EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les Jeux de la Francophonie canadienne, plus que du sport!

            Du 11 au 15 juillet 2017, les communautés de Dieppe et Moncton ont accueilli avec brio et excellence les 7e Jeux de la Francophonie canadienne dont l’origine remonte seulement à 1999.

Ce fut une réussite mémorable et totale. Bravo donc au magnifique travail des membres du comité organisateur, des centaines de généreux bénévoles, des vaillants entraineurs, de la tenue annuelle des Jeux de l’Acadie qui sert de tremplin à notre jeunesse; à Athlétisme NB et à son personnel qui guident, encouragent et appuient les associations spor-tives. En plus de tout cela, n’oublions pas surtout les douze cents jeunes qui sont venus des provinces et des trois territoires pour donner leur meilleur d’eux-mêmes.

En plus de l’élément sportif, la jeunesse francophone de notre pays pouvait aussi s’illustrer dans d’autres sphères d’activités humaines comme dans les arts visuels, le leadership, la musique, l’improvisation, l’art oratoire et ainsi remporter des médailles. Ils se sont vraiment distingués. Grâce à cette variété, ils se préparent à relever les grands et nombreux défis de l’avenir.

Même si nos athlètes n’ont pas remporté autant de médailles d’or que le Québec, ils ont hautement mérité, pour la troisième fois dans l’histoire de ces jeux, le Prix du Drapeau qui représente avoir gagné le plus grand nombre de points.

Ce qui prouve que le sport francophone est en pleine croissance au Nouveau-Brunswick, c’est que plusieurs records ont été établis par les nôtres et cela dans plusieurs disciplines.

Il y a d’autres jeux qui s’annoncent. Du 21 juillet au 30 juillet, certains de nos athlètes et entraineurs sont à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, en Afrique, pour participer aux Jeux de la Francophonie internationale. Entre le 28 juillet au 13 aout prochain, à Winnipeg, se tiendront les Jeux du Canada. Là, aussi, nous y serons!

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Julie Payette : Notre prochaine gouverneure générale du Canada

            La nomination de Julie Payette au poste de gouverneure générale du Canada en a surpris plusieurs! Elle va donc remplacer le gouverneur général sortant, David Johnston, dont le mandat se termine en septembre prochain. Notre premier ministre, Justin Trudeau, a choisi madame Payette, non pas parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle est une femme très qualifiée. En plus d’être bilingue (français et anglais), elle peut converser en espagnol, en italien, en russe et en allemand.

Son curriculum vitae est très impressionnant! Elle est titulaire d’un baccalauréat international du United World College of the Atlantic, au pays de Galles; un baccalauréat en génie électrique de l’Université McGill et d’une maitrise en sciences appliquées – génie informatique de l’Université de Toronto. Elle détient également une licence de pilote professionnel avec qualification sur hydravion. De plus, madame Payette est une excellente pianiste et s’est produite avec l’Orchestre symphonique de Montréal, la Piacere vocale de Bâle, en Suisse, et avec le Tafelmusik baroque Orchestra Choir à Toronto.

Elle est née à Montréal en 1964. Elle a été la deuxième Canadienne à voyager dans l’espace. Son premier vol était en 1999 alors qu’elle faisait partie de la mission STS-96 à bord de la navette Discovery. Dix ans plus tard, en 2009, elle a été l’ingénieure de vol au sein de l’équipage de la mission STS-127 à bord de la navette Endeavour.

Madame Payette a été astronaute en chef de l’Agence spatiale canadienne de 2000 à 2007. Elle a pris sa retraite de l’organisation en 2013 pour devenir directrice du Centre des sciences de Montréal, et ce jusqu’en 2016.

«Nous sommes en 2017!», selon les dires de notre premier ministre, Justin Trudeau, et le choix de madame Payette en tant que la 29e personne à détenir les clés de Rideau Hall en est la preuve.

Selon certains, le salaire du gouverneur général du Canada, soit 290,600$ annuellement, est trop élevé tandis que d’autres pensent que ce salaire est justifié en raison des nombreuses responsabilités rattachées à ce poste, notamment, voire à convoquer, proroger et dissoudre le Parlement; prononcer le discours du Trône et accorder la sanction royale aux mesures législatives parlementaires; représenter la reine au Canada; chef d’État du Canada et commandant en chef du Canada; effectuer des visites à l’étranger et accueillir les chefs d’État en visite au Canada. Avec la connaissance de six langues, madame Payette saura bien rencontrer et accueillir, sans doute, les différents chefs d’État en visite au Canada.

