EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les autorités politiques ont-elles la solution au trou noir?

            Il est certes malheureux de vivre dans des régions où le travail est saisonnier comme c’est le cas dans le domaine de construction du réseau routier ou dans celui des maisons. Il en est de même pour une bonne partie de la population vivant dans la Péninsule acadienne ou même le long de nos côtes. Les gens qui y habitent n’ont pas toujours d’emploi pour l’ensemble des douze mois. Certains, les plus chanceux, bénéficient du programme d’Assurance-emploi alors que d’autres rencontrent ce qu’on appelle le trou noir.

Au juste, que signifie ce fameux trou noir? Pour se mériter un revenu social, l’employé doit travailler au cours de l’année un certain nombre d’heures qui peut varier d’une région à une autre. S’il ne qualifie pas, il ne recevra donc pas les prestations d’assurance-emploi.

Au Nouveau-Brunswick comme ailleurs dans d’autres localités canadiennes, les chômeurs réclament donc des solutions mais celles que propose le gouvernement ne les satisfait pas complètement.

Au juste, quelle est la proposition gouvernementale? Elle invite donc les chômeurs négativement affectés par le chômage de poursuivre des études dans divers domaines tout en leur offrant un revenu comparable à celui qu’ils toucheraient s’ils avaient obtenu le nombre de semaines nécessaires au programme d’Assurance-emploi.

Actuellement, bien que minime, certains chômeurs en profitent et jouissent de l’expérience des études car ils apprennent des choses nouvelles, nourrissent leurs esprits, découvrent et développent de nouvelles habiletés et se créent un nouveau réseau d’amitié.

Ce qui est étrange, même si le chômage est assez élevé dans notre province, plusieurs entreprises néo-brunswickoises éprouvent d’énormes difficultés à dénicher des bras pouvant combler les postes en main d’œuvre. Pour corriger la situation, elles font appel à des étrangers venant d’aussi loin que des Philippines ou du Mexique!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Du nouveau à CBC/Radio-Canada

            Nous apprenons que la prochaine présidente-directrice-générale de CBC/Radio-Canada est Catherine Tait, 60 ans, et bilingue. Elle a œuvré dans le milieu de la télévision et du cinéma. «C’est un emploi de rêve», a lancé madame Tait suite à sa nomination. Elle remplace l’actuel président-directeur-général du diffuseur public, Hubert Lacroix, qui a été nommé par le gouvernement Harper en 2008. Elle entrera en fonction en juillet prochain.

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, vient d’annoncer également la nomination de cinq autres membres au conseil d’administration de CBC/Radio-Canada dont : Michael Goldbloom, ancien éditeur du Montreal Gazette et du Toronto Star, qui agira en tant que président du CA; Suzanne Guèvremont, Guillaume Aniorté, Tom Clark et Sandra Singh.

Cinq autres membres du CA de CBC/Radio-Canada ont été nommés auparavant. Il s’agit de Harley Finkelstein (Ontario), René Légère (Nouveau-Brunswick), Jennifer Moore Rattray (Manitoba), François Roy (Québec) et Marie Wilson (Territoires du Nord-Ouest). Rob Jeffrey représente la Nouvelle-Écosse.

Le CA de CBC/Radio-Canada est composé de 12 membres y compris un président et un président-directeur général nommés par le gouverneur en conseil pour un mandat de cinq ans maximum.

Nous devons saluer et apprécier la nomination de René Légère en tant que membre du CA de CBC/Radio-Canada. René a débuté sa carrière dans le domaine des Communications en tant que journaliste et animateur à Radio-Canada-Acadie. Par après, il a perfectionné son expertise dans la gestion et le développement des arts et de la culture. Depuis 2009, il dirige le Centre culturel Aberdeen à Moncton. Ardent promoteur de la langue française de l’Acadie, il a été Secrétaire-général de la SNA (Société nationale de l’Acadie) pour ensuite en assurer la présidence de 2012 à 2015. Il a représenté le peuple acadien lors de cinq différents Sommets de la Francophonie. Au cours des années 90, il a présidé l’Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick, de Radio-Beauséjour et de la Coalition pour une télévision de langue française en Acadie. Au début des années 2000, il a travaillé en tant que consultant, producteur et gestionnaire de projets culturels et sociopolitiques auprès de diverses organisations atlantiques et nationales. En collaboration avec le diffuseur public, il a coordonné et produit deux éditions du grand spectacle de la fête nationale de l’Acadie pour la télévision de Radio-Canada. René est diplômé des universités de Moncton et de Laval (à Québec) en sciences sociales et en journalisme.

