EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Le Marché de Bouctouche ou Le Ventre de Kent! 

            Comme on le sait, chaque année, la France célèbre fièrement sa fête nationale le 14 juillet. Est-ce par coïncidence si la pittoresque Ville de Bouctouche a ouvert son nouveau marché le 14 juillet?

Fondée en 1785, soit 333 ans passés, cette ville est reconnue comme l’un des plus beaux coins de l’Acadie. Sa fière population compte près de 2500 habitants et a eu le courage de rebâtir un nouveau marché remplaçant celui détruit par les flammes en 2015. Grâce à cela, cette ville est encore plus belle.

Pour réaliser ce marché, qui a l’air d’un véritable musée, il a fallu d’abord panser les plaies comme c’est toujours le cas quand un précieux édifice disparait de la communauté. Aux sceptiques, renseignez-vous auprès des gens de Sainte-Anne-de-Kent ou du Bas-Caraquet après leurs églises brulées!

Après le deuil complété, à Bouctouche, un groupe de courageux citoyens et de courageuses citoyennes s’est pris en main et a décidé de rebâtir, plus beau, plus grand. Un résultat splendide, multifonctionnel, intégré.

Ce projet s’élève à plusieurs millions de dollars. L’assurance a dû en fournir une certaine somme. La Ville de Bouctouche, une autre. Sans doute, de Fredericton et d’Ottawa, plusieurs deniers publics se sont ajoutés. Faut-il le dire ou garder silence? L’une des plus nanties et des plus généreuses familles du Nouveau-Brunswick, dont l’origine est de Bouctouche, a dû combler le manque.

En visitant le marché de Bouctouche, on peut voir des gens heureux, sourires aux lèvres, sympathiques et accueillants. En plus de tout cela, de la bonne nourriture, du bon café, des produits agricoles variés et de qualité, de même que des objets de toutes sortes.

Si le célèbre romancier parisien du 19e siècle, Émile Zola, a pu écrire un roman sur le marché de sa ville natale, en l’appelant Le Ventre de Paris, peut-être Bouctouche pourrait appeler le sien Le Ventre de Kent!

Alcide F. LeBlanc

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