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Une autre année scolaire vient tout juste de prendre fin

À chaque élève et à chaque membre du personnel scolaire, le Moniteur Acadien souhaite de joyeuses et de reposantes vacances estivales. Elles sont amplement justifiées.

Au cours de ces dix mois de l’année 2016-2017, le personnel enseignant, la direction scolaire et tous les autres membres des diverses équipes qui se dévouent professionnellement à rendre le système digne de son essence, votre hebdomadaire veut reconnaitre et souligner votre rôle auprès des jeunes. Vous œuvrez à former leur intelligence, à affermir leur courage, à leur faire découvrir leur identité linguistique et culturelle; à leur donner le goût d’apprendre, non seulement dans ce milieu qu’est l’école, mais aussi tout au long de la vie.

Cette année, comme certaines autres précédentes, plusieurs jours de classes ont dû être annulés en raison des intempéries hivernales. Pour les parents, cela comporte de graves inconvénients. Pour les élèves, ce facteur représente évidemment des ennuis étant donné qu’avec moins de jours de classe, la matière à apprendre sera moins comprise et moins retenue. Quant au personnel enseignant, celui-ci doit faire des choix judicieux dans le programme scolaire de sorte qu’il ne devienne pas une cause d’échec pour l’année en cours ou dans les années subséquentes.

Pour le corps professoral, enseigner est devenue une profession de plus en plus exigeante. Avec la technologie nouvelle qui nous apporte bien des merveilles pouvant servir à l’enseignement et à l’apprentissage, ces outils peuvent aussi contribuer à des pertes de temps considérables et même nuisibles à la socialisation réelle et à la santé. Plusieurs chercheurs affirment que passer trop de temps devant ces outils contribue à l’obésité qui est devenue un fléau grave dans notre propre province comme ailleurs au pays.

Pour mieux apprécier l’éducation offerte dans le district scolaire, vous pouvez visiter le site WEB du district scolaire Francophone sud. Vous y verrez le jeune Wesley Babin, finaliste au concours national Doodle 4 Google. À l’école Clément-Cormier, vous pourrez observer le tournage de capsules vidéos sur la littératie préscolaire. Partout, on y retrouve de beaux projets qui se passent dans les écoles de notre territoire. Ensemble célébrons nos réussites!

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Canada : Ce beau et grand pays!

            Nous venons de vivre une grande fin semaine canadienne à l’aide de discours, drapeaux, décorations, événements culturels, et ce, à travers le pays.

Certes, le Canada est un pays doué d’une liberté d’expression, d’une liberté de mouvement d’une province à l’autre et d’une liberté de vivre et d’y mourir. Cependant, il reste beaucoup à faire pour que chaque Canadien et chaque Canadienne y trouve sa place, son épanouissement et sa sécurité financière sans oublier les Autochtones qui sont les premiers à être venus habiter le Canada. Le Canada doit aussi assurer que nos nombreux sans-abris soient épaulés dans leur quête d’améliorer leur qualité de vie, que nos retraités «dans le besoin» trouvent les moyens pour s’en sortir et que le peuple canadien soit plus solidaire.

Le Canada est un pays généreux quand il s’agit d’accueillir les différentes ethnies et, dernièrement, les réfugiés syriens ainsi que sa participation militaire continue sur la scène européenne et sa générosité sociale et économique lors de désastres ici et dans le monde. Bien sûr, cette générosité est, en grande partie, rendue possible grâce à l’apport des contribuables canadiens!

Nous avons la chance d’avoir un premier ministre, Justin Trudeau, qui représente ce beau et grand pays, toutefois, il ne peut pas le représenter seul! Il a recours à de nombreux politiciens et de nombreuses politiciennes qui font partie de son équipe et qui représentent les intérêts de toutes les provinces canadiennes.

Hélas, il y aura toujours de nombreux défis à relever pour assurer que ce beau et grand pays soit profitable à l’ensemble de la population canadienne.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons aussi la chance d’avoir un jeune premier ministre, Brian Gallant, entouré d’une équipe de politiciens et de politiciennes soucieux du bien-être socio-économique (et culturel) de notre province, mais il doit en faire davantage.

Il y a toujours cette crainte qui existe de la part de notre gouvernement provincial libéral, par exemple, d’assurer que nos hauts fonctionnaires à Fredericton soient bilingues. Cette crainte ne devrait pas exister en 2017…

Le Canada doit être un pays de partage et de solidarité commune pour mieux grandir, mieux s’épanouir et de mieux vieillir en bonne santé socio-économique et culturelle, et ce, au-delà de ses 150 ans d’existence!

Jeannita Thériault

L’Acadie a fait rocker Montréal!

Enfin, on a réussi à rassembler une foule d’artistes acadiens sur la scène Bell, en plein cœur du centre-ville de Montréal.

