. Certes oui!

Jeannita Thériault