Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Cé tu Chère Mme Bossé??? Ou Bosse??? J’sus «nosey»! J’aimerais bin d’saouaire; car c’était c’là la «friendly argument» qu’j’avions t’au «TIM’s» ce matin, en mangeant le trou d’la «donut» pis buvant nos cafés brûle-dgeules!

Amicalement,

 Le Vieux Fred du Chemin d’Ohio

À la r’traite pis plein d’arthrite

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Allo Fred ou j’peux tu  t’saluer coumme Freddy (Ha-Ha-Ha, qué mieux que «Hey» Chouse) :

Mon «stage name», cé Bosse! Ou qui s’prononce coumme «bust»… Coumme dans «bust» tés tchulottes ou coumme y’une qu’a manqué la «bus, for sure» (Ha-Ha-Ha ou HA à la 3ième puissance, parce que j’sus originaire d’la Haute-Aboujagane ou l’Pays du Bon Djeu)! Pis quand qu’mon pére a décidé «d’mové» la «whole» che-«bang» de famille dans la Capitale Mondiale du Houmârd, pour s’en âller travailler à la «quarry», à tailler d’la pierre – – cé icitte qu’y’a d’quoi d’supposément magique se produit…

Ouaye! «Whatever» qu’était dans l’air salé ou qu’était dans l’eau à bouaire, à ct’époque-là, m’avait mystérieusement infecté la «brain», à «swellé up»; à timbe dans z’un «deep» coma, avec t’une température fiévreuse de 100.9° F. J’avais 6 ans! Pis quand qu’j’ai ressuscité «back» dés Limbes, j’ai miraculeusement obtenu le don épeurant à prédire l’avenir; pis soudainement itout, sans vraiment capable de l’expliquer, j’étais devenue t’une génie de la musique – – mais surtout de la <<Musique Countré>>!

«Let me tell you», si jeune; quand j’ai ramassé ma «ever first guitar». Aussi «weird» qué «weird», me v’là que j’me sus mise à jouer l’instrument d’musique là, coumme t’une vraie «pro» qu’avait t’une quarantaine d’ânnées d’expériences! Cé «amazing», coumment dans l’espace de més premiéres 15 à 20 minutes à «strummé» yinc la «G-string» : j’ai été capable de composer t’une dizaine de belles tounnes. Dont <<It Could Be Worse, I Could Be Twins>>, qu’a été ma «signature song» :  a été la «one» à «trailé» le début d’ma «career». Pis imaginez-vous ouaire, (ouaye) que «over-night», après ma premiére «performance» d’sus «l’stage», à la Salle Paroissiale de la Haute-Aboujagane :  j’m’ai faite courounner par le publique coumme étant leu’ Reine ou Countré Star Extraordinaire!

Mais Fred, mon nom légal de mariage, qu’apparaît de d’sus le chèque de veuve que j’reçois asteure du Gouvarnement, cé «typé» t’en «fancy» lettrage: Mme Delphine LeBlanc (par rappôrt qu’mon défunt foiroux d’houmme, Ozime, était t’un LeBlanc ou t’un «cooker», originaire d’la Belle Vallée d’Memramcook). Pis parmi més proches, y m’avons «d’nicknamé» coumme «Sweet Deli»… À l’exception, de sartaines parsounnes jalouses; qu’en erriére d’mon dos, j’sus sartaine m’avons baptisé ou «labellé» avec dés mots que j’n’oserais jamais voulouaire imprimer dans ma chronique de la gazette du Moniteur Acadjen!

Je souhaite qu’ça répondu coumme y faut à ta question? Pis «hey», Fred! «Next time» que tu t’en vas au «Tim’s»; tu pourras d’braguer que t’é «in the know»! Pis si tu peux m’faire t’une «favour» : «d’advertizé» pour moi que j’sus VEUVE! Pis si qu’y’a dés VEUFS, «out there», dés amis à toi qui s’rions intéressés à voulouaire m’rencontrer… De faire parvenir leu’ résumé, à mon attention, à l’adresse (Ha-Ha-Ha) du Moniteur!

Merci, cher Fred, pour ta belle lettre! Ouaye! «HUGS & KISSES»!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Exprimez vous!

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