Editorial

Alcide F. LeBlanc

L’urgence d’un code du savoir-vivre?

            Malgré les quelques commentaires négatifs exprimés ici et là par certaines personnes au sujet du nouveau code vestimentaire auquel les élèves de Matthieu-Martin ont à se conformer, il faut louer l’initiative de la direction, le personnel enseignant, le conseil des élèves de même que les autres jeunes ayant été consultés.

Dans toute cette courageuse initiative, on aurait dû sans doute employer un langage plus inclusif et sollicité l’avis des parents avant de rendre officielle la directive.

Dans son essence même, l’école est plus qu’une institution d’apprentissages académiques. Tout autant, elle doit être un centre éducatif où est privilégiée la formation des valeurs humaines comme l’honnêteté, la vérité, la démocratie, la générosité, l’écoute, sans oublier évidemment la socialisation comme le respect de soi, des autres et de l’environnement.

À l’instant, revenons au code vestimentaire. Ne serait-il pas tout à fait approprié d’énoncer comme simple principe que les élèves et le personnel se présentant dans le milieu scolaire doivent s’habiller avec décence, dignité et propreté comme s’ils se rendaient à une entrevue pour un emploi?

Pour susciter une réflexion plus poussée ou une alternative au code vestimentaire, pourquoi ne pas considérer la préparation et l’adoption d’un code du savoir-vivre? Par exemple, lorsque deux personnes se donnent la main lors d’une rencontre, n’est-il pas plus approprié qu’elles se regardent directement dans les yeux au lieu de regarder d’abord les mains ou les voisins?

En prenant son repas, pourquoi ne pas mastiquer les aliments avec la bouche fermée?  La même formule est de mise avec la gomme à mâcher!

Pourquoi ne pas enseigner la différence entre le tutoiement et le vouvoiement? Dans plusieurs pays, comme en France, les élèves vouvoient les enseignants et la discipline est plus respectueuse.

Est-il normal et poli de nos jours de porter une casquette lors d’un repas à la maison ou au restaurant?

Pourquoi ne pas jeter les déchets dans les poubelles au lieu de les déposer dans la salle de classe, dans la cour de l’école ou dans la rue?

Si l’espace le permettait, plusieurs autres exemples pourraient être évoqués d’où l’urgence d’un code du savoir-vivre.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’industrie de la pêche et ses défis…

            Oui, certes, l’industrie de la pêche représente plusieurs défis autant du côté des pêcheurs que du côté des employés d’usines de transformation et du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc.

Les pêcheurs ont une tâche difficile car leur métier les oblige à se lever très tôt, prendre la mer, parfois houleuse parfois calme, afin de ramener à bon port leurs prises qui ne sont pas toujours très encourageantes. De plus, les quotas d’une saison de pêche sont imposés par le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, ce qui ne fait pas toujours le bonheur des pêcheurs.  Cependant, le dit ministère a la responsabilité de voir à ce que les espèces (homard et autres) soient conservées afin d’assurer leur survie.

Ce n’est pas toujours facile pour les pêcheurs de comprendre l’importance du moratoire imposé à l’endroit de certaines espèces. Ils ont l’inquiétude de pouvoir gagner assez de timbres pour avoir droit aux prestations de l’assurance-emploi une fois la saison de pêche terminée. La même inquiétude existe également chez les employés d’usines de transformation.

Une certaine mentalité saisonnière s’est imposée au fil des ans chez les pêcheurs, c’est-à-dire, pêcher durant une saison désignée et gagner assez de semaines pour avoir droit aux prestations d’assurance-emploi, et ce, jusqu’à la prochaine saison de pêche.

Selon certaines rumeurs, et je dis bien selon certaines rumeurs non fondées, ont circulé à l’effet que quelques pêcheurs ont profité de la période du «trou noir» pour s’envoler vers la Floride durant quelques jours en attendant l’ouverture de la saison de pêche.  Si les pêcheurs avaient accès à certains programmes, avec salaires, mis sur pied hors-saison, ce serait peut-être un moyen pour permettre un soulagement financier en période de chômage…

Il est difficile de prévoir l’avenir dans l’industrie de la pêche.  On pourrait dire que la «mer a ses secrets» et que parfois un moratoire imposé est nécessaire afin de réduire la surpêche de certaines espèces.

Ici, je viens à la défense de Pêches, des Océans et de la Garde côtière qui a la responsabilité politique, et je dis bien politique, d’assurer que l’industrie de la pêche soit protégée à tout prix! Bien sûr, il y aura toujours de l’opposition de la part de certains pêcheurs qui ne le voient pas ainsi car on attaque directement leur gagne-pain saisonnier.

