EDITORIAL

Jeannita Thériault

Jeannita Thériault

Le sport violent de la boxe?

            On parle de la boxe comme étant un dialogue des corps. Ce sport, avec les férocités que l’on connait, et au cours duquel des boxeurs se mettent à saigner sérieusement, est un combat qui peut même mener à la mort de l’un des boxeurs.

Ce sport de combat est pratiqué depuis le 18e siècle à un contre un et qui a recourt à des frappes continues contre l’adversaire à l’aide de gants matelassés «boxing gloves». Notre premier ministre, Justin Trudeau, a déjà pratiqué la boxe ainsi que le président français actuel, Emmanuel Macron, mais ce dernier s’est contenté de frapper sur un sac gonflé «et non sur des humains» et ce, dans un effort de réduire le stress…

La boxe, tout en se qualifiant comme étant un sport est un sport excessivement violent. Les adversaires ne ménagent pas leurs coups par des frappes : «straight punch; le jab; hook punch; undercut rising punch et overcut ou drop» et j’en passe, en tentant de rendre leur adversaire en état de K.O. Le sang coule…c’est légal!

Récemment, nous avons été témoins du combat de boxe de David Whittom, originaire de Saint-Quentin, contre Gary Kopas à Fredericton. Au cours de ce combat, Whittom fut plongé dans un coma et repose maintenant dans un hôpital de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Plusieurs personnes intéressées à la boxe se sont interrogées quant au rôle de l’arbitre «qui aurait peut-être dû arrêter le combat plus tôt».

Le rôle de l’arbitre est exigeant : Donner les instructions aux deux boxeurs avant le combat; Déterminer lorsqu’un boxeur est à terre s’il doit être compté ou pas et à quel moment commencer le compte; Donner un avertissement à un boxeur quand il commet une faute; Signaler quand un round est terminé; Estimer quand la santé d’un boxeur ne lui permet plus de se défendre et, donc, d’arrêter le combat; et, finalement, proclamer le verdict du combat.

De nos jours, on fait tout pour éviter les fractures du crâne (au cerveau) en obligeant les sportifs de porter un casque protecteur, notamment au hockey; au baseball, au rugby, vélo, moto, etc., mais pas dans le sport de la boxe car la tête reste découverte et, selon certains, «pour pouvoir mieux frapper dessus directement»…

Pourquoi ne pas obliger les boxeurs à porter un casque protecteur? Une question que plusieurs personnes intéressées à la boxe se posent… depuis longtemps.

Jeannita Thériault

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