EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Dans cinq jours, c’est Noël!

            Et oui, nous traversons une période d’avant-Noël où les décorations à l’extérieur autant qu’à l’intérieur de nos maisons sont très visibles. Les centres commerciaux sont également éclairés à pleine capacité pour inviter les gens à venir les visiter, et surtout acheter souvent des choses inutiles, mais Noël s’en vient, alors il faut acheter…

Les publicités sont nombreuses partout et l’on suggère même un vélo comme cadeau sous le sapin de Noël, et ce en plein hiver!

Je ne veux pas ridiculiser la fête de Noël. Certes non! C’est une fête nécessaire qui doit être préparée avec l’espoir de partager son temps et ses avoirs auprès des gens moins nantis, les sans-abris, les personnes seules, les malades, et les personnes endeuillées qui ont de la peine à trouver de la joie durant cette période de célébrations.

On entend souvent : «Es-tu prête pour Noël ou es-tu prêt pour Noël?» Cette phrase est presque sur toutes les lèvres en ce temps préparatoire pour Noël. Cette phrase veut souvent dire : «Avez-vous préparé votre bouffe? Avez-vous acheté tous vos cadeaux? Avez-vous été à la Régie?, etc.» Les plus petits n’ont pas ces préoccupations mais ils ont très hâte de voir des cadeaux pour eux le matin de Noël. Grâce à la générosité des organismes communautaires, on voit à ce que tous les enfants aient accès à des cadeaux et de la nourriture à Noël. Si seulement cette générosité pouvait durer durant l’année entière…?

Parlons maintenant de nos sans-abris… et nous en avons beaucoup. Ils ont recours aux refuges, surtout à Moncton dans le Sud-est de la province. Ils y sont hébergés et nourris durant la période des Fêtes…après, quelques-uns se retrouvent « à nouveau sur le pavé» et c’est l’hiver! D’autres sont hébergés par des amis pour une courte période de temps, chez des amis qui sont également dans le besoin.

Il serait souhaitable que ces personnes puissent avoir accès à un logement de longue durée et non juste pour la période des Fêtes. Ce n’est pas le temps de faire des études sur la situation des sans-abris. C’est le temps d’agir et de s’assurer que ces personnes puissent avoir accès à des programmes de formation pour leur permettre de faire partie de la société active et d’avoir leur propre logement!

Sur ce, mes meilleurs vœux pour un Noël de présence et de partage parmi les gens de tous les âges!

Jeannita Thériault

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