EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Les libéraux du Nouveau-Brunswick se sentent-ils inquiets?

         Chez le Parti libéral, le dernier sondage devrait provoquer une profonde réflexion quant aux résultats possibles en septembre 2018.

En effet, depuis leur victoire obtenue en 2014, c’est la première fois que cette formation politique se fait dépasser par les conservateurs qui obtiennent 43 pour cent de la faveur, un gain de six ou de sept points en l’espace de cinq mois. Quant aux libéraux, leur popularité s’est fondue de 11 points. Le Parti vert se situe maintenant à 11 pourcent, un gain de deux points tandis que le NDP traine encore de la patte. Malgré un gain de deux points, il est à quatre points derrière les verts.

Ce qui est le plus désolant dans toute cette affaire politique, c’est le fait du grand pourcentage des indécis ou encore si oui ou non l’électorat votera au prochain scrutin. Actuellement, plus de 40 pour cent se trouvent dans cette catégorie.

Dans plusieurs pays où la dictature est maitresse de la destinée humaine, au risque de leurs vies, les gens luttent pour obtenir la démocratie. Ici, au pays, comme chez nos voisins, c’est l’indifférence totale pour ne pas dire tout simplement le mépris.

Mais comment expliquer cette dégringolade populaire chez le parti au pouvoir? Est-ce que le fait que le ministre Donald Arsenault ait dû quitter son poste alors qu’il en occupait un autre sans que l’électorat ait eu la chance d’avoir une élection partielle pour le remplacer? Présentement sous enquête pour harcèlement, est-ce l’affaire Chris Collins qui a été très mal gérée par le premier ministre? Ou est-ce encore l’annonce surprise du départ de la vie politique de Serge Rousselle?

Se peut-il que le facteur prépondérant qui a grandement diminué l’appui envers l’équipe de l’honorable Brian Gallant, c’est surtout la privation de l’extra-mural. Pour notre premier ministre, il est encore temps de faire volte-face et de remettre ce service là où il était auparavant. Du courage politique!

Alcide F. LeBlanc

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