Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

J’étais z’en train “d’browsé” en travers d’més plusieurs  vieilles “photo albums” du gornier de ma “cute” jeunesse, quand qu’més beaux yeux verts ont “stumblé” de d’sus dés portraits souvenirs de Carnaval d’Hiver de la p’tite école grisâtre Saint Joseph (qu’était, “once upon a time”, attachée en erriére ou contre d’notre ancienne église catholique cons- truite de roches). J’étions z’en grade 7; la même ânnée qu’une “heavy set” religieuse (??son nom m’échappe??) avait passé (“KABOOM”) en travers du plancher du gornier, pour “crash landé” de d’sus l’fait du pupitre à ma pauvre esclâve d’enseignante, dans l’temps qu’à l’asseyait d’nous enseigner, le dentier y claquant nerveux dans la goule, à l’égârd d’la joe-graphie plein d’richesse de l’Afrique du Nôrd.

Aaaah, v’là z’une belle photo nouaire et blanc de moi pis ma cousine Dométhilde! À youssé qu’j’avions gâgné pour la sculpture de neige la plusse originale: d’un pêcheux d’éperlans, qui retourne che-z’eux t’en “ridons” t’un “moose” qui porte dés “ear-muffs”, avec sa “big catch of the day” de d’sus sés épaules, pour aïder “feedé” sa cargaison d’enfants affamés… Du moins, c’était c’la la description de notre thème. Cé le p’tit vicaire, j’m’en souviens, t’en plein vendordi souaire après la parade dés flambeaux allumés, qu’avait annoncé notre “winning” artistique t’au “outdoor skating rink”. Qu’lés citoyens témoins nous avions applaudis… avec dés BRAVOS-BRAVOS; entre chaque “sip” de “hot chocolate”, avec tcheques p’tites “marshmallows” qui flottent… Mais sauf pour le garçon du dentiste, par “jalousie, qu’y s’a mis à nous garocher dés “snow balls” après nu-z-autres; juste dans l’entrefait que le p’tit maire de l’époque se préparait à nous présenter notre énorme trophée (quasiment la même hauteur de gamine, coumme moi pis ma cousine endjâblée)!

J’veux pas m’braguer, mais cé le lendemain samedi souaire, dans la grande salle du gymnase de l’ancienne école SCM (Sacré Cœur de Marie).  Au Pageant du Carnaval d’Hiver! En voici la preuve dans la photo couleure que je suis z’en train “d’zoomé” avec t’une “magnifying glass”. “My goodness”, Ha-Ha-Ha; j’étais ti si “pimplé” qu’c’là??? Hounnêtement, si qu’j’arais z’un “marker” d’encre nouaire, ej pourrais jouer z’à “connect the dots”! “Anyway”, me v’là z’en train d’me “paradé” de d’sus “l’stage” avec t’une “gown”, m’avançant vers l’un dés juges, pour reçeouaire mon ruban gagnant de “Miss Snow Flake” (la Reine dés grous Floçons d’Neiges), parrainé par la Co-opérative de Shédiac pis la Tchaisse Populaire!

La 1iére princesse, avec sés lunettes de “cat-eyes” pis avec dés “curls” d’assez “tights” d’sus l’fait d’la tignasse; qu’à r’semblait à t’une jument qui claque dés dents croches, attelée à hâler t’un traîneau orné de clochettes, dans la neige tapissant la cour erriére de l’école SCM … Là v’la qui me fesse avec son boutchet d’fleurs; le choque de n’aouaire pas été noumminée coumme reine. Qui me “knock off” la couronne! Ouaye! La face vilaine de l’envieuse Annâ (que l’monde avait “d’nicknamé” Anne-N’a-Pas, parce que ce n’était sartainement pas y’elle la plusse “bright”, surtout t’en Hygiène… Qu’avait t’une “heavy crush” de “Hunka-Hunka-Burning-Love” du caractère fictif: l’emplâtre d’Ernest l’Étourdi!

La 2ième princesse fut chanceuse qu’elle mérita le titre. Cé vraiment son discours à l’égârd d’adopter lés païens, la contribution de son dix cennes dés lundis matins t’en clâsse, qui l’a “endearé” t’aux juges (qu’étions la majorité d’z’eux dés membres honorables pis élus du comité paroissial). La voici de d’sus l’portrait z’en train d’reçeouaire son estâtue de 36 pouces de haute d’la Sainte Thérèse (la peinture du nez d’plâtre d’à môtché “scratchée-off”): la jolie Pauline Poutine, la fille du gérant banquier pis sa mére, la chef infirmiére d’la grousse Hospice – – Ouaye! Ouaye! Y’elle qu’administrait, joyeusement à chaque matin, lés purges t’aux “lucky” parsounnes âgées!

La 3ième princesse, ça v’nait du boute du Chemin dés Boudreau! T’une “farm girl”; très jolie, mais “tough” pis aussi “strong” qu’un boeu’. Qui s’a vanté t’au micro du “stage”, qu’à pouvait battre sés fréres à “arm-wrestlé” pis à “pitché” dés “bales” de foin dans z’un “flat bed, avec yinc t’un bras… À l’avait cte “Sexy Elly Mae Clampett Look” qui faisions baver lés jeunes hoummes pis à lés faire “strutté” quasiment à la “John Wayne”! La v’là avec son beau sourire qui illumine de d’sus la photo, que j’exa-mine avec “awe”: l’incroyable “Sweet” Rosella Boquite!

Mlle Parsounnalité, vraiment qu’avait pas z’une si tant belle parsounnalité qu’ça; à mon opinion, plutôt z’une “mean” pis “nasty” haute de pattes “show-off”. Qui nous z’avait bin “warné”, à chaque “contestant” : que si qu’à gâgnait aucun titre, qu’à se gênerait pas d’nous gaffer pis d’nous tapocher chacune le bôrd d’la goule. “Of all people”, ma “Life Nemesis”: l’épeurante vilaine grande effarée-face de Carméliste!

