EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

La crise au CCNB…

            La situation qui existerait à l’intérieur du réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick est apparue «comme un éclair» dans nos divers médias francophones. Une lettre envoyée au président du conseil des gouverneurs du CCNB, Jacques Roy, et obtenue par l’Acadie Nouvelle, dénonce le leadership de Liane Roy, PDG du CCNB. Cette lettre, signée par six directeurs de collèges communautaires, parle de la conduite de la PDG et de «l’environnement de travail malsain». On parle aussi d’excès de colère de la part de la PDG. Il s’agit de quoi au juste?

Liane Roy a une bonne fiche d’expérience en matière d’éducation. Elle a été nommée PDG du CCNB en 2010. Son deuxième mandat de cinq ans en tant que PDG se termine en 2020.

Quant à son leadership, il ne faudrait pas arriver à penser qu’il peut y avoir plusieurs PDG au sein du CCNB… une seule personne doit occuper ce poste. De plus, détruire la réputation d’une personne «publiquement» n’est jamais un moyen efficace pour affronter une crise à l’intérieur d’un organisme quelconque. Il est toujours préférable de tenter de faire face à une crise en entretenant un dialogue franc et respectueux entre les parties concernées…et surtout de ne pas laver «son linge sale en public».

S’il y a lieu de contester le leadership de madame Roy, c’est à l’intérieur que ça devrait se faire et que les personnes concernées dans cette crise ne soient pas muselées pour faire connaitre leur mécontentement face à «l’environnement de travail malsain» mentionné dans la dite lettre.

Cette situation rappelle lorsque la SANB a choisi de faire la guerre dans divers médias à l’ex présidente, Jeanne d’Arc Gaudet. Son départ a été très néfaste au sein de la SANB. Cet organisme acadien a de la peine, encore aujourd’hui, à retrouver sa pleine crédibilité au sein du peuple acadien.

Le réseau du CCNB est reconnu pour son avant-gardisme et ces accomplissements au niveau des cours de formation qui y sont offerts. La preuve, les diplômés et diplômées des collèges communautaires francophones réussissent à se décrocher un emploi chez nous, et ailleurs, sans trop de difficultés.

Il est à souhaiter que cette crise qui semble exister au CCNB réussisse à trouver une solution positive et durable suite à un dialogue franc et sincère entre les parties concernées, et ce, dans le but d’assurer la continuité de la bonne réputation dont jouissent les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.

Jeannita Thériault

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