C’est à souhaiter qu’un dialogue franc et réaliste continue à exister entre les pêcheurs et le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière, et ce, dans un climat de compréhension mutuelle quant à la survivance réaliste de l’industrie de la pêche.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Les libéraux du Nouveau-Brunswick se sentent-ils inquiets?

         Chez le Parti libéral, le dernier sondage devrait provoquer une profonde réflexion quant aux résultats possibles en septembre 2018.

En effet, depuis leur victoire obtenue en 2014, c’est la première fois que cette formation politique se fait dépasser par les conservateurs qui obtiennent 43 pour cent de la faveur, un gain de six ou de sept points en l’espace de cinq mois. Quant aux libéraux, leur popularité s’est fondue de 11 points. Le Parti vert se situe maintenant à 11 pourcent, un gain de deux points tandis que le NDP traine encore de la patte. Malgré un gain de deux points, il est à quatre points derrière les verts.

Ce qui est le plus désolant dans toute cette affaire politique, c’est le fait du grand pourcentage des indécis ou encore si oui ou non l’électorat votera au prochain scrutin. Actuellement, plus de 40 pour cent se trouvent dans cette catégorie.

Dans plusieurs pays où la dictature est maitresse de la destinée humaine, au risque de leurs vies, les gens luttent pour obtenir la démocratie. Ici, au pays, comme chez nos voisins, c’est l’indifférence totale pour ne pas dire tout simplement le mépris.

Mais comment expliquer cette dégringolade populaire chez le parti au pouvoir? Est-ce que le fait que le ministre Donald Arsenault ait dû quitter son poste alors qu’il en occupait un autre sans que l’électorat ait eu la chance d’avoir une élection partielle pour le remplacer? Présentement sous enquête pour harcèlement, est-ce l’affaire Chris Collins qui a été très mal gérée par le premier ministre? Ou est-ce encore l’annonce surprise du départ de la vie politique de Serge Rousselle?

Se peut-il que le facteur prépondérant qui a grandement diminué l’appui envers l’équipe de l’honorable Brian Gallant, c’est surtout la privation de l’extra-mural. Pour notre premier ministre, il est encore temps de faire volte-face et de remettre ce service là où il était auparavant. Du courage politique!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’importance du Gala des Éloizes…

         Aujourd’hui, je pourrais vous parler de nos braves pêcheurs qui sont en pleine mer – à travers les vents et les marées – en train de rapporter leurs prises à bon port, mais j’ai choisi de vous parler de l’importance du Gala des Éloizes qui s’est déroulé récemment à Edmundston.

Ce fut un succès, et ce, grâce à la participation des nombreux artistes qui œuvrent dans les divers milieux du domaine des arts et de la culture (poésie; théâtre; cinéma; musique; arts visuels, etc.). Cet événement, organisé par l’Association des artistes acadiens professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)), permet à de nombreux artistes connus (et moins connus) de partager leurs talents devant une foule de gens qui deviennent, éventuellement, sensibilisés aux nombreux talents de nos artistes.

Sans la présence des nombreux bénévoles et des subventions accordées par nos divers gouvernements (fédéral, provincial et municipal) et du secteur privé – et oui, il ne faut pas avoir peur de le dire – cet événement aurait de la peine à se réaliser, et ce, à tous les points de vue.

De nombreux dignitaires étaient présents à ce Gala animé par Mathieu Girard. Voilà la preuve qu’ils sont intéressés à venir encourager nos artistes malgré les nombreuses inondations qui couvraient différentes routes vers Edmundston et que les détours le long de la route s’imposaient.

Ce Gala était aussi l’occasion pour nos nombreux artistes de se saluer entre eux et elles, de se confier, et ce, dans une ambiance de solidarité culturelle.

Et que dire du travail acharné de la part des membres de l’AAAPNB qui ont préparé avec soin, intérêt et professionnalisme cette grande soirée Gala sous la prési- dence de Philippe Beaulieu et de la directrice générale, Carmen Gibbs. Je ne peux passer sous silence la présence et la contribution des différents médias avant, durant et après l’événement.

Les gens de la région d’Edmundston ont démontré qu’ils sont capables d’accueillir gentiment les personnes qui les visitent et ce, d’une façon spontanée, généreuse et amicale.