Pis “as” pour ma cousine Dométhilde, y’elle a “endé up” à gâgner le titre de “Miss-Miss-Miss-Miss-Miss-Miss-Them-All”! “Good sport” coumme qu’à l’était, la v’là dans cte photo de papier d’argent, de d’sus la darniére page de mon album souvenir, en train d’s’amuser à “busté” lés grousses “balloons” qui décorions le “back-stage” du pageant.

Parle d’une “wonderful trip”, “down memory lane”! Si jamais que je decide d’imprimer l’histouaire de ma vie, y faudra sartainement partager ctés belles photos ci-hautes mentiounnées avec lés membres de mon “Fan Club”. Donc “God Bless”, la Présidente est toujours ma chère pis mémorable cousine Dométhilde!

Delphine B. B. Bosse

Deli Productions ©2019

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Pour ceusses-là d’vous z’autres qui n’counnent pas Joey Grognon, bin y’é mon beau joueux d’accordéon dans ma “back-up band”. Pour tcheques raisons, sa parsounnalité échignante de vieux garçon m’a inspiré de voulouaire composer z’une chanson assez “peppy” en son hounneur. Dont j’viens juste de finir d’enregistrer coumme  “track number four” de d’sus ma “New Music CD”, d’intitulée <<Aïe! J’sus tounue en d’sous d’més hardes>>.

<<La chanson d’Joey Grognon>>

1.

Cé la chanson d’un échignant

Un noummé Joey Grognon

Dans la goule y manque tcheques dents

Y grinche pareil coumme t’un cochon

Y bave lentement Han-Han-Han

Quand saute devant son champs d’vision

T’une p’tite mignonne t’aux cheveux long

Y exciter dés bises au vent

2.

Cé la chanson d’Joey Grognon

Qu’a son “mattress stuffé” d’argent

Y dôrt tounu, s’un vieux garçon

Y’a “my goodness” démangeaisons

D’sus l’noucle du trou Han-Han-Han

V’là t’une “bed bug” y rampe le long

Descend la jambe jusqu’au talon

Le chatouillant Han-Han-Han

3.

Quand qui joue d’l’accordéon

Ça l’fait hausser sa pression d’sang

Qui l’fait péter dans sés caleçons

Pis v’là qu’le fond d’son pantalon

(Aïe) Y flamboye Han-Han-Han

Avec le rythme d’son instrument

Y’é t’un sorcier y’é t’un démon

(Aïe) Cte dâmné d’Joey Grognon

4.

Cé la chanson d’Joey Grognon

Han-Han-Han-Han-Han-Han

Y dôrt tounu, s’un vieux garçon

Han-Han-Han-Han-Han-Han

Y’a “my goodness” démangeaisons

D’sus l’noucle du trou Han-Han-Han

Dans la goule y manque tcheques dents

Y grinche pareil coumme t’un cochon

Delphine B. B. Bosse

Deli Productions ©2019

Cossé qu’a radote Delphine….

Delphine B.B. Bosse

En grade 9, j’étais la seule pauvre esclâve de toute la Polyvalente de Shédiac d’aouaire “failé” ou d’n’aouaire pas gradé le cours obligatouaire de la Catéchèse. Més parents ayons très honte, (“Yup”) m’avons oubligée d’âller refaire dés sessions d’enseignement de la religion chrétienne à la “Summer School” de Moncton (qu’a-rait été à la “once upon a time” ou l’ancienne École Vanier, pendant lés gobbines de grousses chaleurs écrâsantes du mois de juillet jusqu’à la mi-août). J’assez entendu nornoter pendant l’été, en même temps que lés mouches “buzzions” de d’sus “l’ceiling”: <<Ça prendra bin plusse que de l’eau bénite pour te convertir, ma chère enfant>>, que me répétait souvent (Ha-Ha-Ha) la patiente martyre enseignante de Sr. Marie dés Saintes Pirounnes Canonisées!

J’va être hounnête avec vous z’autres. c’temps-là-là, j’étais plusse intéressée en clâsse à rêver pis à écrire de d’sus lés couverts de més cahiers DELPHINE LOVES ELVIS! Ouaye, que d’écouter radoter à l’égârd de    l’Exode à Moïse ou d’me rappeler lés noms de chaque apôtre ou de ceusses-là dés anges pis dés archanges. Pis parce que j’n’écoutais pas vraiment en clâsse… Aux examens, j’avais souvent dés blancs d’mémouaires. Que lés réponses d’la majorité de chaque question, j’ne lés savions pas d’à môtché du temps; que j’inventais toutes sortes de drôles de répliques.

Coumme exemple à la question 2 du test, j’m’en souviens: À saouaire tchissé qué le nom du Saint Patron qui prêchait dés sermons aux p’tits zézeaux? Que j’avais répondu bêtement, que son nom était St. “Frankie” Va-T’Assir au  lieu de Saint François d’Assise. J’sus sartaine que la maîtresse doit aouaire rit son saoul, quand qu’à l’a lu cossé qu’j’avais “scribblé” de d’sus l’papier… Mais cé exactement cette question de 10 points-là qui m’a faite faillir… Ça pornait 55 de moyenne pour pâsser; pis cé avec regret, que j’avais yinc claqué un “super low score” de 37! “There was absolutely no way” (pantoute-pantoute), qu’la vilaine institutrice allait m’laisser grader par pitché. Qu’esplique pourquoi qu’j’ai ‘té forcée (“AHEM”) d’âller m’faire “boré” la “coconut” à la “Summer School”!