Nous pouvons être confiants et rassurés que René Légère saura bien représenter et défendre (et ce dans les deux langues officielles) les intérêts du peuple acadien en matière de visibilité à l’intérieur de Radio-Canada-Acadie.

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Aux amoureux et aux amoureuses de la culture

         Dans tous les coins de notre province, et surtout depuis ces dernières années, nous sommes énormément favorisés par une très riche ambiance culturelle. Pensons aux nombreux spectacles musicaux, aux pièces théâtrales, aux ballets, à nos merveilleuses chorales ou encore à d’autres activités du genre qui enrichissent grandement nos vies. Même nos musées y contribuent énormément. Tout cela favorise la découverte et l’épanouissement de nos artistes et leur permet, bien que modestement, de gagner leur vie.

A-t-on mentionné le mot Musée? Que l’on prenne le temps de visiter ceux de Saint-Jean, de Fredericton ou de Moncton. On peut y vivre l’extase.

Il y a encore plus. À Moncton, dans une salle de cinéma située sur la promenade Trinity, presqu’à chaque deux semaines, on nous présente directement du Métropolitain de New-York une série des meilleurs opéras de la planète. Tenez-vous bien! Ces opéras sont également projetés dans 7000 salles sur l’ensemble des continents et Moncton est l’une des rares villes canadiennes à en profiter!

Pourquoi l’opéra est-il aussi magnifique pour la culture? C’est relativement facile à l’expliquer. Comme on le sait tous, l’opéra est, ni plus ni moins, qu’une pièce de théâtre sur scène accompagnée d’un directeur ou d’une directrice, d’excellentes chanteuses, d’excellents chanteurs, de musiciennes et de musiciens. Ces artistes sont à l’apogée de leurs carrières. En d’autres mots, les gens qui assistent à ces opéras voient à l’œuvre la perfection artistique sous toutes ces formes.

Les personnes qui fréquentent les opéras à Moncton deviennent vite accrochées car ce sont souvent les mêmes visages qui remplissent les salles. Si vous ne croyez pas l’auteur de ces lignes, allez-y tout simplement une fois!

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

C’est Pâques dans quelques jours…

Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus, que le nouveau testament situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire le troisième jour. La Pâques est aussi une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti d’Égypte en traversant la mer rouge à pied sec.

Le carême arrive à sa fin. Monseigneur Sheen, Archevêque de Boston, disait souvent : «You diet to save your body and you fast to save your soul!»

Bien que pour beaucoup d’entre nous la symbolique religieuse de Pâques et le jeûne durant le carême aient perdu un peu de leur importance, nous continuons de célébrer cette fête qui existe depuis des millénaires.

Dans l’antiquité, il y avait une tradition païenne qui consistait à célébrer la Pâques et le renouveau des beaux jours et l’arrivée du printemps…ce n’est pas le cas pour nous puisque le printemps tarde à venir et la neige semble vouloir retarder son arrivée!!

Autrefois, en Acadie, les gens préparaient de vrais festins pour le déjeuner de Pâques. Les petites filles étaient coiffées d’un beau petit chapeau en paille et chaussées de petits souliers en cuir verni pour assister à la messe de Pâques – c’était une coutume presque dans tous les foyers…une fois revenus à la maison, les enfants avaient droit à un morceau de jambon et des œufs à volonté. De nos jours, le jambon et les œufs sont disponibles durant l’année entière…

Il faut dire que Pâques est une fête riche de coutumes et de traditions quelles que soient les croyances des différents pays à travers le monde, mais l’impor- tant c’est de vivre de beaux moments avec les gens que l’on aime, de visiter nos malades et de faire en sorte que Pâques soit une fête célébrée par tous et toutes, c’est-à-dire, que vous célébriez l’arrivée du printemps ou la résurrection du Christ…

Je vous souhaite de vivre des moments inoubliables remplis de bonheur et de générosité – et même de manger des œufs chocolatés si le cœur vous en dit.

Joyeuses Pâques à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs sans oublier nos sans-abris qui, eux aussi, attendent le printemps!

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La jeunesse doit s’engager davantage sur le plan politique

La jeunesse du Nouveau-Brunswick comme celle du Canada doit de plus en plus se responsabiliser au niveau politique car, sans elle, la démocratie n’a pas vraiment d’avenir. Dans six mois, soit le 24 septembre prochain, il y aura une élection générale dans notre province. Sur une base régulière, d’ici là, on pourra voir quelles seront les formations politiques qui seront en tête et à la queue. Devant ces sondages, soyons prudents. On ne peut pas toujours s’y fier. Rappelons la dernière élection américaine tenue en novembre 2016. Chaque sondage mettait victorieuse madame Clinton!

