EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’industrie de la pêche et ses défis…

            Oui, certes, l’industrie de la pêche représente plusieurs défis autant du côté des pêcheurs que du côté des employés d’usines de transformation et du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc.

Les pêcheurs ont une tâche difficile car leur métier les oblige à se lever très tôt, prendre la mer, parfois houleuse parfois calme, afin de ramener à bon port leurs prises qui ne sont pas toujours très encourageantes. De plus, les quotas d’une saison de pêche sont imposés par le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, ce qui ne fait pas toujours le bonheur des pêcheurs.  Cependant, le dit ministère a la responsabilité de voir à ce que les espèces (homard et autres) soient conservées afin d’assurer leur survie.

Ce n’est pas toujours facile pour les pêcheurs de comprendre l’importance du moratoire imposé à l’endroit de certaines espèces. Ils ont l’inquiétude de pouvoir gagner assez de timbres pour avoir droit aux prestations de l’assurance-emploi une fois la saison de pêche terminée. La même inquiétude existe également chez les employés d’usines de transformation.

Une certaine mentalité saisonnière s’est imposée au fil des ans chez les pêcheurs, c’est-à-dire, pêcher durant une saison désignée et gagner assez de semaines pour avoir droit aux prestations d’assurance-emploi, et ce, jusqu’à la prochaine saison de pêche.

Selon certaines rumeurs, et je dis bien selon certaines rumeurs non fondées, ont circulé à l’effet que quelques pêcheurs ont profité de la période du «trou noir» pour s’envoler vers la Floride durant quelques jours en attendant l’ouverture de la saison de pêche.  Si les pêcheurs avaient accès à certains programmes, avec salaires, mis sur pied hors-saison, ce serait peut-être un moyen pour permettre un soulagement financier en période de chômage…

Il est difficile de prévoir l’avenir dans l’industrie de la pêche.  On pourrait dire que la «mer a ses secrets» et que parfois un moratoire imposé est nécessaire afin de réduire la surpêche de certaines espèces.

Ici, je viens à la défense de Pêches, des Océans et de la Garde côtière qui a la responsabilité politique, et je dis bien politique, d’assurer que l’industrie de la pêche soit protégée à tout prix! Bien sûr, il y aura toujours de l’opposition de la part de certains pêcheurs qui ne le voient pas ainsi car on attaque directement leur gagne-pain saisonnier.

C’est à souhaiter qu’un dialogue franc et réaliste continue à exister entre les pêcheurs et le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière, et ce, dans un climat de compréhension mutuelle quant à la survivance réaliste de l’industrie de la pêche.

Jeannita Thériault

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