Parle d’être excitée qu’j’étais à la fin d’més sessions d’été; quand qu’l’enveloppe du résultat d’mon bulletin  d’mon examen de Catéchèse a finalement arrivé dans la “mail box”, d’la “Post Office”! “Well, at least”; (Mêshoummes) sans voulouaire trop m’braguer; (Hourra-Hourra) j’avais juste (OUFFE) rasé la note qu’ça pornait pour pâsser! Qui “meanait” de dire, ej pou- vions asteure m’enregistrer à monter d’grade, avec la tête haute de “show off” par en l’air.

La raison que j’ai voulu  partager avec vous z’autres cte “flashback” là d’ma période “pimplée” de “teenager”… Cé que l’autre jour, dans le “lobby” de “l’airport” (“of all places”); avant qu’j’embarque de d’sus la “plane”, pour Montréal. J’ai tu pas eu le gobbine de saint malheur de “bumpé” en Sr. Marie dés Saintes Pirounnes Canonisées – – qui s’a pas gêné (“let me tell you”) de voulouaire me “remindé” coumment proche que j’avais quasiment réussi à la faire chavirer… Ha-Ha-Ha!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

 

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Pour ceusses-là d’vous z’autres qui counnaissons tchissé que j’veux dire par Joséphine à Grousses Tétines (qué pas d’ma faute, si qu’cé ça son “nickname”). Bin cé coumme l’autre jour, quand qu’la p’tite effarée d’Katherine de 4 ans, la fille à Joe à Calixte “Nerve-Neck” Poirier pis à Marceline à “Bone Crusher” Babineau, a y’eu pour son dire… T’en pointant du doigt, avec pleine curiosité; quand qu’à l’a”spotté” la Joséphine, que j’parle “about”, à “shoppé” pour dés “laxatives” en pillules à la pharmacie…

“Funny enough”! J’ai témoigné la p’tite bambine à embarrasser sés parents, en plein publique, t’en beuglant la varité: <<Maman-Maman! Pourquoi que cte madame-là (“YUCK”) pu la crotte de chat?>> (J’assez ris, que j’me suis “rushé” à pleins galops dans la section du “store” à youssé qui vendons “on display” dés caleçons (“size medium”) de protection contre l’incontinence – – “just in case”, que j’en arais y’eu besoin d’m’en payer tcheques boîtes à 50% “off”).

“Never mind”, d’une bounne purge! Cé du savon d’embourrie qui sent la rose que Joséphine à Grousses Tétines arait du remplir le dedans d’son “shopping cart”! Ou d’s’achèter t’une bounne brousse à place… Ouaye, pour ensuite s’en âller che-z’eux – –  se “scrubbé” t’au vif, la vieille peau roulie-roulante du côrps, dans z’une “tub” débordante d’eau d’javel! Ouaye! Même de s’décorer ou de “s’danglé” tcheques “car pine air fresheners” de d’sus sés hardes, pourrait être t’une autre solution à considérer… “Come on” là! Djeu Seigneur, qu’à s’aïde! Ou qu’à cesse de manger trop “d’garlic” moisi! Ou qu’à l’arrête “all together” de s’frotter lés sous-d’brâs avec du “roll-on perfume”. qui pu quasiment coumme du vieux poisson boucané, dont la date d’expiration est (mêshoummes) “long gone”. Ouffe-Ouffe-Ouffe! “Honestly”, y’a tchequ’affaire qué point correcte?!? Cé pas à cause de maladie, qu’à sent mauvais ou coumme ma cousine Arthémise arait pour s’moquer : <<”Cripe-a-Damn”, qu’à pu d’la “go home”!>>

Son houmme barbu, le  grand lingot d’Lambert à Fred la Boueille Hébert… J’entendu par-dessus la bouchure, que lui ça ne le dérange pas pantoute d’être marié avec sa jolie Joséphine… Aaah, par rappôrt qu’y’é point capable d’éventer “anything”. Pis “on top of that”, y’é point capable non plus de savourer d’la nourriture ou (PITCHÉ) jusqu’à même la “flavor d’peppermint” dans z’un p’tit tchas d’encens. Ça qui compte, cé qui l’aime pis “proud” de “paradé” sa conjointe t’en public! “Now”, ça cé d’la “LOVE”! Qui prouve drette icitte, qu’y’un couvert pour chaque potte! Qui “mean” itout de dire, si qu’Joséphine à Grousses Tétines a ‘té capable de “s’nabbé “ t’un mâle – –  “then” y’encôre d’la  “hope” pour bin dés vieilles filles d’la région de s’en “reelé in” tcheques beaux maquereaux!

En voulant changer d’sujet… Drôle, ein! Qu’à t’utes lés fois que Joséphine rentre à la pharmacie, le haut montant de “nose plugs” de natation qui sont vendues (<<”Cha-Ching”! “Cha-Ching”>>!) t’au “cash”!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Me v’là t’en solitude à la “camp”, dans l’boute de Sussex. Malgré qu’y’a t’une panne d’électricité, ça ne me dérange pas de “roughé” ça “out”: à m’chauffer la carcasse, avec la belle chaleur du poêle à bois; pis m’ajuster la vue à lire paisiblement La petite poule d’eau de Gabrielle Roy, avec l’aïde d’la lueur éclatante pis dansante d’un fanal. En plusse, j’aime ça de temps z’en temps d’me sauver loin d’la “noise pollution” de Shediac; pour m’concentrer à préparer lés arrangements d’musique de més nouvelles chansons d’COUNTRÉ, que “j’plan” de m’en âller “recordé”, le mois prochain, t’au”Fabulous Hottawa Studio Inc.”, dans “l’Downtown” d’la Capitale du Canada… Dont le titre de mon album “by the way” s’intitule <<J’me bourre la goule de “Beaver Tails”>>!

