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L’automutilation

L’automutilation n’est pas un phénomène nouveau, mais devient de plus en plus fréquent chez les jeunes. Être mieux informé est la première étape pour vous venir en aide ou encore pour aider quelqu’un.

L’automutilation ou blessures volontaires, fait référence aux actes délibérées qui entraînent des blessures physiques et ont l’esprit de la personne. Les coupures sont la forme la plus commune d’automutilation chez les jeunes aujourd’hui. Cependant, il existe d’autres formes : se brûler, empêcher une blessure de guérir, se donner des coups, s’insérer des objets dans le corps et s’égratigner. Habituellement les personnes qui s’infligent des blessures ne veulent pas s’enlever la vie, mais cherchent plutôt à soulager leur douleur ou résoudre leurs problèmes.

Il y a plusieurs raisons pourquoi les jeunes ont recours à ces comportements. Certains recherchent un soulagement à leurs douleurs psychologiques, à la dépression, à la solitude et à la colère. Toutefois, il y en a d’autres qui visent à ressentir quelque chose d’intense, dû à une absence de sentiments, ou encore pour se punir d’être une mauvaise personne. Les épisodes sont habituellement reliés à un déclencheur, comme un sentiment de rejet ou autres troubles émotionnels.

Beaucoup d’entre eux ont de la difficulté à exprimer leurs sentiments de tristesse ou de colère. Généralement, les gens qui s’automutilent font de grands efforts pour cacher leurs comportements, mais on voit davantage des jeunes qui parlent de leurs coupures et forment des clubs de coupures à l’école.

Voici quelques signes d’avertissement :

  • Portez des chemises à manches longues et des pantalons, même dans les temps chauds.
  • Avoir une faible estime de soi.
  • Avoir des problèmes relationnels.
  • Avoir de la difficulté à gérer ses émotions.
  • Un changement de communication.
  • Des coupure et blessures inexplicables.
  • Un changement dans leur alimentation.
  • Un changement de leurs habitudes de sommeil.

Il peut être difficile de percevoir qu’une personne proche s’automutile. Il est important de bien réagir. La communication est la clé. Être à l’écoute, parler calmement et ne porter aucuns jugements, tout en démontrant de l’amour et de l’affection. Si le comportement d’un proche vous inquiète, vous pouvez leur demander des questions: «C’est quoi qui te pousse à te faire du mal?» Ou: «En général, qu’est ce qui déclenche l’envie de te faire mal?»  Si un enfant est résistant à vous répondre, vous pouvez toujours lui demander «Comment ça se passe à l’école», ou «Trouves-tu qu’il y a beaucoup de travail?», ainsi que leur donner de l’attention positive.

L’automutilation est souvent un appel à l’aide. Les jeunes ont besoin de compréhension et d’être écoutés dans ces moments difficiles. Il y a des jeunes capable de gérer leurs émotions, tandis que d’autres n’ont jamais appris comment. Il est nécessaire de ne pas ignorer le problème, car c’est une dépendance dangereuse qui peut devenir mortelle.

Pour plus d’information ou pour recevoir du soutien, vous pouvez contacter une travailleuse sociale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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