EDITORIAL

Joanne Losier

Des bonnes nouvelles parmi les mauvaises

«Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.» Mark Twain

  Contrairement aux fausses nouvelles qui se sont répandues aussi rapidement que les flammes après l’inferno qui a ravagé l’usine de Cap-Pelé, dimanche dernier, les propriétaires ont déjà annoncé que l’usine sera reconstruite le plus tôt possible. C’est une annonce qui en a soulagé plusieurs, des employés aux pêcheurs en passant par les fournisseurs et clients de cette entreprise ancrée au Coeur de l’Acadie depuis plus de 70 ans.

Il s’agissait du 2e sinistre en 17 jours pour Cape Bald Packers, après la perte de leur usine de Richiboutou-Village. En tout, près de 500 travailleurs se trouvaient affectés par ces feux destructeurs. Les propriétaires se préparaient à accueillir à Cap-Pelé les femmes et les hommes mis au chômage par l’incident du 7 février lorsque la dernière catastrophe est survenue.

Décrivant l’entreprise comme «une famille tissée serrée», la directrice des affaires corporatives de Cape Bald Packers, Joanne Lo- sier, a déclaré que tous les employés auraient du travail. L’employeur compte rencontrer les employés du Nouveau-Brunswick au courant de la semaine afin de répondre à leurs nombreuses questions. Les personnes touchées par les incendies proviennent des comtés de Westmorland et de Kent surtout, mais aussi d’ailleurs, y compris du Mexique, de la Jamaïque et des Philipines.

L’édifice situé au Bas-Cap-Pelé était assuré, selon Joanne Losier. Cape Bald Packers peut encore comp-ter sur son usine située sur le chemin Acadie au centre de Cap-Pelé, mais il sera nécessaire d’ajuster les quarts de travail afin de répondre aux besoins durant la période de reconstruction. Tout de même, l’entreprise est déterminée d’être prête pour transformer le crabe des neiges, le homard et les moules dès le début mai. C’est un défi qui semble impossible, mais tout porte à croire qu’ils réussiront l’exploit. Tant mieux pour eux et tant mieux pour nous.

Une tragédie d’une telle ampleur exigera des gouvernements provincial et fédéral un appui tangible et immédiat. Ils ont déjà indiqué leur volonté d’aider. Il reste à voir s’ils seront capables de collaborer afin d’assurer le remplacement de ces usines importantes pour l’économie provinciale.

Bernard Richard

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