À t’utes lés fois que j’rouvre la porte d’la “camp” pour m’en âller “feedé” d’hôrs lés deux bouffis “raccoons”… Coumment tarriblement frette qui fait, y’a dés fantômes de tourbillons d’neige (ha-ha-ha) qu’asseyons rentrer s’niger se chauffer à l’intérieur proche du pôele à bois! “Anyway”, en r’venant “back” à més “cute” p’tites bêtes sauvages, qui sont point épeurés d’moi… J’lés ai baptisé: le snoreau d’mâle, “Sly Tune the Saskatoon”; pis à l’adorable femelle, “Cheeky Chubby”!

Quand j’m’aventure faire d’la raquette ou du ski d’fond, més amis “raccoons” sont là pour me protéger ou à “chasé off” le mal-faiseux de “moose” qu’asseye toujours de v’nir m’attaquer s’frotter ou s’aiguiser féroce le panache contre mon côrps. Puis quand qu’lés trippes d’leu’ beudaine se mettre à crier (qué “quite” souvent) y s’en viennent “scratché” leux p’tites griffes de pattes d’en-avant contre le châssis givré d’la thuisine, afin que j’puisse âller leu’ nourrir leur “favorite” traite d’épis de “sweet corn” d’la Californie.

Imaginez-vous ouaire… Y m’laissons même leu’ miater sus l’fait d’la tête pis à “trusté” m’grimper sus més épaules, coumment “friendly” qui sont! J’y pense sérieusement de lés adopter; d’lés amener vivre à mon “rented” condo… Pis si oui… Hmmm, coumment j’vais faire pour lés “sneaké in” sans m’faire attraper ou m’faire “evicté out” par la gobbine de “land-lady”??? Pis à ne pas m’intchèter que mon nono d’Saint Bernard de Buddy (qu’à la parsounnalité d’un “territorial arf-arf mutt chihuahua on steroids”) ne va pas se chavirer à voulouaire “Kill-Crush-Destroy”???

“Da Hell” cossé qu’le monde vont penser ou coumment va réagir mon chien fou… “That’s it”, j’ai décidé qu’y’allons s’en v’nir vivre à Shediac, à être protégé chez Maman Delphine! J’lés aime trop pour lés abandounner à “starvé” ou à geler la tcheue dans l’maudit grous frette d’hiver de Sussex!

Qué pour c’là qu’à souaire, j’vais permettre à Môssieux “Sly Tune the Saskatoon” pis à Mme “Cheeky Chubby” de v’nir explorer le dedans d’la “camp”; pis même à rester coucher de d’sus “l’couch” ou chacun d’embourré dans z’une couvarte piquée (aussi pesante qu’une “horse blanket”) t’au pied d’mon lit! Pis “so what” si qu’ils vont ravager le dedans dés armouaires; surtout que j’n’ai pas “d’T.V.”, ça m’baillera yinc de quoi à “m’entertainé” pis à m’faire rire à grands z’éclats!

Pis si qu’la s’maine prochaine, par hasard, qu’vous devriez m’ouaire marcher avec deux “raccoons on a leash” de d’sus la gobbine de belle “Main Street” de “Shediac”. Bin “Geezô-Cripe”! Gênez-vous pas à voulouaire v’nir m’saluer; ej “bite” pas! Ça m’fera yinc t’un énorme plaisir d’vous lés introduire, més chers “pets” poiloux avec leu’ p’tites masques nouaires de voleurs!

Ouaye, “Be Good” là; pis on c’la ouaira à tcheque temps “soon”. Ein, més “raccoons”!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

J’m’en ai été festoyer la Veille du Jour de l’An, à la résidence familiale de mon cher cousin, le “handsome singing meat cutter”, Hen-Henri à P’tit Boute! Le grand salon était peuplé d’invités, aussi serré qu’une “bunch” huilée de sardines en boîte de conserves! J’sus sartaine que j’m’ai faite “huggé” pis becquer par tout l’monde présent, sous lés cinq-six “mistletoes” qui “danglions” du “ceiling”. Malgré tout le “cherry flavoured lip balm” que j’m’avais “spreadé” ou ciré épais contre le contour d’la goule, j’ai “still endé up” d’aouaire lés babines sèches pis gercées! En plusse, j’ne sais pas tchissé dans la “crowd” qu’a osé d’me pincer la fesse gauche, quand j’m’ai penché pour ramasser le cube de “Cheddar Cheese” que j’avais accidentellement “droppé” par terre… WOUHOU! “THANK YOU”!

La belle “Betty” d’la “Happy Valley”, l’épouse t’au beau Hen-Henri, avait préparé “quite” t’un énorme “Buffet”. J’vous mens pas, y’avait d’la nourriture pour “feedé” t’un plein village de gorets. Par chance que j’m’avais greyé avec dés “slacks”, avec t’un “wide elastic waist band” capable de “stretché” jusqu’à ce que l’duvet de couleur vert-gris puisse “poppé out” à l’aise de l’embourrie.

J’me gêne pas d’admettre… Bin j’m’ai baillé la parmission à “wolfé down” un p’tit brin d’toute. Sans prendre le temps d’souffler; surtout quand j’avalais (“YUM-YUM-YUM”) tout rond lés “Five Star Chef Saucy Sweet and Sour Meatballs”, que j’m’avais généreusement en fêté dans mon assiette! Pis cé moi itout qu’a quasiment faite disparaître l’entier “tray” de canapés au saumon fumé. Pis ayons t’une faiblesse pour d’la douceur, j’ai perdu compte (“OINK-OINK-OINK”) de coumment “d’peanut butter balls” pis de “pineapple square bites” que j’ai dévôré…

Quand qu’moi pis mon fils Zacharie avons aouaindu nos guitares; m’n’oncle Edvârd, son violon; Hen-Henri, son accordéon; pis le p’tit talentueux de Bosko, avec son ruine-babines. J’avons tous coummencé (Ein!) à “party-yé heavy”! Avec tcheques p’tites “drinks” de p’tit fôrt blanc à s’réchauffer le dedans du côrps! “Let me tell you”, qu’ça pas pris grand “coaxing” à dégêner la “crowd” à voulouaire s’créer z’une chorale d’ivrognes pis à s’mettre à beugler de hautes notes coumme z’une bande de borbis égarées en plein milieu d’un parc à vaches; à l’exception de ma cousine Arthémise, qui sounnaissait plusse (“no offense”, là) coumme t’une camule en détresse!

