L’Acadie a fait rocker Montréal!

Enfin, on a réussi à rassembler une foule d’artistes acadiens sur la scène Bell, en plein cœur du centre-ville de Montréal.

Ce qui était magnifique c’est que l’amitié et la solidarité étaient au rendez-vous chez les divers artistes dont notamment : Marie-Jo Thério, les Hôtesses d’Hilaire dont Serge Brideau – avec sa jolie robe d’été, les Hay Babies, Lisa LeBlanc, Joseph Edgar, Radio-Radio, Pierre Guitard, Caroline Savoie, les Païens, le groupe Vishten, Gab et Jacobus, Amélie Hall, Menoncle Jason et j’en passe….

Une foule d’environ 20 000 personnes étaient au rendez-vous musical acadien composée de plusieurs Acadiens et Acadiennes ainsi que de plusieurs Québécois et Québécoises sympathiques aux artistes acadiens. C’est comme si l’Acadie rencontrait le Québec lors de cette soirée mémorable. Nos artistes sont allés dire à nos amis québécois : «Nous aussi on existe, nous aussi nous avons du talent, nous aussi on veut partager notre musique, nos chansons et nos poèmes sans oublier nos nombreux musiciens qui nous accompagnent en arrière-scène»!

Le directeur artistique, Joseph Edgar, chanteur et compositeur, rêvait à la possibilité de ce spectacle grandiose et acadien depuis longtemps et, grâce à des subventions possibles, ce rêve est devenu une réalité.

C’était magnifique de voir sur scène plusieurs artistes de la relève, cependant, il aurait peut-être été de bon augure de voir aussi des pionnières de la chanson acadienne comme Édith Butler et des pionniers comme Calixte Duguay, Raymond Breau, Raoul Duguay et d’autres artistes acadiens qui vivent présentement à Montréal. La musique n’a pas d’âge! Peut-être que ces artistes oubliés feront partie de la programmation musicale lors du Congrès mondial acadien de 2019. C’est à souhaiter!

Le poète québécois, Jean-Paul Daoust, a rendu un bel et vibrant hommage posthume à son ami, Gérald LeBlanc, originaire de Bouctouche, ce qui était certainement de mise. Gérald a tellement contribué envers l’avenir des artistes acadiens durant sa courte vie, soit par son amitié, sa générosité, et en tant que parolier pour quelques-uns de nos chanteurs acadiens. Gérald était un avant-gardiste culturel. L’Acadie le pleure encore aujourd’hui.

Les médias du Québec étaient au rendez-vous en assurant une belle couverture de cet évènement unique ainsi que les animatrices Jemina Vergara (à la télé) et Anne-Marie Parenteau (à la radio) de Radio-Canada-Acadie et de la journaliste culturelle, Sylvie Mousseau, à l’Acadie Nouvelle.

Bravo!

 

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Monsieur Frank McKenna a parlé sur l’immigration en Atlantique

            Personne ne peut dire que les propos prononcés la semaine dernière par l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick sont vides de sens. Ils ont aussi provoqué des appuis, mais également des critiques.

Pour sauver notre région et notre province qu’il aime beaucoup, nous avons besoin d’augmenter le nombre d’immigrants à venir s’établir ici parce que le déclin démographique est très sérieux et même alarmant. Au cours des trente dernières années, le Nouveau-Brunswick a perdu 40 000 personnes qui sont allées vivre ailleurs au Canada. Au pays, nous occupons le deuxième plus bas taux de fertilité sans oublier que, depuis 2015, le nombre de décès dépasse le nombre de naissances. Nous sommes la seule province au pays où l’on n’a pas constaté une croissance de sa population ce qui signifie une population vieillissante.

