EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Énergie-Est n’aura pas lieu… et pour cause

            Plusieurs sont déçus suite à la nouvelle que le projet de l’Oléoduc transcanadien ne verra pas le jour. Par contre, plusieurs se réjouissent de cette dernière décision de l’abandon de ce projet au coût de 15,7 milliards$. L’oléoduc de 4600 kilomètres devait transporter 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au terminal maritime de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Notre premier ministre, Brian Gallant, souhaitait la création de plusieurs emplois lors de la construction de cet oléoduc. De plus, il voyait d’un bon œil les retombées économiques qui auraient été générées dans la province par l’entremise de ce projet.

De leur côté, les environnementalistes se réjouissent de l’abandon de ce projet. Ils étaient très inquiets quant aux répercussions néfastes qui auraient pu avoir lieu dans l’environnement suite à la construction de ce pipeline à partir de l’Alberta jusqu’au Québec et, ensuite, jusqu’aux raffineries de la compagnie Irving à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Inutile de dire que la compagnie Irving est également très déçue de l’abandon de ce projet.

Le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, a déclaré pu- bliquement, à de nombreuses reprises, que ce projet d’oléoduc prévu était très inquiétant – pour ne pas dire menaçant – puisqu’il aurait traversé les terres agricoles du Nord-Ouest de la province pour enfin aboutir à Saint-Jean où le dit-huile aurait été raffiné dans les usines de raffinerie de la compagnie J.D. Irving.

L’ancien premier ministre Frank McKenna a continuellement louangé ce projet de l’oléoduc dans les divers médias ainsi que par le biais de conférences publiques, en le qualifiant de «créateur d’emplois» sans parler des risques environnementaux possibles une fois l’oléoduc construit.

Au Québec, dans les régions où la construction de l’oléoduc était prévue, les agriculteurs et environnementalistes se sont opposés vivement au projet afin de faire valoir leurs points de vue et leurs inquiétudes.

Heureusement que nous avons encore des environnementalistes dans notre province, ainsi que le Parti vert et quelques municipalités pour s’opposer à de tels projets «qui pourraient polluer la nappe phréatique en cas d’une brisure de tuyaux souterrains», etc.

De plus, on a moins de demandes d’huile raffinée et ce, en raison de gens qui investissent plutôt dans des moyens de chauffage plus écologiques tels que l’énergie solaire et autres formes de combustibles plus rassurantes. La terre a ses limites à se faire polluer. De plus, nous avons et nous aurons toujours soif «d’eau potable».

Nous devons être prêts à réagir contre la possibilité de projets extrêmement coûteux qui comportent certaines inquiétudes environnementales bien qu’il est vrai que ces projets peuvent être créateurs d’emplois… mais à quel risque?

Jeannita Thériault

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