Pis quand qu’la soirée s’a mise à vraiment “quietté pis die-yé down”. Cé icitte qu’la Vieille Gibraille, Tireuse de Fortune Extraordinaire d’la “Centennial Drive”, a offarte de lire gratuitement lés Cartes Tarots  à “whoever” brave assez qui l’voulait… Cé l’arrogante Joséphine Pirounne, la femme du p’tit “business” avocat du djâble (ouaye-ouaye, lui qui r’semble à z’un “hunk model”, “qu’advertize” d’la “Summer Wear” dans la section de “gilling-suits” d’un populaire “Online Sports Order Catalogue”), qu’a été la premiére à s’faire conter cossé qui y pend sus l’boute du nez dans son très prochain futur… Pas que j’voulais “eavesdroppé”; mais si t’ute y arrive coumme qui y’a été prédite… Ouaye, la femme s’ra pas mal fertile!

Après l’tour à Joséphine, v’là qu’a pâssé ma cousine Dométhilde – – tchequ’affaire à faire à sarner lés “moose” ou “any” bêtes à cornes sauvages, en allant <<Tra-La-La-La-La>> dans l’bois ramasser dés beluets! Notre chère “hostess” de “Betty” d’la “Happy Valley”, bin y’elle supposément va timbe dans d’la “mega” grousse argent pis vivre coumme z’une “high-tune show off” de d’sus sa “own” p’tite île privée. Après c’la, ça été ma sainte bounne ‘tite mére qu’a été “warné” de se méfier d’une amie proche qui va la trahir pis l’accuser en l’embarrassant publiquement qu’à “cheat” t’au “BINGO”!Etcetera! Etcetera! Quand qu’s’arrivé à mon “turn”, j’étais l’avant darniére à brâsser lés cartes de ma destinée. Hmmm, si toute compte ou conte vraie! Supposément, ouaye :

  • Cé garantie que j’vais arrêter d’veuver… Ouaye, que j’va “bumpé” dans mon nouveau “tall-dark-and-somewhat-handsome soul mate”, avec la beude d’arrondie; “of all places”, dans z’un “elevator” d’hôpital – – “stuck” entre deux étages! Pis “by the way”, qué t’un veuf plein d’argent pis qu’aime “s’enjoyé” à jouer t’au golfe, en hiver, dans le boute paradis d’la Floride! Pis sés initiales sont “WD”, pareillement coumme dans le lettrage du produit “WD 40”!
  • Possiblement d’un grand changement “d’career”… D’être offarte ma “own radio talk show”, surtout de musique countré, de d’sus lés ondes privées de “RADIO SHED” (ouaye, “SHED” pour Shédiac)!
  • Pis à pârt de d’ça, grande surprise d’une estâtue honorifique de d’moi qui s’ra “unveilée” dans l’un dés parcs touristiques de la Capitale du Hoûmard. “Mind you”, j’l’aimerais bin mieux situé dans “l’DOWNTOWN”!

“Anyway”, j’vais arrêter d’bavasser… J’aimerais de prendre le temps à souhaiter à tous pis à chacun.e d’més “LOYALFANS” t’une Gobbine de Bounne Ânnée. Merci pour votre suppôrt, beaux voeux pis applaudissements! Ma promesse de vous “entertainé” en 2019, dans la gazette du Moniteur Acadjen; à continuer partager més récits et secrets de COUNTRÉ STAR EXTRAORDINAIRE!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

D’la “vault’’ de més plusieurs histouaires souvenirs de Nouël, j’aimerais de vous partager l’une de més favorites, que voici (datant de 2005) :

J’étais z’en grade cinq! Ouaye! J’rêvais de tout mon âme de jouer l’rôle majeur d’la Sainte Viarge, dans la Séance de Nouëld’la p’tite école. Pis parce que j’étais excessivement détestable pis dérangeante z’en clâsse, qu’j’n’étais sartainement pas la p’tite pète z’à la maîtraisse – – j’savais que j’ne serais pas “pickée’’! “Yes, Sirree’’! Qu’l’hounneur de cte rôle là s’rait baillé z’à la “sweet’’ fille du cordonnier, par rappôrt qu’à l’avait été la seule à claquer la plusse haute note sus l’test de Catéchèse — ouaye, imaginez-vous ouaire, pour s’aouaire rappeler du nom de chaque Roi Mage! Qu’lés Rois Mages s’appelions pas : “Joe’’, “Moe’’ pis “Curly’’ coumme j’avais écris coumme réponse sus mon test. Qu’c’était d’l’encens qu’le bébé Jésus avait y’eu coumme cadeau et non d’la gomme à bois à tcha-quer d’sus coumme j’avais encerclé coumme réponse à la question deusse du test… Pis parce que j’avais quasiment yinc rasé ma note pour pâsser la Catéchèse: qu’y fallait j’me contente,  qu’la maîtraisse m’avais laisser saouaire, d’accepter de jouer l’rôle d’une borbis. J’crois bin, bin mieux c’là que d’jouer l’erriére du derriére du costume de soit l’âne, du boeu’ ou d’la camule, coumme ma cousine Dométhilde qu’était “claustrophobic’’ d’avance avait ‘té choisie pour – – ouaye, avec la plus très grande peur étouffante de s’faire péter z’en pleine face!

