EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Mieux qu’un débat politique

Certains sont frustrés, d’autres le sont moins que le débat traditionnel des chefs politiques ne sera pas présenté cette année à la télé de Radio-Canada étant donné que chaque formule soumise par les autorités du réseau ne semblait pas répondre à leurs exigences.

Souvent, par le passé, ce genre de discussions ressemblait plus à de la cacophonie et offrait un spectacle qui mêlait plus les électeurs et les électrices qu’il les éclairait.

En plus de cela, le candidat qui se distingue le plus ne remporte pas nécessairement l’élection. D’ailleurs, aux dernières élections américaines, en 2016, au cours des trois débats télévisés, madame Clinton a hautement vaincu monsieur Trump sans réussir à devenir présidente.

Au lieu d’un débat des chefs, pourquoi ne pas offrir à chaque leader la possibilité de présenter au complet son programme électoral? Cela pourrait facilement se réaliser pendant 60 minutes ou moins sans être dérangé par les opposants ou les animateurs.

Chaque chef aurait à présenter en détail son programme tout en chiffrant le coût de chaque engagement et le moyen de le financer. Depuis plusieurs années, notre dette publique provinciale grimpe sans cesse. Un jour ou l’autre, comme chaque hypothèque, elle devra être remboursée. Par qui? Par nos enfants ou nos petits-enfants?

Revenons à l’instant à la langue parlée durant cet exercice. Chaque chef devra s’exprimer en français. S’il ne le peut pas, qu’il soit éliminé. Dans le cas du chef conservateur, avec un texte soigneusement préparé, il est fort probable qu’il s’en tirerait assez bien. Après tout, il a un peu étudié notre langue au Québec et a même prononcé récemment une allocution en français dans la Péninsule acadienne. Sans doute, les autres chefs qui aspirent à devenir premier ministre respecteront l’ensemble de ces exigences.

Alcide F. LeBlanc

Exprimez vous!

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