EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

L’extra-mural sera définitivement un enjeu électoral

            En effet, le 1er mai dernier, dans la Cathédrale de Moncton, lors d’une conférence de presse, on annonçait une nouvelle entité réclamant le retour de l’extra-mural au secteur public, d’où l’acronyme REMSP.

Ce groupe a déjà l’appui d’une dizaine d’organismes et ce nombre pourrait sensiblement augmenter à la suite de rencontres prévues avec les dirigeants politiques d’ici septembre prochain.

Par les médias, avant et après la mise en œuvre de la privation de l’extra-mural, sur une base régulière, plusieurs groupes et maintes personnes se sont exprimés et s’expriment toujours contre ce projet car ils soutiennent que le gouvernement Gallant n’a jamais eu l’autorité morale ni l’autorité politique d’agir ainsi.

Avant la mise en œuvre de la privatisation, tant du côté francophone que du côté anglophone durant les tournées de consultations, les gens indiquaient clairement qu’ils n’appréciaient nullement la direction gouvernementale. Depuis lors, le feu n’est toujours pas éteint.

Les opposants soutiennent qu’il s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement sournois et graduel du système de santé. Lorsque la régie de la santé contrôlait l’extra-mural, ce service  obtenait une note de 97 pour cent de satisfaction. Il serait intéressant de voir l’état actuel.

À titre de comparaison, le système scolaire francophone est géré par les francophones depuis plusieurs années. Il en est de même pour celui de la santé. Or, en enlevant des secteurs de la régie et en les passant sous l’entreprise privée, nous perdons le contrôle de notre propre destinée. Il est à se demander quand adviendra la prochaine amputation.

Le groupe est bien déterminé et très combattif. D’ici l’élection, les chefs politiques et l’ensemble des candidats et des candidates seront talonnés. Leurs positions serviront à déterminer le choix de l’électorat. On peut donc s’attendre à un été très chaud au Nouveau-Brunswick!

Alcide F. LeBlanc

Exprimez vous!

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