Durant tout l’été – et même au début de l’automne – nous aurons l’occasion d’apprécier davantage les talents de nos nombreux artistes soit à divers festivals et peut-être même lors de rassemblements politiques durant la prochaine campagne électorale au Nouveau-Brunswick. C’est à nous de s’assurer que nous serons là pour encourager nos nombreux artistes dans leur discipline réciproque…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

L’extra-mural sera définitivement un enjeu électoral

            En effet, le 1er mai dernier, dans la Cathédrale de Moncton, lors d’une conférence de presse, on annonçait une nouvelle entité réclamant le retour de l’extra-mural au secteur public, d’où l’acronyme REMSP.

Ce groupe a déjà l’appui d’une dizaine d’organismes et ce nombre pourrait sensiblement augmenter à la suite de rencontres prévues avec les dirigeants politiques d’ici septembre prochain.

Par les médias, avant et après la mise en œuvre de la privation de l’extra-mural, sur une base régulière, plusieurs groupes et maintes personnes se sont exprimés et s’expriment toujours contre ce projet car ils soutiennent que le gouvernement Gallant n’a jamais eu l’autorité morale ni l’autorité politique d’agir ainsi.

Avant la mise en œuvre de la privatisation, tant du côté francophone que du côté anglophone durant les tournées de consultations, les gens indiquaient clairement qu’ils n’appréciaient nullement la direction gouvernementale. Depuis lors, le feu n’est toujours pas éteint.

Les opposants soutiennent qu’il s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement sournois et graduel du système de santé. Lorsque la régie de la santé contrôlait l’extra-mural, ce service  obtenait une note de 97 pour cent de satisfaction. Il serait intéressant de voir l’état actuel.

À titre de comparaison, le système scolaire francophone est géré par les francophones depuis plusieurs années. Il en est de même pour celui de la santé. Or, en enlevant des secteurs de la régie et en les passant sous l’entreprise privée, nous perdons le contrôle de notre propre destinée. Il est à se demander quand adviendra la prochaine amputation.

Le groupe est bien déterminé et très combattif. D’ici l’élection, les chefs politiques et l’ensemble des candidats et des candidates seront talonnés. Leurs positions serviront à déterminer le choix de l’électorat. On peut donc s’attendre à un été très chaud au Nouveau-Brunswick!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

La population se doit de féliciter les policiers

         La semaine dernière, nos policiers avec la collaboration de ceux de la province du Québec, ont arrêté neuf personnes ayant des liens étroits avec le crime organisé, soit huit hommes et une femme.

Celle-ci, âgée de 35 ans, est une enseignante dans une école de Bathurst, tandis que dans le cas des huit hommes, on ne nous révèle aucunement leurs professions ou leurs métiers. Cependant, on connait les noms, les villages où ils habitaient, de même que leurs âges qui varient entre 40 et 65 ans. Heureusement, ce ne sont pas des adolescents ou de la jeunesse qui font partie de cette honte sociale.

De quoi seront-ils accusés? Cela, on le sait. Possession et trafic de drogue et surtout de la cocaïne. À tour de rôle, ils devront comparaitre en cour pour répondre à leurs méfaits criminels.

Qui serait donc à l’origine de toute cette aventure? La police estime que ces neuf personnes auraient des liens avec les bandes de motards néo-brunswickois et québécois qui profitent de la criminalité pour l’appât du gain. Ils s’enrichissent auprès des consommateurs qui deviennent des victimes. En plus de cela, ces bandes de motards ont des contacts avec l’association des Hells Angels.

La découverte de près d’un million de dollars en argent et de plus de cinq kilogrammes de cocaïne est une bonne affaire qui devrait décourager des personnes à les imiter. Le crime ne paie pas!

En comparaison avec les lois de l’Allemagne, nos lois canadiennes sont très libérales. La Constitution canadienne autorise le droit d’association à quiconque, ce qui permet aux membres des Hells Angels de se constituer sans risque d’être arrêtés ou accusés à moins qu’ils commentent des crimes. En Allemagne, les gens voulant devenir membres du groupe nazi sont automatiquement arrêtés, accusés et condamnés. Au Canada, il en est tout autrement avec la mafia ou les Hells Angels, alors qu’on sait qu’ils vivent aux dépens d’activités criminelles. On a tous hâte de voir le déroulement et la conclusion de cette histoire criminelle.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

L’importance de la presse écrite…

            Dans les pays démocratiques, le rôle de la presse écrite a toujours été très important. Sa fonction principale est d’informer, mais aussi d’observer et de critiquer (s’il y a lieu) certaines stratégies envisagées par les divers paliers du gouvernement (fédéral, local et municipal) ainsi que dans le secteur privé.

On résume ainsi l’importance et la liberté de la presse écrite en ces quelques mots : «Il ne peut y avoir de démocratie sans une presse libre», mais qui dit «libre» ne veut pas dire que les journaux doivent rapporter toutes nouvelles néfastes si elles n’ont pas été vérifiées à l’avance. Les rumeurs non fondées n’ont pas leur place dans la presse écrite responsable.

La liberté de penser, d’écrire, de publier et la liberté de la presse sont des éléments fondamentaux mais attention! S’il s’agit d’une annonce faite par les gouvernements, par exemple, soit par voie de communiqués de presse ou par des conférences de presse, les journalistes ont la responsabilité d’en apprendre davantage sur les annonces divulguées. De plus, s’il s’agit d’une annonce faite par certains ministères, les agents de communications de ces ministères, «devraient» être en mesure de répondre aux questions des journalistes qui cherchent plus de précision quant aux annonces faites.

Les stations de télévision sont souvent mises au courant des actualités grâce à la presse écrite, c’est-à-dire, les journaux ou les fils de presse.

La presse écrite est un moyen nécessaire pour non seulement renseigner le public mais également pour lui permettre de dénoncer certains projets considérés dangereux, par exemple, pour l’environnement. «Un peuple bien renseigné est un peuple dans la bonne voie et vivant!»

Bien sûr, il y a la censure qui entre en jeu dans la presse écrite. Dans les pays démocratiques, elle est un moyen de supprimer certains articles de journaux… qui pourraient être diffamatoires ou viser à accuser faussement certains comportements humains.

Nous vivons dans un environnement technologique incroyable! Pour certaines personnes, elles sont souvent accrochées à leur téléphone intelligent (ou aux réseaux sociaux) d’où elles obtiennent les renseignements recherchés. Pour les personnes plus âgées, la presse écrite demeure un moyen très important auquel elles peuvent référer «au besoin».

Nous apprenions, récemment, la fin des hebdos Le Madawaska et l’Étoile du Nord-Ouest. Certes, une triste nouvelle bien que l’Acadie Nouvelle a la responsabilité de couvrir cette région quotidiennement.

Il demeure que la presse écrite doit continuer à exister en tant qu’un moyen indéniable envers l’émancipation d’un peuple et ce, pour tous les âges.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les autorités politiques ont-elles la solution au trou noir?

            Il est certes malheureux de vivre dans des régions où le travail est saisonnier comme c’est le cas dans le domaine de construction du réseau routier ou dans celui des maisons. Il en est de même pour une bonne partie de la population vivant dans la Péninsule acadienne ou même le long de nos côtes. Les gens qui y habitent n’ont pas toujours d’emploi pour l’ensemble des douze mois. Certains, les plus chanceux, bénéficient du programme d’Assurance-emploi alors que d’autres rencontrent ce qu’on appelle le trou noir.

Au juste, que signifie ce fameux trou noir? Pour se mériter un revenu social, l’employé doit travailler au cours de l’année un certain nombre d’heures qui peut varier d’une région à une autre. S’il ne qualifie pas, il ne recevra donc pas les prestations d’assurance-emploi.

Au Nouveau-Brunswick comme ailleurs dans d’autres localités canadiennes, les chômeurs réclament donc des solutions mais celles que propose le gouvernement ne les satisfait pas complètement.

Au juste, quelle est la proposition gouvernementale? Elle invite donc les chômeurs négativement affectés par le chômage de poursuivre des études dans divers domaines tout en leur offrant un revenu comparable à celui qu’ils toucheraient s’ils avaient obtenu le nombre de semaines nécessaires au programme d’Assurance-emploi.

Actuellement, bien que minime, certains chômeurs en profitent et jouissent de l’expérience des études car ils apprennent des choses nouvelles, nourrissent leurs esprits, découvrent et développent de nouvelles habiletés et se créent un nouveau réseau d’amitié.

Ce qui est étrange, même si le chômage est assez élevé dans notre province, plusieurs entreprises néo-brunswickoises éprouvent d’énormes difficultés à dénicher des bras pouvant combler les postes en main d’œuvre. Pour corriger la situation, elles font appel à des étrangers venant d’aussi loin que des Philippines ou du Mexique!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Du nouveau à CBC/Radio-Canada

            Nous apprenons que la prochaine présidente-directrice-générale de CBC/Radio-Canada est Catherine Tait, 60 ans, et bilingue. Elle a œuvré dans le milieu de la télévision et du cinéma. «C’est un emploi de rêve», a lancé madame Tait suite à sa nomination. Elle remplace l’actuel président-directeur-général du diffuseur public, Hubert Lacroix, qui a été nommé par le gouvernement Harper en 2008. Elle entrera en fonction en juillet prochain.