J’oublierai pas coumment “hurt’’ pis fâché qu’j’étais quand qu’j’sus z’arrivé z’à la maison. En plusse avec la honte dans l’côrp d’annoncer à ma mére qu’j’allais z’être une p’tite borbis dans la séance d’école de Nouël. Qu’ma seule ligne à m’rappeler c’était d’ bêler (Bâ-â-â-âh) yinc une fois pis non deux fois, z’au moment même qu’lés mozus de borgers s’en viendrons s’agenouiller d’vant l’berceau du “fake’’ bébé Jésus z’en plâtre qué d’éflintché dans la Crèche entre l’âne pis l’boeu’.  Drette-là, ma sage mére m’a bin laissé  z’à comprendre que dans la Vie là : <<Écoute, Delphine! On n’peut pas tout l’temps z’aouaire cossé qu’on veut… Ouaye! Cé d’apprécier pis d’asseyer d’faire le mieux avec cossé qu’on a déjà d’avance; parfois même avec cossé qu’y nous z’é baillé “or comes our way’’… >>

“Yup’’! “I guess’’ si qu’ma destiné cé d’être t’une p’tite borbis d’Nouël, dans z’une “BIG TIME STAGE PRODUCTION’’ là d’ma p’tite école – – “then’’ j’leux montrai z’à ouaire que j’serai la meilleure p’tite borbis convaincante sus “l’stage’’ qu’y’avons “ever’’ vu… “Cute’’ coumme que j’serai dans mon “costume’’; “you bet’’, qu’j’arai z’une “standing ovation’’! “I’ll bring down the house”! <<“Come on’’, là>>, que j’beuglerai. <<Clappez t’utes pour moi!>> Pis à la fin d’la “show’’ là , <<Juste mettez-vous z’en ligne pour mon “autograph’’.>> (Qu’était l’beau scénario qui s’déroulait “at the time’’ dans ma p’tite “brain’’ de “coconut’’ de dix z’ans ).

La soirée même d’la séance – – cinq minutes avant qu’la maîtraisse se décide de rouvrir lés rideaux… Mêshoummes! GROUSSE PANIQUE en erriére du “stage’’! La Sainte Viarge était absolument “no where to be found’’!  Là, y’a tchequ’un d’l’audience (j’m’en souviens pas exactement tchissé qu’c’était, bin) qu’a v’nu “whisperé’’ d’quoi tout bas dans l’oreille d’la maîtresse pour y annoncer qu’la Sainte Viarge s’ra point capable de faire une apparition à souaire sus “l’stage’’, par rappôrt qu’la pauvre esclâve est sus l’grabat dans son lit avec la picotte de poule. J’peux pas vraiment vous décrire l’expression d’horreur pis d’panique qu’a v’nu sus la face de la maîtraisse – – bin, à semblait plusse à y’une qui souffrait de constipation émotionelle pas mal “bad’’!

“Anyway’’! J’sais pas à youssé qu’la maîtraisse avait la tête – – bin à m’a “grabbé’ par le bras; m’a flaqué un ouaile sus l’fait d’la tête… Ensuite m’a garochée la catin du bébé Jésus dans lés bras; pis m’a laissée à saouaire que ça s’rait moi qu’allait jouer le rôle d’la Sainte Viarge (pis d’ne pas tchaquer ma “Bazooka Bubble Gum’’ sus “l’stage’’). Lés rideaux se sont grands rouverts… Pis là, la maîtraisse m’a poussé “off’’ sus “l’stage avec cti-là qu’y jouait l’rôle de Saint Joseph (qu’était le grand lingot d’Armand, le garçon du vendeux d’assurance qu’mon pére trouvait tannant)… Pis cé yinc une fois que j’étais rendue en plein milieu du “stage’’ que la maîtraisse s’en aparçue, qu’à l’a réalisé qu’à m’avait greyé en Sainte Viarge par-dessus mon costume de p’tite borbis. Qu’més p’tites z’oreilles de borbis “stickions’’ hôrs d’mon ouaile…  Pis quand qu’la “crowd’’ avons “noticé’’ le mufle de borbis sus ma face…“Well-well-well’’,  y’étions assez crampougnés par le fou d’rire, qu’y’en pissions quasiment dans leu’ hardes! Pis quand qu’lés borgers s’avons agenouillé en avant d’la Crèche pis qu’j’m’ai mis z’à bêler  (Bâ-â-â-âh)  – – la “front row’’ en pissions dans leu’ drâses! Pis cé icitte, qu’la maîtraisse a vite farmé lés rideaux; pis a faite la plus “quick exit’’ hôrs de l’école, qu’j’ai “ever’’  vu… “And never to be seen again’’!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Vous vous z’en souvenez vous du plus beau Nouël “ever” de votre vie? Bin moi, “it just happens to be” que j’m’en souviens coumme y faut. J’avais 5 ans; ‘tite face détestable! Ma sainte “sweet” bounne mére, la patiente Cléothilde, s’avait greyé dans son laid “cheap fake fur coat” nouaire du “FIVE & TEN” pis dans sés hautes bottes en tchuire d’hiver. Pis ensuite nous avait “bundlé up”, moi pis mon frére jumeau horloux de Delphis, dans chacun nos “parkas” pis l’restant d’nos “get up” d’hiver. Ouaye, pour s’en âller tous z’à pied, caller jusqu’à geler la fourche, en travers lés hautes “drifts” produite par la poudreille de neige épouvantable du mois de décembre. Imaginez-vous ouaire, pour se rendre, dans t’ute excitement d’un samedi matin… Visiter le “Santa Claus”, à la “LEGION” de Shédiac!

Mon pauvre esclâve de frére-énerré de Delphis a pissé d’embarras de d’sus lés genoux bedoux “paddés” du Père Noël. Non! Non! Pis NON! Y’a jamais y’eu la chance de réciter sa liste de cadeaux qu’y’arait voulu que “l’Santa” y laisse sous l’sapin d’Nouël. So, quand qu’y’a pu débarquer de l’énorme fauteuil, pour s’en âller vite fripper sa “candy cane” dans lés bras z’à Mame! “Well, guessez” ouaire à tchissé qu’a été le tour de se braver d’approcher le “Fat-You-Know-Who” du “North Pole”? La méfiante, “sweet-little-adorable-old-me”!

