EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’industrie des armes à feu profite financièrement lors des tueries

            Le 1er octobre 2017 passera tristement à l’histoire à l’équivalence des quatre attentas survenus le 11 septembre 2001. Cette fois, ce n`était pas à New York, mais à Las Vegas, la ville des casinos, des plaisirs et des merveilleux spectacles où près d’une soixantaine de citoyens canadiens et américains furent lâchement éliminés comme des bêtes sauvages et plus de 500 autres blessés.

Le tueur, Stephen Paddock, un ancien comptable, un homme plusieurs fois millionnaire, un visiteur régulier des casinos, lourdement armé depuis plusieurs années a soigneusement préparé ses crimes barbares sur des victimes innocentes.

Le débat des armes va revenir à l’avant plan pendant les prochaines semaines et même pendant de longs mois. Ce n’est pas monsieur Trump qui en prendra l’initiative lui qui croit passionnément au respect du deuxième amendement de la Constitution américaine ni encore l’Association nationale des armes à feu.

Qu’en est-il du second amendement? Depuis 1791, soit depuis 226 années, cet amendement constitutionnel autorise le droit d’acheter, de posséder et de porter une arme à feu. Chaque année, dans ce pays, plusieurs milliers de personnes meurent en raison de cette loi dont le but était justement conçu pour protéger la population.

À chaque tuerie massive aux États-Unis, d’ailleurs il y en a plus de 200 annuellement, la vente des armes augmente considérablement parce qu’on croit que des lois pourraient être adoptées empêchant les citoyens de les acheter ou de s’en servir. En d’autres mots, les tueries de masses accroissent les profits et les ventes.

En plus de cela, l’Association nationale des armes à feu finance généreusement les candidats républicains lors des élections américaines. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles dans les lois de ce pays!

Alcide F. LeBlanc

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