Ce qui était magnifique c’est que l’amitié et la solidarité étaient au rendez-vous chez les divers artistes dont notamment : Marie-Jo Thério, les Hôtesses d’Hilaire dont Serge Brideau – avec sa jolie robe d’été, les Hay Babies, Lisa LeBlanc, Joseph Edgar, Radio-Radio, Pierre Guitard, Caroline Savoie, les Païens, le groupe Vishten, Gab et Jacobus, Amélie Hall, Menoncle Jason et j’en passe….

Une foule d’environ 20 000 personnes étaient au rendez-vous musical acadien composée de plusieurs Acadiens et Acadiennes ainsi que de plusieurs Québécois et Québécoises sympathiques aux artistes acadiens. C’est comme si l’Acadie rencontrait le Québec lors de cette soirée mémorable. Nos artistes sont allés dire à nos amis québécois : «Nous aussi on existe, nous aussi nous avons du talent, nous aussi on veut partager notre musique, nos chansons et nos poèmes sans oublier nos nombreux musiciens qui nous accompagnent en arrière-scène»!

Le directeur artistique, Joseph Edgar, chanteur et compositeur, rêvait à la possibilité de ce spectacle grandiose et acadien depuis longtemps et, grâce à des subventions possibles, ce rêve est devenu une réalité.

C’était magnifique de voir sur scène plusieurs artistes de la relève, cependant, il aurait peut-être été de bon augure de voir aussi des pionnières de la chanson acadienne comme Édith Butler et des pionniers comme Calixte Duguay, Raymond Breau, Raoul Duguay et d’autres artistes acadiens qui vivent présentement à Montréal. La musique n’a pas d’âge! Peut-être que ces artistes oubliés feront partie de la programmation musicale lors du Congrès mondial acadien de 2019. C’est à souhaiter!

Le poète québécois, Jean-Paul Daoust, a rendu un bel et vibrant hommage posthume à son ami, Gérald LeBlanc, originaire de Bouctouche, ce qui était certainement de mise. Gérald a tellement contribué envers l’avenir des artistes acadiens durant sa courte vie, soit par son amitié, sa générosité, et en tant que parolier pour quelques-uns de nos chanteurs acadiens. Gérald était un avant-gardiste culturel. L’Acadie le pleure encore aujourd’hui.

Les médias du Québec étaient au rendez-vous en assurant une belle couverture de cet évènement unique ainsi que les animatrices Jemina Vergara (à la télé) et Anne-Marie Parenteau (à la radio) de Radio-Canada-Acadie et de la journaliste culturelle, Sylvie Mousseau, à l’Acadie Nouvelle.

Bravo!

 

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Monsieur Frank McKenna a parlé sur l’immigration en Atlantique

            Personne ne peut dire que les propos prononcés la semaine dernière par l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick sont vides de sens. Ils ont aussi provoqué des appuis, mais également des critiques.

Pour sauver notre région et notre province qu’il aime beaucoup, nous avons besoin d’augmenter le nombre d’immigrants à venir s’établir ici parce que le déclin démographique est très sérieux et même alarmant. Au cours des trente dernières années, le Nouveau-Brunswick a perdu 40 000 personnes qui sont allées vivre ailleurs au Canada. Au pays, nous occupons le deuxième plus bas taux de fertilité sans oublier que, depuis 2015, le nombre de décès dépasse le nombre de naissances. Nous sommes la seule province au pays où l’on n’a pas constaté une croissance de sa population ce qui signifie une population vieillissante.

Avec de tels faits, les transferts venant d’Ottawa diminuent parce que basés sur la population. Le nombre de personnes âgées augmente ce qui va avoir des conséquences directes sur les coûts en santé. Les villages se vident de même que les écoles. Les universités peinent à maintenir les programmes existants. Plusieurs employeurs ne réussissent pas à combler des centaines et des centaines de postes faute de main d’œuvre qualifiée et spécialisée.

Dans une autre partie de son allocution, il déplore le programme d’assurance-emploi qu’il voit comme une sorte de piège et même une sorte de drogue. Oublie-t-il, ce monsieur McKenna, qu’un très grand nombre d’emplois au Nouveau-Brunswick et ailleurs en Atlantique sont de nature saisonnière comme la pêche, l’industrie forestière, le tourisme, l’agriculture, la construction domiciliaire?

