EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Les autorités politiques ont-elles la solution au trou noir?

            Il est certes malheureux de vivre dans des régions où le travail est saisonnier comme c’est le cas dans le domaine de construction du réseau routier ou dans celui des maisons. Il en est de même pour une bonne partie de la population vivant dans la Péninsule acadienne ou même le long de nos côtes. Les gens qui y habitent n’ont pas toujours d’emploi pour l’ensemble des douze mois. Certains, les plus chanceux, bénéficient du programme d’Assurance-emploi alors que d’autres rencontrent ce qu’on appelle le trou noir.

Au juste, que signifie ce fameux trou noir? Pour se mériter un revenu social, l’employé doit travailler au cours de l’année un certain nombre d’heures qui peut varier d’une région à une autre. S’il ne qualifie pas, il ne recevra donc pas les prestations d’assurance-emploi.

Au Nouveau-Brunswick comme ailleurs dans d’autres localités canadiennes, les chômeurs réclament donc des solutions mais celles que propose le gouvernement ne les satisfait pas complètement.

Au juste, quelle est la proposition gouvernementale? Elle invite donc les chômeurs négativement affectés par le chômage de poursuivre des études dans divers domaines tout en leur offrant un revenu comparable à celui qu’ils toucheraient s’ils avaient obtenu le nombre de semaines nécessaires au programme d’Assurance-emploi.

Actuellement, bien que minime, certains chômeurs en profitent et jouissent de l’expérience des études car ils apprennent des choses nouvelles, nourrissent leurs esprits, découvrent et développent de nouvelles habiletés et se créent un nouveau réseau d’amitié.

Ce qui est étrange, même si le chômage est assez élevé dans notre province, plusieurs entreprises néo-brunswickoises éprouvent d’énormes difficultés à dénicher des bras pouvant combler les postes en main d’œuvre. Pour corriger la situation, elles font appel à des étrangers venant d’aussi loin que des Philippines ou du Mexique!

Alcide F. LeBlanc

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