EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Pardon de vieillir?

De nos jours, on parle souvent d’une population vieillissante qui dépasse le taux de natalité. (Plus de vieux…moins d’enfants). On s’inquiète des coûts engendrés par cette réalité démographique, c’est-à-dire, comment répondre à ce besoin socio-économique.

Le vieillissement est un phénomène naturel. Personne n’y échappe!

Le progrès des sciences de la médecine, l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène ont contribué considérablement à la prolongation de l’espérance de vie.

Les personnes âgées ont besoin de vivre dans un milieu qui puisse répondre à leurs besoins. Elles ont aussi besoin d’être autonomes autant que possible.

Autrefois, les personnes âgées vivaient dans une maison qui abritait plusieurs membres d’une même famille. Les foyers de soins étaient très rares et/ou presque non-existants. Aujourd’hui, les personnes âgées ont tendance à déménager dans des foyers de soins où, pour plusieurs, elles perdent un peu d’autonomie d’où l’importance pour les membres de leurs familles de continuer à les aimer et de ne pas les abandonner.

Il revient aussi à la société d’aider les personnes âgées à vivre le plus longtemps possible et en bonne santé dans un environnement sain et rassurant. Il est aussi important d’organiser des activités sociales, chorales, ateliers, etc. et de favoriser la tenue d’exercices susceptibles de revigorer leurs énergies physiques et mentales.

Récemment, nous avons été témoins de la tenue d’une danse organisée à l’Auberge du Soleil, à Dieppe, animée par un disc-jockey local. Plusieurs résidants et résidantes ont participé à cette soirée musicale mouvementée et rythmée. Une belle soirée aussi pour les personnes en fauteuils roulants qui les surveillaient.

Au lieu de l’isolement et de l’exclusion, les personnes âgées ont droit à vivre l’étape du vieillissement comme étant «un nouveau souffle» de vie. Au Nouveau-Brunswick, nos municipalités et notre gouvernement ont également une responsabilité socio-économique envers le vieillissement de la population et de démontrer davantage une sensibilité humaine et non strictement économique.

Il ne faudrait surtout pas reprocher aux personnes âgées qu’elles représentent un problème socio-économique – elles qui ont contribué durant plusieurs années au bien-être que les plus jeunes vivent aujourd’hui.

Au milieu de ces inquiétudes sociales et démographiques vis-à-vis le vieillissement de la population, les personnes âgées ne devraient surtout pas se sentir coupables d’engendrer des coûts supplémentaires au niveau des gouvernements et des contribuables pour assurer leur survie. Certes non!

Jeannita Thériault

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