EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

Monsieur Frank McKenna a parlé sur l’immigration en Atlantique

            Personne ne peut dire que les propos prononcés la semaine dernière par l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick sont vides de sens. Ils ont aussi provoqué des appuis, mais également des critiques.

Pour sauver notre région et notre province qu’il aime beaucoup, nous avons besoin d’augmenter le nombre d’immigrants à venir s’établir ici parce que le déclin démographique est très sérieux et même alarmant. Au cours des trente dernières années, le Nouveau-Brunswick a perdu 40 000 personnes qui sont allées vivre ailleurs au Canada. Au pays, nous occupons le deuxième plus bas taux de fertilité sans oublier que, depuis 2015, le nombre de décès dépasse le nombre de naissances. Nous sommes la seule province au pays où l’on n’a pas constaté une croissance de sa population ce qui signifie une population vieillissante.

Avec de tels faits, les transferts venant d’Ottawa diminuent parce que basés sur la population. Le nombre de personnes âgées augmente ce qui va avoir des conséquences directes sur les coûts en santé. Les villages se vident de même que les écoles. Les universités peinent à maintenir les programmes existants. Plusieurs employeurs ne réussissent pas à combler des centaines et des centaines de postes faute de main d’œuvre qualifiée et spécialisée.

Dans une autre partie de son allocution, il déplore le programme d’assurance-emploi qu’il voit comme une sorte de piège et même une sorte de drogue. Oublie-t-il, ce monsieur McKenna, qu’un très grand nombre d’emplois au Nouveau-Brunswick et ailleurs en Atlantique sont de nature saisonnière comme la pêche, l’industrie forestière, le tourisme, l’agriculture, la construction domiciliaire?

Pour augmenter la population dans la région atlantique, il est vrai, il nous faut plus de population et on devrait pouvoir compter davantage sur l’immigration sans oublier le besoin de créer plus d’emplois pour notre jeunesse et les autres, de même que d’établir une politique nataliste avant-gardiste comme celle de la province de Québec ou encore créer et financer un programme universel de la petite enfance qui favoriserait la création d’emplois et permettrait aux parents, qui le veulent, d’avoir plus d’enfants et d’aller sur le marché de travail.

Alcide F. LeBlanc

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