EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’année 2017 est déjà disparue

Avec trois ou quatre cents mots, il est relativement difficile de souligner les faits saillants de l’année. Limitons-nous à quatre. En politique provinciale, le gouvernement de Brian Gallant a perdu deux imminentes personnalités au Cabinet soit le ministre Victor Boudreau et le ministre Donald Arsenault. Au cours de leurs longues carrières, ces deux hommes ont connu de grands succès et étaient de véritables piliers pour le Parti libéral

Sur le plan de la santé et cela pendant plusieurs mois, un élément essentiel a retenu l’attention du public. Il s’agit du projet de la privation. Rare qu’un tel débat contribue à unifier les anglophones et les francophones du Nouveau-Brunswick. Loin d’être terminée, cette initiative impopulaire a fait en sorte que les gens consultés à travers la province ont largement appuyé les courageux défenseurs d’un régime public.

Une autre réalité a soulevé les passions. Il s’agit de l’Affaire Gérard Comeau, un résident de la Péninsule acadienne. Ce monsieur a été accusé d’avoir transgressé une loi provinciale du Nouveau-Brunswick, loi interdisant de se procurer une trop grande quantité d’alcool en dehors du Nouveau-Brunswick. En cour provincial, il a eu gain de cause. Et puis, l’affaire s’est rendue jusqu’en Cour Suprême du Canada. En 2018, on devrait connaitre l’issue. N’est-il pas étrange et même bizarre que les lois provinciales limitent ainsi le commerce entre provinces alors que les autorités fédérales cherchent depuis longtemps à négocier des ententes commerciales avec les États-Unis, l’Europe et l’Asie?

Enfin, un autre sujet a fait passablement jaser. Il s’agit de la nomination d’un commissaire aux langues officielles. Comme le processus initial était trop politiquement teinté, Ottawa a dû reprendre les démarches. Monsieur Raymond Théberge, recteur de l’Université de Moncton, a remporté le concours. Détenteur d’un doctorat, d’une maîtrise, d’un baccalauréat en plus d’une longue expérience de fonctionnaire et d’universitaire, monsieur Théberge mérite des félicitations les plus sincères.

Et aux lectrices et aux lecteurs de leur hebdo favori, une nouvelle année d’amour, de joie, de bonheur, de paix et de santé.

Alcide F. LeBlanc

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