EDITORIAL

La pauvreté toujours une réalité pour des enfants du Canada

   «Nous vivons dans une mer de pauvreté. Notre travail n’est qu’une goutte d’eau dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.» Mère Teresa (1910 – 1997)

Fernand Arsenault et Armand Bannister ont bien voulu partager avec les lecteurs du Moniteur Acadien leur plaidoyer pour le Revenu de base garanti (RBG). C’est une idée qui fait son bout de chemin depuis quelques années et certains pays ont même mis en place des projets pilotes pour évaluer ses bienfaits. Le défi reste entier : trouver un modèle qui fonctionne, c’est-à-dire qui s’attaque à la pauvreté sans entrainer des coûts importants pour les contribuables.

Il y aura 30 ans cette année que les parlementaires fédéraux de tous les partis adoptaient unanimement une motion les engageant à éliminer la pauvreté infantile avant l’an 2000.  L’engagement était donné en même temps que le Canada faisait la promotion de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant. C’était un geste louable et, puisque le vote était unanime, on aurait pu croire que le but serait   atteint.

Pourtant, la pauvreté des enfants demeure un problème au Canada malgré sa grande richesse. Jusqu’à très récemment, 25 ans plus tard, les progrès étaient minimes. L’allocation canadienne pour enfants, mise en place en 2016, a certainement contribuer à faire baisser des chiffres gênants pour un pays comme le nôtre. Malgré la réduction, plus de 600 000 enfants vivaient encore dans la pauvreté en 2017, selon des chiffres rendus publics par Statistiques Canada il y a quelques jours. Ces enfants habitent dans les quartiers pauvres de nos villes, y compris au Nouveau-Brunswick. Ils font partie de ménages mono-parentaux. Et un grand nombre d’entre eux sont autochtones.

Les conséquences sont désastreuses pour eux… et pour nous. Des résultats scolaires faibles, des problèmes de santé et des rêves brisés.

Que ce soit le Revenu de base garanti décrit par Arsenault et Bannister, une allocation pour enfants augmentée ou une plus grande reconnaissance de l’importance du problème, nous devons faire encore mieux pour adresser cette tache noire sur notre identité nationale.

Bernard Richard

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