Don de 10 000$ à leur communauté Les jeunes de l’entreprise GD Wouf de l’école Grande-Digue doivent abandonner leur rêve d’un parc à chiens

Alexis Bourque

   Les jeunes de l’entreprise scolaire GD Wouf de l’école Grande-Digue se sont rendus à l’AGA de l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue, le lundi 30 septembre. Puisque leur projet de parc à chiens ne pourra voir le jour, l’entreprise a annoncé qu’elle fera sous peu un don de 10 000$ à l’organisme, car tous les profits de l’entreprise scolaire ont été amassés depuis trois ans pour rendre service à la communauté.

Les jeunes de l’entreprise GD Wouf et des dignitaires pendant l’expo-chiens communauté en juin 2018. (Photos : Nadia Anderson, photographe)

   L’entreprise a débuté avec l’idée d’un jeune entrepreneur, Gabriel Bourque, lorsqu’il était en cinquième année.  Il a enseigné à un groupe de jeunes de l’école comment fabriquer les produits pour chats et chiens (foulards, laisses et biscuits) et à chaque année, il forme des nouveaux chefs qui eux, forment les nouveaux employés.  L’entreprise débute sa quatrième année. Les jeunes de la 3e à la 8e année fabriquent leurs produits pendant l’heure du dîner et elle a développé un partenariat avec la boutique pour animaux Global Pet Foods (Moncton et Dieppe) pour vendre leurs produits.  Dès le début, Gabriel et ses employés avaient décidé d’amasser des fonds pour offrir un parc à chiens à la communauté de Grande-Digue, mais il a annoncé ce soir-là qu’ils doivent renoncer à ce rêve puisque «les grands ont trop peur des poursuites».  

   Sous les conseils d’un avocat, Charles-Antoine Bourgeois de la firme Bingham, les jeunes se sont associés à un organisme à but non lucratif et Gabriel dit qu’il était heureux, l’an dernier, lorsque l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue les ont pris sous leur aile.  «Nous avons écrit plusieurs lettres et nous avons fait des présentations orales un peu partout pour premièrement s’affilier à un organisme à but non lucratif et ensuite pour tenter de se trouver un terrain à louer, afin d’y construire le parc à chien de nos rêves.  On se disait qu’il ne fallait pas lâcher, malgré les défis.»  

   Gabriel et ses employés avaient aussi organisé une expo-chiens communautaire, en juin 2018, afin de faire connaître leur projet et afin de développer d’autres partenariats.   

   «C’était une journée mémorable», dit le jeune directeur.  Ce jour-là, les jeunes avaient une tente d’experts et d’artisanats, une zone avec dresseuse, une zone avec un parcours d’agilité, une zone de photo rigolotes, une chasse aux biscuits sur le sentier, un défilé de mode, une vente à l’encan, un BBQ et il y avait même un concours d’agilité avec des chiens de personnalités connues.  «L’expo-chiens nous a permis de faire connaître notre projet à la communauté et depuis ce temps, nous avions même une dresseuse de chiens et une spécialiste en conception de parc qui était prête à travailler avec nous», ajoute le jeune directeur. 

   «Finalement, en juin dernier, un propriétaire de terrain voisin de l’école était venu nous écouter faire une présentation orale.  Il avait dit qu’il nous prêterait son terrain situé tout près de l’école, si son assureur acceptait toujours de l’assurer. Il nous faisait confiance!  Nous étions tellement contents!», de dire Gabriel Bourque.

   Gabriel ajoute que malheureusement, l’assureur n’aurait pas continué à l’assurer.  Il comprend donc pourquoi le voisin ne peut plus leur prêter le terrain.  «Après trois ans, il est temps de passer au plan B, car mes employés doivent voir que leurs efforts portent fruit.  Tout ce que nous voulons, c’est donner à notre communauté et leur montrer ce que nous, les jeunes, pouvons faire.  Nous voyons plein de coopératives et d’organismes et beaucoup de gens généreux et nous voulons l’être nous aussi.  Par exemple, je pense à UNI Coopération financière, à la Coop de Shédiac, aux bénévoles de Sentier Pluriel, au Club Rotary de Shédiac, aux Chevaliers de Colomb de Grand-Digue, à Charles-Antoine Bourgeois (firme Bingham), à Anne McClean (dresseuse team Flying Tails), à Shirley Hunter (dresseuse Doggone pawsitive) et beaucoup d’autres.»

   Lundi dernier, les jeunes ont présenté leurs idées au comité du Sentier Pluriel.  Ils veulent entendre ce que le comité souhaite ajouter à ses sentiers.  Ils ont donné quelques idées, par exemple, une classe extérieure avec endroit pour pique-niquer sur le sentier de l’école, des bancs, des tables de pique-nique, etc.  Les jeunes prévoient préparer une ou des plaques pour souligner que le don vient d’eux pour ajouter à la structure (ou aux structures).  

   L’entreprise souhaite faire une remise officielle d’un chèque géant un peu plus tard, après avoir décidé avec le comité quel projet sera priorisé avec le don.  «Nous avons hâte de faire notre don de façon officielle et s’il reste de l’argent, nous avons d’autres idées pour venir en aide à notre communauté.  Après, nous allons nous fixer un nouvel objectif», de conclure Gabriel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *