La jeunesse dans les yeux

Je suis les coulisses du prêt-à-porter

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

«La société de consommation a privilégié l’avoir au détriment de l’être.» Jacques Delors

Je sors un t-shirt de ma garde-robe. Je lis l’étiquette. Il est fait au Bangladesh. Qui sont ceux qui l’ont fa- briqué et dans quelles conditions? Combien ont-ils touché pour ce travail? Ma main palpe frénétiquement mes vêtements, cherchant les étiquettes : Vietnam, Chine, Cambodge, Bangladesh… Aucun ne provient d’un pays développé. Je les ai probablement achetés en partie parce qu’ils n’étaient pas chers. Mais ai-je pensé aux êtres humains à l’arrière-plan?

Je suis troublée. Une réfle-xion s’impose. Je sors mon ordinateur et tape sur Internet : Conditions de vie des ouvriers du textile au Bangladesh. Les articles, les photos, les faits qui défilent devant mes yeux me laissent perplexe. Perplexe car la catastrophe du Rana Plaza en 2013 était redoutée et presque prévisible. Et pourtant rien n’a été entrepris pour l’éviter. Perplexe car finalement, je réalise que je ne sais rien du quotidien des gens qui travaillent dans ces ateliers étrangers.

À présent, la perplexité     me quitte, seule l’incompréhension subsiste. Et puis vient la colère. D’abord celle contre moi-même, contre ces compagnies, ces usines. Et ensuite contre cette société individualiste dans laquelle je me reconnais de moins en moins.

Dans cette chaine d’exploitation, nous nous retrouvons à la toute fin de ce triste commerce. Ce sont nos achats qui font en sorte que le cycle perdure. Nous nous dissimulons la face derrière le voile de l’ignorance et notre silence nous rend complices. Ce que je condamne aujourd’hui, c’est cette société de consommation (dont j’ai conscience de faire partie) qui achète de plus en plus, tout en voulant toujours dépenser moins. Pour notre confort occidental, des millions de personnes sont chaque jour sacrifiées sur l’autel des inégalités.

Alors, Société, quel est le vrai coût pour t’habiller?

Communauté informée… Communauté en santé…

Groupe de femmes «Nouveaux départs»

Objectifs :

– Comprendre la violence et ses impacts

– Reconnaître les caractéristiques des relations saines et malsaines

– Briser l’isolement

– Augmenter l’estime de soi

– Gérer le stress et les émotions de façon saine

– Apprendre des techniques de communication respectueuse

– Établir un plan pour atteindre des buts personnels

Détails :

– Qui : Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).

– Quoi : Groupe ouvert (c’est-à-dire que les participantes peuvent venir quand elles le désirent; elles ne sont aucunement obligées d’assister à toutes les rencontres. Les femmes peuvent se joindre à tout moment, peu importe le temps dans l’année).

– Quand : Une session d’une durée de deux heures à toutes les deux semaines dans la soirée de septembre à juin.

– Lieu : Shédiac

– Coût : Gratuit

Critères :

– Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).

– Reconnaître son ou ses problèmes.

– Avoir la motivation et la détermination d’apporter un changement dans sa situation.

– Être en mesure d’interagir dans un groupe et de participer (écouter les autres et partager des expériences de vie).

– Avoir une attitude respectueuse.

– Être capable des maintenir la confidentialité.

Pour plus d’information ou pour appliquer en tant que participante à partir de septembre 2017, veuillez contacter Chantal Thanh Laplante, Travailleuse d’approche au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, au 533-9100.

Cossé qu’a radote Delphine…

La s’maine prochaine, moi pis mon houmme foiroux d’Ozime, j’allons m’en âller “campé”, avec notre “trailer”, dans l’boute d’la “Cavendish Beach”, de l’Île-t’au-Prince-Édouaire. Ej serai la bienvenue, j’m’ai faite “warné”, mais à la condition que j’me tchenne trantchille. Pis pas faire coumme la darniére fois – – d’aouaire terrorisé t’un “full camp ground”, avec ma “flaming marshmallow”; “yes sirree”, qu’avait accidentellement “flyé off” du boute d’ma cane, t’au “bonfire”… À “crash-landé” d’sus l’fait d’une “pup tent”! Pas besoin d’vous faire t’un dessin! La guitoune a vite éclaté en fournaise d’Enfer! Le beau jeune campeur Québécois, musclé coumme t’un joual, a réussi de s’échapper sain et sauf; sauf (ha-ha-ha), qu’y’était chu-nu. “I guess” qui baille t’une nouvelle “meaning” intéressante à voulouaire faire du (ha-ha-ha) “bird watching”!

