EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Comment améliorer notre langue française?

Depuis assez longtemps et surtout depuis ces dernières semaines, on dirait qu’il existe une nouvelle conscience en Acadie sur la qualité de notre langue. À tort ou à raison, certains prétendent qu’elle est en décadence.

Boileau, l’un des grands poètes français du 17e siècle, écrivait une réflexion qui devrait tous nous aider à améliorer notre langue : «Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.»

Pour bien parler et pour bien écrire notre langue, nous devons être exposés à la lecture régulière qui est l’outil privilégié car elle nous donne l’occasion de réfléchir, de penser et d’enrichir le vocabulaire. Lorsqu’on peut penser, on a de meilleures possibilités de s’exprimer. Avec un vocabulaire mieux garni, on a plus de chance de dire le fond de notre pensée et de nos sentiments.

À l’école, la responsabilité d’améliorer le français chez les jeunes ne doit pas se limiter uniquement au personnel chargé de ce rôle. Ne revient-il pas aussi à l’ensemble du personnel d’avoir ce même souci?

Au foyer, les parents peuvent également faire leur part auprès de leur progéniture en leur offrant de bons livres, revues, journaux, hebdos écrits en français. Pourquoi ne pas regarder avec eux des émissions ou des nouvelles en langue française? En d’autres mots, l’amélioration de la langue est une responsabilité personnelle, familiale et scolaire.

Oublie-t-on peut-être un autre facteur important dans l’apprentissage de la langue française? C’est celui de la fierté de notre langue qui a une longue histoire de plusieurs siècles, une langue qui s’est solidement établie en sol d’Amérique en 1604; qui est parlée dans plus de cinquante pays du globe terrestre et par plus de deux cent cinquante millions de personnes; qui a permis à près d’une vingtaine d’écrivains français de remporter le Prix Nobel de la littérature, symbole de l’excellence littéraire internationale.

En aimant individuellement et collectivement notre langue, on fera davantage, chaque instant de notre vie, de grands et de nobles efforts pour bien la lire, la bien parler et la bien écrire tout en évitant de la polluer comme on le fait hélas actuellement avec notre planète.

Alcide F. LeBlanc

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