J’ai osé haler de d’sus la barbe blanche du Père Noël. Hmmmm, elle ne s’a pas arraché… Pour le “challengé” d’avantage, à l’tester si qu’y’était le vrai “Santa;, j’y’ai d’mandé “blunt”, si qu’y’avait obtenu pis lu ma lettre que j’y’avais enouayé; pis à saouaire si qui se rappelait surtout “number one” de mon premier p’tit nom pis en plusse dés cadeaux que j’souhaitais d’obtenir???

Cé dans l’étincelle magique de son clin d’œil pis par sa réponse sucrée à sentir la “peppermint” qui m’a convaincu (mêshoummes-mêshoummes) ou “flooré” drette-là qu’y’était “for real” le HO-HO du “North Pole”! Hmmm-Hmmm,  WOW, qu’y’existait vrai de vrai! <<Bin ouayons>>, qu’il m’a laissé saouaire doucement! << T’as faite le “top” de ma longue liste de bons z’enfants obéissants, ma chère p’tite Delphine! Aussi ton plus grand rêve, cé que tu veux que j’t’amène t’une catin qui braîlle pis qui pisse; un “Etch a Sketch”; tcheques “colouring books”; dés “puzzles”; la “game” de “Barrel of Monkeys”; t’un “rollie pollie”; t’un “hula hoop”; t’un minou qui miâle pas trop; une guitare qui r’semble à ct’olle-là à “HANK SNOW”; une paire de patins  à toi toute seule que t’aras pas besoin “d’sharé half” avec ton frére Delphis, dans l’temps qu’vous irez patiner ensemble de d’sus la Baie gelée d’Shédiac; un sac de “barley toy candy”; pis si qu’j’ai bin compris, pas d’hardes! >>

Pis le matin d’Nouël de ct’ânnée-là, le “Santa Claus” m’avait tcheins sa promesse… “Every” cadeaux que j’avais d’mandé pour pis même dés extras “surprise” étions bin d’embourrés de beaux papiers en d’sous l’sapin décoré du grand salon. “Mind you”, la catin qu’était sensée d’pisser pis braîller… Cé avec regret, elle ne pissait pas pantoute! Ne versait autchunes larmes, non plus!

Mon frére Delphis qu’avait obtenu t’un “kit” d’outils miniature ou d’enfants de charpentcher… Ouaye, s’avait décidé… Hmmm-Hmmm! De voulouaire jouer faire-mine z’au docteur ou à opérer de d’sus ma catin, avec sa p’tite scie qui coupait prime… À voulouaire détarminer cossé-cossé bin qui pouvait être la cause de l’affreux  blocage d’urine pis de larmes? “Hmmm, sad to say”! J’n’avons jamais été capable de “back” l’amancher ensemble! Qué pourquoi qu’lés membres du côrps à mon jouet avons “endé up” dans z’un sac de “garbage”; mais “at least” qu’j’ai y’eu l’bon sens d’sauver la tête amputée, pour me permettre m’amuser jouer à la “hair-dresser”!

Cé à tchepârt dans l’gornier à més parents (toujours vivants), à l’intérieur d’une grousse vieille “trunk” que s’trouve être serrée la “photo album” souvenir du Nouël de més 5 ans! À youssé trouve preuve, qu’j’avais (Ha-Ha-Ha) z’une ‘tite face détestable!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

XOXOXOXOXO

 

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

Cher Père Noël :

Avec la “strike” d’la “mail” qu’y s’a brâssé, j’espère qu’t’as reçu ma carte de “Get Well Soon” de livrée à ta chambre d’hôpital. Mêshoummes! Quand qu’j’entendu la nouvelle, par-dessus la bouchure, qu’t’avais timbé “off” d’la “float”, dans la “Big Christmas Parade” du Pôle Nôrd. J’m’ai mise à paniquer pis z’à “worryé” que (ouaye) p’t’être tu s’ras oubligé de canceller ta livraison d’cadeaux t’aux p’tits z’enfants qu’habitent “all over” l’Univers, à la Veille de Nouël.

Pis coumme ton médecin familial, “Old Doctor Snow”, t’a recommandé, << Là-là, “Santa”! Mets-toi pas z’à risque d’asseyer de descendre t’une cheminée avec t’un “walker” pis à “jugglé” ton grous sac de bébelles d’sus ton dos! Ça n’va pas aïder ton “slip disk” à dguèrir coumme y faut! Ne fait pas ton “stubborn”. >>

Cé pour c’là qu’j’appelé ton épouse, ta chère Marie Noël, de d’sus la “Radio Christmas Hot Line”, pour y suggérer que p’t’être que nous deusses, nous pourrions “take over” ta “Toy Run”. Moi, j’serais ct’olle-là à “steeré” ou à contrôler l’traîneau! Pis ta ravissante femme qui counnaît l’secret magique à coumment descendre sans crainte lés cheminées, bin y’elle s’rait la “one” à “sneaké” lés présents en d’sous dés z’âbres de Nouël. Cé “quite” t’une bounne offre! Avale ta “pride”; pis dounne nous ta bénédiction à nous lais-ser “SAVE CHRISTMAS”! Ya! À mon opinion, qui f’rait z’une gobbine de bounne “story-line”, à realiser coumme t’un bon “feel good Country Star Xmas Adventure Movie”.

Pis si qu’en “jammons” lés “air-brakes” de ton traîneau, pour éviter de “side-swipé” t’une “airplane” ou de “denté” le d’sous d’une “flying saucer” – – ouaye, que par malchance itout que “OOOPS” : l’un de tés “reindeers” devrait accidentellement s’enfoncé creux l’museau dans l’derriére du “reindeer” qu’attelé t’en avant d’lui pis qui pu d’la crotte moisie… Pour m’accalmir… Ça doit l’expliquer à tchepârt dans l’manuel de ton véhicule aérien prestigieux, (ein) coumment lés “dé-stucké”!!?

