Editorial

Alcide F. LeBlanc

Elle n’est pas la seule à être profondément troublée

            Kim MacPherson occupe depuis 2010 le prestigieux poste de vérificatrice générale de notre province. Dans son tout récent rapport révélé la semaine dernière, elle s’est dite profondément troublée devant la situation des finances du Nouveau-Brunswick. À ce chapitre, elle compte sans doute plusieurs adeptes qui devraient comme elle s’alarmer.

Au rythme que se déroulent nos activités financières, elle soutient que d’ici la fin du présent exercice financier 2018-2019, notre dette gouvernementale pourrait atteindre la jolie somme de 14,5 milliards de dollars. Cela signifie donc que la dette de notre province a doublé au cours des sept dernières années.

D’un autre côté, pour bien effectuer son travail, elle voudrait qu’on lui attribue 250 000 dollars de plus par année et cela pendant quatre ans. Selon elle, son personnel ne suffit pas à vérifier tous les ministères.

Au cours des dix dernières années, la dette provinciale a presque doublé car on exige de meilleurs soins de santé, donc plus de médecins; plus de personnel dans les écoles malgré la diminution des effectifs scolaires; on veut garder ses écoles ouvertes près de chez soi, de plus belles routes, de meilleurs ponts, diminuer le nombre de pauvres, etc., etc….

Ce que l’on oublie peut-être dans toutes ces réalités, quand une province atteint un trop lourd fardeau d’endettement, la cote de crédit diminue et l’on doit payer un plus taux d’intérêt sur les emprunts.

Les élections de septembre 2018 s’approchent à grands pas et les promesses électorales vont polluer nos cerveaux. Aucun candidat n’oserait dire qu’il va augmenter les taxes ou couper dans les services publics. En agissant ainsi, ce serait un suicide politique.

Comme citoyen, que faut-il donc faire? C’est d’exiger des candidats et des élus d’être moins généreux avec l’argent des contribuables sans quoi ce sera la banqueroute financière ou encore le fardeau de la dette devra être payé par les futures générations.

Alcide F. LeBlanc

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