Pour augmenter la population dans la région atlantique, il est vrai, il nous faut plus de population et on devrait pouvoir compter davantage sur l’immigration sans oublier le besoin de créer plus d’emplois pour notre jeunesse et les autres, de même que d’établir une politique nataliste avant-gardiste comme celle de la province de Québec ou encore créer et financer un programme universel de la petite enfance qui favoriserait la création d’emplois et permettrait aux parents, qui le veulent, d’avoir plus d’enfants et d’aller sur le marché de travail.

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Le sport violent de la boxe?

            On parle de la boxe comme étant un dialogue des corps. Ce sport, avec les férocités que l’on connait, et au cours duquel des boxeurs se mettent à saigner sérieusement, est un combat qui peut même mener à la mort de l’un des boxeurs.

Ce sport de combat est pratiqué depuis le 18e siècle à un contre un et qui a recourt à des frappes continues contre l’adversaire à l’aide de gants matelassés «boxing gloves». Notre premier ministre, Justin Trudeau, a déjà pratiqué la boxe ainsi que le président français actuel, Emmanuel Macron, mais ce dernier s’est contenté de frapper sur un sac gonflé «et non sur des humains» et ce, dans un effort de réduire le stress…

La boxe, tout en se qualifiant comme étant un sport est un sport excessivement violent. Les adversaires ne ménagent pas leurs coups par des frappes : «straight punch; le jab; hook punch; undercut rising punch et overcut ou drop» et j’en passe, en tentant de rendre leur adversaire en état de K.O. Le sang coule…c’est légal!

Récemment, nous avons été témoins du combat de boxe de David Whittom, originaire de Saint-Quentin, contre Gary Kopas à Fredericton. Au cours de ce combat, Whittom fut plongé dans un coma et repose maintenant dans un hôpital de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Plusieurs personnes intéressées à la boxe se sont interrogées quant au rôle de l’arbitre «qui aurait peut-être dû arrêter le combat plus tôt».

Le rôle de l’arbitre est exigeant : Donner les instructions aux deux boxeurs avant le combat; Déterminer lorsqu’un boxeur est à terre s’il doit être compté ou pas et à quel moment commencer le compte; Donner un avertissement à un boxeur quand il commet une faute; Signaler quand un round est terminé; Estimer quand la santé d’un boxeur ne lui permet plus de se défendre et, donc, d’arrêter le combat; et, finalement, proclamer le verdict du combat.

De nos jours, on fait tout pour éviter les fractures du crâne (au cerveau) en obligeant les sportifs de porter un casque protecteur, notamment au hockey; au baseball, au rugby, vélo, moto, etc., mais pas dans le sport de la boxe car la tête reste découverte et, selon certains, «pour pouvoir mieux frapper dessus directement»…

Pourquoi ne pas obliger les boxeurs à porter un casque protecteur? Une question que plusieurs personnes intéressées à la boxe se posent… depuis longtemps.

Jeannita Thériault

Deux hommes complètement différents se rencontrent à Rome

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La semaine dernière, à Rome, le saint père a accueilli le président américain pour une période de moins d’une heure. Comme on le sait, ces deux hommes n’ont pas du tout les mêmes valeurs quant il s’agit de la paix, des réfugiés ou de l’environnement.

Ce qui surprend, dès la fin de la rencontre, Donald Trump s’est comme engagé à la promotion de la paix et surtout de la paix mondiale. Se rappelle-t-il qu’il a signé avec l’Arabie Saoudite un ou deux jours avant cette journée mémorable, un contrat d’armement militaire de plus de cent milliards de dollars? Un discours qui contredit le geste!

Sur la question des pauvres réfugiés, et surtout ceux des pays musulmans, à différentes occasions, monsieur Trump a émis des décrets présidentiels voulant empêcher leur venue aux États-Unis. Heureusement, la loi américaine s’en est mêlée. Pour le pape, les réfugiés, peu importe leur langue, leur origine ou leur religion, méritent la protection de la vie. Pour accomplir cela, il faut les secourir et les accueillir à bras ouverts.

Un autre élément divergent entre ces deux personnalités touche à l’environnement. Pour le pape, qui d’ailleurs a écrit récemment une importante encyclique sur ce sujet, la question environnementale est primordiale. Pour Trump, le réchauffement climatique fait partie de «fake news»!

Sur le plan des relations avec le Mexique, le président veut ériger un mur entre les deux pays. Selon lui, les Mexicains sont des vendeurs de drogues, des violeurs, des voleurs. Mais monsieur Trump ne devrait-il pas se demander : Mais qui achète et consomme ces drogues? Quant au saint père, la meilleure approche n’est pas de bâtir un mur, mais d’établir des ponts.

À la fin de cette rencontre, il y eut des échan-ges de cadeaux. Le pape a donné à ses invités des encycliques que monsieur Trump a promis de lire. S’il accomplit cette promesse, ce sera tout probablement les seuls livres qu’il aura lus dans sa vie!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Pardon de vieillir?

