EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Connaissez-vous un peu l’histoire de Chipoudie?

            Le 12 septembre dernier, dans un restaurant de Moncton, monsieur Wilfred Savoie, originaire de Néguac, anciennement enseignant, directeur d’école, fonctionnaire de carrière à Fredericton, prononça une très intéressante causerie sur le village acadien de Chipoudie.

À l’instant, qui aurait pu prédire que ce monsieur, qui habite actuellement Dieppe, entreprenne avec son frère Paul, une longue et fructueuse recherche qui aboutira à faire connaitre l’histoire de cette communauté acadienne qui y a vécu un peu plus de cinquante années? Bientôt, soit cet automne, on y installera déjà le monument commémoratif payé par de généreux dons alors qu’il est prévu que le dévoilement se fera lors du Congrès Mondial en 2019. Les Acadiens et nos confrères anglophones pourront admirer ce très beau Monument de Chipoudie sur lequel seront inscrits les 22 différents noms des 77 familles acadiennes qui y ont vécu.

Pour le bénéfice des lecteurs et des lectrices du Moniteur acadien et des autres, voici certains faits historiques.

En 1699, avec ses fils, l’Acadien Pierre Thibodeau quitta Port-Royal et explora un territoire situé tout près de la rivière Petitcodiac. Ayant réussi à trouver une terre fertile, il décida, dès l’année suivante, de s’y établir avec sa famille tout comme celle de la famille Blanchard.

Hélas! dès l’année 1755, voyant qu’ils allaient subir la déportation, ces Acadiens décidèrent de quitter leur village pour rejoindre d’autres localités acadiennes et même s’exiler en dehors de l’Acadie.

Ce qui est tout à fait admirable dans cette heureuse et laborieuse aventure, le maire de Riverside-Albert, Jim Campbell et son conseil municipal ont accepté unanimement ce projet qui sera installé au plein cœur de cette municipalité. Grâce à cette heureuse initiative, on peut déjà prévoir un plus grand lien d’amitié, de compréhension et de fraternité entre les communautés anglophone et acadienne. C’était, croit-on, l’un des nobles et purs objectifs.

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Prochaine présidence à la Société nationale de l’Acadie

                  Bientôt, ce sera le temps de choisir une personne à la présidence de la Société nationale de l’Acadie (SNA). Depuis la démission de l’ancien président, René Cormier, qui a été nommé au Sénat canadien en novembre 2016, Xavier Lord-Giroux a agit en tant que président par intérim.

La mission de la SNA est de promouvoir les intérêts du peuple acadien, particulièrement de l’Atlantique. Pour ce faire, elle doit mener différentes activités sur les scènes internationale et interprovinciale. La SNA est une fédération sans but lucratif qui regroupe les quatre associations francophones porte-parole des provinces de l’Atlantique ainsi que les quatre associations jeunesse. Elle compte également des membres affiliés au Québec, en Alberta, en France et en Louisiane.

La fondation de la SNA remonte à 1881 lors de la première convention acadienne tenue à Memramcook. Près de 5000 personnes de tous les coins de l’Acadie avaient participé à cette réunion. C’est alors que fut créée la Société nationale de l’Assomption.

De 1881 à 1995, la SNA a organisé onze grands congrès à des intervalles de trois à dix ans. Les questions débattues étaient notamment l’éducation, l’agriculture, la colonisation, la presse et les problèmes de l’émigration. C’est lors du 12e congrès général des Acadiens qui s’est déroulé le 22 juin 1957, à Memramcook, que la Société nationale de l’Assomption est devenue la Société nationale de l’Acadie. Il est important de noter que de 1890 à 2016, 28 personnes se sont succédé à la présidence de cet organisme, soit 25 hommes et seulement trois femmes…

Certes, le mandat à la présidence de la SNA est exigeant et important afin d’assurer que les décisions prises en collaboration avec les organismes qui font partie du Conseil d’administration soient à la fois d’actualité et de concertation selon les besoins et les intérêts du peuple acadien de la région atlantique.

Jusqu’à date, deux candidats sont en lice pour combler le poste de président ou de présidente de la SNA; Paul Gallant, originaire de Mont-Carmel, à l’Île-du-Prince-Édouard et Louise Imbeault, originaire de Moncton. Monsieur Gallant fait partie des fondateurs de la Fédération culturelle acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard et de Jeunesse acadienne. Actuellement, il est agent de développement scolaire et communautaire à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse. De son côté, madame Imbeault, décorée de l’Ordre de Moncton, est propriétaire de la maison d’édition Bouton d’or Acadie, basée à Moncton. De plus, elle a été journaliste de la presse écrite, animatrice d’émissions télévisées, cheffe des nouvelles puis directrice de Radio Canada Acadie de 2007 à 2011. Ce dernier poste a permis à madame Imbeault de connaître les enjeux prioritaires «acadiens» des quatre provinces de l’Atlantique.

C’est lors de l’AGA de la SNA qui aura lieu à Charlottetown les 22, 23 et 24 septembre prochains, que l’on connaîtra la personne qui sera choisie pour combler la présidence à la SNA, et ce, pour un mandat d’un an après quoi, la réouverture du poste sera annoncée pour un mandat de deux ans.

Ce n’est pas une question de choisir un homme ou une femme à la présidence de la SNA, mais plutôt choisir la meilleure personne apte à mener les objectifs envisagés à bon port.

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Pour que les jeunes apprennent et réussissent mieux en 2017-2018

            À chaque début d’année scolaire, plusieurs parents, surtout les moins nantis sur le plan financier, expérimentent un certain degré de stress et d’anxiété. Souvent, ils se demandent comment ils vont être en mesure de procurer à leurs enfants les sacs d’école, les cahiers, les dictionnaires, les vêtements, les espadrilles et autres besoins du genre qui sont de plus en plus couteux.

Dans la Péninsule Acadienne, on y a trouvé une façon originale de remédier à cette dure réalité. Une personne de cette région a pris l’initiative de s’enquérir auprès d’une direction scolaire afin de savoir s’il y avait des parents dans cette catégorie. Une fois les faits connus, elle a sollicité des gens généreux qui ont volontairement accepté de contribuer à cette cause. C’est une initiative digne de louange et de mérite. Pourquoi ne pas l’étendre ailleurs dans la province?

Pour que les élèves apprennent et réussissent le mieux possible à l’école, tous s’entendent pour dire qu’il faut que ces jeunes aient des conditions nécessaires : matériel scolaire, vêtement approprié et aliments nutritifs. Comme le dit le proverbe : Un ventre vide n’a pas d’oreilles! Les meilleures explications fournies par l’enseignant tombent dans le vide. Chez certains parents, une fois les dépenses scolaires payées, il ne leur reste plus d’argent pour la nourriture d’où la cause d’échecs et d’abandons scolaires.

En plus de cela, pour apprendre et réussir, les jeunes ont besoin à la maison d’un lieu favorable à l’étude où sont absentes les distractions de toutes sor-tes. Il leur faut aussi du repos et de longues heures de sommeil.

De nos jours, avec les soi-disant téléphones intelligents et autres merveilles modernes, des dizaines d’heures par semaine sont consacrées par les jeunes à cette technologie. La réussite scolaire dépend donc de multiples facteurs. Bonne année scolaire à chaque élève et à chaque membre de la plus noble des professions.

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Semaine acadienne en Normandie!

            La 12e édition de la Semaine acadienne s’est déroulée récemment à Courseulles-sur-Mer, à Saint-Aubin-sur-Mer, à la plage Juno (Juno Beach) et à d’autres endroits stratégiques afin de commémorer l’arrivée de nombreux soldats alliés lors du débarquement de juin 1944, et ce, afin de libérer ces régions côtières normandes de l’occupation allemande.