Cé ça mon offre ou mon cadeau dés Fêtes , “from me to you”, mon “Big” Bidoux! Pis si non, j’serai pas “hurt”! P’t’être z’un p’tit brin désappointée! Ça semble que    j’arais aimé c’la (Ya) z’une “Night Out”, yinc nous z’autres lés “Girls”! Bin “what-ever” que tu décideras, “Santa”; y faudra que j’respecte ton choix!

So, Joyeux Noël, mon Grous Mou du Pôle Nôrd! Pis si qu’tu décides de me laisser tcheques beaux cadeaux sous mon beau sapin… J’dirai pas non à dés djamants qui “shine” pis qu’aveuglent; à tcheques boîtes de “Triple XXX Milk Chocolates”; dés paires de drâses, avec lés jours d’la semaine de brodées de d’sus l’bôrd du devant… Pis asteure que j’sus veuve, un houmme poiloux avec t’une boucle de d’sus l’fait d’la tête s’rait “nice”; mais parce que j’ne sus pas à la presse, (HO-HO-HO) ej peux attendre t’au Nouël Prochain!

“Hugs! Love You”!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

XOXOXOXOXO

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

“Again” d’la “vault” de més histouaires mémorables de Nouël, en voici y’une que j’avais partagé avec vous z’autre 5 à 6 ans pâssés. La raison que j’fais socitte, pas parce que j’sus paresseuse à pouaire écrire… Cé parce que j’sus sus l’grabat avec t’un mozus de grous rhume pis morve t’au nez… L’énergie me manque… J’aïde ma  guérison avec de bons “flashbacks”… Que voici :

Quand j’étais jeune pis adorable, greyer l’âbre de Nouël che-nous s’était “quite” t’une grousse excitement. Mon pére, avec sa hachette; nous z’amenait, moi pis mon frére jumeau horloux de Delphis, à courailler dans l’fin fond dés bois; afin d’asseyer d’trouver pis “d’choppé down” le sapin parfait.

Draguer l’sapin hôrs du bois n’était pas z’un problème! C’était coumment l’rentrer dans la maison, sans trop faire escouer lés branches touffus à répandre dés aigrettes partout sus l’plancher net à ma mére (sans la faire trop badgeuler). Une fois d’installer deboute coumme y faut dans son “stand”; pis d’amarrer pour pas qu’ça débôtchule, “in case” que l’chat se décide de s’bailler à l’air pis “jumpé” dedans pour s’amuser… C’était l’temps d’aouaindre lés guirlandes de grousses “christmas lights” pis de changer ceusses-là qu’étions brûlées; pis de flaquer son doigt accidentellement dans z’une “live socket” de “pluggé in was not considered a good thing”, à moins si qu’tu voulais “endé” par exprès d’aouaire t’une “instant bushy hairdo” coumme ceusses-là qu’avions lés membres dés “ever popular Jackson Five” de l’époque – – mais plutôt fumante!

J’greyions itout l’sapin avec dés guirlandes d’enfilées d’un mélange de “popcorn” pis d’canneberges. “J’runnions out” de “popcorn half-way”, par rappôrt qu’j’en mangeais plusse que j’enfilions… Qui faisait badgeuler ma mére; parce que cé y’elle qu’avait besin de faire “poppé” le tout sus l’fait du poêle à bois! Qu’était point t’une “job” aisée! Pis quand qu’ça s’mettait à exploser partout dans la tchuisine, à faire du “mess”, à faire sortir lés mulots dés champs de cachés entre lés “walls” à v’nir s’bourrer la face… “Well”! Si vous n’avez jamais vu t’une femme grimpée vite le fait d’une chaise pis s’mettre à beugler après l’chat de v’nir faire sa “job” – – mais qui n’écoutait pas, parce qu’le minou était plutôt fasciné par le beau sapin dans l’salon… Ouaye! Juste p’t’être, juste p’t’être, “in case” qu’y’arait p’t’être t’un étchureau ou t’un p’tit zézeau de caché à l’intérieur dés branches!

J’étions pas riches che-nous pour “s’affordé” dés “fancy” boules de Nouël, du “Five and Ten Store”! T’utes nos z’ornements étions faites z’à la main! Ma mére nous sauvait lés cartons d’œufs d’une douzaine; pis j’découpions individuellement la partie dés “cups”, dont j’couvrais avec du “shiny tin foil”; que j’virais à l’envers à r’sembler dés clochettes; pis avec un beau p’tit ruban rouge, coumme crochet; sus l’boute dés branches, y’avait rien d’plus beau pis de si “noelish” que c’là. Pis c’était bin compris que lés “candy canes” dans l’âbre n’étions pas là pour s’faire fripper; mais fallait respecter l’fait qui pouvions seulement s’faire sarvir coumme dés z’ornements… “Again”, fallait attendre à fripper ceusse-là que l’Père Noël allait “hopefully” nous laisser dans nos grous bâs d’Noël d’accrochés sus la “fireplace”! Pis pour boucher lés trous à l’intérieur du sapin, ma mére flaquait lés cartes de Noël qu’elle avait obtenu du monde ou d’la parenté d’en d’hôrs.

Pis là, “out” de nos “coloring books” de “Santa Clauses” dont j’avions couleuré chacun d’un beau bleu-violet en d’hôrs dés lignes… “Well”, z’eux j’lés découpions pis j’lés “scotch-tapions” dans t’utes lés châssis, pour rendre la maison plusse festive! Ouaye! “Hmmmmm! Dem were da good old days”! À la <<Bolduc>> : Ouaye, d’la “fun” y y’en avait…

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire