EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Quand la colère, la rage et la peur s’expriment, il faut faire attention

Depuis plusieurs semaines, tant du côté anglophone que du côté francophone et cela à travers la province, les opposants à la privatisation tiennent mordicus à maintenir les services de santé sous l’autorité publique plutôt que de les voir passer sous le contrôle d’une entreprise privée qui se définit comme organisme à but non lucratif. Depuis quand une entreprise commerciale, comme Medavie ou n’importe quelle autre du genre, ne recherche pas les profits avant tout autre objectif?

Croyez-le ou non, il est plutôt rare de voir les deux principaux groupes linguistiques de notre province si unis, si d’accord, dans une cause aussi essentielle que celle de la santé.

Lors des réunions tenues aux quatre coins du Nouveau-Brunswick, c’est le même message : non à la privatisation. On sent la colère, la rage, la peur dans les discours, dans les questions posées de même que dans les yeux des gens qui y assistent.

Voici la question qui tue! Où et quand le gouvernement Gallant a-t-il reçu le mandat de la population de se diriger vers cette tentative de privatisation? Est-ce que les citoyens et les citoyennes se rappellent des préoccupations soulevées lors de la campagne électorale en 2014? Personne n’a entendu prononcer le moindre mot sur ce sujet trois ans passés.

Le programme de santé au Canada est l’un de nos purs traits distinctifs contribuant le plus à faire des jaloux chez nos voisins du sud et ailleurs dans le monde. Il ne faut donc pas le blesser, mais bien le protéger avec des soins minutieux.

Si certains de nos députés demandent aux personnes qui parlent contre la privatisation de mettre un terme «à la campagne de peur», que le gouvernement lui-même en donne l’exemple en mettant rapidement fin à son projet nuisible à la paix sociale et qui contribue énormément et inutilement à susciter la peur, l’inquiétude et l’angoisse chez notre population.

Alcide F. LeBlanc

Exprimez vous!

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