De nombreux drapeaux acadiens flottaient au gré du vent de la Normandie durant cette semaine spéciale. Plusieurs artistes d’origine acadienne y ont participé cette année, notamment, Natasha St-Pierre, le chanteur et guitariste, Gerry Boudreau; le groupe les 102 accords et Marie-Jo Thério. Ronald Cormier, historien; Marie Cadieux, de Bouton d’or Acadie, et Alain Dubos, médecin et auteur de plusieurs bouquins sur l’Acadie y ont participé dans le cadre des conférences.

Le Village de Saint-Aubin-sur-Mer a été libéré par les soldats acadiens «qui parlaient un drôle de français» que l’on disait à l’époque mais grâce au courage de ces soldats, ce village n’a jamais oublié ses libérateurs.

Jacques Doll, Aubinois d’origine, et artiste-peintre n’avait que huit ans lorsque les soldats acadiens sont arrivés à Saint-Aubin en juin 1944. Au cours de sa vie, il a réalisé plusieurs tableaux ainsi que quelques fusains de soldats acadiens qu’il n’a jamais oubliés. Décédé il y a un an, on lui a rendu un vibrant hommage posthume lors de cette semaine acadienne en août dernier.

Grâce à la sensibilité et au dévouement en tant qu’organisateur de cette semaine spéciale, Arnaud Blin, grand reporteur à France 3, a réussi avec l’aide de nombreux bénévoles à faire de cette semaine un événement à la fois historique et artistique.

Le soir du 14 août, des feux d’artifice ont éclairé les nombreuses plages normandes avec l’éclatement de bruits ressemblant à ceux des combats entre les soldats allemands et les forces alliées en juin 1944 mais, cette fois, ces bruits étaient ceux d’un climat de paix et de joie et non de combat…

Claudette Thériault, présidente du comité organisateur du CMA 2019, a profité de la tenue de la Semaine acadienne pour parler de ce grand événement prochain en Acadie. De leur côté, plusieurs Aubinois d’origine se disent intéressés à participer à ce grand rassemblement «sur le sol acadien».

Puisque c’est très important «de se souvenir», le CMA acadien devrait prévoir un volet à l’intérieur de sa programmation où l’on parlerait de l’importance de la contribution (parfois mortelle) des soldats acadiens qui ont combattu avec fierté et courage afin de libérer cette région de la Normandie de nos ancêtres!

Jeannita Thériault

L’Acadie sait toujours célébrer avec fierté

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Le 15 août, chaque année, pluie ou soleil, presque chaque localité acadienne manifeste fièrement son passé, son présent, et, je dirais même, son avenir. L’année 2017 ne fait pas exception! D’ailleurs, on a pu le cons-tater dans plusieurs communautés acadiennes de la Péninsule tout comme à Shédiac, Cap-Pelé, Moncton, Memramcook, Dieppe, Shédiac, Bouctouche et même ailleurs dans les autres provinces maritimes et canadiennes.

C’est d’abord par le Tintamarre que commencent les festivités. Il va sans dire que Caraquet réussit encore le mieux à attirer le plus grand nombre de personnes. Cette année, elle avait en plus à préparer et à présenter le grand spectacle artistique à la télévision nationale.

Lors de ce spectacle, en plus d’être très habillement animé par l’un des nôtres, comédien, chanteur et animateur, Matthieu Girard, nos artistes d’ici et d’ailleurs au pays – étant donné qu’on y célébrait à la fois l’Acadie et le 150e anniversaire du Canada, ont su nous émerveiller par leurs chants, leur musique et leurs mouvements!

Toutes les chansons et, particulièrement deux d’entre elles, ont profondément touché le cœur et l’âme de l’auteur de ces lignes. D’abord, Mon Acadie, de Richard Doiron et d’Irois Robichaud. En l’écoutant, on sent l’amour, le respect et la fierté que ces deux artistes ont pour notre fragile Acadie. «Mon Acadie, toi si jolie, tu es si belle… Mon Acadie, t’es mon pays, t’es mon amour, t’es mon histoire… Prends-en bien soin.» En effet, il faut en prendre bien soin!

La deuxième chanson, C’est le temps des cathédrales, de Bruno Pelletier. Et bien, grâce aux efforts d’une équipe formidable, de vaillants solliciteurs et de généreux donateurs, notre cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Moncton, bâtie en 1939 et 1940, est assurée de la pérennité car le 15 août 2017, elle est désignée monument historique national. WOW! et quelle coïncidence!

 

Alcide F. LeBlanc

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Fernand De Varennes, une personnalité d’exception

            Né dans la belle communauté acadienne de Saint-Paul-de-Kent, ayant fréquenté l’école de son village natal et obtenu à l’école Clément-Cormier, en 1973, son diplôme de la 12e année, Fernand De Varennes, est un intellectuel de haut niveau et une compétence internationale qui fait honneur à toute l’Acadie.

En étudiant son parcours académique et professionnel, qui est noblement impressionnant, qu’on permette à l’auteur de ces lignes de le rappeler aux lecteurs et aux lectrices du Moniteur Acadien.

D’abord, il a étudié à l’Université de Moncton. Ensuite, de la très prestigieuse École d’économie et de sciences politiques de Londres, mieux connue sous le nom de London School of Economics and Political Science, il a décroché sa maitrise en droit. Reconnue mondialement, cette institution centenaire, comptant pas moins de vingt personnalités ayant mérité le Prix Nobel, a une inscription de 8500 étudiants, soit le double de notre université acadienne.

Pour son doctorat, toujours en droit, il l’a obtenu dans une université au Pays-Bas.

Au niveau de carrière professionnelle, il a enseigné en Australie, à l’Université Murdock qui offre des cours à plus de 14 000 étudiants. Ce n’est pas tout. Il a œuvré à Hong Kong, en Lituanie et en Afrique du Sud. Pas si mal pour l’un des nôtres!

Depuis deux ans, il occupe le poste de doyen de la faculté de droit de l’Université de Moncton. Prochainement, il travaillera pour les Nations Unies dans le domaine des droits des minorités, l’une de ses plus grandes spécialités.

Les parents de cet éminent juriste et professeur, le Village de Saint-Paul, le personnel de l’école Clément-Cormier comme celui de l’Université de Moncton, voire l’ensemble de l’Acadie, se réjouissent d’une telle carrière si bien réussie. Bons succès encore, Dr Fernand De Varennes!

Alcide F. LeBlanc

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

En tout temps et en tout lieu, manifestons notre fierté acadienne

            Si vous lisez ces lignes le 9 août, n’oubliez pas qu’il reste moins d’une semaine pour les préparatifs de la grande fête acadienne dont l’origine remonte en 1881 dans le fier Village de Memramcook.

Nous sommes un peuple fier, courageux, résilient. Sans fierté, sans courage et sans résilience, aurions-nous survécu comme peuple lors de la Déportation visant à nous éliminer? Il nous en faudra encore!

Ces jours derniers, on apprenait que la proportion francophone dans les provinces maritimes et au Canada avait diminué par rapport à celle qui existait lors du dernier recensement. Ce simple fait devrait nous interpeller et nous faire réagir. Si nous ne voulons pas que la situation s’aggrave, disons-le sans ambages, nous devrons avoir le courage, la fierté de nos ancêtres et faire plus d’enfants. Bien que nécessaire, l’immigration à elle seule ne suffira pas à combler le déficit démographique.

La fierté doit se manifester dans notre langue. Ne vous trouvez-vous pas dans l’embarras et même un peu humiliés de constater si peu de fierté chez le monde des affaires qui utilise peu notre langue dans l’affichage, alors qu’il est plus poli et généreux envers celle de nos compatriotes? Ne vous arrive-t-il pas d’être obligés parfois de vous adresser dans la langue de Shakespeare pour obtenir un simple petit café, un thé, à Dieppe, à Shédiac, à Moncton ou ailleurs en Acadie?

Notre fierté ne devrait-elle pas aussi se manifester envers nos écrivains, musiciens et autres artistes dont le rayonnement se fait sentir de plus en plus? Achetons-nous leurs œuvres pour qu’ils puissent vivre avec aisance et qu’ils continuent à nous émerveiller en Acadie, au Canada et à travers la planète tout entière?

Bonnes célébrations et grande fierté à toute la famille acadienne et à celle qui souhaite l’être!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Jackie Vautour : Héros ou victime?

            N’importe les arguments pour ou contre l’obstination de Jackie Vautour à revendiquer ses droits et ceux de quelques expropriés de la région de Claire Fontaine avant la création du parc Kouchibouguac, on doit admettre qu’il est toujours prêt à aller plus loin que les autres…même à l’âge de 88 ans!

La création du parc Kouchibouguac était perçue par l’ancien premier ministre libéral, Louis Robichaud comme étant un projet économique et touristique bénéfique pour le comté de Kent. Il était convaincu qu’en créant ce parc, les résidants de la région de Claire Fontaine pourraient sortir de leurs misères en leur offrant la minime somme de 7000$ pour leur permettre de se relocaliser à l’extérieur des limites du parc prévu. Plusieurs expropriés ont accepté cette somme. Pas Jackie! Il a continué d’habiter dans le parc jusqu’à ce que lui et sa famille soient évacués par les forces policières et relogés au motel Habitant de Richibouctou. D’ailleurs, c’est à ce motel qu’il a appris qu’on venait de démolir son habitation. Aujourd’hui, lui et son épouse, Yvonne, habitent dans une roulotte à l’intérieur du parc.

Les gens qui habitaient le long de la rivière Fontaine vivaient paisiblement de pêche et de chasse et, tout d’un coup, leur mode vie changeait du jour au lendemain…

Le conseil régional d’aménagement du Sud-Est du Nouveau-Brunswick (CRASE) a été mis sur pied à l’époque avec l’espoir d’aider ces gens à s’organiser. Jackie était un leader au milieu de ces expropriés, cependant, quelques-uns ne l’ont pas reconnu ainsi, même s’il était président du comité des citoyens de Claire Fontaine et chef de la résistance de l’expropriation. Bien sûr, il y a ceux qui le critiquent encore pour avoir accepté la somme de 228 000$ de la part du gouvernement Hatfield, en 1987. De son côté, Jackie Vautour a déjà répondu aux questions des médias sur cette question en expliquant que cet argent a été utilisé «pour les frais de mes avocats».

Le 8 mai dernier, la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick a refusé d’entendre la cause de Jackie qui se bat toujours pour faire reconnaitre son innocence après avoir été arrêté pour pêche illégale dans le parc.

La cause est maintenant devant la Cour suprême du Canada. Si cette dernière ne reconnait pas l’innocence de Jackie concernant cette accusation, c’est-à-dire, ne lui accorde pas le titre de métis acadien, la poursuite provinciale n’aura pas lieu puisque les demandes de la poursuite concernent uniquement des métis acadiens…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les Jeux de la Francophonie canadienne, plus que du sport!

            Du 11 au 15 juillet 2017, les communautés de Dieppe et Moncton ont accueilli avec brio et excellence les 7e Jeux de la Francophonie canadienne dont l’origine remonte seulement à 1999.

Ce fut une réussite mémorable et totale. Bravo donc au magnifique travail des membres du comité organisateur, des centaines de généreux bénévoles, des vaillants entraineurs, de la tenue annuelle des Jeux de l’Acadie qui sert de tremplin à notre jeunesse; à Athlétisme NB et à son personnel qui guident, encouragent et appuient les associations spor-tives. En plus de tout cela, n’oublions pas surtout les douze cents jeunes qui sont venus des provinces et des trois territoires pour donner leur meilleur d’eux-mêmes.

En plus de l’élément sportif, la jeunesse francophone de notre pays pouvait aussi s’illustrer dans d’autres sphères d’activités humaines comme dans les arts visuels, le leadership, la musique, l’improvisation, l’art oratoire et ainsi remporter des médailles. Ils se sont vraiment distingués. Grâce à cette variété, ils se préparent à relever les grands et nombreux défis de l’avenir.

Même si nos athlètes n’ont pas remporté autant de médailles d’or que le Québec, ils ont hautement mérité, pour la troisième fois dans l’histoire de ces jeux, le Prix du Drapeau qui représente avoir gagné le plus grand nombre de points.

Ce qui prouve que le sport francophone est en pleine croissance au Nouveau-Brunswick, c’est que plusieurs records ont été établis par les nôtres et cela dans plusieurs disciplines.

Il y a d’autres jeux qui s’annoncent. Du 21 juillet au 30 juillet, certains de nos athlètes et entraineurs sont à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, en Afrique, pour participer aux Jeux de la Francophonie internationale. Entre le 28 juillet au 13 aout prochain, à Winnipeg, se tiendront les Jeux du Canada. Là, aussi, nous y serons!

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Julie Payette : Notre prochaine gouverneure générale du Canada

            La nomination de Julie Payette au poste de gouverneure générale du Canada en a surpris plusieurs! Elle va donc remplacer le gouverneur général sortant, David Johnston, dont le mandat se termine en septembre prochain. Notre premier ministre, Justin Trudeau, a choisi madame Payette, non pas parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle est une femme très qualifiée. En plus d’être bilingue (français et anglais), elle peut converser en espagnol, en italien, en russe et en allemand.

Son curriculum vitae est très impressionnant! Elle est titulaire d’un baccalauréat international du United World College of the Atlantic, au pays de Galles; un baccalauréat en génie électrique de l’Université McGill et d’une maitrise en sciences appliquées – génie informatique de l’Université de Toronto. Elle détient également une licence de pilote professionnel avec qualification sur hydravion. De plus, madame Payette est une excellente pianiste et s’est produite avec l’Orchestre symphonique de Montréal, la Piacere vocale de Bâle, en Suisse, et avec le Tafelmusik baroque Orchestra Choir à Toronto.

Elle est née à Montréal en 1964. Elle a été la deuxième Canadienne à voyager dans l’espace. Son premier vol était en 1999 alors qu’elle faisait partie de la mission STS-96 à bord de la navette Discovery. Dix ans plus tard, en 2009, elle a été l’ingénieure de vol au sein de l’équipage de la mission STS-127 à bord de la navette Endeavour.

Madame Payette a été astronaute en chef de l’Agence spatiale canadienne de 2000 à 2007. Elle a pris sa retraite de l’organisation en 2013 pour devenir directrice du Centre des sciences de Montréal, et ce jusqu’en 2016.

«Nous sommes en 2017!», selon les dires de notre premier ministre, Justin Trudeau, et le choix de madame Payette en tant que la 29e personne à détenir les clés de Rideau Hall en est la preuve.

Selon certains, le salaire du gouverneur général du Canada, soit 290,600$ annuellement, est trop élevé tandis que d’autres pensent que ce salaire est justifié en raison des nombreuses responsabilités rattachées à ce poste, notamment, voire à convoquer, proroger et dissoudre le Parlement; prononcer le discours du Trône et accorder la sanction royale aux mesures législatives parlementaires; représenter la reine au Canada; chef d’État du Canada et commandant en chef du Canada; effectuer des visites à l’étranger et accueillir les chefs d’État en visite au Canada. Avec la connaissance de six langues, madame Payette saura bien rencontrer et accueillir, sans doute, les différents chefs d’État en visite au Canada.

Jeannita Thériault