Avec de tels faits, les transferts venant d’Ottawa diminuent parce que basés sur la population. Le nombre de personnes âgées augmente ce qui va avoir des conséquences directes sur les coûts en santé. Les villages se vident de même que les écoles. Les universités peinent à maintenir les programmes existants. Plusieurs employeurs ne réussissent pas à combler des centaines et des centaines de postes faute de main d’œuvre qualifiée et spécialisée.

Dans une autre partie de son allocution, il déplore le programme d’assurance-emploi qu’il voit comme une sorte de piège et même une sorte de drogue. Oublie-t-il, ce monsieur McKenna, qu’un très grand nombre d’emplois au Nouveau-Brunswick et ailleurs en Atlantique sont de nature saisonnière comme la pêche, l’industrie forestière, le tourisme, l’agriculture, la construction domiciliaire?

Pour augmenter la population dans la région atlantique, il est vrai, il nous faut plus de population et on devrait pouvoir compter davantage sur l’immigration sans oublier le besoin de créer plus d’emplois pour notre jeunesse et les autres, de même que d’établir une politique nataliste avant-gardiste comme celle de la province de Québec ou encore créer et financer un programme universel de la petite enfance qui favoriserait la création d’emplois et permettrait aux parents, qui le veulent, d’avoir plus d’enfants et d’aller sur le marché de travail.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Le sport violent de la boxe?

            On parle de la boxe comme étant un dialogue des corps. Ce sport, avec les férocités que l’on connait, et au cours duquel des boxeurs se mettent à saigner sérieusement, est un combat qui peut même mener à la mort de l’un des boxeurs.

Ce sport de combat est pratiqué depuis le 18e siècle à un contre un et qui a recourt à des frappes continues contre l’adversaire à l’aide de gants matelassés «boxing gloves». Notre premier ministre, Justin Trudeau, a déjà pratiqué la boxe ainsi que le président français actuel, Emmanuel Macron, mais ce dernier s’est contenté de frapper sur un sac gonflé «et non sur des humains» et ce, dans un effort de réduire le stress…

La boxe, tout en se qualifiant comme étant un sport est un sport excessivement violent. Les adversaires ne ménagent pas leurs coups par des frappes : «straight punch; le jab; hook punch; undercut rising punch et overcut ou drop» et j’en passe, en tentant de rendre leur adversaire en état de K.O. Le sang coule…c’est légal!

Récemment, nous avons été témoins du combat de boxe de David Whittom, originaire de Saint-Quentin, contre Gary Kopas à Fredericton. Au cours de ce combat, Whittom fut plongé dans un coma et repose maintenant dans un hôpital de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Plusieurs personnes intéressées à la boxe se sont interrogées quant au rôle de l’arbitre «qui aurait peut-être dû arrêter le combat plus tôt».

Le rôle de l’arbitre est exigeant : Donner les instructions aux deux boxeurs avant le combat; Déterminer lorsqu’un boxeur est à terre s’il doit être compté ou pas et à quel moment commencer le compte; Donner un avertissement à un boxeur quand il commet une faute; Signaler quand un round est terminé; Estimer quand la santé d’un boxeur ne lui permet plus de se défendre et, donc, d’arrêter le combat; et, finalement, proclamer le verdict du combat.

De nos jours, on fait tout pour éviter les fractures du crâne (au cerveau) en obligeant les sportifs de porter un casque protecteur, notamment au hockey; au baseball, au rugby, vélo, moto, etc., mais pas dans le sport de la boxe car la tête reste découverte et, selon certains, «pour pouvoir mieux frapper dessus directement»…

Pourquoi ne pas obliger les boxeurs à porter un casque protecteur? Une question que plusieurs personnes intéressées à la boxe se posent… depuis longtemps.

Jeannita Thériault

Deux hommes complètement différents se rencontrent à Rome

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La semaine dernière, à Rome, le saint père a accueilli le président américain pour une période de moins d’une heure. Comme on le sait, ces deux hommes n’ont pas du tout les mêmes valeurs quant il s’agit de la paix, des réfugiés ou de l’environnement.