J’l’admets! J’sus pu d’une âge (non-non-non-non-non) à voulouaire m’en âller m’escârrer à marcher d’sus l’sâble chaud d’la “beach”, à “m’paradé” dans z’une “polka-dot bikini”. Hounnêtement, avec la peau qui “m’sag” partout… Ej semblerais plusse à t’une “beach ball” d’à môtché dégonflée, avec dés jambes grassettes qu’arions besin d’une bounne gobbine de “shave”! So, “man-oh-man”! Pour pas chasser ou d’épeurer lés touristes, j’me déguiserai avec ma perruque souvenir de “Anne of Green Gables”, d’sus l’fait d’ma tignasse. J’me couvrirai lés yeux, avec més “sexy American style cat-eyes sunglasses”. Pis t’en darnier, (ouaye) j’m’assurai d’me “wrappé” le tout l’tour d’mon “wide tushie”, avec mon énorme “beach towel” – – d’imprimé avec t’un énorme houmârd, dont avec l’une de sés grousses “claw”, qui semble “s’enjoyé” à m’pincer (“Yikes”) la rondeur d’une fesse. Pis avec la technologie vite d’aujourd’hui… “Whoever” qui osera prendre t’une photo souvenir de moi?!? “Well”, Ha-Ha-Ha! “I bet”, en moins qu’cinq minutes; ça ira (YA) sartainement “viral”, “all over the World”, de d’sus “FACEBOOK”! À définitivement faire rire le monde! Ou “hopefully not” (pitché) à faire diminuer ou décourager le touriste à pas voulouaire v’nir visiter lés Provinces Maritimes (un p’tit paradis authentique, à l’est du Canada)!

J’aimerais bin “d’auditionné” pour un “major role”, dans le “famous Musical” de “Anne of Green Gables” – – mais quand que j’ai “interrupté” y’elle qui jouait le rôle “d’Anne” de d’sus “l’stage”; (“ahem”) à chanter “along” (qu’était environ 4 à 5 ans pâssées). À cause de cte geste osé là ou faux pas d’ma pârt, j’me sus faite “escortée” pis “barré out” du théâtre… Le lendemain, d’sus la “front page” du “newspaper” de l’île… Ej pense qu’y’avons même encôre ma “mug shot” de ma face pis d’mon grous chapeau d’cowboy, de “pasté” dans chaque guichet (à youssé qu’on payent pour obtenir un billet): “YEAH, BEWARE”! “DO NOT ADMIT THIS CRAZY WOMAN IN”!

Pour ceusses-là d’vous z’autres qui sont d’sus ma liste d’amis, d’la “gang” d’la gazette du Moniteur Acadjen pis d’ma parenté, j’asseyerai d’vous acheter dés cadeaux souvenirs de ma “trip”. So, si j’sus capable de me mettre la friggin’ de main de d’sus dés saliéres pis dés poivriéres en formes de patates. “Guessez” ouaire “what”, més “lucky ones”? “That’s what, you’ll each be getting”!

J’vous tcheindrai z’au courant d’ma “fun” vacance… Aussi longtemps, que j’m’embarrasse pas socialement. Du moins, cé c’la que j’ai faite promesse (“I cross my bra and I hope to die”, là) à mon houmme Ozime! J’y’ai bin avarti: mieux pas travorser le “Confounded Bridge”, avec le “top” du “car” de baissé… Après toute, (Ha-Ha-Ha) ej voudrais pas aouaire non plus mon grous chapeau d’cowboy à r’voler “off” du pont pis à causer du trouble avec le Département Pêches et Océans Canada (coumme qu’arrivé 2 ans pâssé)! Ouaye! Qu’ma galure a “endé up” (pitché) à être trouvé, dans la beudaine d’une baleine. YA! T’une histouaire intéressante, là-là, “for an-udder day”! “Anyway”, “bye” pis à la prochaine!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