De nos jours, on parle souvent d’une population vieillissante qui dépasse le taux de natalité. (Plus de vieux…moins d’enfants). On s’inquiète des coûts engendrés par cette réalité démographique, c’est-à-dire, comment répondre à ce besoin socio-économique.

Le vieillissement est un phénomène naturel. Personne n’y échappe!

Le progrès des sciences de la médecine, l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène ont contribué considérablement à la prolongation de l’espérance de vie.

Les personnes âgées ont besoin de vivre dans un milieu qui puisse répondre à leurs besoins. Elles ont aussi besoin d’être autonomes autant que possible.

Autrefois, les personnes âgées vivaient dans une maison qui abritait plusieurs membres d’une même famille. Les foyers de soins étaient très rares et/ou presque non-existants. Aujourd’hui, les personnes âgées ont tendance à déménager dans des foyers de soins où, pour plusieurs, elles perdent un peu d’autonomie d’où l’importance pour les membres de leurs familles de continuer à les aimer et de ne pas les abandonner.

Il revient aussi à la société d’aider les personnes âgées à vivre le plus longtemps possible et en bonne santé dans un environnement sain et rassurant. Il est aussi important d’organiser des activités sociales, chorales, ateliers, etc. et de favoriser la tenue d’exercices susceptibles de revigorer leurs énergies physiques et mentales.

Récemment, nous avons été témoins de la tenue d’une danse organisée à l’Auberge du Soleil, à Dieppe, animée par un disc-jockey local. Plusieurs résidants et résidantes ont participé à cette soirée musicale mouvementée et rythmée. Une belle soirée aussi pour les personnes en fauteuils roulants qui les surveillaient.

Au lieu de l’isolement et de l’exclusion, les personnes âgées ont droit à vivre l’étape du vieillissement comme étant «un nouveau souffle» de vie. Au Nouveau-Brunswick, nos municipalités et notre gouvernement ont également une responsabilité socio-économique envers le vieillissement de la population et de démontrer davantage une sensibilité humaine et non strictement économique.

Il ne faudrait surtout pas reprocher aux personnes âgées qu’elles représentent un problème socio-économique – elles qui ont contribué durant plusieurs années au bien-être que les plus jeunes vivent aujourd’hui.

Au milieu de ces inquiétudes sociales et démographiques vis-à-vis le vieillissement de la population, les personnes âgées ne devraient surtout pas se sentir coupables d’engendrer des coûts supplémentaires au niveau des gouvernements et des contribuables pour assurer leur survie. Certes non!

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les risques associés à la marijuana

         Bientôt, le gouvernement canadien autorisera légalement la vente et la consommation de ce produit sous réserve de certaines restrictions bien précises. Cela en réjouit plusieurs, mais après quelques années d’ici, peut-être que les conséquences à long terme, et surtout chez la jeunesse, ne seront pas aussi bénéfiques que l’on peut imaginer aujourd’hui.

Depuis un certain temps, chez notre voisin du sud et cela dans plusieurs États, les autorités ont aussi légalisé la vente et la consommation de la marijuana tandis que d’autres l’ont dépénalisée. Par contre, certains autres États refusent catégoriquement d’agir dans un sens ou l’autre.

Ce qu’il faut admirer chez nos voisins du sud, les compagnies pharmaceutiques voulant faire la promotion commerciale de leurs produits médicaux doivent avertir le public des bienfaits possibles et en même temps elles sont obligées d’énumérer les inconvénients à tel point que plusieurs consommateurs mieux renseignés hésitent à les consommer de peur de causer chez eux des torts irréparables.

Plusieurs individus pensent à tort qu’un produit légal n’a pas de conséquences négatives. Il en est ainsi pour le tabac. Pourtant, au Canada, l’usage de la cigarette tue chaque jour une centaine de personnes et coûte énormément en traitement sanitaire et sur le portefeuille.

Au Colorado, l’année dernière, un État qui compte à peine cinq millions d’habitants, les consommateurs y ont dépensé 1,3 milliard de dollars pour ce petit produit «magique», soit en moyenne 2600 dollars pour chaque personne. Combien d’enfants et de familles ont dû souffrir suite à de telles dépenses qui se sont enlevées en fumée?

En permettant l’usage du cannabis, ne croyez-vous pas que les autorités gouvernementales doivent, sur une base régulière, informer la population des effets nuisibles sur la santé physique, sur la mémoire, le cerveau, les poumons, les accidents routiers, la dépendance, la criminalité, les suicides possibles?

Alcide F. LeBlanc