Ce qui surprend, dès la fin de la rencontre, Donald Trump s’est comme engagé à la promotion de la paix et surtout de la paix mondiale. Se rappelle-t-il qu’il a signé avec l’Arabie Saoudite un ou deux jours avant cette journée mémorable, un contrat d’armement militaire de plus de cent milliards de dollars? Un discours qui contredit le geste!

Sur la question des pauvres réfugiés, et surtout ceux des pays musulmans, à différentes occasions, monsieur Trump a émis des décrets présidentiels voulant empêcher leur venue aux États-Unis. Heureusement, la loi américaine s’en est mêlée. Pour le pape, les réfugiés, peu importe leur langue, leur origine ou leur religion, méritent la protection de la vie. Pour accomplir cela, il faut les secourir et les accueillir à bras ouverts.

Un autre élément divergent entre ces deux personnalités touche à l’environnement. Pour le pape, qui d’ailleurs a écrit récemment une importante encyclique sur ce sujet, la question environnementale est primordiale. Pour Trump, le réchauffement climatique fait partie de «fake news»!

Sur le plan des relations avec le Mexique, le président veut ériger un mur entre les deux pays. Selon lui, les Mexicains sont des vendeurs de drogues, des violeurs, des voleurs. Mais monsieur Trump ne devrait-il pas se demander : Mais qui achète et consomme ces drogues? Quant au saint père, la meilleure approche n’est pas de bâtir un mur, mais d’établir des ponts.

À la fin de cette rencontre, il y eut des échan-ges de cadeaux. Le pape a donné à ses invités des encycliques que monsieur Trump a promis de lire. S’il accomplit cette promesse, ce sera tout probablement les seuls livres qu’il aura lus dans sa vie!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Pardon de vieillir?

De nos jours, on parle souvent d’une population vieillissante qui dépasse le taux de natalité. (Plus de vieux…moins d’enfants). On s’inquiète des coûts engendrés par cette réalité démographique, c’est-à-dire, comment répondre à ce besoin socio-économique.

Le vieillissement est un phénomène naturel. Personne n’y échappe!

Le progrès des sciences de la médecine, l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène ont contribué considérablement à la prolongation de l’espérance de vie.

Les personnes âgées ont besoin de vivre dans un milieu qui puisse répondre à leurs besoins. Elles ont aussi besoin d’être autonomes autant que possible.

Autrefois, les personnes âgées vivaient dans une maison qui abritait plusieurs membres d’une même famille. Les foyers de soins étaient très rares et/ou presque non-existants. Aujourd’hui, les personnes âgées ont tendance à déménager dans des foyers de soins où, pour plusieurs, elles perdent un peu d’autonomie d’où l’importance pour les membres de leurs familles de continuer à les aimer et de ne pas les abandonner.

Il revient aussi à la société d’aider les personnes âgées à vivre le plus longtemps possible et en bonne santé dans un environnement sain et rassurant. Il est aussi important d’organiser des activités sociales, chorales, ateliers, etc. et de favoriser la tenue d’exercices susceptibles de revigorer leurs énergies physiques et mentales.

Récemment, nous avons été témoins de la tenue d’une danse organisée à l’Auberge du Soleil, à Dieppe, animée par un disc-jockey local. Plusieurs résidants et résidantes ont participé à cette soirée musicale mouvementée et rythmée. Une belle soirée aussi pour les personnes en fauteuils roulants qui les surveillaient.

Au lieu de l’isolement et de l’exclusion, les personnes âgées ont droit à vivre l’étape du vieillissement comme étant «un nouveau souffle» de vie. Au Nouveau-Brunswick, nos municipalités et notre gouvernement ont également une responsabilité socio-économique envers le vieillissement de la population et de démontrer davantage une sensibilité humaine et non strictement économique.

Il ne faudrait surtout pas reprocher aux personnes âgées qu’elles représentent un problème socio-économique – elles qui ont contribué durant plusieurs années au bien-être que les plus jeunes vivent aujourd’hui.

