D’ici cinq jours, on saura qui formera le prochain gouvernement

Alcide F. LeBlanc

C’est bien le 24 septembre prochain que nous saurons, tard en soirée, qui sera le 34e premier ministre du Nouveau-Brunswick ainsi que le nombre de députés élus pour chacune des six formations politiques. Ce sera une soirée mémorable. Présentement, on connait la position de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick sur deux sujets de grande importance qui peuvent avoir de graves conséquences sur l’avenir de notre langue. Si ce parti prenait le pouvoir, il n’y aurait qu’une seule régie pour diriger le système de santé. En d’autres mots, la Régie Égalité disparaitrait et elle serait automatiquement intégrée en une institution à majorité anglophone. En d’autres mots, un pouvoir de moins pour les francophones. La deuxième idée lui ressemble. Les autobus qui transportent les élèves dans les différents coins de la province pourraient devenir bilingues et ainsi transporter des élèves francophones et anglophones.

Il faut louer les trois districts scolaires francophones qui ont pris une position nette et claire sur ce sujet. Il n’y a pas lieu d’aller dans cette direction qui peut ouvrir la porte à une plus grande assimilation des nôtres. En plus de cela, une telle approche ouvre la porte à des écoles bilingues que les Acadiens ne veulent pas. On le sait déjà. Si vous voyez un enfant ou un adulte anglophone en présence d’un francophone, vous connaissez la réalité. Tout le dialogue se passe normalement en anglais. En autant que nous le sachions, les cinq autres chefs politiques semblent garder silence sur ces deux sujets d’importance majeure de peur de perdre des votes du côté anglophone. En d’autres mots, ce petit parti politique jouit d’un appui indirect et cette idée fait son chemin.

Abordons maintenant le premier débat des chefs qui a été présenté la semaine dernière au réseau de CBC. C’était la confusion totale. Lorsqu’une question était posée, trois ou quatre chefs tentaient de répondre en même temps. Souhaitons que les écoles puissent avoir enregistré le tout afin de montrer aux élèves ce qu’il ne faut pas faire dans une classe ou dans d’autres situations.

Vers la fin du débat, le chef conservateur a déclaré avoir rencontré, en 2014, peu de temps après la victoire des libéraux, le nouveau premier ministre libéral. Ce dernier lui aurait offert le poste du ministre des Finances ou même celui de sous-ministre. Cela a été catégoriquement démenti par le chef libéral. Qui dit vrai? Qui dit faux ? Espérons que les politiciens du Nouveau-Brunswick n’adopteront pas ce qui se passe au sud de notre pays!   La vérité est une!

Alcide F. LeBlanc

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