Comment expliquer ce revirement phénoménal? Et bien, dans les sondages, on nous présente surtout les pourcentages de votes qu’obtiendraient les divers partis si l’élection avait lieu maintenant.

De nos jours, notre jeunesse vit énormément d’inquiétude et de stress. Elle se demande : «Aurai-je un emploi stable et rémunérateur? Ai-je choisi la bonne profession? Comment vais-je faire pour rembourser ma dette étudiante?». Sans ambages, elle constitue le groupe qui néglige le plus ce devoir civique et démocratique. Devant le processus électoral, elle s’abstient en grand nombre et en paie lourdement le prix car les élus n’ont pas à tenir compte d’elle dans les programmes électoraux.

Que faut-il donc faire devant cette lamentable et décevante léthargie? D’abord, dans les familles, les parents devraient eux-mêmes voter et exercer auprès de leur progéniture un rôle plus énergique. Au niveau scolaire, les directions et le personnel pourraient davantage sensibiliser la jeunesse à la démocratie et au devoir civique sans quoi nous aurons toujours un gouvernement insensible à leurs réalités et à leurs besoins.

Présentement, aux États-Unis, la jeunesse est actuellement très mobilisée contre les armes meurtrières. Elle va convertir les politiciens indifférents et les lois vont changer.

Pourquoi au Nouveau-Brunswick et au Canada notre jeunesse ne commencerait pas un mouvement vers l’engagement politique?

Alcide F. LeBlanc

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Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

La crise au CCNB…

            La situation qui existerait à l’intérieur du réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick est apparue «comme un éclair» dans nos divers médias francophones. Une lettre envoyée au président du conseil des gouverneurs du CCNB, Jacques Roy, et obtenue par l’Acadie Nouvelle, dénonce le leadership de Liane Roy, PDG du CCNB. Cette lettre, signée par six directeurs de collèges communautaires, parle de la conduite de la PDG et de «l’environnement de travail malsain». On parle aussi d’excès de colère de la part de la PDG. Il s’agit de quoi au juste?

Liane Roy a une bonne fiche d’expérience en matière d’éducation. Elle a été nommée PDG du CCNB en 2010. Son deuxième mandat de cinq ans en tant que PDG se termine en 2020.

Quant à son leadership, il ne faudrait pas arriver à penser qu’il peut y avoir plusieurs PDG au sein du CCNB… une seule personne doit occuper ce poste. De plus, détruire la réputation d’une personne «publiquement» n’est jamais un moyen efficace pour affronter une crise à l’intérieur d’un organisme quelconque. Il est toujours préférable de tenter de faire face à une crise en entretenant un dialogue franc et respectueux entre les parties concernées…et surtout de ne pas laver «son linge sale en public».

S’il y a lieu de contester le leadership de madame Roy, c’est à l’intérieur que ça devrait se faire et que les personnes concernées dans cette crise ne soient pas muselées pour faire connaitre leur mécontentement face à «l’environnement de travail malsain» mentionné dans la dite lettre.

Cette situation rappelle lorsque la SANB a choisi de faire la guerre dans divers médias à l’ex présidente, Jeanne d’Arc Gaudet. Son départ a été très néfaste au sein de la SANB. Cet organisme acadien a de la peine, encore aujourd’hui, à retrouver sa pleine crédibilité au sein du peuple acadien.

Le réseau du CCNB est reconnu pour son avant-gardisme et ces accomplissements au niveau des cours de formation qui y sont offerts. La preuve, les diplômés et diplômées des collèges communautaires francophones réussissent à se décrocher un emploi chez nous, et ailleurs, sans trop de difficultés.

Il est à souhaiter que cette crise qui semble exister au CCNB réussisse à trouver une solution positive et durable suite à un dialogue franc et sincère entre les parties concernées, et ce, dans le but d’assurer la continuité de la bonne réputation dont jouissent les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.

Jeannita Thériault

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Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

La dette de notre pays continue à grimper

            La semaine dernière, soit le 27 février, l’honorable ministre des Finances du Canada, Bill Monroe, présentait le budget fédéral pour     l’année financière 2018-2019. Le déficit prévu dépassera les 18 milliards ce qui signifie que nous ajoutons à la fin de chaque mois une dette de 1, 5 milliard de dollars alors que la dette nationale se chiffrera à la fin de l’exercice financier à plus de 651 milliards. Si l’on fait un simple calcul, chaque personne au pays a donc une dette de 17 600 dollars.

Lors de la dernière élection fédérale, on nous annonçait vouloir atteindre dans quelques années un budget équilibré. La tendance actuelle ne reflète pas du tout cet engagement. Les partis d’opposition japperont bientôt!

Malgré ce qui précède, ce budget de nature électoraliste, contient des mesures favorables. D’abord pour les femmes. À juste titre, on visera à ce qu’elles obtiennent l’équité salariale. Cette mesure est juste et bénéfique.

Pour imiter une initiative québécoise qui existe chez nos voisins, le gouvernement établira un congé parental de cinq semaines. Cette mesure encouragera donc les hommes à jouer un plus grand rôle familial et peut-être aura-t-elle un encouragement à augmenter la population au pays!

Parce que les États-Unis ont été victimes durant l’année 2016 d’une fraude électorale aux mains des Russes, notre pays débloquera plus d’un demi-milliard de dollars dans une stratégie de cyber sécurité.

Dans les prochaines semaines, on créera au Canada un conseil consultatif afin de voir à la possibi- lité d’établir un régime d’assurance médicaments ce qui permettrait à l’ensemble du pays un accès à de meilleurs soins.

Pour les ouvriers saisonniers, il y a aussi une bonne nouvelle. Ils n’auront plus le cauchemar du trou noir. Pour la jeunesse, elle aura plus de possibilité d’emploi. Pour les fumeurs, ils devront payer plus cher leurs cigarettes. Pour les peuples autochtones, de nouvelles mesures sont prévues. Pour les faibles salariés, on augmentera la bonification de l’Allocation canadienne. Pour le Plan d’action en faveur des langues officielles, on ajoute 400 millions $ de plus. Parce que le NB vieillit plus vite qu’ailleurs, un projet spécial sera expérimenté dans notre province.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

L’achat d’armes à feu trop facile aux États-Unis…

            Nous avons tous été témoins, récemment, via les divers médias, de la terrible fusillade survenue dans une école de Parkland, au Sud-est de la Floride. Au moins 17 jeunes étudiants y ont trouvé la mort ainsi que quelques enseignants tandis que plusieurs autres ont été blessés et hospitalisés.

On rapporte que le jeune tireur était un ado à problèmes, amateur d’armes et qu’il a eu une enfance difficile et que, plus tard, il aurait eu des liens avec l’extrême droite. L’un de ses anciens copains à cette même école a déclaré, suite à la fusillade, que ce jeune tueur lui aurait confié qu’il aimait tirer «parce que ça lui procurait une sensation d’ivresse!» Il a été suivi dans un établissement de soins psychiatriques mais il avait interrompu son traitement depuis un an.

Le tueur, Niklas Cruz, 19 ans, avait été renvoyé de cette même école de Parkland pour des raisons disciplinaires. Le mercredi, 14 février, il est revenu dans l’établissement armé d’un fusil semi-automatique. Il connaissait bien l’intérieur de son ancienne école. Il a lui-même enclenché l’alarme à feu avant de passer à la tuerie préméditée. Des actes d’héroïsme de la part de professeurs ont été notés, et ce, dans le but de protéger bon nombre d’étudiants qui autrement auraient été abattus «sur le champ» sans défense.

La question demeure toujours la même. Pourquoi ce jeune tueur, et ancien élève, a pu pénétrer à l’intérieur de l’école sans avoir été aperçu par la direction? Les caméras de surveillance étaient-elles dysfonctionnelles?

Il est facile d’acheter une arme à feu aux États-Unis. Le deuxième amendement de la Constitution américaine reconnaît la possibilité pour le peuple américain de constituer une milice (bien organisée) pour contribuer à la sécurité d’un État «libre» et il garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes. Ce deuxième amendement fait partie des dix amendements écrits et votés le 15 décembre 1791, couramment appelés Déclaration des Droits alias Bill of Rights.

La NRA (National Rifle Association) est une association à but non lucratif américaine qui défend le droit de porter des armes aux États-Unis et suite à la fusillade, quelques membres de la NRA sont venus devant les médias pour tenter de justifier la possession d’armes à feu «pour se défendre». Un raisonnement qui en inquiète plusieurs aux États-Unis. Suite à cette fusillade, plusieurs étudiants mani- festent publiquement et vigoureusement afin d’empêcher la vente «libre» des armes à feu et sans recherches au préalable quant aux antécédents judiciaires et/ou problèmes de santé mentale… à suivre.