Au milieu de ces inquiétudes sociales et démographiques vis-à-vis le vieillissement de la population, les personnes âgées ne devraient surtout pas se sentir coupables d’engendrer des coûts supplémentaires au niveau des gouvernements et des contribuables pour assurer leur survie. Certes non!

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les risques associés à la marijuana

         Bientôt, le gouvernement canadien autorisera légalement la vente et la consommation de ce produit sous réserve de certaines restrictions bien précises. Cela en réjouit plusieurs, mais après quelques années d’ici, peut-être que les conséquences à long terme, et surtout chez la jeunesse, ne seront pas aussi bénéfiques que l’on peut imaginer aujourd’hui.

Depuis un certain temps, chez notre voisin du sud et cela dans plusieurs États, les autorités ont aussi légalisé la vente et la consommation de la marijuana tandis que d’autres l’ont dépénalisée. Par contre, certains autres États refusent catégoriquement d’agir dans un sens ou l’autre.

Ce qu’il faut admirer chez nos voisins du sud, les compagnies pharmaceutiques voulant faire la promotion commerciale de leurs produits médicaux doivent avertir le public des bienfaits possibles et en même temps elles sont obligées d’énumérer les inconvénients à tel point que plusieurs consommateurs mieux renseignés hésitent à les consommer de peur de causer chez eux des torts irréparables.

Plusieurs individus pensent à tort qu’un produit légal n’a pas de conséquences négatives. Il en est ainsi pour le tabac. Pourtant, au Canada, l’usage de la cigarette tue chaque jour une centaine de personnes et coûte énormément en traitement sanitaire et sur le portefeuille.

Au Colorado, l’année dernière, un État qui compte à peine cinq millions d’habitants, les consommateurs y ont dépensé 1,3 milliard de dollars pour ce petit produit «magique», soit en moyenne 2600 dollars pour chaque personne. Combien d’enfants et de familles ont dû souffrir suite à de telles dépenses qui se sont enlevées en fumée?

En permettant l’usage du cannabis, ne croyez-vous pas que les autorités gouvernementales doivent, sur une base régulière, informer la population des effets nuisibles sur la santé physique, sur la mémoire, le cerveau, les poumons, les accidents routiers, la dépendance, la criminalité, les suicides possibles?

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Hommages aux mamans et aux autres!

            C’est la fête des Mères dimanche prochain, le 14 mai. C’est le cas aussi pour plusieurs endroits dans le monde : notamment au Québec, aux États-Unis, au Brésil, en Belgique, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande ou l’Australie.

La fête des Mères «de familles nombreuses» telle qu’expérimentées, lors des années 1940 en France, a été proclamée afin d’offrir une récompense «symbolique» à des femmes portant la responsabilité d’enfants multiples et non de participer à la libération de la femme.

Il faut dire que la religion catholique a d’ailleurs encouragé ses fidèles à avoir de nombreux enfants en Acadie. Elle le fait moins de nos jours. Aussi, on voit de plus en plus de filles-mères qui décident de garder leurs enfants.

N’importe les arguments contraires, le rôle de la maman est très important, non seulement celui de mère mais aussi celui de voir au développement physique et psychologique de son enfant, et ce, avec amour, dévouement et compréhension. La mère n’a jamais hésité à passer des nuits entières auprès de son enfant malade. Plus tard, elle côtoie et encourage les rêves de ses enfants même lorsqu’elle vieillit et qu’ils sont devenus adultes.

Que de sacrifices vécus jadis par les mamans de voir leurs fils partir outre-mer pour la guerre et tuer des ennemis inconnus! Plusieurs mamans se contentaient de souffrir en silence tout en contribuant à «l’effort de guerre» en tricotant des bas et des mitaines de laine pour envoyer à leurs enfants devenus soldats. De plus, ces mamans devaient voir à l’épanouissement de leurs jeunes enfants au foyer tout en ayant une pensée constante pour leurs fils devenus soldats.