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, vient d’annoncer également la nomination de cinq autres membres au conseil d’administration de CBC/Radio-Canada dont : Michael Goldbloom, ancien éditeur du Montreal Gazette et du Toronto Star, qui agira en tant que président du CA; Suzanne Guèvremont, Guillaume Aniorté, Tom Clark et Sandra Singh.

Cinq autres membres du CA de CBC/Radio-Canada ont été nommés auparavant. Il s’agit de Harley Finkelstein (Ontario), René Légère (Nouveau-Brunswick), Jennifer Moore Rattray (Manitoba), François Roy (Québec) et Marie Wilson (Territoires du Nord-Ouest). Rob Jeffrey représente la Nouvelle-Écosse.

Le CA de CBC/Radio-Canada est composé de 12 membres y compris un président et un président-directeur général nommés par le gouverneur en conseil pour un mandat de cinq ans maximum.

Nous devons saluer et apprécier la nomination de René Légère en tant que membre du CA de CBC/Radio-Canada. René a débuté sa carrière dans le domaine des Communications en tant que journaliste et animateur à Radio-Canada-Acadie. Par après, il a perfectionné son expertise dans la gestion et le développement des arts et de la culture. Depuis 2009, il dirige le Centre culturel Aberdeen à Moncton. Ardent promoteur de la langue française de l’Acadie, il a été Secrétaire-général de la SNA (Société nationale de l’Acadie) pour ensuite en assurer la présidence de 2012 à 2015. Il a représenté le peuple acadien lors de cinq différents Sommets de la Francophonie. Au cours des années 90, il a présidé l’Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick, de Radio-Beauséjour et de la Coalition pour une télévision de langue française en Acadie. Au début des années 2000, il a travaillé en tant que consultant, producteur et gestionnaire de projets culturels et sociopolitiques auprès de diverses organisations atlantiques et nationales. En collaboration avec le diffuseur public, il a coordonné et produit deux éditions du grand spectacle de la fête nationale de l’Acadie pour la télévision de Radio-Canada. René est diplômé des universités de Moncton et de Laval (à Québec) en sciences sociales et en journalisme.

Nous pouvons être confiants et rassurés que René Légère saura bien représenter et défendre (et ce dans les deux langues officielles) les intérêts du peuple acadien en matière de visibilité à l’intérieur de Radio-Canada-Acadie.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Aux amoureux et aux amoureuses de la culture

         Dans tous les coins de notre province, et surtout depuis ces dernières années, nous sommes énormément favorisés par une très riche ambiance culturelle. Pensons aux nombreux spectacles musicaux, aux pièces théâtrales, aux ballets, à nos merveilleuses chorales ou encore à d’autres activités du genre qui enrichissent grandement nos vies. Même nos musées y contribuent énormément. Tout cela favorise la découverte et l’épanouissement de nos artistes et leur permet, bien que modestement, de gagner leur vie.

A-t-on mentionné le mot Musée? Que l’on prenne le temps de visiter ceux de Saint-Jean, de Fredericton ou de Moncton. On peut y vivre l’extase.

Il y a encore plus. À Moncton, dans une salle de cinéma située sur la promenade Trinity, presqu’à chaque deux semaines, on nous présente directement du Métropolitain de New-York une série des meilleurs opéras de la planète. Tenez-vous bien! Ces opéras sont également projetés dans 7000 salles sur l’ensemble des continents et Moncton est l’une des rares villes canadiennes à en profiter!

Pourquoi l’opéra est-il aussi magnifique pour la culture? C’est relativement facile à l’expliquer. Comme on le sait tous, l’opéra est, ni plus ni moins, qu’une pièce de théâtre sur scène accompagnée d’un directeur ou d’une directrice, d’excellentes chanteuses, d’excellents chanteurs, de musiciennes et de musiciens. Ces artistes sont à l’apogée de leurs carrières. En d’autres mots, les gens qui assistent à ces opéras voient à l’œuvre la perfection artistique sous toutes ces formes.

Les personnes qui fréquentent les opéras à Moncton deviennent vite accrochées car ce sont souvent les mêmes visages qui remplissent les salles. Si vous ne croyez pas l’auteur de ces lignes, allez-y tout simplement une fois!

Alcide F. LeBlanc