EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Nous n’avons pas les moyens de fumer au Canada ni au Nouveau-Brunswick

            Suite au tout récent rapport de l’organisme de recherche communément appelé Conference Board du Canada, la population canadienne et celle du Nouveau-Brunswick doivent sérieusement réfléchir sur la question du tabagisme, qui tue et coute énormément cher aux contribuables.

En l’an 2012, l’année même de l’étude – ce qui doit être encore pire en 2017 – le tabagisme au pays a coûté aux contribuables canadiens plus de 16 milliards de dollars. Pour notre petite province ayant une population qui n’atteint pas les 750 000 habitants, on estime que les coûts associés à cette habitude ont été d’au moins 245 millions$.

Lorsqu’on voit les déficits s’accumuler année après année, on devrait tous se dire que nous n’avons pas les moyens de maintenir cette couteuse habitude.

En plus des coûts, jetons un regard sur les décès. Toujours en 2012, 45 500 Canadiennes et Canadiens ont connu des décès prématurés. Cela signifie donc qu’à chaque jour, 125 personnes quittent trop tôt notre planète dont près de 60 pour cent sont du genre masculin. Rappelons un simple fait. La tuerie au Canada causée par la cigarette dépasse même la tuerie par les armes à feu chez nos voisins du sud. De fait, aux États-Unis, chaque année, les armes à feux éliminent 30 000 personnes tandis qu’au Canada, la cigarette en tue 45 000!

Que faut-il donc faire pour enrayer ce fléau couteux et mortel? La population canadienne, les autorités médicales et politiques, les parents, les jeunes et les moins jeunes, comme tous les autres acteurs sociaux, doivent prendre conscience des très graves conséquences causées par le tabagisme. Une fois la conscience bien éclairée, il sera plus facile d’agir rapidement et sagement.

Alcide F. LeBlanc

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