De nos jours, plusieurs mamans travaillent à l’extérieur du foyer dans le but de poursuivre leur carrière – n’empêche qu’elles ont le courage et l’amour de demeurer très près de leurs enfants, de leurs rêves et de leurs ambitions.

Dimanche sera aussi une occasion spéciale pour rendre un hommage spécial à toutes ces femmes qui auraient bien voulu avoir été capables d’enfanter. On les voit ici et là s’engager dans la garde de leurs petits enfants, de leurs neveux et nièces, dans le domaine de l’enseignement et/ou s’engager bénévolement dans plusieurs causes humanitaires et sociales afin de contribuer au bien-être des enfants des autres…

Que la fête des Mères soit une occasion pour les mamans de se laisser gâter… sans oublier les autres qui n’ont pas eu le bonheur d’être mère.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’effet Trump est déjà senti chez nous!

Au cours du processus électoral américain, il était tout à fait prévisible que si Donald Trump remportait la victoire, le monde ne serait plus le même et que son succès aurait des répercussions négatives au Nouveau-Brunswick et même au niveau planétaire. D’ailleurs, ne disait-il pas qu’il annulerait le traité commercial entre ses deux autres partenaires, soit le Canada et le Mexique? Ces jours derniers, il changea d’idées. Par contre, si les vendeurs canadiens veulent exporter du bois d’œuvre aux Américains, ils devront payer d’immenses tarifs à l’exception de la famille Irving. Après tout, les riches doivent protéger les riches!

Avons-nous dit conséquences planétaires? Et bien, monsieur Trump s’est déjà fait plusieurs ennemis en trois mois. Des conflits avec le président mexicain. Des conflits avec la chancelière allemande. Avec l’Iran. Avec l’Australie. Et surtout avec la Corée du Nord.

Monsieur Trump croit fermement au proverbe ancien qui disait : «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» En conséquence de ce faux dicton, il veut maintenant que le budget militaire des États-Unis soit augmenté de 54 milliards. Ainsi, le monde entier est sur ses nerfs.

En plus de cela, pour augmenter sa piètre popularité qui est la pire dans l’histoire politique récente de ce pays, il veut considérablement réduire les taxes et les impôts favorisant ainsi les gros riches qui n’auront plus à débourser 30 pour cent, mais bien un petit 15.  Avec une telle mesure fiscale, la dette américaine va considérablement augmenter, mais les plus nantis rempliront ainsi leurs poches.

Revenons à la Corée du Nord. Entre nos voisins du sud et la Corée du Nord, la tension est très inquiétante. La présence de nombreux bateaux militaires américains près de ce pays est perçue comme une provocation et pourrait encourager le dictateur coréen à attaquer, ce qui provoquerait une riposte justificative de Trump. Les suites sont inimaginables car un  tel geste déclencherait tout probablement une guerre nucléaire.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Qui représente nos artistes au Conseil des arts du Canada?

            Depuis quelques temps, de nouveaux membres sont nommés au sein du Conseil d’administration du Conseil des arts du Canada et seule, une soprano de St. John’s, Terre-Neuve, probablement unilingue anglophone, a été nommée. Pas un seul membre francophone (ou bilingue?) du Nouveau-Brunswick ou de la Nouvelle-Écosse nommé au sein du Conseil d’administration.

Cette situation n’est pas représentative de la région de l’Atlantique.

Un nouveau processus de nominations a été mis sur pied (apparemment?). Les candidats et candidates intéressés envoient leurs demandes et leur curriculum vitae à qui de droit afin d’être considérés pour siéger en tant que membre du Conseil d’administration du Conseil des arts du Canada qui a, par ailleurs, le mandat d’être représentatif à travers TOUT LE CANADA.

Nous sommes au courant que certains candidats «acadiens» d’expérience dans le domaine des Arts et de la Culture ont fait une demande en ce sens. Hélas, on a choisi une personne unilingue de St. John’s, Nfld (Terre-Neuve) pour représenter les intérêts de l’ensemble de nos artistes de l’Atlantique. Une vraie honte!

Le Conseil d’administration du CAC est composé de 11 membres : notamment, le président, vice-présidente, et neuf autres membres à travers le Canada.

Dans le moment, le président est du Québec; la vice-présidente, également du Québec; un membre des Territoires du Nord-Ouest; deux membres de l’Ontario; un membre de la Saskatchewan; un membre du Manitoba; un membre de l’Alberta; et trois autres membres du Québec… ce qui fait un total de 11 membres au sein du Conseil – sans oublier que le directeur général du CAC est du Québec. C’est bon pour le Québec mais, de grâce, il y a d’autres provinces qui existent au Canada!

Il est grand temps que le Conseil des arts du Canada soit conscient qu’il y a des personnes francophones et bilingues au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse qui sont très qualifiées et très engagées dans le domaine des Arts et de la Culture. Ces personnes pourraient être très utiles au cours des réunions du Conseil à Ottawa, et ailleurs au pays, et ce, en termes d’interventions et de représentativité équitable… bien que ce sont d’abord les membres des jurys qui décident des subventions accordées et non les membres du CA. Encore là, les jurys devraient être composés de personnes à travers le Canada et non seulement en provenance d’une province ou deux…

Nous sommes toujours étonnés de constater que nos médias et nos organismes acadiens ne s’intéressent pas davantage à cette situation de non-représentativité «acadienne» au sein du Conseil des Arts du Canada…

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La CBC a enfin fait son Mea Culpa

            Dès le premier ou le deuxième épisode racontant l’histoire des 150 ans de notre pays, d’un peu partout au pays et surtout en Acadie, des voix se sont élevées pour réclamer haut et fort des excuses de CBC. Les dirigeants tentaient d’abord de se justifier, mais heureusement, ils ont compris et reconnu leurs erreurs. Par la suite, des regrets furent exprimés et acceptés.

Les critiques étaient amplement justifiées car la série n’accordait que quelques minutes aux Autochtones. Comme on le sait tous, depuis plus de 15 000 ans, ce sont les peuples des Premières nations, et non les Européens qui méritent le titre de découvreurs du Canada leur permettant ainsi d’en devenir les propriétaires et nous, les locataires.

Peu de temps après, ils sont devenus nos locataires et nous, les propriétaires! Leur contribution est donc immense et la justice envers eux n’a pas toujours été reconnue ni respectée.

En plus de cela, on a été énormément surpris lorsqu’on y annonçait que les premiers colons français se sont établis à Québec en 1608. Mettons les faits au clair. Les Acadiens sont les premiers européens à tenter de s’y établir d’abord, en 1604, sur l’île Sainte-Croix et puis, à Port-Royal, en 1605.

En plus de ces anomalies, on ne mentionne nullement la tragédie de la Déportation qu’ont connue les 12 000 Acadiens et Acadiennes entre 1755 jusqu’à la signature du Traité de Paris en 1763, traité qui mettait fin aux atroces hostilités entre l’Angleterre et la France et ici en terre acadienne.

Le titre anglais de la série s’intitule The Story of Us. On peut comprendre que les historiens anglophones ont peut-être voulu cacher ces éléments de notre histoire pour ne pas trop noircir le passé.

En plus des excuses formelles exprimées, plu-sieurs personnes en Acadie et au pays réclament qu’on ajoute à la fin de la série un tout nouvel épisode qui tiendrait compte des observations soulevées et de d’autres erreurs qui vont tout probablement apparaître en cours de route. Sans quoi, on aura toujours dans les archives une vision partielle et truquée de notre passé historique.

Alcide F. LeBlanc