Jeannita Thériault

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Comment améliorer notre langue française?

Depuis assez longtemps et surtout depuis ces dernières semaines, on dirait qu’il existe une nouvelle conscience en Acadie sur la qualité de notre langue. À tort ou à raison, certains prétendent qu’elle est en décadence.

Boileau, l’un des grands poètes français du 17e siècle, écrivait une réflexion qui devrait tous nous aider à améliorer notre langue : «Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.»

Pour bien parler et pour bien écrire notre langue, nous devons être exposés à la lecture régulière qui est l’outil privilégié car elle nous donne l’occasion de réfléchir, de penser et d’enrichir le vocabulaire. Lorsqu’on peut penser, on a de meilleures possibilités de s’exprimer. Avec un vocabulaire mieux garni, on a plus de chance de dire le fond de notre pensée et de nos sentiments.

À l’école, la responsabilité d’améliorer le français chez les jeunes ne doit pas se limiter uniquement au personnel chargé de ce rôle. Ne revient-il pas aussi à l’ensemble du personnel d’avoir ce même souci?

Au foyer, les parents peuvent également faire leur part auprès de leur progéniture en leur offrant de bons livres, revues, journaux, hebdos écrits en français. Pourquoi ne pas regarder avec eux des émissions ou des nouvelles en langue française? En d’autres mots, l’amélioration de la langue est une responsabilité personnelle, familiale et scolaire.

Oublie-t-on peut-être un autre facteur important dans l’apprentissage de la langue française? C’est celui de la fierté de notre langue qui a une longue histoire de plusieurs siècles, une langue qui s’est solidement établie en sol d’Amérique en 1604; qui est parlée dans plus de cinquante pays du globe terrestre et par plus de deux cent cinquante millions de personnes; qui a permis à près d’une vingtaine d’écrivains français de remporter le Prix Nobel de la littérature, symbole de l’excellence littéraire internationale.

En aimant individuellement et collectivement notre langue, on fera davantage, chaque instant de notre vie, de grands et de nobles efforts pour bien la lire, la bien parler et la bien écrire tout en évitant de la polluer comme on le fait hélas actuellement avec notre planète.

Alcide F. LeBlanc

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Intensément la planète vivra les olympiques d’hiver 2018

            Les 23e olympiques d’hiver, dont l’origine remonte à 1924, se déroulent en Corée du Sud entre le 9 et le 25 février 2018. Même si le Nouveau-Brunswick, la seule province canadienne d’ailleurs, n’y envoie aucun athlète, le Canada enverra sa plus grande délégation historique avec 105 athlètes féminins et 122 athlètes masculins. Que Dieu soit loué! la parité entre hommes et femmes est presqu’atteinte!

Bien que le climat international soit actuellement très tendu et près d’un conflit militaire entre les États-Unis et la Corée du Nord, en deux occasions, ces Jeux ont dû être annulés lors des années 40.

Des 13 pays hôtes à avoir tenu les olympiques d’hiver, le Canada l’a été à deux reprises soit à Calgary, en 1988 et à Vancouver, en 2008. À ce chapitre, cinq autres pays occupent ce même honneur à savoir l’Autriche, l’Italie, le Japon, la Norvège et la Suisse ce qui contraste énormément avec les États-Unis et la France qui les ont organisés quatre et trois fois respectivement.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus ! Sur le plan historique, il y a eu, depuis 1924, plus d’une centaine de pays ayant participé à ces concours sportifs. Comme Canadiennes et Canadiens, nous pouvons être fiers des performances de nos athlètes car nous nous classons au cinquième rang de tous les pays. Jusqu’à ce jour, ils ont remporté 170 médailles dont 62 en or, 55 en argent, 53 en bronze.

Hélas! pour autant, tout n’est pas toujours rose ni propre avec les olympiques qu’ils soient en été ou en hiver. Les coûts financiers sont très onéreux et le dopage des athlètes leur donne une très mauvaise image comme on a pu le constater à Sotchi, en 2014. Pour rehausser leur image politique, les autorités russes organisaient un système sophistiqué de dopage pour que leurs athlètes remportent des médailles non méritées. On a découvert leur stratagème et elles en paient la honte. Espérons que l’enquête politique aux États-Unis aboutira à la même conclusion!

Alcide F. LeBlanc