Citrouille et Peigne à la recherche de leurs racines

Nous reconnaissons les comédien.ne.s et les musiciens du spectacle Racines, présenté au théâtre Viola-Léger jusqu’au 20 août. De gauche à droite : Luc LeBlanc, Monique Poirier, Philippe Boudreau, André Roy, Mario Robichaud et Bryan Poirier. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

   La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, mardi der- nier, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.   

   «Ce spectacle correspondait bien avec le Congrès mondial acadien, de dire Luc LeBlanc, directeur du Pays de la Sagouine et comédien. Peigne cherche sa famille, tandis que moi je cherche l’amour et tout ce que ça veut dire, dont les problèmes qui viennent avec.» 

   Les deux quêtes, aussi importantes l’une que l’autre, mèneront les deux personnages sympathiques et attachants du Pays de la Sagouine à vivre l’aventure de leur vie! Avec la compli- cité de la Catoune (Monique Poirier), Citrouille et Peigne traverseront les frontières inexistantes de l’Île-aux- Puces pour refaire le voyage de leurs ancêtres. 

   Ce spectacle est monté dans le style du Pays de la Sagouine et on retrouve un nouveau membre dans la troupe, soit Philippe Boudreau, alias Phil Athanase, et membre du Big bad party band, qui remplace Christian Kit Goguen. 

   «Phil apporte une nouvelle énergie de son cru au spectacle, d’ajouter Luc et André. Nous lui avons lancé une balle courbe et il a été vite à l’attraper. Il a un registre de voix qui peut suivre celui de Kit Goguen. L’équipe de création l’a écouté et il va y laisser sa marque et trouver sa propre couleur.  Il est très bon dans un duo avec la Catoune et il a même sa propre composition.» 

   «J’ai passé quatre à cinq mois à apprendre les textes et les 18 chansons, de dire Phil, le chanteur principal du spectacle. J’étais habitué de faire les bars et les festivals et je n’avais jamais fait de théâtre avant, mais j’ai travaillé fort pour faire partie d’une excellente équipe.  L’accueil ici a été très chaleureux et j’ai déjà le sentiment d’appartenir au Pays, c’est une merveilleuse expérience.» 

   Le spectacle était à guichet fermé, comme ceux du reste de la semaine, alors qu’on accueillait quatre autobus de la Péninsule acadienne. Les gens avaient passé la journée au Pays de la Sagouine et assistaient à la première de Racines.  «Nous avons bien ri et beaucoup aimé les   magnifiques chansons du spectacle, de dire Madame Dugas. C’était agréable d’entendre autant de belles chansons acadiennes, dont celles d’Angèle Arsenault, que nous manquons beaucoup. Le chanteur Phil Boudreau est vraiment bon et on peut dire qu’il a été le coup de cœur de plusieurs d’entre nous. Il a une bonne présence sur scène et une très belle voix. C’est vraiment une belle équipe de comédiens et de musiciens, d’ajouter les dames heureu- ses de leur journée, et il nous reste maintenant quelques heures de route pour retour-ner chez nous.»

Enfants du Pays de la Sagouine   

   Luc LeBlanc, André Roy et Monique Poirier se considèrent comme des enfants du Pays de la Sagouine.  «Nous avons grandi ici, de poursuivre Luc, qui en est à sa 25e année. Et le pays nous a permis de grandir comme artistes en nous donnant un lieu de création. Le Québec a une longue tradition théâtrale, mais ce n’est pas la même chose en Acadie. Nous sommes chanceux d’avoir le privilège de bénéficier des succès de la Sagouine et d’Antonine Maillet. Le Pays est sorti d’une œuvre litté- raire et nous avons le bonheur de jouer ici dans des pièces l’été et aux Fêtes.   

   «Ce n’est pas évident pour un jeune en Acadie de vivre des arts et de la culture, c’est peut-être plus facile au Québec, mais il faut travailler fort pour rester ici, poursuit-il. J’avais des contrats d’un mois, six semaines et en 1995 j’ai eu un premier contrat ici et je m’y retrouve encore 25 ans plus tard. Le Pays a aussi évolué au cours de ces années. C’est Éric Butler qui fait la mise en scène. Dans quelle autre place aurait-il pu faire de la mise en scène théâtrale?  Ici on développe les différentes forces des artistes et quand tu regardes en arrière, sauf  au Théâtre Populaire d’Acadie, il n’y a pas beaucoup d’endroits où on peut grandir comme artistes comme on le fait ici au Pays de la Sagouine. Les gens de la communauté et d’ailleurs nous apprécient et viennent ici en tout temps. L’amour est là, on sent l’amour entre nous et le public et c’est inestimable de ressentir ça», de conclure Luc LeBlanc, avec l’approbation d’André et de Monique.   

   Pour de l’information ou réserver des billets pour le souper-théâtre qui est présenté jusqu’au 20 août, on peut consulter le site Internet www.sagouine.com/fr/ ou téléphoner au 743-1400.

Exprimez-vous !

*