Délégation du Sénégal de passage à Petit-Cap

Nous reconnaissons les membres de la délégation du Sénégal, à l’avant, dans l’ordre habituel : Oumar Fadiaba, Fambaye Ngom, et Mame Diarra Loum. À l’arrière : Mamadou Ibra Dione et Adama Faye, chef de la délégation. (Photo : C. Lanteigne)

Nous reconnaissons les membres de la délégation du Sénégal, à l’avant, dans l’ordre habituel : Oumar Fadiaba, Fambaye Ngom, et Mame Diarra Loum. À l’arrière : Mamadou Ibra Dione et Adama Faye, chef de la délégation. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

De passage en Atlantique pour deux semaines, une délégation du Sénégal visitait la boucanière Alvin & Guy Boudreau, de Petit-Cap, mercredi dernier. Les cinq membres de la délégation du ministère des Pêches et de l’Économie maritime du Sénégal étaient ici pour trouver des solutions pour leur industrie de la pêche.

Ils ont dit apprendre des leçons valables au sujet de la conservation, de la transformation et de la protection de leurs propres ressources au cours de ce séjour au Canada. La pêche est une industrie importante au Sénégal et représente 3.2 pourcent de leur produit national brut et leur plus grosse exportation. «Environ 600 000 personnes travaillent de près ou de loin dans les pêches et c’est donc très important pour nous», de dire Adama Faye, qui travaille au niveau de la protection et de la surveillance des pêches.

Ces visites d’usines de transformation leur permettaient d’en apprendre au sujet de l’expertise canadienne de transformation, de la préservation de la ressource et du développement de nouveaux marchés. Ils aimeraient bien moderniser et maximiser les bénéfices de leur industrie afin d’en retirer le plus possible. Actuellement, la transformation se fait de façon traditionnelle et artisanale, majoritairement par les femmes.

C’est la sardinelle qui constitue la base de la nourriture des Sénégalais et on en produit un important volume. Si les stocks sont assez stables, ils sont sensibles aux changements climatiques.

Pierre Mallet, gestionnaire régional au ministère des Pêches et des Océans (MPO), a indiqué que le groupe avait tout un programme d’activités pendant leur séjour. Le lendemain, ils se rendaient à la station biologique de St. Andrews afin d’apprendre des chercheurs canadiens sur les grands pélagiques. Ils allaient aussi visiter l’usine de sardines de Connors Brothers, l’Institut d’océanographie de Bedford et plusieurs usines de transformation de poisson.

Ils auront aussi du mentorat avec le personnel du MPO afin de mieux comprendre comment le Canada détermine la santé des stocks de poisson, établit des quotas et tient des statistiques sur les quantités pêchées.

Le Canada et le Sénégal collaborent depuis les années 1950 quand le MPO est allé installer des moteurs dans leurs bateaux. Leur système de surveillance vient aussi du Canada et en 2016, on les a aidés à planifier une stratégie pour moderniser leur industrie. C’est le MPO qui a payé les dépenses de la délégation pour leur visite au Canada.

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