D’la Pantry à la Belle Delphine

 

Voici ma fameuse recette de “Chili Con Carne”, dont j’aimerais de partager avec vous z’autres (“Mmmm-Yum-Yum”) :

«Chili Con Carne»

– 1 cuppée d’oignon, haché…

– 1 tchuillèrée à table de grâs ou de beurre…

– 1 pis 1/2 livres de viande de boeu’ haché…

– 1 tchuillèrée à table d’assaisonnement au chili…

– 3/4 tchuillèrée à thé d’sel…

– 1/4 tchuillèrée à thé d’poivre…

– 1/2 tchuillèrée à thé d’origan…

– 2 “cans” de 10 onces chacune de soupe aux tomates, condensées…

– 2 “cans” de 14 onces chacune de fayots rouges…

Faire sauté lés oignons dans le grâs ou le beurre jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Là, ajouter la viande de boeu’ pis bien faire brunir. Ouaye! Ajouter le restant dés ingrédients. Couvrir pis laisser mijoter (là-là), jusqu’à ce qu’le mélange épaississe (entre 18 à 20 minutes).

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

 

S’Lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute

Hen-Henri à P’tit Boute

Pssst! Pssst! Y faut qu’j’vous parle tout bas, parce que j’ne veux pas que tous lés gens sachent… Cossé qu’j’ai à vous dire, j’espère que vous vous z’en irai pas non plus répéter socitte parmi l’monde. Ein! J’vous “trust”! Hmmm-Hmmm! Ça va être lés âges du tchûré, le Pére Abel! D’la misère à crouaire! Bin l’snoreau de saint houmme (Pssst! Pssst!) va virer 82 ans, cte vendordi icitte. Pis j’allons (la parouaisse entchére, là) y organiser t’un grous gobbine de “surprise party”, à la Salle Paroissiale, le 9 de juin, après l’heure du souper. En plusse, y faut j’vous laisse saouaire que (Ouffe) j’sus content que l’idée folle à Gertrude à “Fried Fish”, d’aouaire tchequ’un de “poppé out” du “cake” de greyé coumme t’un ange qui chante <<Happy Birthday>> à la “Marilyn Monroe”, a été “squashée” par lés membres du Comité Paroissiale… Moi, “personally”; ça m’arait scanda-lisé…”Okay-Okay”, là-là; “let’s be honest”! Sans que l’Bon Djeu m’fesse à coup d’élouèze, qu’la Varité même soit su : j’m’arais moqué coumme y faut, jusqu’à ce qu’j’en arais mouillé le “front” d’més drâses (ha-ha-ha)!

Cossé qu’t’achètes coumme cadeau de fête à tchequ’un qu’a toute, (ouaye) sauf dés “golf clubs”. Pour dés raisons de Sécurité Publique, mieux pas y penser… L’avez-vous “ever” vu jouer t’au golf??? Djeu Seigneur, “quite” épeurant… Mieux pas y penser… “My-My-My”! Cé le seul golfeux que j’counne qu’a été capable avec le “swing” de son “driver” (“1-wood golf club”) de “knocké out cold”, d’un seul coup en plein menton, son “golf caddy”; que l’sang pis lés dents y’avons pétée pis “flyée” hôrs d’la goule, “in slow motion”… J’le sais, j’m’en souviens d’à môtché étourdi; parce que c’était moi (Mêshoummes-Mêshoummes) son “caddy”, en cte jour-là.

Même avec t’un “putter”, ma main sus la Bible, à jouer t’au “mini putt golf” – – j’ne le “trustrais” pas! So… À mon opinion d’Bedeau: “how’s about” y dounner tout simplement t’un “gift certificate”, pour âller s’amuser à “drivé” dés “GO-CARTS”??? “At least” si qui “crash”, “BRING-A-BRANG “, ça s’ra bin plusse “safe” pour lés “drivers d’involved” à ne pas s’intchèter (“Duh”) à s’faire “scramblé” la “brain”; surtout qu’à pratiquer cte “type” de “sport” icitte, “ nowadays” – – (ouaye) “rule number one”: saviez-vous qu’asteure, c’était obligatoire de porter t’une “helmet”?!?

Pis parce que le Pére Abel est gourmand pour du “Chinese Food”, cé ça qui s’ra “cateré” t’au-d’là dés 500+ invités à la réception d’la soirée – – don compliment du restaurant qu’appartcheint à ma cousine extraordinaire Delphine B. B. Bosse pis sarvi par dés “volunteer singing waiters” pis “waitresses” (“actually” dés membres de la Chorale d’Église). Pis cé moi qu’y va aouaire itout lés hounneurs à “entertainé” la foule: (ouaye) à turlututer tcheques vieilles tounnes du Bon Vieux Temps pis accompagné (ouaye) d’ma “squeeze box” qui râle…

So, si possible! V’nez “party-yé”, avec nu-z’autres! À v’nir souhaiter Bounne Fête, t’au tchûré!

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

Les maladies mentales

Txen Brun

Txen Brun

Souvent, les gens ont des préjugés à propos des personnes qui vivent avec une maladie mentale. Ils pensent qu’elles sont «folles», «weird», etc. Il faut enlever ces stéréotypes. Les gens qui souffrent de ma- ladies mentales sont normaux comme tous les autres.

Une autre chose qui me dérange quand les gens parlent des maladies mentales, c’est qu’il y a des gens qui ne prennent pas cela au sérieux. Il y en a qui pense que ce sont des choses que les gens inventent pour avoir de l’attention. Imaginez-vous une seconde que vous viviez avec une maladie au quotidien, en permanence puis que vous ayez finalement le courage d’en parler à quelqu’un, mais que ces personnes vous disent que vous inventez… J’imagine que vous ne trouveriez pas ça très amusant.

Les maladies mentales sont comme les maladies physiques, ce n’est pas un choix de vivre avec. Une personne ne s’est pas réveillée un matin et s’est dit «Wow! J’ai envie d’être paralysée pour le restant de ma vie!». Tout comme quelqu’un ne va pas dire «Wow! J’ai envie de faire une dépression!» Les gens atteints d’une maladie mentale n’ont pas choisi d’en avoir une.

Aussi, j’entends souvent des gens utiliser certaines maladies mentales comme adjectif! Vous ne comprenez pas ce que je veux dire? Je vais vous donner quelques exemples : «J’ai fais 54% sur mon test de math! Je suis «deppressed», «Elle est tellement maigre! Elle ressemble à une anorexique!», «J’aime quand mes choses sont bien orga- nisées! Je suis OCD!», «Il faisait chaud quelques minutes passées et maintenant il pleut! La température est bipolaire aujourd’hui!» Croyez moi, les gens atteints de maladies mentales n’apprécient pas cela.

Il faut apprendre à écouter les gens. Si quelqu’un se confie à vous avec ses problèmes, aidez cette personne. Cela concerne surtout les parents je pense. Quand vos enfants vous disent qu’il y a quelque chose qui ne va pas, soyez là pour eux. Ils auront beaucoup plus confiance dans des pa-rents qui les écoutent, que des parents qui se moquent d’eux et qui disent qu’ils exagèrent. Alors ils n’auront pas peur de se confier à vous. Ça n’est pas facile de s’ouvrir et parler de cela alors si une personne fait un pas vers vous, faites un pas vers elle!

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

La jeunesse dans les yeux : J’écris donc je suis

L’écriture, c’est la fenêtre par laquelle, prisonnière de mon quotidien, je m’évade. De chaleureuses retrouvailles avec moi-même, ma plume et mon papier. Quand j’écris, j’oublie tout, et j’ai vraiment cette impression que plus rien n’a d’importance, sauf cette plume que je fais danser, cette page que je noircis et ces mots qui se bousculent dans ma tête. Un grisant pouvoir de créer ou de pouvoir détruire, un grand périple que l’on entreprend et dont les seules frontières sont celles de l’imagination. Christian Bobin l’a si bien dit : «Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir.»

L’amie Écriture et moi, on est trop souvent brouillé, on évite parfois de se croiser, mais elle occupe tout de même mes pensées. Il suffit d’un tête-à-tête entre elle et moi pour redonner à notre histoire un souffle nouveau.

Ma relation avec les mots est intime. J’aime voir leur rondeur au bout de mon crayon, sentir ma langue se courber, soumise, sous le rythme de leurs syllabes. Les mots, il faut savoir les apprivoiser. Il faut les dorloter et les entretenir. Mais, n’ayez crainte, tout l’amour que vous leur porterez, ils vous le rendront au centuple.

Mon écriture à moi, elle est d’abord ébauchée. C’est un brouillon hachuré, des idées à peine esquissées auxquelles j’ajoute des mots, des phra-ses au fil de mes relectures. Écrire, pour moi, ce n’est pas de l’instantané. Cela me prend plusieurs heures avant de poser le point final. J’aime cette sensation, celle d’avoir débuté avec une idée grossière et de l’avoir tant travaillée, tant taillée, qu’elle en sorte de mon esprit, enfin polie à l’image que j’en avais.

L’écriture me fascine. Et c’est ainsi que vous vous retrouvez aujourd’hui à lire cet article rédigé par une jeune fille tombée à jamais amoureuse des mots.

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

Agressions sexuelles : Mythes et Réalités

Communauté informée… Communauté en santé…

Mythe : Moi ou l’une de mes connaissances ne pouvons être victime d’une agression à caractère sexuel.

Réalité : Ce type d’agression peut arriver et arrive à n’importe qui. Les victimes d’agression à caractère sexuel sont issues de toutes les classes socio-économiques et sont de toutes les origines ethniques. Les jeunes femmes, les femmes autochtones et les femmes ayant un handicap courent un risque accru d’être victimes d’une agression à caractère sexuel.

Mythe : Les agressions à caractère sexuel sont principalement commises par des étrangers.

Réalité : Environ 82 pour cent des agressions à carac-tère sexuel sont commises par une personne connue de la victime, y compris une connaissance, une personne que la victime fréquente, un conjoint de fait ou un époux.

Mythe : Les agressions   sexuelles se produisent habituellement dehors, dans des lieux sombres et dangereux.

Réalité : La majorité des agressions sexuelles se produisent dans des lieux privés, comme une résidence ou le logement d’un particulier.

Mythe : Si une femme ne signale pas l’agression à la police, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une agression à caractère sexuel.

Réalité : Ce n’est pas parce qu’une victime ne signale pas l’agression que cette agression n’a pas eu lieu. Moins d’une victime sur dix signale son agression à la police.

Mythe : Ce n’est pas grave d’avoir une relation sexuelle avec une femme lorsque celle-ci a bu, est sous l’influence des drogues ou est inconsciente.

Réalité : Si une femme est inconsciente ou incapable de donner son consentement parce qu’elle est sous l’influence de drogues ou d’alcool, elle ne peut donner un consentement légal. Sans consentement, il s’agit d’une agression à caractère sexuel.

Mythe : Si une femme ne crie pas ou ne se défend pas, c’est qu’il ne s’agissait pro- bablement pas d’une agression à caractère sexuel.

Réalité : Lorsqu’une femme est victime d’une agression à caractère sexuel, elle peut devenir paralysée par la peur et ne pas être en mesure de se défendre. Elle peut craindre que l’agresseur devienne plus violent si elle se défend. Si elle est sous l’influence de drogues ou d’alcool, elle peut être incapable de réagir ou de résister.

Mythe : Si une femme ne pleure pas ou n’est pas visiblement troublée, c’est qu’il ne s’agissait probablement pas d’une agression à carac-tère sexuel grave.

Réalité : Chaque femme réagit différemment au traumatisme d’une agression à caractère sexuel. Elle peut pleurer ou être calme. Elle peut être silencieuse ou très en colère. Son comportement ne reflète pas nécessairement le traumatisme qu’elle a vécu. Il est important de ne pas juger une femme sur la façon dont elle réagit à l’agression.

Mythe : Si une femme ne porte pas de marques évidentes de blessure, comme des coupures ou des ecchymoses, elle n’a probablement pas été victime d’une agression à caractère sexuel.

Réalité : L’absence de blessure physique ne signifie pas pour autant qu’une femme n’a pas été victime d’agression à caractère sexuel. Un agresseur peut user de me- naces, de la présence d’armes ou d’autres mesures coerci- tives qui ne laissent pas de marques évidentes. Elle peut avoir perdu conscience ou été rendue inapte.

Mythe : Les époux ne peuvent commettre une agression à caractère sexuel envers leurs épouses.

Réalité : Une agression à caractère sexuel peut se produire dans le cadre du mariage ou d’une autre relation intime.

(Source : www.ontario.ca)

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine  B. B. Bosse Countré Star Extraordinaire

Delphine B. B. Bosse Countré Star Extraordinaire

Hôrs de ma “vault” d’histouaires comiques, en voici l’une datant là-bas de 1989, que j’aimerais d’partager avec vu-z’autres… Que voici:

Moi pis ma cousine Dométhilde, à la darniére minute, on a vite paqueté nos valises, pour s’en âller “flyé” dans l’boute dés z’Étâts – – ouaye, à “Waltham”, “Massachussetts” – – pour âller visiter m’n’Oncle Olympe, le frére à ma mére, pis sa femme Matante Lana.

Pauvre de pauvre Dométhilde, c’était sa premiére fois “ever” d’embarquer dans z’un grous zézeau en métal. Pour l’Amour de Saint Djeu l’Pére, j’ai jamais vue t’une parsounne virer si varte; pis z’à suer z’à varse du front à remplir t’un siau. À ‘semblait à d’quoi, rendue z’à l’agonie! Pis le plusse tchurieux dans t’ute l’affaire, cé qu’la “plane” n’avait pas z’encôre “také off” d’la “runway”.

Une fois la “plane”, (“now”) rendue là-haut dans lés nuage épais: v’là qu’la situation à Dométhide s’est mise à s’empirer… La premiére aparcevance que j’ai eu: la v’là d’pleyée z’en “half”, dans son siège; avec sa face d’enfoncée dans z’un sac, en train de dédgeuler (“YUCKS”) dés “chunks” de son déjûner… J’crois bin s’arait pu être “worse”: à l’arait pu aussi tant “grabbé” mon “purse”, par “mistake”. Me counnaissant; qu’à s’considère chanceuse, car j’y’en arais claqué t’une bounne claquette en erriére d’la cagouette.

Pis “out” de la pochette de sa jacket, la v’là qu’à l’aouaindu t’un chapelet; pis qu’à s’a mise à beugler à tue-tête, à son Ange Gardien, dés priéres à cracher d’la salive épaisse de (“Hey”) J’VOUS SALUE MARIE pis de DIS SEULEMENT T’UNE PAROLE PIS JE SERAI DGUÈRI! Qu’était très hotte, à l’a ouaire faire!

Là, j’ai d’mandé à la gentille “air stewardess” à saouaire si qu’c’était possible pour moi d’âller visiter pis “spendé” du “quality time” avec lés “handsome air pilots, in” contrôle d’la “plane”… Une fois rendue à la “cockpit”, j’m’ai faite souhaiter la bienvenue pis faite espliquer cossé que chaque bouton étions pour… Exceptez “OOOOPS”; par “mistake”, j’ai poussé de d’sus z’un piton rouge, qu’a automatiquement faite la “plane” prendre t’une “nose dive”; mais bétôt repris contrôle par l’un dés pilotes… Parle d’une bounne p’tite “laugh” épeurante, pour tcheques minutes. “Anyways”, y m’avons dounné itout la parmission ou “l’OKAY” de me sarvir de leur “P.A. System”, à youssé que j’me sus décidée de me mettre à chantounner ou à “entertainé” lés passagers avec la fameuse chanson de <<Allo C.B. Buddy>>!

Lés passagers avons du aimer cela, parce qu’apparemment y s’avons mis z’à froliquer à tout défaire, dans chacun d’leu siège. Qu’lés “air stewardesses” ne pouvions juste pu lés assaper…

Quand qu’j’fus “back” escortée à mon siège… Ooooh-là-là! Dométhilde n’était point “d’seat-belté”, dans son banc. Me v’là z’à paniquer… Tout d’un coup, parvenant d’la toilette “d’airplane”, dés cris mortels… Dont j’ai recounnu coumme étant ceux là z’à ma cousine! Ouaye! Qu’à l’était coïncée! Qu’à ne pouvait pas “délocké” la porte! “HELP! HELP! J’SUS “STUCK”! “RESCUE ME”!!!

Quand j’ai finalement pu y rouvrir la porte, à l’était d’assise d’sus le trône de la toilette; pis à sanglotait… J’pouvais pas rentrer dans la bécosse aérienne, parce qu’mon grous chapeau d’cowboy de 20 gallons ne pouvait juste pas “fitté” ni pâsser en travers d’la “frame” de la porte rouvarte. J’l’ai happé par le bras pis avec t’un bon YINC, j’ai réussi à la sortir de d’là… Pis d’la draguer jusqu’à son siège… Une fois rendue, pis d’l’aouaire bin “strappé”… J’y’ai avarti de se tcheindre trantchille “or else” j’allais la “pitché out” d’la “plane” sans “parachute”…

Une fois “landé” à “l’airport”, j’avons été à la “search” de nos bagages. Quand qu’la valise à Dométhilde a sorti d’la machine, parle d’une peste de vinaigre à jeter z’à bas. C’étaient lés bouteilles de “pickles”, qu’à l’avait amené coumme cadeaux z’à bailler à M’n’Olympe pis Matante Lana; qu’avions câssé parmi son “luggage”. “Let me tell”, v’là qu’le monde s’avons mis à nous pointer du doigt pis à s’moquer… Mais à cause de la senteur du vinaigre pis en raison de la “size” énorme de mon chapeau d’cowboy, M’n’oncle Olympe n’a point y’eu d’misère à nous “spotté” à l’intérieur d’la grousse “airport”!

“Anyway”, j’avons y’eu d’la “fun” parmi lés “Amarichains”. Mon plus grand plaisir a été de “watché” Dométhilde à s’tordre la langue, pour asseyer d’ramancher dés discours écartés z’en Anglais; dont parsounne ne pouvait comprendre ni-tcheue-ni-tête de cossé qu’à parlait “about”.

Si qu’ça vous intéresse d’en saouaire plus long à l’égârd de notre visite t’aux z’Étâts; yinc à travorser che-nous; pis ça me f’ra z’un grand plaisir de voulouaire vous partager més photos d’notre “trip”. Y’en a y’une de Dométhilde, qué juste “right down hilarious”… Qué l’expression qu’à fait, dans l’temps que l’gârs d’la “Security d’l’Airport” est en train “d’searché” en travers d’sa valise; pis qui l’a questiounne sévèrement à saouaire si qu’sa brassiére en dentelle nouaire est t’une “sling-shot” canadienne à chasser d’l’étchureau?

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

D’la Pantry à la Belle Delphine

Aimez-vous c’là manger dés «fish cakes»??? «Then», vous z’aller «enjoyé» ceusses-cittes! Pis Mêshoummes, facile à prépârer…

Fish Cakes à la Galore

– 2 cuppées de patates tchuites pis «mashée»…

– 1 grousse «can» de morue…

– 1 p’tit ognon haché…

– 1/4 cuppée d’farine…

– sel pis poivre…

– du beurre ou d’la «margarine»…

Mélanger coumme y faut lés patates «mashées», l’ognon pis la morue. «Shapez»-moi c’là z’en galettes. Dans z’une assiette à pârt, mélanger la farine, le sel pis l’poivre. Rouler lés galettes dans l’mélange de farine. Faire fondre le beurre ou d’la «margarine» dans z’une poêle. Placer lés «fish cakes» dans la poêle pis laisser dôrer dés deux bôrds. Sarvir avec du bon «chow-chow» ou avec dés bounnes tranches de tomates – – y’a rien d’meilleure! Asteur, y vous reste yinc à vous régaler la face dedans.

 

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire